38015 - Artas

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Artas
Ecu 2.png
Mérite Communal Artasien
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 38 - Blason - Isère.png    Isère
Métropole
Canton Blason Saint-Jean-de-Bournay-38399.png   38-28   Saint-Jean-de-Bournay
Code INSEE 38015
Code postal 38440
Population 1026 habitants (1999)
Nom des habitants Les Artasiens
Superficie 1415 hectares
Densité 73 hab./km²
Altitude 376 m
Point culminant 507 m
Coordonnées
géographiques
05°09'54"E/45°32'10"N
Localisation (avant 2015)
38015 - Artas carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Artas ecrin-verdure.jpg

Préambule

Emmergeant de la brume de ce XXI ème siècle, une église romane, bâtie sur une terrasse dans laquelle siège un rocher enchâssé dans ses fondations, celui-ci sert d'ancrage à l'édifice. Autour, se construira un prieuré, comportant cloître et cache de réclusion, une tour ajuste en angle la muraille de clôture. Quelques hameaux gagnés sur la forêt, disséminés ça et là, en bas de la position dominante du complexe religieux, où les habitants, des paysans vivent tant bien que mal du produit de leur travail : élevage, défrichage de terres à emblaver de seigle principalement, production de charbon de bois, corvées pour la prospérité du Prieuré. Peu à peu les offices religieux vont émailler la vie rustique de cette population. D'autres viendront, socialiseront l'espace entre les hameaux et le prieuré. Le village naît de ces nécessités, manger, dormir sous un toit, y élever des enfants, sortir de presque rien en allant vers tout, s'il est possible.

Le prieuré Saint-Pierre (cité dès 1190) dépendait de l'abbaye de Cluny. Dans le pays Saint-Jeannais se sont implantés de nombreux établissements culturels, artisanaux ou ruraux liés à l'abbaye cistercienne de Bonnevaux.

Le Grand Chemin, Lyon - Grenoble

Artas, passage obligé sur le grand chemin relevé sur les cartes du XVIIe siècle, voie reliant La Guillotière à Grenoble, via Dieme, (Artas), Champier, La Frette, Beaucroissant, Fontaine...

Quelques traces archéologiques, plutôt dans la proximité du village (tegulae du premier, second et troisième siècle).

Pierre à Cupules

Mais, citons aussi ce bloc cristallin, erratique bien qu'appartenant à un profil glaciaire nettement dessiné dans cette partie du Dauphiné, et comportant 23 cupules assez marquées en creux. Leur datation (un espace entre le Néolithique final et la période Gallo-Romaine) n'est toujours pas, à l'heure d'aujourd'hui, envisageable, .

Voies Romaines

Autres vestiges, une villa romaine à Pian (bas de la commune de Saint-Agnin en direction d'Artas par Tarnésieu), positionnée là, sur un carrefour des différentes voies romaines (Traces dans le bois de Cankarot dépendant de la commune d'Artas) de seconde importance, reliant Vienne par Bourgoin à la Tour du Pin, ou Saint jean de Bournay, la Savoie, l'Italie du nord.

Un Oppidum domine en situation la partie haute du village où a été placée l'église Saint-Pierre, un point de vue exceptionnel, pouvant être attaché à la surveillance de sécurité de la voie romaine. Une autre fortification dominante placée à l'opposé du village, venant de Roche, semble servir de pendant à la première. Pour les deux, aucun vestige n'a été trouvé, seul leur emplacement s'impose et s'ajuste à la situation.

Le froment

Artas serait l'un des plus anciens villages du canton (actuel) de Saint-Jean-de-Bournay et son nom viendrait du Dieu Mercure qualifié de : Artaïen. Ce Dieu adoré déjà des Allobroges, comme protecteur des marchands, à cause du trafic de leur blé dont se faisait le plus beau et le meilleur pain du monde.

