38144 - Diémoz

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Diémoz
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 38 - Blason - Isère.png    Isère
Métropole -
Canton

Blason Heyrieux-38189.png   38-15   Heyrieux (Ancien canton)

Code INSEE 38144
Code postal 38790
Population 2 231 habitants (1999)
Nom des habitants Diémois, Diémoises
Superficie 1372 hectares
Densité 162,60 hab./km²
Altitude Mini : 287 m
Point culminant 423 m
Coordonnées
géographiques
45.589722° / 5.094722° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
38144 - Diémoz carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Histoire administrative
  • Département - 1801-.... :
  • Arrondissement - 1801-.... :
  • Canton - 1801-.... :
Résumé chronologique
  • 1801-.... :
Origine du nom : Diémoz

Au fur et à mesure que l'on dépouille les textes qui sur le sujet se succèdent depuis plus d'un siècle, à savoir l'origine du nom de ce village… On est effaré de constater que toutes les définitions s’y rapportant sont recopiées d’un texte sur l'autre. Avec en prime des erreurs d'écriture qui ruinent en un sens l'explication qui suit. Aucune analyse ! Juste des allégations, sous la plume parfois d'hommes éminents. Leur notoriété du reste, servant de caution.


Adon, évêque de la ville de Vienne sur le Rhône, adresse aux moines de St Gall (en Suisse) en l’an 870, un manuscrit (naturellement rédigé en latin) retraçant l’histoire du moine Theudère.

Theudère, ascète mort à Vienne, un 29 octobre vers l’an 575, au mont Quiriacum (Actuel : Ste Blandine).

Entre l’événement du décès de Theudère et la rédaction de sa biographie par l’évêque Adon, plus de deux siècles se sont écoulés. Envers ceci, il faut se souvenir qu’en ces temps, l’église de Vienne, n’est pas au mieux de sa puissance. Certes, les troupes mahométanes furent défaites, en 732, par Charles (surnommé martel), fils de Pépin de Herstal, à Vouneuil-sur-Vienne, entre Tours et Poitiers.

Mais, les troupes musulmanes, n’en continuaient pas moins à envahir la Provence et remonter la vallée du Rhône. Vienne malgré ses fortifications fut prise dans la tourmente. La toute-puissance du dieu de l’église catholique était mise à mal. Pour cette dernière, mettre en exergue des situations religieuses extraordinaires, était une fin en soi. D’où cette exploitation de la vie, des souffrances, d’un saint homme, qui n’apparaît même pas au martyrologe romain.

Ce dernier aurait tout de même émis un vœu, être enterré au val rupéen, où se situe St Chef en Dauphiné, aujourd’hui.

Deux lectures sont faites de cette narration :

  • L’une : d’un document vraisemblablement recopié des notes laissées à sa mort par l’évêque, dans lesquelles, outre d’éminentes religiosités et miracles, ferait état d’une halte en un lieu appelé « Duodecimum ».
  • L’autre : du manuscrit de St Gall, dans lequel cette fois apparaît (seule différence), la halte en un lieu appelé « Decimum » !

Des deux récits retenons, que celui, citant « Duodecimum », libéré très longtemps avant l’original de St Gall, convient parfaitement aux tenants et "inventeurs" locaux, d’une voie romaine, reliant Vienne à Aoste. Cette dernière naturellement recevant des repères de distances : des bornes milliaires ! En outre : On doit à l’abbé Devaux, linguiste de la fin du dix-septième siècle (1892), de très brillantes analyses, qui lui font dire péremptoirement, que Duodecimum est à l’origine du toponyme : Diémoz !

Or, comment ne pas faire la comparaison entre ces deux mots : l’un, commençant par « Du_o » (Duodecimum : douzième) et, l’autre par « D(ec)i » (Decimum : dixième).

« Duesmo » a pu faire illusion un certain temps, vite oublié par celui qui contracte Decimum en « Diem ». Pour la constitution finale du nom, la réponse logique et parfaitement historique, nous est donnée par les caractéristiques de notre langue régionale (vernaculaire) : le francoprovençal !

