39481 - Saint-Germain-en-Montagne

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Saint-Germain-en-Montagne
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 39 - Blason - Jura.png    Jura
Métropole
Canton Blason en attente.png   39-06   Champagnole
Code INSEE 39481
Code postal 39300
Population 389 habitants (1999)
Nom des habitants
Superficie 535 hectares
Densité 72,71 hab./km²
Altitude moyenne : 640 m
Point culminant 850 m
Coordonnées
géographiques
46.7781° / 5.9406° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
39481 - Saint-Germain-en-Montagne carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

À ne pas confondre avec Saint-Germain-la-Montagne.

Saint-Germain est bâti sur les ruines d'une ville romaine importante, ruinée par les Barbares dans la seconde moitié du IIIème siècle. Cette ville avait succédé elle-même à une de bourgade celtique, bâtie au pied de l'oppida qui couronnait le sommet du Mont-Rivel. On s'accorde généralement à considérer comme un en Monument du culte druidique le bloc de pierre appelé la Pierre-Lite, qu'on rencontre dans le bois la Fresse, entre Saint-Germain et Mournans. Cette pierre, dont il ne reste qu'un tronçon de 2,50m de hauteur, était aussi remarquable par ses dimensions et sa forme que par les légendes dont elle était l'objet. Elle est exactement semblable aux menhirs de la Bretagne. Les débris épars de la ville gallo-romaine qui s'appelait Placentia, si l'on en croit une vieille tradition, couvrent un terrain d'une grande étendue. On a trouvé sur son emplacement une Minerve en bronze, Un vase d'airain, des sépultures, des médailles qui commencent au type de la colonie de Nimes, et se terminent à Trajan-Dèce, des fondations d'édifices, une multitude tuileaux à rebords, de la poterie,, une tête de statuette de femme, pierre décomposition, des voûtes une habitation enfouie, un autel granit feldspathique des montagnes de l'Auvergne, et une meule des terrains volcaniques du même pays, appelée pierre de Valvic, la moitié d'une flûte tibicinienne en ivoire, de grandes épingles aussi en ivoire, destinées à la coiffure des cheveux, un instrument de chirurgie, qui servait à la pratique des saignées, des débris d'armilles, un fragment de globe, en verre doré, des tests de vases en verre sur l'un desquels on lisait : Campaniodius, reste d’urne en bois avec reliefs, une anse en bronze, parfaitement ciselée, et une foule, de menus objets antiques. M. le docteur Germain, de Salins, a recueilli beaucoup de ces précieux restes. Les points qui restituent le plus de débris, se trouvent dans la plaine de Sérilly, entre le village actuel et le pont de Grateroche et aux Hermettes. Ce territoire était du reste traversé par une voie romaine, qui descendait de Pontarlier à Champagnole. La ville de Placentia, comme la plupart des villes romaines, se divisait en deux parties : la ville haute occupait le sommet du Montrivel, et la ville basse s'étendait dans la plaine au pied de cette montagne. On perd les traces de son existence depuis sa ruine jusqu'au commencement du XIIe siècle.


Seigneurie.

Saint-Germain forma une seigneurie particulière, démembrée de celle de Montrivel, et relevant cependant directement de celle de salins. Gaucher II de Commercy, sire de Château-Vilain et de Montrivel, en fit hommage à Jean de Chalon, sire d'Arlay, en 1286, et la transmit à Guillemette, sa fille, épouse de Guillaume de sainte-croix, chevalier, sire de Longe-pierre. Cette dame la vendit en 1315, à Jean de Chalon-Arlay 1er. Jean de Chalon-Arlay II, furieux des atteintes que portait chaque jour Eudes IV, duc et comte de Bourgogne, aux privilèges féodaux de la province, et sur le point de lui déclarer la guerre, fit hommage de la seigneurie de Saint-Germain et de Montrivel, à Humbert II, dauphin du Viennois. Il s'exposait Par là à la confiscation de ses fiefs, mais il se croyait assez puissant pour pouvoir lutter avec son suzerain. Depuis l'acquisition de 1315, cette terre ne cessa d’être un membre de la baronnie de Montrivel et n'eut point d'autres seigneurs que ceux de ce dernier lieu.

Charte de franchises.

Guillaume de Sainte-Croix et Marguerite de Commercy, accordèrent une charte de franchises à leurs sujets de Saint-Germain, par un acte daté de l'an 1294 leur permirent d'instituer deux prud'hommes pour l'administration de leur communauté, les affranchissant de la mainmorte, de toutes exactions et tailles arbitraires, et leur accordèrent des droits d'usage importants dans la forêt de la Fresse, leur, permettant de couper tous bois vifs et morts, pour leur chauffage et la construction de leurs maisons, et d'y mener parcourir leur bétail

Prévôté.