Réminicence de ce passé ou simple conjoncture ? De nombreux boulangers ont fait non seulement souche mais école à Artas (le tout premier recensé : Ennemond David vers 1530...). La journée des fours (en avril), grande expression populaire où se manifeste également la confrérie des boulangers d'Artas.

Naissance de la commune d'Artas

Partie intégrante de la seigneurie puis baronnie de Maubec, le territoire d'Artas a été érigé en commune en 1790 après le démembrement de la communauté Maubec-et-Artas.

Les Archives paroissiales trésor communal

Artas peut aussi s'enorgueillir de disposer de Registes Paroissiaux, parmi les plus anciens du département de l'Isère. Naissances : 1540, Décès : 1660, Mariages : 1626. Cette conservation exceptionnelle de ces registres paroissiaux, ont permis à l'université Claude Bernard, Lyon 1, de Villeurbanne (Rhône), de faire une exploitation statistique sur les décès enregistrés.

Deux situations remarquables (et, très remarquées):

Sécheresse... Notes du curé Robion en 1709. (Transcription)

"en 1709 il fit un si grand froid depuis le sixième janvier jusqu'au 24 dudit, que les gros bleds perirent generalement par tout excepté aux montagnes en sorte que le froment se vendit jusquà dix huit, vingt francs le bichet, le seigle quatorze, quinze, l'orge presque autant, et le bled noir de meme. La famine fut si grande, qu'on ne pouvait point avoir du pain avec de l'argent. La meme annee les vignes, les chataigniers et noyers eurent le meme sort, en sorte que le vin le plus petit et le plus mauvais se vendoit jusqu'a vingt sept, vingt huit, trente francs.

Tremblement de terre... Notes du Curé Meyari en 1855 à Artas. (Transcription)

Je soussigné curé de la paroisse d'Artas, atteste que ce jourd'hui 25 juillet à une heure moins un quart de l'après midi, pendant que nous étions à table au presbytère une forte secousse de tremblement de terre s'est fait sentir à peu près trois ou quatre secondes. La table à subi plusieurs oscillations, comme si quelqu'un l'avait soulevée avec les épaules, et il semblait que le plancher qui est sur cave était soulevé par une force surhumaine. Un bruit sourd s'est fait entendre du mur mitoyen qui sépare la pièce de l'est de celle de l'ouest. Dans une autre pièce du presbytère deux petits fragments de plâtre se sont détachés du plafond. De semblables fragments ont été remarqués dans l'église en deux endroits : sur les dalles du chœur et à la grande porte. Beaucoup de personnes dans le bourg et autres villages qu'Artas se sont aperçus de ce tremblement de terre sans d'abord s'expliquer ce que c'était. Les uns ont remuer des murs assez lourds, d'autres ont entendus des craquements partant de la toiture des maisons, plusieurs ont cru que la maison où ils étaient allait s'écrouler. Une espèce de panique s'est emparé de plusieurs femmes . Heureusement qu'il n'est résulté ici aucun accident fâcheux de ce tremblement de terre, qui à St Jean de Bournay vient de renverser des cheminées sans y faire d'autres dégats. Meyari curé. Note : L'épicentre de ce tremblement de terre était situé en Suisse.

Autres dates marquantes de l'histoire communale :

Le rattachement (décret du 28 février 1872) du hameau du Revollet à la commune d'Artas, dépendant jusqu'alors, c'est à dire dès l'origine, au mandement de Beauvoir de Marc. Un fond de territoire calé entre une zone marécageuse et la colline contre laquelle serpente le chemin d'accès à Artas, par ce hameau du Revollet.

La réintégration administrative et fiscale (Jugement du 06/10/1894 du TC de Vienne Isère) des habitants jouxtant à gauche (en direction de Chèzeneuve) la route de La Grande Forêt, en restitution à la commune de Four (voisine mitoyenne de celle d'Artas). Ainsi tous les actes d'état civil indûment enregistrés dans les registres de la commune d'Artas, ont dû être bâtonnés à Artas avant d'être re-transcrits dans ceux de ladite commune de Four. Et ce bien malgré l'évident éloignement de leur administration de tutelle, pour ceux du village de Four.

