50280 - Lozon

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Lozon
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 50 - Blason - Manche.png    Manche
Arrondissement Blason Saint-Lô-50502.png    Saint-Lô (Préf.)
Métropole
Canton Blason Marigny-50292.png   50-21   Marigny
Code INSEE 50280
Code postal 50570
Population 308 habitants (2009)
Nom des habitants Les Lozonnais
Superficie 886 hectares
Densité 33 hab./km²
Altitude Mini:4 m
Point culminant 94 m
Coordonnées
géographiques
-° / -° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
50adm Lozon.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Le 11 novembre 1948, la commune se voit attribuer la Croix de guerre.

Marianne.jpg Histoire administrative

En 1832, les communes de Saint-Ébremond-sur-Lozon et de Saint-Louet-sur-Lozon fusionnent sous le nom de Lozon.

Saint-Ébremond fut rattachée au canton de Périers pendant la période révolutionnaire. Saint-Louet fut rattachée au canton de Saint-Sauveur-Lendelin pendant la période révolutionnaire. Les deux communes sont rattachées au canton de Marigny en l'an IV.

Sous l'Ancien Régime, les deux paroisses relevaient du bailliage de Saint-Sauveur-Lendelin secondaire du bailliage de Cotentin. Elles dépendaient de l'élection de Coutances, de la généralité de Caen. Elles appartenaient à la sergenterie Gascouin.

Les fiefs

La paroisse de Saint-Louet-sur-Lozon comprenait deux fiefs nobles au XVIIe siècle : la Fiefferme de Saint-Louet, qui s'étendait à Remilly et au Mesnil-Vigot, et le Fief de Hubertant, compris entre le Vanlous et le Houlbec.

La seigneurie de Saint-Louet ou fiefferme de Saint-Louet

Avant l'an 1200, Saint-Louet était un plein fief de chevalier, que possédait alors Guillaume de Sanqueville, chevalier. Un tiers de ce fief, sous le nom de Hubertant, fut démembré et donné en parage par ce seigneur à sa sœur, lors de son mariage avec Guillaume de Mauconvenant, chevalier, qui vivait en 1203.

Guillaume de Sanqueville s'étant rendu coupable de forfaiture sous le règne de Saint-Louis, en passant en Angleterre, ses biens furent confisqués au profit du domaine royal. En 1318, la fiefferme était dans les mains de Richard de Courcy, baron de Marigny et de Remilly. La directe du fief de Saint-Louet, que l'on qualifiait alors de quart de fief de haubert, avec droit de patronage et de présentation à la première cure, cour, usage, gage-plège, fut détachée de la couronne en vertu d'un édit d'aliénation en 1594. En 1598, Alexandre de Rohan obtint de Henri IV des Lettres de réunion de la seigneurie de Saint-Louet à son marquisat. Il la fit repasser en vente, et s'en rendit acquéreur, pour 3,330 livres le 2 décembre 1603[1].


Le fief de Hubertant

Le fief de Hubertant, mouvant de la baronnie de Marigny dont le chef était assis en la paroisse de Saint-Louet-sur-Lozon, s'étendait à Hauteville-la-Guichard, Feugères, Mesnil-Vigot, etc., comptait pour un tiers de fief de chevalier. Il avait été démembré du fief de Saint-Louet, au commencement du XIIIe siècle, en faveur de Guillaume de Mauconvenant. Guillaume de Sanqueville, son beau-frère, lui donna encore la moitié de l'église, qui forma la petite cure, dite de Hubertant ou de la seconde portion de Saint-Louet, ainsi que la moitié des moulins à eau et à foulon de Saint-Louet et du Couaisel. Mais dès 1203 Guillaume de Mauconvenant disposa de la seconde cure de Saint-Louet en faveur du prieur et des religieux de Saint-Fromond, et leur donna, avec le droit de patronage, les dîmes et le quart du froment à percevoir sur sa partie des moulins. Vers la fin du XIIIe siècle, Hubertant passa dans la maison de Bretteville-le-Bordel, près Caen, et dans la succession de Pierre de Bretteville, après 1374, il fut divisé en deux parties, tenues chacune pour un sixième de fief.

