45258 - Puiseaux (les rues)

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La vieille ville

La Rue de l’Eglise

Elle est probablement parmi les plus vieilles de la ville de Puiseaux. Elle a toujours porté le même nom au cours de l’histoire. Très étroite, sa courbe a obligé les constructeurs de l’église à rétrécir le bas-côté nord. Elle abrita plusieurs commerces jusqu’à la dernière guerre. La rénovation de son pavage fut décidée en 1854 mais comme entre temps elle était devenue le Chemin de Grande Communication n°35, le Conseil demanda en 1855 que le Département se charge de l’opération.

La Ruelle du Point du Jour

La Rue ou Ruelle du Point du Jour qui double en partie la Rue de l’Eglise était également à l’intérieur de la première enceinte. Elle portait déjà ce nom sur le plan du cadastre de 1836. Très étroite, elle ne pouvait laisser le passage des voiture. Elle doit certainement son nom à son orientation qui lui faisait bénéficier des premiers rayons de soleil. Une délibération de 1854 ouvre cette rue à la circulation, ce qui semble indiquer qu’elle avait dû être progressivement accaparée par les riverains. En 1893, le Conseil décide le pavage de cette voie.

La Place de la Mairie

La Place de la Mairie actuelle n’a pas de nom officiel. Il est fixé par l’usage mais c’est en réalité une partie de la Place du Martroi. Appelée parfois Place de l’Eglise ou Parvis de l’Eglise, on ne la désignera du nom de la Mairie qu’à partir de 1884, quand l’ancien prieuré des moines de Saint-Victor sera acheté par la commune pour en faire le siège de l’activité municipale. Bien des cartes postales anciennes présentent ce haut lieu de la ville. Les quatre cartes postales ci-dessous retracent à elles seules une partie de son histoire. La première (une des plus anciennes éditée dans la ville) montre, d’une part, le cadran de l’horloge de l’église placé sous le pignon de la façade, juste au-dessus du grand arc surplombant la fenêtre, et d’autre part, la maison à gauche (ancienne maison Lempereur) constituée de deux étages. Sur la deuxième, le cadran a été changé de place en passant au milieu du pignon et la maison Lempereur a perdu un étage. La troisième montre la place alors que la maison Lempereur a été acquise par la commune et démolie. Enfin, on voit sur la quatrième le trottoir déplacé pour élargir la route départementale et sur la droite, la porte de la mairie.

La Place du Martroi

Les auteurs s’entendent pour donner au mot « Martroi » une étymologie dérivée du mot « martyre » qui indiquait un lieu où l’on appliquait au Moyen Age les sentences contre les condamnés. Cette explication pourrait être vraisemblable car cet endroit se trouvait juste à l’extérieur des murs du Fort, et les moines de Saint-Victor avaient bien le droit de haute et basse justice sur la Ville. Cependant, au cours des différents travaux qui ont eu lieu sur la place (adduction d’eau, assainissement, revêtements …) aucune trace de gibet ou autre n’a été relevée. Utilisant cet espace libre, qui a probablement été peu utilisé, le marché de Puiseaux se tient sur cette place de puis plus de sept siècles, tous les lundis, sans compter les foires. C’est Louis VI le Gros qui institua un marché à Puiseaux chaque semaine dans la charte de 1113 par laquelle il donna la ville à l’abbaye de Saint-Victor de Paris. Son fils, Louis VII, octroya à la ville une foire de huit jours au mois de septembre. Les foires et marchés ayant été désorganisés par la guerre de Cent Ans, Louis XI rétablit le marché et la foire en 1474. La Place du Martroi était munie en son centre d’une croix qui resta en place jusqu’à la Révolution. Elle fut démontée pendant cette période comme « attentatoire à la Liberté ». Après la tourmente révolutionnaire, elle sera remontée dans le cimetière où elle se trouve encore. Les commerçants qui voulaient exercer leur activité sur la Place du Martroi devaient payer un droit de stationnement dit « droit de plaçage ». Ce droit était affermé au plus offrant parmi la population. Le fermier percevait les droits pour son compte, à charge pour lui de payer une redevance forfaitaire à la commune. Ce droit existe toujours aujourd’hui. C’est le Garde-Champêtre qui est chargé de son recouvrement pour le compte de la Ville. Au XIXe siècle, une nouvelle activité fut créée sur le marché :la charge de « porte-sac ». Cette fonction était affermée, elle aussi, et consistait à obliger les producteurs et marchands de grains à faire transporter les sacs par le pote-sac attitré, moyennant bien sûr quelques pièces sonnantes et trébuchantes. La commune possédait sur la Place du Martroi un local qui servit à différentes époques de corps de garde, de poste de police (pour accueillir la nuit les « trimards ») ou de remise pour les sacs de grains non vendus. Ce local est aujourd’hui utilisé pour les toilettes publiques et le transformateur EDF.

La place de la République

La Place de la République ne porte ce nom que depuis une délibération du 15 août 1899 qui décida de donner des noms à toutes rues de la Ville pour la commodité du commerce et de la distribution du courrier. Cette place portait précédemment le nom de « Place du Pilori ». Le pilori, dans les villes, était un instrument de torture plus morale que physique. Il permettait d’exposer à la vue de tous les petits délinquants, mais également et surtout les commerçants qui s’étaient rendus coupables de tromperies sur les marchandises ou sur les quantités vendues par exemple. Le Pilori de Puiseaux était également un instrument de la haute justice des moines de Saint-Victor. On ignore s’il existait avant la Révolution un véritable pilori construit à demeure sur la place. On retrouve ce vieux nom sur bien des documents de l’Ancien régime. La Place du Pilori souffrait souvent des dégâts causés par l’écoulement des eaux de pluie et même des eaux usées que chacun jetait allègrement sur la voie publique. Cette place était pratiquement au point le plus bas de la ville et recevait les égouts du Martroi, de la Rue de Paris et de tous les quartiers situés au-dessus. Compte-tenu du pavage de la majorité des rues, il n’y avait plus d’infiltration et les eaux de ruissellement augmentait régulièrement en volume. Nous en reparlerons à propos de la rue Duthuard.