Hameaux d'Artas Essais d'une définition.

L'Aberay : (Patois FP) Abeiré, v. Abreuver, mener boire. Ce lieu (l'Aberay) était réputé d'après JB Abel Coindoz, pour y laisser boire les bêtes (grandes mares, en terrain argileux) en revenant du marché de St Jean de Bournay. Mollies et Tout vent : Plateau (Tout vent) argileux situé audessus de l'Aberay, terrain marécageux (Mollies = Moïlles ou Mouilles) concentrant par taches, des zônes humides, marécageuses. Le Baroz = les soutènements des fortifications romaines se nomment "Bares ou Barres", ce lieu-dit le Baroz était géographiquement dépendant dans sa partie Ouest, du village de St Georges d'Espéranche, comme le montre son ancien cadastre, où il est dénommé "La Barre". De fait, le Baroz est situé sur un plateau en relief des marécages du Revollet, il s'agit bien d'une barre qui délimite ces deux lieux dits. De Barre à l'origine : Dit en patois le "e" terminal s'entends comme un "O", l'accent tonique est sur le "A" de bArro, disons au passage que les deux "r" proviennent de la prononciation (roullée) patoise. Importé de Sabaudia, une mode vise à terminer les noms en "O" (bArro)par un "z" (bArroz) terminal. Note : Prévu à l'origine pour renforcer l'antépénultième syllabe. Cette affectation va s'appliquer à la plupart des noms se terminant patoisement par "O"... Soit : Falco, Coindo (de Coindre), Dièmo (de Dième, le village voisin), Triévo (comme Triévoz Gilet en Dième)... La Grande et la Petite Forêt : Issues d'une seule, qui s'est trouvée partagée au fur et à mesure de l'installation des hameaux autour de l'Abbaye. Par suite les coupes de bois alimenteront : la verrerie (appelée verrière), la fabrication du charbon de bois, la marine royale (Planches et mâts) puis pour remettre de l'argent dans les caisses princières (d'Harcourt) des lots sont proposés (sous le nom de "Terre Piocha") à la vente, principalement dans ce qui est et reste alors la plus grande des deux surfaces forestières. Le Revollet : Issue incertaine, viendrait soit de tourbillon, soit de : sommet d'un tertre (Revellum, lequel désigne, au Moyen âge, une localité réputée capable de résister à un assaut). La conformation du terrain (continuité du Baroz jusqu'à la combe biéra qui sert de barrière naturelle entre la zone des marais et Artas) donne lieu à courants d'air, de ce fait l'acception de tourbillon serait plus probable. La Farfatière : situé proche du Revollet, ce nom de lieu-dit apparaît en 1760 à propos du décès de François Lombard (env.16Ans), son père Pierre Lombard est surnommé "Farfat". Les témoins Chomat et Maret sont du Revollet. Sous réserves : ce surnom fait penser à "tritri" (régionalismes du Nord Dauphiné): Fûté, très actif ou qui remue beaucoup en touchant beaucoup de choses... A suivre...

