50431 - Remilly-sur-Lozon

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Remilly-sur-Lozon
Blason de Remilly-sur-Lozon
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 50 - Blason - Manche.png    Manche
Arrondissement Blason Saint-Lô-50502.png    Saint-Lô (Préf.)
Métropole
Canton Blason Marigny-50292.png   50-21   Marigny
Code INSEE 50431
Code postal 50570
Population 661 habitants (2009)
Nom des habitants Les Rémillais
Superficie 956 hectares
Densité 58 hab./km²
Altitude Mini:1 m
Point culminant 45 m
Coordonnées
géographiques
-° / -° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
50adm RemillySLozon.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Le 11 novembre 1948, la commune se voit attribuer la Croix de guerre.

Marianne.jpg Histoire administrative

Le suffixe : sur-Lozon date de 1890.

Sous l'Ancien Régime, la paroisse relevait du bailliage de Saint-Sauveur-Lendelin secondaire du bailliage de Cotentin. Elle dépendait de l'élection de Coutances, de la généralité de Caen. Elle appartenait à la sergenterie Gascouin.


La sergenterie Gascoing

En 1735, cette sergenterie[1], dont le siège était à Rémilly, comprenait 7 paroisses : Mesnilbus, Saint-Michel de la Pierre, Hauteville la Guichard, Saint-Louet sur l’Oson, Mesnil-Vigot, Remilly, Saint-Ebremont sur l’Oson. Ces paroisses faisaient partie du ressort de l'élection de Coutances, de la généralité de Caen.

C'est un démembrement de la sergenterie de la Halle. En 1416 : « item es paroisses dudit bailliage de S. Sauveur que tient de lui et de sa femme par parage Jean Le Gascoing et sa femme à cause d’elle fille puinée de feu Jean de La Halle» (aveu du 12 septembre 1416). « De laquelle sergenterie en tant qu’il y en a soubs Monseigneur le Duc d’Orléans Guillaume Le Gascoing fils de feu Jehan le Gascoing et de feue Chardine sa femme sœur puisnée de la dite demoiselle (Jeanne de la Halle) tient portion en second parage par raison de partage de héritage fait entre ladite demoiselle et lesdits Gascoing et sa dite femme par raison de héritages à eulx venus de feu Pierre de la Halle en son vivant escuier oncle desdites femmes… » (aveu du 15 mai 1455).


Les fiefs

La baronnie de Remilly

Remilly est une des plus anciennes baronnies du Cotentin dont on trouve trace dès le commencement du XIe siècle. Elle fut appelée baronnie de Rémilly et Marigny après sa réunion avec la baronnie de Say. Les de Rohan transformèrent cette baronnie en Marquisat. La baronnie était composée de la grande verge et de la petite verge. La petite verge de Remilly comprenait 17 fiefs ou vavassories[2].


Le fief de Mons

Le fief de Montz ou de Mons, situé dans la paroisse de Remilly, comptait pour un tiers de fief de chevalier. Au XVIe siècle, ce fief était aux mains du marquis de Marigny ; cependant dans le cours du XVIIe siècle, on le trouve en la possession de Henri-Marie Le Marquetel, écuyer, sieur de Montfort. Il passa plus tard à la famille Lempereur par mariage[2].


La seigneurie de Montfort

Il y en avait une autre du même nom, située au Mesnil-Vigot. Cette seigneurie située à l'extrémité nord de la paroisse, sur un petit plateau peu élevé qui domine le confluent de la Vanloue et du Lozon. Elle ne relevait pas, du marquisat de Marigny. La Seigneurie de Montfort appartenait, depuis la fin du XVe siècle, à la famille Le Marquetel[2].


Héraldique

Fascé d'or et de gueules, les fasces d'or chargées de neuf tourteaux de gueules ordonnés 3, 3 et 3, les fasces de gueules chargées de sept besants d'or ordonnés 3, 3 et 1.


Patrimoine.png Patrimoine

L'église

50431 - Remilly-sur-Lozon eglise.jpg

L'église Saint-Martin fut donnée en 1190 à l'abbaye d'Aunay par Agnès de Say, femme de Richard du Hommet, connétable de Normandie, et Guillaume, son fils[3].

Elle dépendait, sous l'ancien régime, du diocèse de Coutances, de l’archidiaconé du Val de Vire et du doyenné du Hommet.