La Rue de Paris

La Rue de Paris est l’une des plus importantes et des plus anciennes de Puiseaux. Elle conduisait à la porte de Paris d’où partait le Chemin qui conduisait à la capitale et que suivait la majorité des marchandises produites dans la région. Dans les années 1850-1860, la rue de Paris fut empruntée par la Route Départementale n°12. Un alignement fut défini et entraîna de profondes modifications de l’environnement. La route étant très étroite, il fallut l’élargir d’une part avec un plan d’alignement frappant des maisons et d’autre part avec un remaniement complet de la halle. Après bien des formalités et des tractations, la travée ouest de la halle fut rétrécie d’environ 2 m, ce qui entraîna le déplacement des piliers et une révision de la charpente. Pour respecter la symétrie, la même opération fut appliquée sur la travée est. En même temps, la dernière travée nord disparaissait pour élargir le passage vers la Place du Martroi et un mur pignon fut construit. Enfin, la plus grosse opération toucha la façade sud qui était occupée par trois maisons particulières. La commune décida leur acquisition et leur démolition. Ensuite, après une réduction de la première travée, un nouveau mur pignon monumental fut édifié, percé de trois portes surmontées de clés de voûtes réalisées gratuitement par le sculpteur Blanchard. La halle prit alors le visage que nous lui connaissons aujourd’hui. Elle fut coiffée d’un toit à deux pentes et la démolition des maisons permit de dégager le rétrécissement entre les deux places.

Délibération du 8 février 1841

M. le Maire ouvre la séance et donne lecture de trois lettres pétitions qui lui ont été remises avec prière de les soumettre au Conseil. La première ayant pour objet de transférer le marché aux grains de la Place du Martroi sur celle du Pilori. La seconde de porter le marché aux fruits et aux légumes de cette même place du Martroi sur le Carrefour au Charbon. Et la troisième de ne faire aucun déplacement en conservant le tout tel qu’il est aujourd’hui. Avant de passer aux débats, plusieurs membres du Conseil font observer que des questions comme celles dont il s’agit on ne saurait guère attendre de la part de ceux qui les proposent une entière abnégation de leurs intérêts personnels ; que pour discerner ce qu’il conviendrait véritablement de faire pour le bien du pays, ce n’est qu’à des personnes qui n’ont pas ces intérêts à défendre qu’il faut s’adresser ; qu’en consultant surtout les cultivateurs des environs qui viennent approvisionner le marché, ainsi que les meuniers et les blutiers qui enlèvent les grains, on serait assuré d’obtenir d’eux un avis juste et impartial. Ils demandent en conséquence que le Conseil municipal se fasse autoriser à ouvrir une enquête sur les questions diverses contenues dans les pétitions dont on vient de parler, en admettant dans cette enquête les habitants des communes voisines de Puiseaux. Le Conseil, en ayant délibéré, considérant que , quant à présent, le marché aux grains n’ayant pas encore acquis une grande importance, la place du Martroi lui paraît suffisamment spacieuse pour contenir ce marché avec tous les autres objets qu’on y expose, notamment les fruits et les légumes, que si, plus tard, par une cause quelconque et spécialement par l’achèvement de nos routes, il arrivait, selon toutes les probabilités, que le commerce des grains prit à Puiseaux un plus grand développement, le moment serait alors venu d’aviser, à cet égard, aux moyens que réclamerait l’intérêt du pays.

Délibération du 6 mai 1866.

Le Conseil municipal, saisi d’une demande qui lui a été adressée par un grand nombre d’habitants de la ville de Puiseaux, tendant à l’acquisition au nom de la ville de trois maisons sises sur la Place du Pilori et attenant à la halle, émet à ce sujet, son avis dans les termes suivants : il reconnaît tout d’abord les avantages incontestables que présenterait pour la ville l’emplacement occupé par ces maisons et déclare qu’il y a utilité publique. Mais la ville ne pourrait sans recourir à l’emprunt ou à un nouvel impôt extraordinaire acheter ces trois maisons. Comme la suppression de ces maisons procure un avantage réel aux habitations voisines, il serait utile d’ouvrir une souscription et de faire appel aux habitants intéressés afin d’alléger les charges de la commune... Malgré une petite réticence au départ, la commune va acheter les trois maisons, appartenant aux sieurs Mireux, Lepage et Lasnier, sous la pression populaire, et les faire démolir.

Délibération du 16 décembre 1866.

M. le Maire annonce que la réunion de ce jour, autorisée par M. le Sous-Préfet, a pour but de demander l’établissement d’un marché aux veaux à Puiseaux, d’apporter quelques modifications aux heures d’ouverture des divers marchés et s’il y a lieu la translation de quelques-uns d’eux sur d’autres places de la ville et le renouvellement de l’adjudication des boues, et le droit de chargement et de déchargement des grains sur le marché. Le Conseil décide que M. le Maire sollicitera l’autorisation d’ouvrir sur la place de Puiseaux, un marché aux veaux. Ce marché se tiendra dans la halle, au bout nord, une fois par semaine, le lundi jour de marché ordinaire. Son emplacement comprendra deux espaces de la halle et de plus si cela devient nécessaire. Le jour d’ouverture, il sera accordé par les soins de la Mairie et suivant l’avis de la Commission instituée à cet effet, un prix de cinquante francs aux marchands qui amèneront sur le marché les plus beaux veaux.