Tranche de démographie Année 1926

Artas : Altitude 376 mètres. 28 Km de Vienne, 5Km500 de St Jean de Bournay, 13 Km de Bourgoin (Jallieu). 869 habitants. 306 Electeurs. Maire: Charles Lacombe (Légion_d'Honneur), Adjoint: Chenavier (Joseph), Conseillers Municipaux : Viard, Piolat, Abel, Maret, Chenavier, Gonin, Blanchin, Nicolas, Gallifet, Martin. Secrétaire de Mairie : Jacquier. Curé : Roudet. Instituteurs : Froment, Genthon (Adjoint). Institutrices : Guicherd (Mme), Bouvard (Adjointe), Froment (Mme) école enfantine. Facteur Receveur des PTT : Gaillard. Garde Champêtre : Blanchin. Receveur Buraliste : Barbier. Accoucheuse : Laverlochère (Mme). Agriculteurs : Bichet, Philippe, Pignard, Soulet-Nallin (Mme), Frizon, Glasson. Marchands de Bestiaux : Bichet (J-L), Bichet (J-L&J-C), Bichet (J-B&Justin), Pignard, Bichet (Francis). Bouchers : Putoud, Bernard. Boulangers : Chailler, Louis. Cafetiers : Bizet, Chailler, Défillon, Jabiol, Mollard, Ogier, Thevenon, Regudy (Albert), Sailler (Charles). Charcutiers : Jaillet, Bellet (Marius). Charrons : Chardon, Martinet. Fabricants de chaussures : Chollier (Jean), Chollier (M.), Gallifet (Auguste), "OX" (Sté de Chaussures à Tarnézieu). Coiffeurs : Fassion, Gandy, Pignard, Rostaing, Chenavier (Jules), Guiamier. Coquetiers : Piolat (Michel), Piolat (joseph), Piolat (Pierre), Piolat (Charles), Perret, Lambert, Défillon. Courtiers en Gants : Batbier, Chenavier, Curchier, Piolat (Pierre). Entrepreneurs : Chenavier (Joseph), Chenavier (J-L)Jabiol, Barbier (L.) maître platrier. Epiciers : Barbiers, Blanchin, Cuzel, Linage. Fabricants de formes pour chapellerie : Piolat (Antonin). Ferblantiers : Morel, Bouvard. Fabricants de fourches, de râteaux : Jacquier, Laverlochère, Linage (Joseph). Gallochers : Gallifet. Hôteliers : Chaillier, Défillon, Jabiol, Louis. Laitiers : Pellet, Syndicat des producteurs de lait d'Artas. Maréchaux-ferrants Barbier, Serlin. Menuisier : Brochud. Notaire : Lacombe. Presseur d'huile : Berthier. Rouenniers : Mollaret, Bouvard (Mme Marcel), Débit de tabacs : Barbier (Jean). Tailleur : Joly. Cabine de téléphonie : Barbier. Tonneliers Jacquier (Hippolyte). Jacquier (J-B-M). Marchand de vin : Drevon.

Naissance de la Fête des Mères

La mise en place (08/09/1904) d'une société mutualiste, d'abord dirigée vers les pères de famille méritants, qui se tourna très vite, tant l'altruisme de sa réflexion était grand, vers les mères de ces familles méritantes.

Carte-1906.png

L'homme de la situation, fut l'instituteur Prosper Roche. Lui-même père d'une famille de sept enfants, ancien engagé volontaire dans la campagne de 1870/1871. La personnalité du fondateur n'est sans doute pas étrangère aux objectifs de la société : encourager la maternité et citer en exemple des modèles d'éducation.

Ainsi, le 19 mars 1905, les membres actifs de l'Union fraternelle des Pères de famille Méritants, étaient appelés à désigner les deux mères de famille auxquelles seront décernés des prix dits de "haut mérite maternel" et des diplômes d'honneur. Ont été élues :

Madame Joseph Bouvard, née Marie Louise Faure, qui a neuf enfants.

Madame Joseph Philippe née Marie Ogier, qui a également neuf enfants.

La grande fête eut lieu le 10 juin 1906. Cette journée et les initiatives qui y furent prises, sont restées indiscutablement dans l'histoire d'Artas. C'est dans cet esprit, que notre village remet en mémoire en 2006, le Centenaire de la naissance de la Fête des Mères. Devoir de mémoire, ou simple retour aux origines ? Parlons désormais d'une célébration qui mettra en avant la notion de famille : sereine, protectrice, éducatrice et en même temps soucieuse de son importance.

