39013 - Arbois

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Arbois
Armes Arbois-39013.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 39 - Blason - Jura.png    Jura
Métropole
Canton Arbois (Canton 39 01)

Blason Arbois-39013.png   39-01   Arbois (Ancien canton)

Code INSEE 39013
Code postal 39600
Population 3900 habitants (2016)
Nom des habitants Arboisiens, Arboisiennes
Superficie 4542 hectares
Densité 86 hab./km²
Altitude Mini: 246m
Point culminant 613 m
Coordonnées
géographiques
46.903611° / 5.774722° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
250px
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

  • À l'époque romaine, la cité se trouvait sur la grande voie reliant Besançon à Lyon et sur un chemin vinetier menant vers la Suisse en passant par le Haut-Jura.
  • Le bourg devient à l'époque médiévale un important centre d'échanges commerciaux et connaît au XIe siècle une belle croissance démographique.
Château Bontemps
Photo B.ohland
  • Au XIIe siècle deux bâtisses importantes voient le jour : un prieuré de Bénédictins, fortifié, sur la rive gauche de la Cuisance, lieu de refuge pour certains villageois ; et sur la rive droite un château comtal, en pierre ocre, restauré au XIXe et appelé maintenant château Bontemps.
  • Le siècle suivant voit se construire une enceinte autour de la ville, englobant le château et l'église Saint-Just. Il en subsiste quelques éléments comme la tour Gloriette.
  • En 1479, lorsque Louis XI essaye de reconquérir le comté de Bourgogne, une bonne partie de la ville, des fortifications et du château est détruite.
  • Suite au siège de Louis XIV, en 1674, Arbois devient française.
  • Aux XVIIIe et XIXe siècles, le bourg connait un certain développement avec le quartier des tanneurs et des maisons vigneronnes typiques.
  • La ville arboisienne est fortement liée à Louis Pasteur qui s'y installe avec sa famille en 1827, y poursuit ses années de collège, participe à la vie locale et associative, et surtout étudie et expérimente dans ses différents laboratoires et dans sa vigne à Montigny-lès-Arsures.

Coutume : le Biou d'Arbois

Le Biou
Vitrail, église Saint-Just
La grappe de Canaan
(Extrait d'un panneau d'information)

La coutume du Biou remonte au XVIe siècle et est à l'origine d'une fête annuelle, le jour de la Saint-Just, début septembre.
La scène n'est pas sans rappeler l'histoire de Moïse arrivant en Terre promise et envoyant douze éclaireurs explorer le site de Canaan, lesquels reviennent en portant de belles grappes de raisin et d'autres fruits trouvées dans la vallée d'Eshkol (= vallée de la Grappe).
Ici, à Arbois, les vignerons réservent leurs plus belles grappes et les rassemblent de façon à en faire une très grande, bicolore. Une procession traverse alors la ville pour amener la grappe géante à l'église, en signe d'offrande. Le prêtre la bénit et la suspend au-dessus de l'autel où elle demeure deux semaines.
Cette tradition est inscrite à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel français.

Héraldique

« D'Azur au pélican d'argent becquetant sa poitrine gouttelée de gueules pour ses petits aussi d'argent, le tout posé sur un nid d'or ».
Remarque :
- Dans la religion chrétienne, le "pélican de piété" symbolise le Christ qui s'est sacrifié pour sauver les Hommes. Il est devenu un modèle d'amour infini.
- « Maximilien, empereur d'Autriche, avait un pélican familier qui suivait le souverain au vol partout où il allait »[1]. Or, lorsque l'empereur vient en visite à Arbois, au XVe siècle, l'animal meurt. La ville aurait alors décidé de faire figurer l'oiseau sur son blason en signe de reconnaissance.

Toponymie

Le toponyme proviendrait de la juxtaposition de "Ar" et "Bos" signifiant "terre fertile".

Histoire administrative

  • Département - 1801-.... : ....
  • Arrondissement - 1801-.... : ....
  • Canton - 1801-.... : ....
  • Commune - 1801-.... : ....