Délibération du 15 août 1867.

M. le Maire expose ensuite au Conseil qu’il est appelé à se prononcer au sujet du mode à adopter pour la vente des matériaux de toutes sortes à provenir de la démolition des trois maisons acquises par la ville de Puiseaux pour démasquer la halle dans sa partie sud. Après une discussion portant sur les avantages et les inconvénients que peut présenter la vente de ces matériaux, en bloc ou par lots, le Conseil émet l’avis que la démolition des trois maisons ait lieu préalablement par les oins des cantonniers de la ville et qu’il soit ensuite procédé à la vente publique des matériaux en autant de lots qu’il sera jugé convenable.

Délibération du 15 mai 1868.

M. le Maire met sous les yeux du Conseil une convention qu’il a arrêtée avec le sieur Catinat, maître maçon à Puiseaux, le 2 mai 1868, d’après laquelle le sieur Catinat s’est obligé à reconstruire avec les pierres fournies par la ville, les sept piliers destinés à soutenir, à la place des anciens, la toiture de la halle, à l’alignement de Route départementale n°12, moyennant quatre-vingt-onze francs. Le Conseil approuve cette convention. Il autorise M. le Maire à réduire la halle d’un espace du côté nord, à recevoir les souscriptions des propriétaires intéressés à cette démolition, et à disposer des matériaux aux mieux des intérêts de la ville. M. le Maire met sous les yeux du Conseil le plan projeté de la façade côté de la Place du Pilori, le Conseil approuve ce plan et charge M. le Maire de l’exécuter dans les conditions résultants des anciennes délibérations.
La Rue de Paris conduisait jusque la porte de Paris située devant le Monument aux Morts. Ses fondations furent retrouvées lors de l’installation de l’assainissement dans la rue dans les années 1980. Deux murs ont alors été traversés, l’un de deux mètres d’épaisseur environ, l’autre à une dizaine de mètres du premier, épais d’un mètre.

La Rue Rabatté

La Rue Rabatté porte ce nom depuis 1899 quand le Conseil municipal décida de signaler les rues par des plaques. Qui était Monsieur Rabatté ? Pierre Rabatté était né vers 1775 à Puiseaux. Il avait exercé dans notre ville la profession de marchand tailleur d’habits avant de se retirer dans sa maison de la rue de Paris. Il était veuf de Marie Anne Trotin. Il mourut le 13 avril 1855 à l’âge de 80 ans non sans avoir auparavant légué ses biens à l’hospice de Puiseaux, par acte de donation du 21 juillet 1852 enregistré le 23 juillet 1852. Le legs consistait en une maison à Puiseaux, environ 5 hectares de terre et un capital de 60000 francs. Pierre Rabatté avait un fils, Pierre Athanase, veuf sans enfant de Marie Chevillard. Malgré qu’il ait donné son accord et signé l’acte de donation avec son père, il attaqua l’hospice en justice pour récupérer son héritage. Malheureusement pour lui, il mourut le 5 juin 1861. L’action était éteinte et l’hospice reçut le legs en toute propriété. Cette importante donation avait alors quintuplé les ressources de l’hospice. Monsieur Rabatté père avait bien mérité de la ville. Avant 1899, la Rue Rabatté s’appelait la Rue des Gélines. La géline est l’ancien mot pour désigner la poule. On retrouve la même racine que dans gallinacé ou gélinotte. Peut-être la rue tirait-elle son nom d’un éventuel marché aux volailles qui s’y serait tenu ? On peut remarquer que sur le plan de 1698 la Rue des Gélines était une impasse. La Rue Rabatté fut longtemps la rue du cinéma. La salle de l’Alhambra fut installée dans les années 1920 dans la salle des banquets d’un café qui fut remplacé sur la Place du Martroi par une banque. Voici quelques années, vaincu par la télévision, le cinéma laissa la place à un immeuble HLM.

La Place au Charbon

Cette place porte ce nom depuis toujours. C’est là que les habitants venaient chercher leur charbon pour l’hiver, qui avec une charrette, qui avec sa brouette. Le charbon était entreposé sur cette place après avoir été transporté jusqu’à Puiseaux par des charrettes puis par le train.

Délibérations des 28 et 30 avril 1793.

Le 28 – Le Maire a dit : « pour conserver le souvenir de cette journée et rappeler à chacun son serment, je propose de planter à l’instant sur la place du Charbon, un arbre, que l’on appellera l’arbre de la Fraternité, autour duquel on chantera l’hymne des Marseillais ». Cette proposition a été acceptée par acclamation et les membres du Conseil général accompagnés de tous les autres citoyens se sont rendus sur la Place du Charbon où cet arbre a été planté sur le champ et l’hymne des Marseillais chanté aux cris répétés de « Vive la Nation, la Liberté et l’Egalité. » Le 30 – Délibérant sur la proposition faite par les citoyens qui ont assisté à la plantation de l’arbre de la fraternité sur la Place du Charbon consignée dans le procès-verbal du vingt huit, après avoir entendu le Procureur de la Commune arrête que la Place du Charbon portera à l’avenir le nom de Place de la Fraternité. Elle ne garda pas ce nom bien longtemps puisque que sur le cadastre de 1836 elle s’appelait à nouveau Place du Charbon.

Délibération du 18 octobre 1888.