Somme toute, il n’est pas important, de savoir si Diémoz fût ou ne fut pas situé à l’endroit d’une douzième borne romaine, dès lors que l’on ne corrompt pas son nom originel : Decimum !

Citation : Il y a peu de fables qui sont conçues dans la vérité même, et peu de vérité que la fable ne tâche de corrompre ! Nicolas Chorier (1612 – 1692).


Le document Pdf, complet : "Controverse du Dimanche" est disponible à l'adresse : valentogi_g@sfr.fr

Patrimoine.png Patrimoine

Mouvement Utopiste

Essai de Phalanstère : Expérience curieuse vécue à Diémoz de 1833 à 1844.

Extraits : Rémi Touchant, maire de Diémoz, citant Fernand Rude : les Fourriéristes Lyonnais et la colonisation de l'Algérie...

En premier lieu il est nécessaire de présenter celui qui fut l'initiateur et le créateur de cet essai, que l'on peut qualifier de "manquée", en son époque !

Jacques Maximilien Reverchon, petit fils du conventionnel Jacques Reverchon ; né à Marcigny (Saône et Loire) le 17 novembre 1810. Elève de l'école lyonnaise de peinture, se fixe à Diémoz, où il a acquis le château. Il vient d'Algérie (plaine du Sig).

Il fit raser le donjon, et sur l'emplacement de ce vestige de la féodalité, il fit édifier une vaste bâtisse qui devait être (dans son esprit du moins) destinée à un essai de phalanstère.

Conseiller municipal depuis 1840 à 1843, maire le 22 juillet 1840. Mais au bout de quelques mois, il abandonna ses fonctions à son adjoint : Pierre Chaleyssin, pour se consacrer à l'amélioration des terrains, et par là-même au perfectionnement des instruments aratoires. Il dépensa une fortune dans ses entreprises agricoles.

Un Phalanstère est un ensemble de bâtiments à usage communautaire qui se forme par la libre association et par l'accord affectueux de leurs membres.

Phalanstérisme : C'est une doctrine imaginée par Charles Fourier, philosophe et économiste français (1772 - 1837). Elle suggère la constitution de groupements humains pratiquant une communauté de vie presque totale.

Selon Fourier, l'ordre social mutile l'homme et ses désirs et crée un déséquilibre entre la misère et la surabondance. Toutefois l'humanité qui a déjà traversé les périodes successives d'édinisme, de sauvagerie, de patriarcat, de barbarie et de civilisation... va arriver à l'état de "garantisme" qui l'acheminera vers l'harmonie parfaite.

Fourier estime que les hommes travaillent le moins possible parce qu'ils travaillent par devoir, de ce fait la production est faible et la répartition s'effectue dans une atmosphère de conflit. Il importe donc de rendre le travail attrayant, afin que l'homme travaille par passion ! A cette fin, il convient de grouper 810 hommes et 810 femmes dans un phalanstère, sorte de grand hôtel entouré (sur 400 hectares environ) de bâtiments de ferme et d'établissements industriels fournissant aux phalanstéristes tout ce qui leur est... nécessaire.

On se trouve ainsi en présence d'une société coopérative de consommation liée à une coopérative de production. L'hôtel fournit logement et nourriture (en principe à table d'hôte), mais il existe dans cette société six classes de confort différent dont : une gratuite, la substitution de services collectifs au service personnel, assure le maximum de confort pour le minimum de coût, grâce à la vie communautaire.

Les pauvres deviennent aimables et polis, les riches sont heureux. Le Phalanstère à la forme juridique d'une société par actions. Chaque membre possède au moins une action et peut de ce fait dire : "nos terres", "notre palais", "notre château", "nos fabriques".

Grâce à l'élection prévue, la direction est assurée par "les plus capables". Les revenus sont répartis entre : le capital (4/12), le talent (3/12), et le travail (5/12).