Le château de Rémilly

A une demi-lieue à l'ouest de l'église s'élevait, dès le XIIe siècle, un château connu dans les anciens titres sous le nom de Château de Remilly, bien qu'il fût bâti sur le territoire du Mesnil-Vigot. Construit sur un petit mamelon au milieu des marais, sur les rives de la Vanloue qui alimentait le triple fossé dont il était entouré, placé dans un lieu très-découvert, il avait peu à craindre des surprises de l'ennemi. Une position si avantageuse ne l'a cependant pas préservé de la ruine, et de nos jours il n'en reste plus que quelques débris insignifiants. Il renfermait dans son enceinte une chapelle qui, d'après le Livre Noir (1250), valait à peu près 7 livres, et qui, d'après le Livre Blanc (1330), était taxée à 8 sols de trentième, et à 12 livres de décimes. Le seigneur du château en était le patron présentateur. En 1327, elle s'appelait la chapelle du Maner de Rumillye ; en 1380, la chapelle de Notre-Dame de la Beslière ; en 1598, la chapelle du Bois de Remilly, ou la chapelle du Chastel de Remilly ; enfin, elle reçut le nom de Chapelle de St-Clair des Marais qu'elle a gardé jusqu'à sa démolition au commencement du XIXe siècle[2].

Le Manoir de la Halle

Le manoir de la Halle est à l'ouest de l'église ; c'était le lieu de résidence de la famille noble Le Gascoing.

Le Château de Montfort

50431 - Remilly-sur-Lozon chateauMontfort 3.jpg

Sa construction a débuté à la fin du XVe siècle. Tombé en ruines, il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1978, il est en restauration depuis 1980.

La description qu'en donnait Charles Fierville en 1875 : Le Château de Montfort est aujourd'hui en grande partie détruit ; il datait de la fin du XVe siècle ou du commencement du XVIe. La partie qui reste nous présente des fenêtres carrées, à croisées de pierre avec leurs châssis en fer, deux très-belles cheminées au 1er et au 2e étages à l'ouest, de nombreuses meurtrières habilement disposées pour repousser les assaillants, et deux tourelles cylindriques en encorbellement au N.-O. et au S.-O. Dans une troisième tour, au N.-E., se trouve un splendide escalier en pierre de taille, construit en spirale, et sur la porte duquel se trouvent des armoiries aujourd'hui martelées. Il compte encore une soixantaine de degrés. Il est terminé à son sommet par une petite chambre carrée, munie d'une cheminée, sorte de poste d'observation d'où la vue s'étend au loin, à travers les marais de Tribehou et d'Auxais. Du côté de l'est s'élevait la chapelle dont il ne reste plus que les substructions.

A l'ouest, est le colombier, près du mur d'enceinte extérieure. Ce mur formait un quadrilatère ; les côtés de l'ouest et du sud existent encore. L'entrée principale, au sud, se composait d'une grande porte qui devait être garnie d'un pont-levis, (on voit encore les trous par où passaient les chaînes destinées à le soulever) et d'une petite porte à gauche, servant de herse. Ces deux portes sont parfaitement conservées. L'aspect de ces ruines, couvertes de lierre, est très pittoresque[2].


Industrie.jpg L'activité économique

Sa position est très favorable à la culture de l'osier, il s'y fait une grande quantité d'ouvrages de vannerie, qui se vendent en abondance dans toutes les foires du département au XIXe siècle. Dès 1273, il est question des oseraies de cette paroisse dans une vente faite par Nicolas Delacour à l'abbé et au couvent de Saint-Lô[2].


Démographie.png Démographie

Année 1794 1800 1806 1820 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 840 715 852 853 860 902 910 928 878 923
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 925 956 870 885 888 891 878 830 836 844
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 761 690 685 668 646 568 618 653 641 572
Année 1982 1990 1999 2009 2011 2016 2021 - - -
Population 560 556 556 661 654 1 098 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.


Repère géographique.png Repères géographiques

Communes limitrophes : Marchésieux, Le Mesnil-Vigot, Lozon, Le Mesnil-Eury, Les Champs-de-Losque, Tribehou.


Illustrations - Photos anciennes.png En photos


Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Gérard MARIE 1977 - 1989  
Maurice LEFORESTIER 1989 - 1995  
Philippe GOSSELIN 1995 - Professeur, député, réélu en 2014  
- -  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - 9h00-12h00 - - - - -
Après-midi - - - - 16h30-18h30 - -
50431 - Remilly-sur-Lozon mairie.jpg

Mairie
Adresse : 4 Place de l'Église - 50570 Remilly-sur-Lozon

Tél : 02 33 56 20 54 - Fax :

Courriel : mairie.remillysurlozon@wanadoo.fr

Site internet :

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : (10/2012)

Dépouillements des registres paroissiaux

Collections : de 1673 à aujourd'hui (lacunes : 1675-1677, 1687-1689)

Dépouillements du CG50

Archives notariales

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Charles FIERVILLE, Étude historique sur le marquisat de Marigny, Imp. Daireaux, Coutances, 1874.

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

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Référence.png Notes et références

  1. Claude-Martin Saugrain, Nouveau dénombrement du royaume, par généralités, élections, paroisses et feux, 1735
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4 et 2,5 Charles FIERVILLE, Étude historique sur le marquisat de Marigny, Imp. Daireaux, Coutances, 1874, p. 33.
  3. Abbé LECANU, « Histoire du diocèse de Coutances et d’Avranches » Coutances 1878, page 393 (t. 2).