Pavage de la Place du Carrefour au Charbon. Le Conseil est saisi d’une pétition présentée par les habitants des maisons qui sont voisines du-dit carrefour et par laquelle ils demandent que des réparations soient faites dans la partie nord de ce carrefour et que la montée qui se trouve à l’extrémité ouest de la Rue des Bourgeois soit adoucie. Après avoir délibéré, le Conseil autorise M. le Maire à faire exécuter par le cantonnier de la ville les réparations qui lui paraîtront d’une absolue nécessité et à remettre à plus tard celles qui peuvent être ajournées. Cette Rue des Bourgeois nous est inconnue. Elle peut désigner la ruelle qui unit la Rue du 14 Juillet à la rue Dumesnil ou l’impasse qui longe l’ancien hospice ou même la rue des deux carrefours elle-même ?

Rue Jules Dumesnil

La Rue jules Dumesnil porte ce nom depuis la délibération du 15 août 1899. Elle n’avait pas de nom spécifique auparavant si ce n’est celui de Rue des Deux Carrefours, celui du Charbon et celui de la Lune, qui en marquaient les limites. Nous avons vu précédemment qu’une « Rue des Bourgeois » existait près de la place du Charbon. Etait-ce la Rue Dumesnil ? Aucune source ne permet de l’affirmer. Jules Dumesnil (1805-1891) était le dernier représentant de cette famille ayant eu une fonction publique dans la ville. Il avait été Maire de Puiseaux, Conseiller général du canton et Sénateur. Avant lui, son père, Antoine Dumesnil (1779-1829), avait exercé les mêmes mandats. Il descendait d’une vieille famille de juristes et d’avocats de Puiseaux, dont le poète Bézille. C’est dans cette rue que la veuve Trotin avait une maison qui passa par héritage au sculpteur Blanchard, son gendre.

Le Carrefour de la Lune

Cette petite place située au point de rencontre de la Rue du Fort et de la Rue Dumesnil tire probablement son nom de sa forme vaguement arrondie comme un croissant de lune ou bien d’une anecdote depuis longtemps oubliée. Un puits occupait jusqu’au début du XXe siècle le centre de cette petite place. Sur certaines cartes postales anciennes, on voit encore une pompe aspirante. Par la suite, la pompe sera remplacée par une borne fontaine après l’adduction d’eau. De nombreux commerçants se pressaient sur son pourtour. On y trouvait notamment l’horlogerie Bédouet dont le propriétaire fut le dernier responsable des pendules de la ville.

Rue du Fort

On retrouve déjà son nom sur le plan de 1836 et il dut être utilisé bien longtemps avant. Cette rue, de forme arrondie, occupe le tracé des murailles de la première enceinte de Puiseaux qui entourait le « Fort » de la ville. Elle reliait à l’époque les deux portes fortifiées de l’ouvrage d’ont l’une se trouvait place du Martroi et l’autre Place Saint-Jean.

Place Saint-Jean

Cette place a probablement dû son existence à la présence de la porte fortifiée de la première enceinte de la ville. On a souvent prétendu que le premier cimetière de Puiseaux se trouvait en ce lieu avant sa translation au lieu actuel par le prieur de Rély. Cependant, aucune preuve n’a pu être fournie, même après l’installation de l’assainissement qui nécessita le creusement de profondes tranchées. La Place Saint-Jean porte ce nom depuis bien longtemps. Sur cette place donnait l’Hôtel-Dieu de la ville. Cette institution tenait lieu sous l’Ancien régime d’hôpital et d’hospice. Après la Révolution, on y trouva l’hospice et la salle d’asile (ancienne école maternelle). Il ne resta plus que l’école après le transfert de l’hospice dans la maison Rabatté. Aujourd’hui, c’est là qu’est installée la bibliothèque. Avant la dernière guerre, on pouvait encore y voir une petite chapelle qui était peut-être dédiée à Saint-Jean ? Sur la place se trouva longtemps également la gendarmerie avant son transfert Avenue Emile Tinet après la guerre. Ce bâtiment a été démoli pour laisser place à des logements HLM. Au coin de la Rue du Renard se trouvait au début du XIXe siècle un café-épicerie qui fut tenu par le père du sculpteur Blanchard et au début du XXe siècle par M. Marguillier à qui on doit l’édition de bien des cartes postales.

Passage Blanchard

Le Passage Blanchard doit son nom à une délibération du 1er mai 1953 du Conseil municipal. Ce nom désigna à partir de cette époque toute la Rue depuis la Rue du Fort. A une date indéterminée, le nom de la Place Saint-Jean fut réutilisé et la Rue Blanchard ne désigna plus que la partie basse de la rue, entre la Rue du Cagnard et la Rue de l’Abreuvoir.

Délibération du 1er mai 1853.

M. le Président donne connaissance d’une lettre qu’il a reçue le trente avril dernier de M. Blanchard, propriétaire à Puiseaux, par laquelle ce dernier témoigne le désir :
1° - d’abandonner à la ville le Passage qui communique de la Place Saint-Jean au Faubourg Saint-Père et qui porte le nom de Passage Blanchard, à la condition que ce passage conserve ce nom et qu’il sera pave.
2° - d’acheter pour le prix déjà fixé pour des terrains de même nature la quantité de ….. ares …. centiares faisant partie des fossés de la ville longeant un jardin à lui appartenant situé Rue du Cagnard.
Le Conseil (….) après en avoir délibéré, accepte la première proposition et quant à la seconde autorise son Président à vendre au-dit Blanchard moyennant trente trois francs trente trois centimes les quarante deux centiares, la portion de terrain qu’il demande à acheter.
Remarques : Blanchard avait percé ce passage sur sa propriété dans la muraille de la ville pour permettre aux consommateurs du Faubourg Saint-Père de s’approvisionner chez lui. Le terrain qu’il demanda à acheter et son jardin furent occupés par la suite par l’école religieuse et aujourd’hui la Taverne de Rély.

