5ème Régiment du Génie - 1914-1918

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche


Présentation

  • La spécificité de ce régiment était le chemin de fer.

Les compagnies
Au début de la guerre, et conformément au plan de mobilisation, on mit en route :

  • 16 Compagnies actives munies de parcs sur rails (numéros de 1 à 16).
  • 16 Compagnies de réserve numérotées de 17 à 32, dont 12 munies de parcs sur rails et 4 de parcs sur routes.
  • 4 Compagnies territoriales numérotées de 1 T à 4 T.

L'extension sans cesse croissante des travaux de voies ferrées dans la zone des armées comme dans l'intérieur, nécessita la constitution d'un grand nombre d'unités nouvelles, savoir :

  • 4 nouvelles Compagnies territoriales, affectées en principe aux travaux de l'intérieur.
  • 24 Compagnies dites compagnies B, unités formées d'hommes de l'armée territoriale, provenant environ par moitié de l'infanterie et du génie, de professions spéciales, destinées à renforcer les compagnies actives ou de réserve pour l'exécution de grands travaux. Elles étaient numérotées de B. 1 à B. 24.
  • 4 Compagnies dites « Compagnies B. d'Exploitation », destinées à l'exploitation des lignes anciennes ou nouvelles non exploitées par les Compagnies nationales, numérotées de B. 25 à B. 28. * *5 Sections d'ouvriers maçons dites (S. O. M.) pour la maçonnerie des ouvrages d'art, numérotées de 1 à 5.
  • 4 Sections d'ouvriers en bois dites (S. O. B.) pour les baraquements provisoires de gares, numérotées de 1 à 4.
  • 8 équipes de levers numérotées de 1 à 8, pour les études de lignes nouvelles.
  • 2 trains ateliers destinés à suppléer l'outillage des dépôts des Compagnies nationales, lorsque celui-ci faisait défaut.
  • 4 détachements stationnés à Dienville, Romilly, Gudmont, Chambly et destinés au Service des Etablissements annexes de l'Ecole de Chemins de fer qui fournissaient aux armées les matériaux (rails, traverses, bois et ferrures de charpentes) nécessaires aux grands travaux.

En outre des unités ci-dessus, les Compagnies 19/5, 21/3 M et 22/3 M stationnées en Afrique du Nord, vinrent prendre part aux opérations sur le front français.
Par contre, deux des Compagnies actives, la 6e et la 10e, furent détachées à l'armée d'Orient en octobre et décembre.
Toutes ces unités n'ont pas existé en même temps.
Mais on peut se faire une idée de l'importance prise par les travaux de voies ferrées au cours de la guerre, en constatant qu'en 1918, le lieutenant-colonel commandant le 5e génie aux armées avait sous ses ordres 85 unités ayant un effectif total d'environ 450 officiers et 21.500 hommes.
Ces unités ont encadré un effectif de travailleurs auxiliaires qui a atteint et dépassé le quintuple du leur.

Rôle des unités de Sapeurs de Chemin de Fer
Le rôle qui a été dévolu pendant la guerre de 1914-1918 aux unités du 5e Régiment du génie peut se résumer ainsi :

  • Missions d'avant-garde et d'arrière-garde.
  • Constructions de lignes nouvelles (lignes stratégiques), déviations, voies, création, amélioration, agrandissement de gares.
  • Constructions d'embranchements particuliers pour les divers services : Artillerie, génie, intendance, « aviation », service de santé, service des routes.
  • Réparation d'ouvrages d'art détruits et construction d'ouvrages d'art neufs.
  • Exploitation et entretien de lignes préexistantes ou de lignes nouvelles.

A ce rôle de la guerre s'est ajouté, dès l'armistice, le travail considérable de remise en état des voies ferrées dans les régions libérées, où l'ennemi les avait, avant sa retraite, presque complètement détruites.

Carte Chronologique

Le 5e régiment du Génie vit pendant la guerre 1914-1918, ses effectifs s'élever peu à peu à 85 compagnies, groupant 450 officiers et 21500 hommes.