La prévôté de ce village était inféodée à une famille noble très distinguée dans la province. On voit en 1155, Savaric de Saint-Germain figurer, parmi les témoins d'une donation faite à l'église de Saint-Paul de Besançon, par Gaucher de Salins, et en 1133 dans une, autre donation faite par le même prince aux chanoines de Montbenoît. Il paraît que ce Savaric était un des chevaliers attachés à la cour brillante des sires de Salins. Conrad de saint-germain, probablement fils du précédent, prévôt de l'église de Spire, accompagnait ordinairement Otton, comte de Bourgogne, et figura comme premier témoin dans une donation faite par ce souverain, en, 1199, à l'abbaye de Balerne. Jean de saint-germain, chevalier, possédait une partie du fief de Rabeur en 1327.

Prieuré.

Le prieuré de Saint-Germain, dit dans les Bois, s'élevait entre la montagne de la Fresse et Vannoz. Il remontait probablement au Vème siècle, et dut être établi dans le but de dissiper les pratiques idolâtriques qui se perpétuaient autour de la Pierre -Lite. Il était occupé par des religieux de l'ordre de Saint-Benoît et fut uni, au XIVe siècle, à l'office de prévôt de l'église collégiale de Neufchâtel en Suisse. Parmi le prieurs connus, on cite les noms Claude Legrand, vivant en 1590, Pierre Bresson, en 1601, Claude Pécault en 1632, Anatoile Clermont, de Salins, mort curé de Mirebel 1744, et M. Bernardet, en 1748.

Église.

Le premier titre qui la mentionne est la charte par laquelle, Ansenic archevêque de Besançon, donna en 1132, à la cathédrale de Saint-Jean, certaines redevances lui étaient dues par cette église et celle de Mièges. Le patronage en appartenait au prieur. L'édifice actuel, reconstruit en 1770, est dédié à Saint-Germain, dont on célèbre la fête le 24 juillet. Il est orienté et se compose d'un clocher, d'une nef, de deux chapelles, d'un chœur, d'un sanctuaire et d'une sacristie. Le clocher, reconstruit en 1790, est couronné par une flèche quadrangulaire couverte en tuiles ; la nef et les chapelles sont voûtées à plein-cintre ; les voûtes sont décorées d'arêtes se coupant diagonalement, et d'arcs-doubleaux reposant sur des consoles ; le chœur est plus bas et plus étroit que la nef, et voûté en ogive peu prononcée. Cette église possède des reliques de Saint Germain et un fragment de la vraie Croix. La chapelle dédiée à Sainte-Philomène, est l'objet, d'un pèlerinage. On assure que neuf personnes étant mortes dans une seule semaine, à la suite d'une fièvre maligne, les habitants se mirent sous la protection de cette sainte, et que l'épidémie cessa immédiatement. On re marque dans l'intérieur du monument un bel ostensoir en vermeil, trois beaux lustres et plusieurs tableaux, qui ne sont pas dépourvus de mérite. Le 3 octobre 1772, la princesse de Neufchâtel envoya à M. le curé Denisot, un ornement complet de toutes couleurs, avec dalmatiques, à condition que cet ecclésiastique s'en servirait la nuit de Noël et qu'il prierait pour elle quand il en ferait usage.

Patrimoine.png Patrimoine

Repère géographique.png Repères géographiques

Vue générale

Saint Germain-en-Montagne Sanctus-Germanus, et sous la première république, Plaisance, à 5 km. de Champagnole, 24 km de Poligny, 24 km d'Arbois et 39 km de Lons-le-Saunier.
Altitude : 581m.

Le territoire est limité au nord du par Moutoux ; au sud par Vannoz et Equevillon ; à l'est par les Nans, et à l'ouest par le Pasquier et Vannoz.

Il est traversé par le chemin de grande communication N° 21, de Poligny à Nozeroy.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 307 291 345 377 372 413 423 436 439 407
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 362 374 325 339 292 270 226 203 194 189
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 161 144 146 145 151 147 173 193 226 302
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 366 361 389 400 432 423 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : INSEE & Cassini

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
- -  
Joseph PERNOT -  
Constant BUGNET -  
Léon LANGUE -  
Michel KIEFFER -  
Elie PIDOUX -  
Léon LANGUE -  
Joseph CHEVALET 1919 - 1959  
Ulysse PIDOUX 1959 -  
Charles CAPELLI -  
Claude BOUGNON - 2001  
Yves SALVI 2001 - (2014)  
- -  

Cfr: Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
Commune.png

Mairie
Adresse : - 39300 SAINT-GERMAIN-EN-MONTAGNE

Tél : - Fax :

Courriel :

Site internet :

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()

Associations d'histoire locale

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