Rue du 14 Juillet

La Rue du 14 Juillet est ainsi nommée depuis le 15 août 1899. Auparavant, elle s’appelait la rue des Laines vers l’ouest et le cul de sac de l’Hôtel-Dieu à l’est. Quand on lit certains comptes-rendus sur la composition de la population, on se rend compte que Puiseaux comportait autrefois un certain nombre de tisserands. Peut-être ce métier était-il bien représenté dans la Rue des Laines. La partie est portait ce nom à cause de l partie arrière de l’Hôtel-Dieu, mais aussi au fait que les murailles empêchaient la communication sur le chemin des Fossés. Le bureau de Poste se trouvait dans la rue du 14 Juillet jusqu’en 1909, date à laquelle il fut transféré dans la Rue Saint-Jacques. A cette occasion, le Conseil demanda le transfert d’une boîte aux lettres.

Rue du Renard

La Rue du Renard conduisait à la porte du Renard et au Faubourg Saint-Mathurin. La porte fortifiée disparut en 1780. c’était la plus étroite des portes de la ville et cela explique sa disparition précoce. Ce nom est utilisé depuis très longtemps puisque la Porte du Renard était ainsi nommée dans la légende la gravure de Chastillon (1612). Il est curieux de constater que le Conseil municipal de Puiseaux ne prit aucune décision concernant cette rue. En effet, promue au rang de route départementale, elle était entretenue par le Département.

Impasse de Gonesse

Elle débouchait sur la Rue des Laines. A l’autre bout, comme elle donnait sur une propriété privée, elle ne fut jamais « débouchée » après la disparition des murailles. L’origine de ce nom déjà utilisé sur le plan de 1836 est inconnu.

Impasse Duchene

Cette impasse portait, sur le plan de 1836, le nom de cul-de-sac du Chêne. Il semblerait que le temps ait transformé un nom d’arbre en nom de personne. Nous n’en savons pas plus.

Passage Duchesne

Cette ruelle va de la Rue du Fort, derrière la boulangerie, à la Rue du 14 Juillet. Elle s’appelait autrefois (plan de 1836) la Ruelle de la Colombelle.

Rue du Cagnard

La rue du Cagnard va de la Rue Saint-Jacques à la Place Saint-Jean. En patois local, le mot ‘cagnard » peut désigner un boiteux. Le seul dont l’histoire de la ville ait gardé le nom est Jean le Boiteux. Né à Puiseaux, il avait gravi tous les échelons de la hiérarchie monastique pour devenir, pendant une courte période avant sa mort, abbé de Saint-Victor. C’est dans cette rue que ce trouvait l’entrée du prieuré. Ce mot signifie d’autre part fainéant, paresseux. Nous avons donc le choix entre ces deux solutions sans compter toutes les autres auxquelles on ne pense pas !

Rue Saint-Jacques

Beaucoup de villes possèdent une rue Saint-Jacques. C’est toujours à cause des routes du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. Un chemin de pèlerinage passait en effet à Puiseaux après avoir traversé Larchant. La Rue Saint-Jacques s’ouvrait sur la Porte Saint-Jacques qui disparut en 1832. sa démolition avait été demandée par les habitants qui éprouvaient à cet endroit des difficultés de passage à cause de l’étroitesse de la chaussée. Cette rue fut une des plus commerçantes de la ville. Après avoir quitté la Rue du 14 Juillet, la Poste vint s’y installer avant de gagner la rue de la République et de revenir à son emplacement actuel. Pendant la dernière guerre, on y trouva la « Kommandatur ». En 1848, la Rue Saint-Jacques et la Rue de Paris sont classées dans la voirie départementale (n°12). Le département envisage de refaire complètement les chaussées. Le Conseil municipal impose alors aux propriétaires riverains de refaire à leurs frais les trottoirs.

Rue de la République

La Rue de la République prit ce nom par une délibération du 8 novembre 1920, deux ans après l’armistice du 11 novembre 1918, à une époque où le patriotisme était renforcé par la victoire. Auparavant, elle se nommait la Rue du Pavé. Cette rue a probablement été la première à être pavée et c’est de là qu’elle tient son nom. En effet, c’est une des rues les plus basses de la ville, avec la Rue des Viviers et la boue des jours de pluie avait imposé à cette voie d’être pavée en priorité. Cette rue débouchait sur la Porte du Pavé qui donnait sur la route de Pithiviers. La Porte du Pavé est reproduite sur le plan de 1698, avec le même nom.

Rue des Viviers

La Rue des Viviers porte ce nom depuis très longtemps. On le rencontre dans la relation que le poète Bézille a faite de l’inondation de 1698. on le retrouve dans le cadastre de 1836. Pourquoi ce nom ? Autrefois, il était fait une grande consommation de poissons de rivière beaucoup plus répandu que le poisson de mer qui pouvait difficilement voyager. Tous les chrétiens se faisaient un devoir de respecter le jeûne du vendredi si bien que le poisson pêché dans les fossés ou la rivière toute proche était mis en réserve dans des viviers maçonnés communiquant avec la Rivière Sèche. On retrouve d’ailleurs ces viviers dans le jardin de la mairie où ils existaient encore au début du XXe siècle. La rue des Viviers en 1836 s’arrêtait à la Rue Duthuard alors qu’aujourd’hui elle couvre toute la longueur de la rue.

Délibération du 11 septembre 1846.