Le 5e régiment du génie a construit [1] ou reconstruit au cours de la guerre sur le territoire français, avec l'aide des travailleurs auxiliaires fournis par les armées : 7.000 kilomètres de voie comportant l'emploi de 22.500 appareils de voie et la construction de très nombreux ouvrages d'art tels que : estacades en charpente, aqueducs, ponts en maçonnerie ou en béton, ponts métalliques, etc.
Les terrassements se sont élevés à 28.000.000 de mètres cubes.
Le cube du ballast mis en œuvre s'élève à 15.500.000 mètres cubes.

Journal chronologique (d'après le Journal des Unités)

Journal chronologique (d'après les Fiches individuelles)

1914

  • Août

1915

1916

1917

1918

  • Septembre
  • Octobre
  • Novembre

Lieux-dits

Camps de prisonniers

  • Camp de zeitenlick à Stavroupoli (Grèce)

Endroits (Bâtiment, Transport...)

  • Hôpital temporaire n°3 : Zeitenlick Stavroupoli (Gréce)
  • 11 Octobre 1918
  • 8 Octobre 1918
  • 05/03/1915

Officiers et hommes de troupe du 5e Régiment du Génie décédés

Près de 3.000 Officiers, Sous-Officiers, Caporaux et Sapeurs sont décédés des suites de maladies contractées au service ou aggravées par le service, ainsi que des suites de blessures reçues en service, tant dans la zone des armées que dans la zone de l'intérieur.

Composition des Officiers


Nom Prénom Grade
Mort pour la France
(O ou N)
Lieu d'Inhumation Année de décès
Monuments au morts
(fiche Geneawiki)
- [[ | ]]


Composition des Sous-Officiers


Nom Prénom Grade
Mort pour la France
(O ou N)
Lieu d'Inhumation Année de décès
Monuments au morts
(fiche Geneawiki)
DUFOUR Louis joseph Victor Sergent fourrier O - 1918 Saint-Quentin (02)
- [[ | ]]
- [[ | ]]



Composition des troupes


Nom Prénom Grade
Mort pour la France
(O ou N)
Lieu d'Inhumation Année de décès
Monuments au morts
(fiche Geneawiki)
ABRAHAM François Marie 2e sapeur O - 1918 Plestin-les-Grèves (22)
AMOKRANE Messaoud ben Saïd ben Mohamed Soldat O Carré militaire de Dol-de-Bretagne (35) 1918 (?)
BARILLER Auguste Joseph Sapeur O Carré militaire de Nantes La Bouteillerie (44) 1914 Nantes (44)
BILLOUE Etienne Sapeur O Carré militaire de Broons (22) 1918 Autrey-lès-Gray (70)
BOUDERBALA Djoudi Ben Chabane Sapeur O Carré militaire de Dol-de-Bretagne (35) 1918 (?)
BREDIN François Pierre Julien Sapeur O Carré militaire de Nantes La Bouteillerie (44) 1917 Nantes (44)
FRICAUD Jean Baptiste Sapeur N Carré militaire de Nantes La Bouteillerie (44) 1919 Jans (44)
GODECAUX Georges Travailleur civil N Carré militaire de Broons (22) 1916 (?)
LE BOT Emile Joseph Marie Maitre ouvrier O - 1918 Landerneau (29)
LE GOFF Joseph Sapeur O Carré militaire de Calais (62) 1918 Baye (29)
LEROUX Maurice 2e classe O - 1918 Le Grand-Lucé (72)
LUDEVIC Alexandre Sapeur O Carré militaire de "Boismoreau" Vannes (56) 1918 (?)
MOUALDI Beghdouche Sapeur O Carré militaire de Dol-de-Bretagne (35) 1918 (?)
PONCHON (Denis) Jules René Sapeur O - 1918 Athies (80)
PRINGUET Louis Joseph Maître Ouvrier O - 1918 Ailly-sur-Noye (80)
TANGUY Félix Joseph Marie Sapeur O Carré militaire de Pontivy (56) 1918 Pleugriffet (56)
VILFROID Georges Gaston Sapeur O carré militaire La Chapelle de Abbeville (80) 1915 La Hérie (02)
- [[ | ]]
- [[ | ]]


Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Visuel sources.png Sources

  • Journaux des Unités - 1914-1918 - Ministère de la Défense
  • Fiches individuelles numérisées des militaires décédés guerre de 1914-1918 - Ministère de la Défense
  • Fiches extraites du site SGA Mémoire des Hommes

Référence.png Notes et références