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Patrimoine.png Patrimoine

Église Saint-Just

Photo M. POLLET
  • Cette église, représentative du style roman bourguignon, remonte à la fin du XIe ou début du XIIe siècle, suivant les sources. Au XIIIe siècle s'y rajoutent des éléments gothiques comme les voûtes de la nef. Des contreforts, ou des chapelles latérales faisant office de contreforts, sont rajoutés au fil du temps. L'abside qui était circulaire à l'origine est remaniée au XVIe siècle et adopte une forme carrée.
  • Au Moyen-Âge, le clocher avec sa hauteur de 75 mètres servait de tour de guet, faisant partie intégrante de l'enceinte de la cité. Il est refait au XVIe, sur une hauteur de 44 mètres seulement, mais détruit par un incendie en 1651. C'est en 1716 qu'il est reconstruit en ocre jaune, sur cinq étages totalisant 60 mètres, et coiffé d'un dôme à l'impériale à huit pans surmonté d'un campanile.
  • L'orgue de 1728, œuvre du facteur d'orgues Carouge, équipait anciennement la collégiale Notre-Dame puis a été transféré ici en 1795. Il est classé au titre des objets historiques[2], ainsi que la chaire du XVIIIe siècle[3] et de nombreux tableaux ou statues.
  • Quant à l'église Saint-Just, elle est classée aux Monuments historiques depuis 1913[4].



Église Notre-Dame

Vue depuis la place
Photo B.ohland

Cette église correspond à l'ancienne collégiale Notre-Dame.
Du prieuré, pourtant très étendu, il ne subsiste qu'une tour. La collégiale, élevée au XIVe siècle, et largement dotée par Philippe d'Arbois, occupait aussi un grand espace, de l'enceinte jusqu'à l'artère principale. C'est dans cet édifice qu'est installé en 1728 l'orgue maintenant dans l'église Saint-Just. Le clocher primitif est reconstruit en 1767.
Lorsque la congrégation se disperse à la Révolution, l'église devient une halle aux blés. Par la suite elle est aménagée en usine d'électricité, puis en douches communales.
Depuis 1923 elle abrite une salle des fêtes.

Hôtel de ville et Tour Gloriette

Vue depuis le pont
Photo B.ohland
  • L'hôtel de ville :
Il occupe l'emplacement de l'ancien couvent des Ursulines, construit en 1630, duquel il ne subsiste que la chapelle élevée au XVIIIe siècle. L'édifice, qui sert aussi de tribunal dès son acquisition, est classé aux Monuments historiques depuis 1995[5]. Sur sa façade, le blason de la ville est accompagné de la devise : « Sic his quo diligo » qui signifie « Ainsi à ceux que j'aime ».
  • La tour Gloriette :
Elle était située à l'angle sud-est de l'enceinte du XIIIe siècle et constituait l'ouvrage de défense le plus important. Tour du type "ouverte à la gorge"[6], elle a nécessité une reconstruction au début du XVIe siècle suite à une crue dévastatrice de la Cuisance. En 1517, elle est cédée à des particuliers qui ont le droit d'y ouvrir des fenêtres à condition de les murer en cas de guerre. Rachetée par la ville un peu plus tard, elle abrite la compagnie des arquebusiers dès 1655. Inscrite aux Monuments historiques en 1927[7], elle est restaurée en 1989.

Maisons vigneronnes et maison de Louis Pasteur

Maison avec grenier saillant et trappon
  • Maisons vigneronnes :
La plupart des notables arboisiens possédaient des vignes et donc des maisons vigneronnes. Elles se remarquent par leur large portail arrondi et par leur trappon débordant sur le trottoir pour y rentrer plus facilement les tonneaux.
  • Maison paternelle de Pasteur :
Quand Louis Pasteur (1822-1895) avait huit ans, sa famille est venue s'installer à Arbois, au bord de la Cuisance, afin que le père poursuive ses activités de tanneur. Le savant y a passé une grande partie de son enfance. Il a ensuite agrandi la maison pour y loger spacieusement sa famille mais surtout y installer son laboratoire. Après sa mort, l'habitation a été léguée à la Société des Amis de Pasteur puis à l'Académie des Sciences. Conservée en l'état, que ce soit au niveau du logement, avec billard, ou du laboratoire avec tout son matériel, la maison a été classée aux Monuments historiques en 1937[8] . Elle a aussi reçu le label « Maisons des Illustres ».


Repère géographique.png Repères géographiques

Positionnée à mi-chemin entre Besançon et Lons-le-Saunier, la cité arboisienne s'étale au bord du plateau du Jura. Entourée d'une plaine légèrement vallonnée où s'épanouissent des céréales, et de coteaux aux pentes douces plantéss de vignes, Arbois est devenue "Capitale des Vins du Jura", lesquels sont à l'origine de la première AOC française, en mai 1936.
Par ailleurs, le territoire est traversé par la Cuisance qui prend sa source dans la reculée des Planches et ressurgit à Les Planches-près-Arbois sous la forme de la cascade des Tufs.


Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 6 649 6 414 6 555 6 424 6 741 7 131 7 002 6 958 6 901 6 007
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 6 672 5 895 5 273 5 027 4 957 4 666 4 355 4 240 4 209 4 093
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 3 926 3 475 3 616 3 681 3 627 3 457 3 733 3 960 4 209 4 089
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 3 998 3 900 3 698 3 509 3 547 3 350 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -  
Louis Ignace Thérèse Vernier SARRET de GROZON déjà en 1830 - Né ici le 26 avril 1762. Lieutenant-colonel. Décédé ici le 28 novembre 1842  
- - -  
Charles François Emmanuel PAREAU avant avril 1846 - février 1848 Né le 14 octobre 1804. Nommé par le roi Louis Philippe 1er. Avocat. Chevalier de la Légion d'honneur en avril 1846. Décédé le 28 octobre 1878  
Hippolyte François Louis MARCHAND 28 février 1848 - après 1868 Né à Passavant le 13 décembre 1805. Banquier. Chevalier de la Légion d'honneur en mars 1848. Décédé à Baume-les-Dames le 5 juin 1876.  
Flavien-Marie Hilaire de FROISSARD de BROISSIA après 1868 - Né à Chaintré le 13 mai 1809. Propriétaire. Maire de Neublans en 1848, puis maire d'Arbois. Conseiller général. Décédé à Neublans le 5 octobre 1870.  
- - -  
Émile BOILLEY 1888 - 1911 Né à Azans (Près de Dole) le 12 juillet 1861. Tourneur sur bois. Conseiller général de 1889 à 1907. Décédé ici le 23 janvier 1930.  
- - -  
Raymond PAGE 1995 - 2008 Réélu en 2001  
Bernard AMIENS 2008 - (2020) - [ Photo]  
- - -  

Cf. : Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
Jean-Étienne PETITJEAN - Notaire royal et procureur. Né ici le 16 décembre 1696. Décédé ici le 26 août 1782  
- - -  
Jean-Baptiste NOIROT 1736 - 1742 Conseiller de la ville, notaire royal, procureur de 1736 à 1743, échevin en 1776. Né ici le 21 décembre 1709. Décédé ici le 25 octobre 1785  
- - -  
Claude Antoine JAVEL 1772 - Procureur et notaire en 1772, avoué au tribunal en 1806. Né à Montigny-les-Arsures le 15 septembre 1739. Décédé à Arbois le 15 septembre 1807  
- - -  

(Source : divers arbres généalogiques sur Geneanet)

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
Claude François COCAGNE 1699 - 1721 Né ici le 25 août 1672. Prêtre familier de Saint-Just. Curé d'Arbois puis professeur de théologie.  
- - -  
Vincent BOURGEOIS 1742 - Prêtre administrateur de la cure d'Arbois.  
- - -  
Ignace François Xavier BRUET 20 juin 1771 - Curé d'Arbois. Député du clergé à l'Assemblée nationale constituante du 16 avril 1789 au 1er mars 1790. Né ici le 4 juillet 1727. Décédé ici le 17 février 1821  
- - -  
Claude Philibert NOIROT 1804 - 1804 Prêtre en 1793, vicaire d'Arbois en 1804. Né ici le 12 octobre 1742. décédé le 18 avril 1804.  
- - -  

(Source : divers arbres généalogiques sur Geneanet et documents Google books)

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

>> Voir la liste complète sur Geneanet

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h - -
Après-midi 13h30-18h 13h30-18h 13h30-18h 13h30-18h 13h30-18h - -
39013 - Arbois Mairie.jpg

Mairie
Adresse : 10 rue Hôtel de ville - ARBOIS 39600

Tél : 03 84 66 55 55 - Fax : 03 84 66 25 50

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()

Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Arbois (Histoire d')

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références

  1. Page 22, in La Langue de Rabelais
  2. Base Palissy
  3. Base Palissy
  4. Base Mérimée
  5. Base Mérimée
  6. C'est à dire non maçonnée mais en bois du côté ville, afin d'être plus facile à reprendre si jamais elle était assaillie par des adversaires.
  7. Base Mérimée
  8. Base Mérimée