Affich 1906.png

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 085 1 159 1 101 990 1 253 1 346 1 320 1 181 1 325 1 302
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1 224 1 203 1 212 1 088 1 071 1 052 1 045 1 025 986 1 000
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 993 874 840 793 750 692 667 646 612 658
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 895 1 026 1 349 1 545 1 673 1 813 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Source : Cassini & Population 2006

Patrimoine.png Patrimoine

Repère géographique.png Repères géographiques

Local Artas.png
Le Grand Chemin

Artas est situé à 15 km de Bourgoin et à 4 km de Saint-Jean-de-Bournay

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Extrait du bulletin municipal d'Artas n° 2 (Juin 1978)

Depuis la première élection de 1790, de nombreux magistrats municipaux se sont succédés.

  • MM. Joseph Decomberousse, maire de 1789 au 13 novembre 1791.
  • Alexis Philippe, du 13 novembre 1791 au 16 décembre 1792.
  • Joseph Gounon, à partir du 16 décembre 1792.
  • Jean Marcel Bresse, nommé par arrêté du préfet le 16 pluviôse An III.
  • Joseph Cuzel, nommé par arrêté du préfet le 18 frimaire An III, en activité jusqu'au 20 vendémiaire An IV, date de son décès.
  • François Cécillon, intérimaire en qualité d'agent communal pendant les années V, VI, VII, VIII.
  • Jean Marcel Bresse, nommé maire par arrêté du préfet le 16 pluviôse An IX, maintenu le 31 décembre 1807 et de nouveau le 15 janvier 1815 jusqu'en juin 1821.
  • Claude Ogier, nommé par arrêté du préfet le 24 juin 1821, maintenu le 20 janvier 1826 et de nouveau le 6 septembre 1830.
  • Jean Victor Bresse, nommé par arrêté du préfet le 13 décembre 1831.
  • Jean Ogier, nommé par arrêté du préfet le 29 novembre 1834.
  • Antoine Vassel, nommé par arrêté du préfet le 7 juin 1836, maintenu le 25 juin 1837.
  • Victor Bresse, notaire, est nommé maire par arrêté du préfet le 21 septembre 1843, maintenu le 10 Novembre 1847 et réélu par le conseil municipal le 26 août 1848. Renommé une nouvelle fois par arrêté du préfet le 10 juillet 1855, maintenu le 11 août 1860.
  • Antoine Bonnard, ancien instituteur, nommé maire par arrêté du préfet le 10 juin 1864 et renommé le 14 août 1865. Le 28 septembre 1870 un conseil municipal est élu et Antoine Bonnard est nommé président. La France est en guerre. Sébastien Janin est nommé président de la commission communale le 26 février 1871.
  • Gustave Bresse, avoué, est élu maire le 18 mai 1871, réélu le 8 octobre 1876 et le 23 janvier 1881.
  • Antoine Delay, élu maire le 18 mai 1884 et réélu successivement les 20 mai 1888, 15 mai 1892, 17 mai 1896, 20 mai 1900, 15 mai 1904, 19 mai 1908, 17 mai 1912. Le 8 novembre 1915, Antoine Delay est décédé, Joseph Cuzel assure l'intérim jusqu'en 1919.
  • Charles Lacombe, élu maire, le 10 décembre 1919, réélu le 17 mai 1925 et le 12 mai 1929.
  • Joseph Morel, élu maire, le 19 mai 1935 et successivement les 20 novembre 1944, 18 mai 1945, 28 octobre 1947, 8 mai 1953, 17 mars 1959, 22 mars 1965, 26 mars 1971.
  • Francisque Chauvin, élu le 25 mars 1977, réélu le 6 mars 1983, réélu 1989.
  • Maurice Barale, élu 17/5/1995, réélu 11/3/2001 , réélu en 2008. Maire actuel (2008).