En 1493, Noël Le Marquetel, écuyer, sieur de Montfort et de Saint-Ebremond-sur-Lozon, fit l'acquisition d'un de ces deux sixièmes de fief ; Après lui, Gilles Ier Le Marquetel, sieur de Montfort, Saint-Ebremond et Hubertant, en 1523, fit l'acquisition du second sixième de fief de Hubertant et le remit dans son premier état de tiers de fief. Il resta dans les mains des Le Marquetel et après le décès sans postérité, en 1623, de Philippe Le Marquetel, seigneur de Montaigu, du Mesnil-Vigot, de Hubertant, époux de Jeanne d'Alençon, il passe dans la famille du Mesnil-Eury[1].


Le fief de Saint-Louet

Fief de Saint-Louet, mouvant de la baronnie de Marigny, huitième de fief de chevalier, assis en la paroisse de Saint-Louet-sur-Lozon. Résultat d'une division du fief de Hubertant (rente au seigneur passant par la main de Roger Le Roux). Mentionné dans l'aveu rendu au roi le 10 juin 1388, le 20 mai 1499, le 29 avril 1694 : "Les hoirs ou ayant-cause de Jean Lefebvre en tiennent de nous par hommage un membre de fieu par le huitième d'un fieu de haubert". Dans le Journal et papier-cueilloir de 1785, on lit : "Fief de Saint-Louet, huitième de fief de chevalier, ledit Messire Charles Robert, seigneur de Montmort..."[1].


La seigneurie de Saint-Ebremont

La paroisse de Saint-Ebremont-sur-Lozon n'avait qu'un fief noble, mouvant de la baronnie de Marigny, qui comptait pour un tiers de fief. Le seigneur avait droit de quintaine et de présentation à la cure. En 1499, il appartenait à Noël Le Marquetel. Des La Marquetel, il passa en 1675 à Jacques-Antoine Couillard, écuyer puis par maiage dans la famille Boissel.


Patrimoine.png Patrimoine

L'église

L'église


L'église de Saint-Louet fut donnée, pour une partie, par Mauger de Mauconvenant au prieuré de Saint-Fromond, lors de sa restauration par les du Hommet, vers 1250[2].

Les deux paroisses dépendaient, sous l'ancien régime, du diocèse de Coutances, de l’archidiaconé du Val de Vire et du doyenné du Hommet.

Démographie.png Démographie

Année 1794 1800 1806 1820 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 660 711 749 769 742 901 837 792 720 710
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 688 673 641 670 647 614 585 555 595 565
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 544 440 420 422 405 401 373 332 335 292
Année 1982 1990 1999 2009 2011 2016 - - - -
Population 285 292 311 308 - - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015.


Repère géographique.png Repères géographiques

Communes limitrophes : Feugères, Hauteville-la-Guichard, Marigny, Montreuil-sur-Lozon, Le Mesnil-Eury, Remilly-sur-Lozon, Le Mesnil-Vigot.


Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
- -  
- -  
- -  
Marcel LEPETIT - en 1978  
- -  
Gérard DEPERIERS 1995 - 2014 Retraité  
Marcel BOURBEY 2014 -  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - 10h00 - 12h00 - - - - -
Après-midi - - - - 16h30 - 18h30 - -
50280 - Lozon mairie.jpg

Mairie
Adresse : - 50570 Lozon

Tél : 02 33 56 23 34 - Fax :

Courriel : mairie.lozon@wanadoo.fr

Site internet :

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : (10/2012)

Dépouillements des registres paroissiaux

Collections :

  • Saint-Ébremond-sur-Lozon : 1668 à 1832
  • Saint-Louet-sur-Lozon : 1693 à 1832
  • Lozon : de 1833 à aujourd'hui

Dépouillements du CG50

Archives notariales

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Ch. Fierville, "Étude historique sur le marquisat de Marigny", Imp. Daireaux, Coutances, 1874, p. 48 et s.
  2. Abbé LECANU, « Histoire du diocèse de Coutances et d’Avranches » Coutances 1878, page 394 (t. 2).