Le Maire de cette ville, trouvant qu’on se plaint avec raison que la Rue des Viviers est encombrée de voitures et de tous autres objets, que si cet état de choses subsiste au moment de la vendange, il sera impossible que les voitures chargées de la récolte du raisin puissent arriver aux vinées de cette rue facilement et sans encourir d’accidents, en conséquence, il est arrêté :
Art. 1 – Les personnes qui ont fait les dépôts d’objets cause de l’embarras actuel de la Rue des Viviers sont tenues d’enlever ces objets d’ici mardi au soir, veille du jour de la vendange.
Art. 2 – Cette mesure est applicable à toutes les parties de la voie publique qui se trouvent comme la-dite Rue des Viviers dans un état susceptible de gêner la libre circulation et de la rendre dangereuse.
Art. 3 – Des visites seront faites par qui de droit et tout contrevenant sera poursuivi conformément aux lois.
Cet arrêté est intéressant à plusieurs titres. D’abord, l’encombrement de la Rue des Viviers ne date pas d’aujourd’hui, ensuite, on rappelle la culture de la vigne qui était très importante dans la région avant le phylloxéra. Enfin, la date de la vendange était la même pour tous et publiée dans la ville par le Maire : c’était le ban des vendanges.

Rue des Patouillas

Cette rue joint aujourd’hui la Rue des Viviers et la Rue Saint-Jacques. Autrefois, et c’est visible sur le plan de 1836, elle occupait la Rue des Viviers jusqu’à la Rue Duthuard. Elle se trouve au point bas de la ville et son nom ne devait pas être volé. En effet, tout le monde sait ce qu’est un « patouilla » ? Non ? Et bien vous aurez au moins appris quelque chose : c’est une flaque d’eau bien boueuse où les enfants adorent patauger !

Rue Duthuard

Il ne s’agit pas ici d’un personnage illustre. Il est question d’un simple trou. En effet, sur les plans antérieurs, on l’appelle la Rue du Tuard. Un tuard (ou touard, thuard, thouard, …) est un trou ou un passage permettant à l’eau de s’écouler. On en trouve d’autres sur toute la partie sud de la ville. On en trouve même sur l’Essonne où ils étaient chargés de régulariser son niveau en déversant le trop-plein dans les noues. Ces ruisseaux étaient souvent installés dans des propriétés particulières, ce qui entraînait des problèmes d’entretien et de servitude.

Rue Lesesne

Cette rue doit son nom à la délibération du 15 août 1899. Elle s’appelait auparavant Rue des Chaumes, comme la Place qu’elle longe. M. Lesesne fut instituteur et secrétaire de mairie à Puiseaux. Il était né en 1811 à Gerville (Seine-Inférieure). Il avait été nommé vers 1831, instituteur à Guercheville (Seine-et-Marne) où il acquit rapidement une excellente réputation. Il fut ensuite nommé à Puiseaux en 1837. Il avait créé dans l’enceinte de l’école un pensionnat réputé qui accueillit jusqu’à 70 élèves internes qui étaient ensuite dirigés sur l’Ecole Normale d’Orléans, les écoles d’Alfort ou d’Angers et même les Beaux-Arts comme Jules Blanchard. Il fut obligé de prendre sa retraite en 1864 pour cause de maladie et mourut le 16 décembre 1877 à Puiseaux, après des années de souffrance. En preuve de reconnaissance la ville prit en charge sa concession dans le cimetière et tous les frais de ses obsèques.

Place des Chaumes

La Place des Chaumes était décrite comme sinistrée dans la relation Bézille sur l’inondation de 1698 et est nommée ainsi sur le plan de 1836. Cette appellation ne peut provenir que d’une référence à de la paille, qu’il y ait sur cette place un marché spécifique ou des maisons encore couvertes en chaume. C’est dans cette rue que se trouvaient la mairie et l’école des garçons. La mairie partit à son emplacement actuel en 1884, laissant tous les locaux à l’école.

Rue Gallerand

Cette petite rue est parallèle à la rue de la République, avant d’arriver à la Place des Chaumes. On ignore son origine comme le passage du même nom.

Passage Gallerand

Ce passage qui unit la Place des chaumes à la Rue de la République est déjà signalé sur le plan de 1836. Ce nom se rattache certainement à une famille qui habitait ce lieu. D’ailleurs, sur une délibération, ce passage est appelé « cour Gallerand ». Peut-être s’agissait-il au départ d’un cour commune qui serait par la suite entrée dans le domaine public (le montant de porte en pierre qui reste au coin de la Rue de la République semble l’attester).

Passage des chaumes

Cette ruelle s’appelait en 1836 « Passage des Chaumes au Pilori ». Le nom de Rue des Chaumes ayant été abandonné au profit de Rue Lesesne, ce qualificatif s’est ensuite appliqué seulement à la ruelle. Ce passage se termine sur la rue de Paris par une partie couverte.

Ruelle des Chaumes

Cette petite venelle part du bout du Passage des Chaumes et va rejoindre la Rue de la République en se terminant par un étroit couloir couvert. Elle portait déjà ce nom sur le plan de 1836.

Passage Desroches

Cette ruelle part de la Promenade Gasson, traverse la Place des Chaumes et se termine Rue de Paris par un passage couvert. Suivant les époques, ce nom s’est écrit en un ou deux mots. Il s’agirait d’une personne de Puiseaux qui aurait coupé son nom pour faire croire à une éventuelle noblesse. Il apparaît sur le plan de 1836.

Les fossés

Les fossés entouraient la ville depuis la construction de la deuxième enceinte à la fin du Xve siècle. Les fossés nord étaient secs. Ceux du sud étaient en eau approximativement depuis la Tour de Rély jusqu’au début de la Promenade Gasson (l’eau est représenté en grisé sur le plan de 1836). Après la Révolution, et même un peu avant, on démolit les portes, les tours et les murailles qui n’ont aucune utilité face aux canons de cette époque. Pendant tout le XIXe siècle, la commune vendra aux riverains les fossés par petits morceaux. On voit sur le plan de 1836 le découpage de ces parcelles et l’attribution des numéros de cadastre.