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
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  • 1540...Romain, Recteur de la chapelle St Maurice à Vienne (38), nommé à Artas.
  • 1541...Benoit Trembley.
  • 1549...Antoine Vignon.
  • 1569...Léonard Vignon.
  • 1604...André Vignon.
  • 1616...Gabriel Choula.
  • 1660...Charles Bellet.
  • 1676...Benoit Vignon.
  • 1681...Pierre Tiedroz de La Croix.
  • 1682...Antoine Gallien.
  • 1698...Louis Robion, curé d'Artas pendant 60 ans! décédé le 12 août 1758 à l'âge de 96 ans.
  • 1756...Jean Baptiste Fontanel, démissionna le 27 janvier 1794. Décédé à Artas le 15/09/1797.

Pendant la période révolutionnaire, il n'y eut point de prêtre à Artas, jusqu'au Concordat.

  • 1804...Jean François Boullu, nommé Recteur d'Artas par l'Evêque de Grenoble le 22/09/1804.
  • 1831...X Chapot, du 5 Août 1831 au 4 septembre 1832.
  • 1832...Auguste Mollin, du 13/09/à novembre 1847. Fin du Prieuré.
  • 1847...X Meyari, du 24 novembre 1847 à 1860.
  • 1860...Louis Joseph Carrier.
  • 1861...Joseph Poix.
  • 1892...Félix Rebreyend.
  • 1910...Joseph Ballet.
  • 1923...Joseph Roudet.
  • 1933...Germain Sadin, décédé le 10/08/1980.
  • 1977...Le curé Chabert de Meyrieu assure le service pendant l'intérim. Prend sa retraire en 2004.
  • 1980...Henri Guillon, Regroupement des Paroisses.

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
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                • En création.


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Du lundi au vendredi de 9H00 à 12H00 et de 14H00 à 17H00.

Le Samedi matin de 9H00 à 12H00

Tél : 04 74 58 73 31

Fax : 04 74 58 50 30

Seuls les actes d'état civil de moins de cent ans, sont délivrés par le secrétariat de la mairie. Il n'est pas dans les attributions du personnel territorial de délivrer au public des copies d'actes de l'état civil ancien. Pour cela, veuillez consulter la page "Dépouillements des Registres Paroissiaux".

Merci de votre attention

Dépouillements des registres paroissiaux

Préambule

Les Archives de France, imposent pour la consultation des documents d’archives par le public, qu’un agent territorial soit présent pendant tout le temps de cette consultation. Ceci évoque naturellement un personnel en surnombre. Ce qui est absolument impensable.

Cette première nécessité, limite donc la mise à disposition du public, toutes les archives concernées.

Par contre chez certaines de ces communes, des citoyens sensibilisés par la richesse du patrimoine, se sont regroupés en une association. Ce sont ces bénévoles, plus ou moins soutenus financièrement par les mairies, qui s’assument à la conservation, voire le sauvetage et le classement des documents anciens.

· La conservation, est l’entretien des supports : désinsectisation, séchage, plaquage, reliure. · La sauvegarde, est le changement de support de lecture, soit par saisie (frappe au clavier) dans un lo-giciel vertical ou un tableur, soit par enregistrement numérique à plat (scanner), soit par photographie (sans flash). La translation des lectures des actes par saisie au clavier d’un ordinateur. Cette dernière méthode est certainement la plus longue, et la plus risquée en traduction de lecture des noms et des dates (paléographie). Cet « écueil » passé, le résultat peut être bien évidemment lu à l’écran de l’appareil, ou imprimé avec des critères de tris qui ne feront que faciliter les recherches (Excel : fiches classées en ordre alphabétique par exemple).

Les règles de classement des documents archivés, restent celles des archives de France.

Les documents numérisés seront classés par média (HD, CDRom, DVDRom). Ce sont eux qui doivent devenir supports de consultations. Alors que les originaux passeront au coffre (ignifugé, dont la résistance au feu doit être au moins de 90 minutes) où, malgré cette retraite de conservation forcée, ils resteront disponibles pour des recherches administratives ou professionnelles (exclusives). Note : il est certainement incompréhensible que certaines communes disposant de sauvegardes numérisées, les ignorent, et continuent de servir des photocopies interdites.

