42165 - Le monorail de Panissières

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Bref historique du Monorail de Panissières

Entre 1870 et 1880, Panissières qui comptait entre 4500 et 5000 habitants réclamait une liaison avec Feurs pour le développement ou la survie des tisseurs de toile et de linge de maison et de soierie (cravate). Feurs était en effet situé sur la RN82 , assurant ainsi une liaison avec liaison Paris par le bourbonnais et Lyon.
Jusqu'en décembre 1887 , le conseil général reçu divers projet pour cette liaison :
Deux projets furent rejetés pour raison de coût ; un fut rejeté car il comportait des capitaux étrangers ; deux projets furent recalés pour des raisons techniques (Tramway à vapeur et liaison directe).
En 1888 Le sénateur Francisque REYMOND est élu au conseil général , c’est un ingénieur de l'école centrale des arts et manufacture spécialiste des questions ferroviaires , il l’ami de Charles LARTIGUE qui a réalisé entre 1887 et mars 1888 une liaison par monorail de 16 kilomètres entre Listowel et Ballybunion en Irlande. Le projet LARTIGUE fut adopté et la déclaration d’utilité publique prononcée le 9 juin est publiée au JO du 11 juin 1891. Le cahier des charges prévoyait en autre une ouverture de la voie 18 mois après la déclaration d’utilité publique , soit fin 1892.
Dès les débuts cette aventure a connu des retards important puisque la société en charge de l’exploitation fut crée après la mise en circulation contractuelle. En février 1893 , le tracé fut validé et les travaux débutèrent en janvier 1894....
Le trajet retenu passe par la vallée de la Charpassonne et de la Loise en passant par Donzy , Cottance et Salvizinet .Il comporte cinq gares sur les 16,8 km de son trajet. Aucun tunnel ni passage à niveau n’est prévu et ceci pour éviter les contraintes liées à la traversée des voies de circulation.
Le matériel prévu comportait 2 locomotives construites par les établissements Bietrix de Saint-Etienne (spécialisée dans des fabrications de matériels mécaniques liés à l'activité minière) , 5 voitures (3 voitures de 3ème classe et 2 mixte 1ère et seconde classe) , 3 fourgons avec compartiment postal et 13 wagons réalisés par la société ANF - Blanc Misseron. Chaque voiture pouvait recevoir 26 personnes plus les places en « impériales ». La première machine à vapeur (« Feurs ») fut livrée en 1894 , la seconde (« Panissières ») ne le sera qu’en 1898 car déjà la société exploitante connaissait des défauts de paiement.

En juillet 1895 , le préfet de la Loire est informé que les travaux sont suffisamment avancés pour permettre une ouverture au public. Les essais officiels sont prévus pour le 22 Août . Pour préparer cette réception , des essais préliminaires se sont déroulés le 17 et le 20 Août. Les essais du 20 août connurent des difficultés le train à son retour à Feurs entraina la dégradation de la voie sur 22 mètres environ . Après des réparations le convoi pu enfin regagner Feurs avec retard. La commission nommée par le préfet se réuni comme prévu le 22 août et effectue le trajet de 16,8 km en 2 heures environ. A la suite de ce trajet qui s’est déroulé cahin-caha , la commission refuse la mise en exploitation car les constructions de gares ne sont pas réalisées , la ligne est trop légère et la seconde locomotive n’est toujours pas reçu.

Source: Office du Tourisme

La compagnie engagea quelques travaux , mais faute de moyens financés les travaux ne furent jamais achevés. La commission nommée par le préfet s’est réuni le 14 août 1896 pour effectuer le trajet de Feurs à Panissière avec les notables régionaux dont le sénateur Francisque REYMOND et les administrateurs de la compagnie. Le « voyage » s’arrêta à 10 km de Feurs car la locomotive ne produisait pas suffisamment de vapeur et après environ 1 heure , le convoi reprit jusqu'à la « gare » de Cottance.

La commission refusa une nouvelle fois l'autorisation d'exploitation. Et lors du conseil général du 21 août le principe de la déchéance fut adopté. Le sénateur REYMOND obtint que le rapporteur soit un de ses amis qui proposa un compromis. Celui-ci fut accepté par le préfet contre toutes attentes. Dans ce compromis, c'est le conseil général qui alloue une somme de 600000 francs nécessaires au renforcement de la ligne et autres finitions. Après des travaux complémentaires, la commission donna son accord pour l'exploitation provisoire de la ligne Feurs-Panissières sous conditions. Mais c'est la compagnie du monorail qui déclara ne pas avoir les ressources nécessaires à l'exploitation. La déchéance fut signée le 10 avril 1899.

Le 5 mai 1902 le matériel est adjugé à la société Chenavaz, ferrailleur à Lyon pour la somme de 53 000 francs.

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Sur le circuit de randonné du "Monorail" il existe 7 panneaux d'information sur ce "projet".

Bibliographie

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