Jeu de Paume

Cette partie des fossés nord ne fut pas vendue car elle était utilisée par la commune comme promenade et pour les foires et marchés. Elle porte ce nom car on raconte que le Roi Henri IV y venait jouer à la paume avec les jeunes du pays. Dans les années 1920, le Monument aux Morts de la Grande Guerre y sera installé.

Rue de la Tourelle

La Rue de la Tourelle rappelle que sur son parcours se trouve la deuxième tour existant encore de la deuxième enceinte de fortifications. Il y a encore quelques années on pouvait voir devant la tourelle les restes du fossé. La Rue de la Tourelle s’appelait sur le plan de 1836 « Chemin de la Porte de Paris à Celle du Renard ». Elle portait encore ce nom sur une délibération de 1855. nous n’avons pas pu déterminer à quelle époque le changement a eu lieu.

Rue de l’Abreuvoir

Cette rue s’appelait « Chemin de la Porte du Renard à Celle de Saint-Jacques » sur le plan de 1836. Elle prendra certainement ce nom à partir de la construction d’un abreuvoir en 1906.

Place des Déportés

Cette Place faisait partie auparavant de la Rue de l’Abreuvoir. En 1906, un abreuvoir fut construit dans la partie de la Rivière Sèche, entre le Pont Saint-Jacques et la Tour de Rély. La Place s’appela alors « Place de l’Abreuvoir ». Par la suite, avec la disparition progressive du bétail, il fut réduit puis disparut complètement pour laisser la place à un espace vert. Cette place fut nommée « Place des Déportés » dans les années 1950 pour commémorer le souvenir des habitants de Puiseaux qui ont été chargés dans des camions allemands en ce lieu le 10 août 1944 avant d’être conduits dans les camps de la mort.

Avenue du Parc

L’Avenue du Parc s’appelait Chemin des Fossés Sud sur le plan de 1836. il suivait l’extérieur des fossés qui étaient en eau. Par la suite, l’évacuation des eaux se fera par souterrain par une grosse canalisation en pierre. Cette promenade prendra de l’importance après la dernière guerre quand Melle Louise Dumesnil léguera à la commune le parc qui fait aujourd’hui la fierté de la ville. Jusqu’en 1881, la promenade était protégée du passage des voitures par des chaînes.

Avenue Louise Dumesnil

Cette petite allée agréablement fleurie fait communiquer le centre ville et les installations sportives du Parc Dumesnil-Gondinet. Elle a été baptisée du nom de la bienfaitrice de la ville de Puiseaux.

Place du Capitaine Henri Jacqueau

La Place du Capitaine Henri Jacqueau a été nommé ainsi par une délibération du 8 novembre 1920. Le Capitaine Henri Jacqueau, fils de Jules Jacqueau et Elisabeth Bourgeois, commandant la 6e compagnie du 4e bataillon de chasseurs à pied. Il était décoré de la croix de guerre et chevalier de la Légion d’Honneur. Il tomba au champ d’honneur le 20 juillet 1916 à Cerizy-Gailly (Somme) où il mourut des suites de blessures reçues au champ de bataille. Auparavant, la Place s’appelait « Place Gasson » depuis environ une soixantaine d’années. Elle avait repris le nom de la Rue du Faubourg Gasson qui était devenue Avenue de la Gare.

Promenade Gasson

La Promenade Gasson suit les anciens fossés ouest de la ville. Elle portait sur le plan de 1836 le simple nom de « Chemin de Malesherbes ». En 1891, elle s’appelait « Promenade Ouest » comme dans une délibération du 7 décembre.

Le Faubourg Saint-Père

Le Faubourg Saint-Père est très ancien, peut-être même plus ancien que la Ville proprement dite . Avant que Louis VI le Gros ne donne Puiseaux aux moines de Saint-Victor, le Faubourg Saint-Père appartenait aux moines de l’abbaye de Ferrières. Les propriétés de ces derniers, comprises dans la donation royale, faisaient perdre à leurs propriétaires un certain nombre de prérogatives. C’est ainsi qu’il durent supprimer leur marché et démolir leur halle.

Rue du Faubourg Saint-Père

C’est la Rue principale du faubourg. Elle conduit directement à Château-Landon et à Ferrières. Elle rejoint la rue de l’Abreuvoir par la Place de la Mézière. Sur un plan cadastral de l’An 5 (1797), elle s’appelle Grand’Rue du Faubourg Saint-Père.

Place de la Mézière

Nous ignorons l’origine de ce nom. La première fois qu’il apparaît, c’est sur une délibération de 1878. il ne figure pas sur le plan de 1836, ni sur celui de l’An 5. y aurait-il une relation avec le « Mez » autre lieu-dit de Puiseaux ?

Rue Neuve

La Rue Neuve s’appelait sur le plan de 1836 « la Rue Conduisant à la Rue Neuve », ce qui est un modèle de précision. Cette rue ne semble pas voir été baptisée pour elle-même, mais a bénéficié d’un prolongement de cette Rue Neuve quand on a attribué les numéros aux maisons.

Rue Mignon

On rencontre la Rue Mignon sur le plan cadastral actuel. Cette rue existe sur le plan cadastral de l’An 5, sans nom, et sur le plan de 1836, le nom est effacé à cause d’un ruban adhésif malencontreux. Aucune délibération ne semble parler de cette voie et nous en resterons là, en précisant toutefois que Puiseaux a compté parmi ses habitants une famille Mignon dont le représentant le plus connu fut le Colonel Mignon qui habitait Route de Malesherbes.

Rue des Quillots

Ce nom apparaît sur le cadastre actuel, mais n’existe pas sur celui de 1836 où cette voie est signalée comme étant la Rue de la Grande Rue à celle du Colombier ». le baptême eut donc lieu après cette date, sans autre information, si ce n’est une délibération du 22 mai 1897 qui parle de son entretien.