Reste enfin la consultation des documents sauvegardés. Celle-ci ne peut être offerte aux chercheurs que pour des jours et des heures bien précis de permanence des bénévoles de l’association.

En tout premier lieu cette présence vise à renseigner le public et éventuellement l’assister. · Accueil des généalogistes : Mise à disposition des documents sauvegardés, aide aux dépouillements, à l’organisation des arborescences familiales... .A noter qu’en amont, le travail de mise en place des documents de substitution, est à réaliser de façon opiniâtre, et que très souvent la carence en secrétaires formés à l’utilisation de l’outil l’informatique devient problématique.

Ainsi au delà, l’aide bénévole ne peut donner plus. Il lui est pratiquement impossible de fonctionner comme un véritable service d’archives (matériel de bureau, fournitures, disponibilité…)

Situation

Les Archives départementales sont en tout premier lieu l’endroit où naturellement se consultent toutes les archives. Ce lieu est officiellement unique.

Les communes ont obligation de gérer en « bon père de famille » leur patrimoine de plus de cent ans d’âge. Hélas, face à la charge financière, certaines se défont auprès des Archives Départementales (véritable propriétaire et gestionnaire), en premier lieu des registres paroissiaux puis, si nécessité, de ceux d’état civil ancien.

Les associations qui se chargent de maintenir ces archives, supplées au mieux de leur constitution, la carence communale, mais n’ont aucune obligation administrative. Le bénévolat n’est pas une profession, mais une assistance partageable (librement consentie).


Artas

En 1960 la rencontre de deux idées devait se faire concrétiser un projet maintes fois remis en cause : recenser, classer et exploiter à des fins documentaires les documents d’archives réunis par un homme épris d’histoire : Monsieur Joseph Morel, maire de la commune d’Artas (durant : 42 ans, tout de même).

L’encadrement de ce travail, conduisit tout d’abord à la mise en place de l’Association Mémoire et Patrimoine de laquelle se dégagera la solution de centraliser toutes les archives dénombrées dans un espace, qui se veut virtuel et que l’on désignera comme étant le Conservatoire Municipal des Archives Communales. C’est une entité gérée par une commission paritaire : 5 élus municipaux – 5 membres du bureau de l’Association . Un administrateur désigné par cette commission, coopté par le maire, est chargé de la bonne tenue des richesses manuscrites et imprimées du fond.

Un budget de fonctionnement a été établi : La commune prévoit une ligne budgétaire documentée, lorsque nécessaire. Et l’Association Mémoire et Patrimoine d’Artas, vertu de sa constitution, met à la disposition du Conservatoire, ses ressources bénéficiaires (après déduction de ses frais de fonctionnement), issues des adhésions de ses membres, des manifestations et autres produits annexes, présentant au fil des mises en ordres le Patrimoine artasien reconstitué.

L’essentiel de ces investissements à d’abord été réalisé, pour du matériel informatique : Ordinateurs (2), logiciels divers, imprimantes (2), Scanner (A3), puis sur du matériel de bureau (support de l’informatique), des armoires de classement des documents archivés, un coffre–fort pour abriter les registres paroissiaux, les registres de l’état civil ancien, et quelques autres documents : terriers, débats communaux…), un appareil photo numérique, un combiné magnétoscope. Tous les documents et matériels sont regroupés et fonctionnent dans une pièce aménagée en sous-sol, à l’abri d’un certain nombre d’avatars. C’est la crypte informatique du Conservatoire. Ce lieu n’est pas autorisé au public.

Tous les investissements résultants, sont classés communaux. Ils sont dès leur affectation au Conservatoire, propriété communale, à usage restrictif aux personnes autorisées.