Le problème social est résolu du fait que, chaque sociétaire cumule les intérêts du capital, du travail et de la direction !

L'école Fouriériste prit tour à tour les noms de : Ecole Sociétaire, Ecole Harmonieuse, Ecole Garantiste.

Deux expériences de Palanstère furent tentées en France, l'une à : CONDE/VESGRE (78113), l'autre à DIEMOZ (38790). Des statuts compliqués furent édités en 92 articles dont il serait fastidieux d'en reprendre tous les textes. Toutefois il est utile de faire connaître l'appréciation de : François (Marguerite) Barrier (Docteur en médecine).

Né le 20 janvier 1813 à Saint-Etienne, fils de Louis-Marie Barrier et de Jeanne-Marie Lafay ; décédé à Montfort l’Amaury (alors Seine-et-Oise, aujourd’hui Yvelines), le 9 juillet 1870. Marié, deux enfants. Médecin à Lyon. Membre du groupe phalanstérien lyonnais à partir de 1843-1844. Principal animateur et soutien financier de l’Ecole sociétaire dans les années 1860.

La propriété collective n'engendre pas il est vrai, la liberté d'abuser de l'objet possédé, elle ôte à l'égoïsme cette satisfaction sauvage et étroite qui consiste à se réjouir d'être maître exclusif d'un coin de terre et s'en servir !

Mais sans parler de ce qu'il y a d'inique dans un état de choses qui conduit à déposséder une partie de l'humanité de ses droits naturels à la terre. Il est évident que le régime de la propriété collective permettant à chaque membre de la Société de se considérer comme possesseur partiel du tout. La satisfaction qui résulte de cette situation est autrement large et mieux adaptée aux tendances naturelles de l'homme qui ne demande qu'à agrandir le cercle de son action, de ses sentiments, de ses droits.

D'ailleurs il est évident que la propriété collective ne s'étend pas à toutes espèces de choses : Tous les objets d'usage personnel et individuel appartiennent d'une manière exclusive à Ceux qui s'en servent.

Il est clair encore, que les vêtements, les meubles d'usage particulier ou de provenance familiale appartiennent à chacun des associés et non à tous, les logements eux-mêmes sont un objet de jouissance purement personnel.

François Barrier pensait d'ailleurs qu'au cas ou les opérations de la Société n'auraient pas produit de bénéfices nets et par conséquent de dividendes, il conviendrait d'assurer aux travailleurs un minimum en argent ou en nature. Cette mesure essentiellement transitionnelle permettrait pendant les premières années d'attendre que l'exploitation soit "rentable". Ce n'est pas autre chose en réalité qu'un bénéfice garanti par le capital au travail.

Pour répondre à l'objection qui vient à l'esprit : que ce ne sera qu'une prime à l'inertie, à la paresse ou au sabotage..., François Barrier précise qu'il ne sera garanti qu'à celui qui aura satisfait aux obligations contractées par lui : "de se livrer à tel ou tel travail, de remplir telle ou telle fonction et, qui aura apporté le zèle et l'activité "qu'impose un devoir librement consenti"

Les associés ont également le droit, en cas de maladie, aux soins gratuits. Les visites du médecin et les médicaments leur sont assurés aux frais de la Société. Des retraites leur sont dues à la suite de longs services ou pour cause d'infirmités contractées au service de tous.

La Société assure également gratuitement l'instruction des enfants jusqu'à l'âge de sept ans.

Un livre parut en 1814, parle de la régionalisation de l'Europe et envisage même une fédération des peuples d'Europe...

               Vision intelligente d'une Europe Unie

Auteur : St Simon Claude Henri de Rouvray (comte de...), philosophe et économiste français 1760 - 1825.


Mémoire

Jules Bied, alors directeur du laboratoire de la Sté Pavin de Lafarge, découvre en 1908, le ciment fondu, fabriqué à partir de Calcaire et de Bauxite (*), alors qu'il était à la recherche d'un liant hydraulique qui ne soit attaqué ni par l'eau de mer ni par les eaux sulfatées.