Rue de l’Arville

La Rue de l’Arville figure sur le plan cadastral actuel et sur celui de 1836. le plan de l’An 5 ne porte aucune indication. Cette voie tire probablement son nom de la destination ancienne du chemin qui la prolongeait, le lieu-dit l’Arville situé un peu plus loin (et non le village d’Arville situé de l’autre côté de la Route de Château-Landon).

Rue du Colombier

La Rue du Colombier est parallèle à la Grand Rue du Faubourg Saint-Père. C’est entre ces deux rues que se situent les trois voies énoncées précédemment. Ce nom se trouve déjà sur le cadastre de 1836. Avant la Révolution, le droit de construire un colombier était réservé aux seigneurs locaux. Le Faubourg Saint-Père, rappelons-le, appartenait aux moines de Ferrières. Ces derniers, qui avaient déjà voulu construire une halle et créer un marché, ne pouvaient faire moins que d’édifier un colombier pour afficher leur souveraineté sur le Faubourg. Le poète Bézille, dans ses notes qu’il a laissées, raco nte l’inondation de 1698 : « les trois quarts du faubourg ci-dessus (le Faubourg Saint-Père) ont été emportés, et les eaux sont venues jusqu’au colombier de la ville, ont détruit le Faubourg de la Porte Saint-Jacques, la Rue de Saint-Jacques... ».

Rue d’Obsonville

Cette rue, récente, tire son nom de la direction qu’elle indique (bien qu’avec les modifications des chemins dues aux remembrements, arriver à Obsonville relève de l’exploit sportif !).

Place du Brissard

C’est une place très ancienne de la ville puisqu’on retrouve sa trace sur tous les plans que nous disposons. Sa forme est régulièrement rectangulaire. Elle signale peut-être l’emplacement de la halle que les moines de Ferrières durent démolir sur ordre du Roi. Entre cette Place et la Grand Rue, on trouve une cave très ancienne, de forme carrée et voûtée de quatre ogives montée sur une colonne centrale.

Rue du Brissard

La Rue du Brissard part aujourd’hui de la Place des Déportés pour rejoindre la Rue du Faubourg Saint-Père après avoir longé la Place du Brissard. Sur le plan de 1836, elle s’arrêtait à cette place, la partie remontant sur la Grand Rue était dénommée simplement « Rue de la Place à la Grande Rue ».

Rue Saint-Victor

Le nom de cette rue constitue à lui seul un non sens amusant, bien qu’on n’ait pu déterminer quand il lui avait été donné, probablement après 1836 puisque le plan de cette année-là l’appelle « Rue du Brissard à la Grande Rue ».

Rue de la Rivière Sèche

Cette rue n’existe pas sur le plan de 1836, tout simplement parce qu’à cette époque son tracé était occupée par le profond fossé de la « Rivière Sèche » qui a été creusé suivant le plan de 1698 pour mettre fin aux inondations et canaliser les eaux vers l’Essonne. C’est après 1836, à une époque indéterminée, que ce ruisseau a été comblé pour laisser la place à un chemin.

Route de Bromeilles

Cette rue s’est construite surtout depuis la dernière guerre. Elle a pris naturellement le nom de la direction qu’elle indique.

Route de Montargis

L’urbanisation de cette rue a commencé par la partie basse pour s’étendre sur l’extérieur avec le développement de la ville. On retrouvera ce phénomène sur tous les axes qui mènent à la ville. Cette voie s’est appelée Route de Montargis mais on aurait aussi bien pu la nommer Route de Bellegarde, du nom de la RN 448 qui traversait autrefois la ville.

Faubourg Saint-Mathurin

Place du Renard

Cette place occupe l’emplacement de la Porte du Renard qui a été démolie en 1780. Elle porte ce nom sur le cadastre actuel mais aucune dénomination n’apparaît sur le plan de 1836 où on remarque une croix en son centre. Il n’y a pas de nom également sur le plan de l’An 5, mais la croix est signalée comme étant dédiée à Saint-Mathurin.

Rue du Faubourg Saint-Mathurin

Cette rue porte ce nom sur le cadastre de 1836 et encore aujourd’hui. La route du Faubourg Saint-Mathurin conduisait à Larchant où avait lieu tous les ans un important pèlerinage dédié à ce saint. Aujourd’hui, la rue s’appelle ainsi, jusqu’à la Rue des Ormeaux. Ensuite, elle devient Route de Desmont. Le plan de l’An 5 signale un moulin à vent à peu près à l’emplacement de la Villa Marguerite.

Rue Neuve

Nous en avons déjà parlé à propos du Faubourg Saint-Père. Cette rue traverse la Place du Renard et va rejoindre la Place Henri Thévenot. Sur le plan de l’An 5, elle porte le nom de Rue des Jardins. La dénomination de Rue Neuve n’apparaît qu’en 1836, probablement après sa viabilisation en dur.

Faubourg de Paris

Place Henri Thévenot

Ce carrefour a pris ce nom après la dernière guerre mondiale pour honorer la mémoire d’Henri Thévenot, artisan à cet endroit, qui mourut fusillé par les Nazis après avoir été sauvagement torturé. Les plans de 1836 et de l’An 5 ne donnent pas de nom, par contre, ce dernier signale une fontaine en son centre.

Route de Fontainebleau

C’est une dénomination moderne, tirée de l’usage et imposée par l’itinéraire vert. Le plan de l’An 5 l’appelle Chemin du Mez, le plan de 1836 n’en parle pas. Le Mez était un petit hameau de Puiseaux situé au bas de la pente de Bardilly qui donne sur la Route de Desmont et qui disparut au moment de la Révolution. Certains se souviennent encore d’y avoir vu une ancienne cave.

Allée Guillaume Bézille