(*) Ciment d'aluminate de calcium.

Il est le petit-fils du maire de Diémoz : Jean Baptiste Bied, mandat : 1808 - 1830.

Église Saint-Roch
Photo Jean-Pierre GALICHON


Monument aux morts

Repère géographique.png Repères géographiques

Lieux-dits
Diem Lieux-dits.jpg

Démographie.png Démographie

Année 1698 1730 1763 1790 1801 1806 1810 1820 1831 1836
Population 452 532 648 596 563 614 704 712 733 749
Année 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
Population 783 770 895 825 811 747 775 746 671 640
Année 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
Population 602 571 549 559 526 461 446 415 499 540
Année 1954 1962 1968 1975 1983 1990 1999 2006 2007 -
Population 549 628 741 1 003 1 699 1 851 2 231 2 357 2 567 -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cfr : INSEE & Population 2007.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Claude Nesmoz Av 1599 - 1641 Dcd_1641  
Pierre Labbé 1651 - 1688 Dcd_1688  
- - -  
Pierre Étienne Truchet 1792 - 1795 né le 10/05/1750 à Diémoz  
Benoit Zacharie Morel 1795 - 1797 né le 16/01/1771 à Diémoz  
Jean Baptiste Sarrazin 1797 - 1799 -  
Claude Ravet 1799 - 1800 -  
Pierre Brunel 1800 - 1801 -  
François Laverlochère 1801 - 1808 -  
Jean Baptiste Bied 1808 - 1830 Ancêtre de Jules Bied, découvreur du ciment fondu.  
Eustache Jean-Baptiste Truchet 1830 - 1840 -  
Maximilien Reverchon 1840 - 1842 Mouvement Utopiste : Phalanstères.  
Pierre Étienne Chaleyssin 1842 - 1845 -  
François Clapisson 1845 - 1865 -  
Pierre Jourdan 1865 -1870 -  
Pierre Truchet 1870 - 1874 -  
Jean-Baptiste Brunat 1874 - 1876 -  
Pierre Truchet 1876 - 1877 -  
Pierre Durand 1877 - 1881 -  
Denis Boulud 1881 - 1884 -  
Jean Cuzin 1884 - 1904 -  
Jean-Baptiste Francis Badin 1904 - 1912 -  
Jean NAQUIN 1912 - 1920 -  
Pierre LIGONNET 1920 - 1920 -  
Rémy NAQUIN 1920 - 1925 -  
Pierre NAQUIN 1925 - 1929 -  
Joseph PERENET 1929 - 1942 -  
Pierre NAQUIN 1942 - 1944 Adjoint. Remplace le maire démissionnaire.  
Rémy TOUCHANT 1944 - 1971 Passementier, Agent d'assurances.  
Gabriel REY 1971 - 1985 -  
Christian REY 1985 - (2014) -  
- - -  

Cf. [ MairesGenweb]

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les Desservants Parroissiaux (curés)

Prénom(s) NOM Période Observations
Laborel 1740 - 1759  
Germond 1759 - 1784  
Jas 1784 - 1785  
Bermond 1785 - 1792  
Teillon 1804 - 1808  
Martel 1808 - 1819  
Piot 1819- 1824  
Barbiere 1824 - 1828  
Riche 1828 - 1858  
Chapuis 1858 - 1860  
Ferouillat 1860 - 1869  
Rebuffet 1869 - 1879  
Germanot 1879 - 1899  
Achard 1899 - 1900  
Billon-Galland 1900 - 1916  
Pillon 1924  
Thuret 1928  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
Diémoz-Mairie.jpeg

Mairie
Adresse : Place Henri Bousson - 38790 DIÉMOZ

Tél : 04 78 96 20 08 - Fax : 04 78 96 28 84

Courriel : Contact

Site internet :

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr/ville-diemoz.html (06/2009)

Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Crédits : Georges Ogier : Photos et mise en texte

Rémi Touchant (+) : Le fourriérisme.

Lucien Nèple : Recherches archivistes

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références


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