Ainsi, le Conservatoire Municipal des Archives Communales fournit-il les ressources et les moyens matériels. Alors que l’Association Mémoire et Patrimoine d’Artas, les structures de mise en œuvre, la matière grise… Dans une association les gens se regroupent au sein des activités, ce qui est normal, par affinité. Mais d’ores et déjà il faut admettre une chose, le patrimoine attire une population qui à pour être sensible à son existence, déjà un vécu, ce sont pour la grande majorité des retraités ou à quelques mois de l’être. Leur situation d’actifs, n’a pas été spécialement primée de techniques modernes, comme tout ce qui touche l’informatique. Les reconversions sont très difficiles, trop d’a priori , de timidités…

Ainsi la sauvegarde des registres subit-elle ce grand manque. A artas, une seule personne s’est attelée à cette tâche, ingrate s’il en est. Il s’agit surtout de la translation au clavier des actes lus sur les registres. Une commune comme Artas représente 25000 actes, pratiquement tous enregistrés (sous Générel) à l’heure d’aujourd’hui. De cette base de données ils sont ensuite remis en forme dans un tableur. Ce dernier est alors édité sur papier (format A3) en ordre alphabétique : c’est ce que l’Association donne à consulter.

Lorsque certains renseignements s’avèrent « indispensables » au chercheur, alors une traduction plus complète, sur place est envisageable : c’est l’assistance du permanent.

Mais en aucun cas il n’apparaît dans ce fonctionnement, que L’Association (protection et mise en valeur du patrimoine artasien) voire, le Conservatoire (espace virtuel d’archivage et de conservation des documents), conçoivent des tâches autres que celles qui ressortent de leurs attributions respectives. Quelques aménagements ont tout de même été mis en place. Lesquels, pour être clair, sont encadrés par un règlement intérieur qui vise à produire une meilleure efficacité en fonction des personnes disponibles.

Règlement intérieur (Extrait : Section Archives Généalogiques)

Les membres de l’Association "Mémoire et Patrimoine d’Artas (38440)" ne sont pas habilités à faire des re-cherches généalogiques pour le compte de tiers, quelle que soit leur qualité. Les registres BMS et NMD, de la commune d’Artas, ne sont plus consultables manuellement, sauf exceptions administratives documentées (Notaires). Par contre, "l’Association Mémoire et Patrimoine d’Artas", substitue à cette décision communale, des saisies informatisées et imprimées, interrogeables (gratuitement) sur place, les jours de permanence de l’Association. Les Photocopies d’actes ne sont pas autorisées. Les actes produits par l’association Mémoire et Patrimoine d’Artas, restent de sa discrétion, le plus souvent ils seront issus de la base de données Générel et imprimés au format de fichier texte.

Traitement des demandes faites par courrier postal : la première demande, obligatoirement, est accompagnée d’une enveloppe adressée (au nom et adresse du demandeur) et timbrée au tarif LETTRE en vigueur. Cette première réponse est gratuite, et ne peut excéder, la production de trois actes (BMS ou NMD).

Pour les requêtes suivantes, le demandeur devra être membre de l’association Mémoire et Patrimoine et à jour de cotisation annuelle. (Adhésion de soutien : 12 Enros) Adhésion Section Généalogique : 15 Euros

Règle participative aux expéditions des impressions d’actes : outre une enveloppe adressée mais non timbrée par demande, il est nécessaire d’ajouter : 1 timbre postal (Lettre) par cinq actes demandés. Si cette règle n’est pas honorée, l’expédition ne sera réalisée que pour le montant joint.

Note : Pour être un système d’assistance bénévole, encadré financièrement, l’Association prestataire n’en est pas moins soumise à des règles trésorières. D’où, la nécessité d’une participation onéreuse de tout demandeur.

Toute demande d’adhésion faite avant le 31 octobre de l’année en cours, est comptabilisée pour ladite année. Les cotisations d’une façon générale fonctionnant à l’année civile (début janvier – fin décembre) même si l’assemblée générale tient ses instances en février.

L’appel, des cotisations exigibles en décembre, est relancé dans le dernier bulletin de l’année. Toute année commencée (à cpter du 15 janvier) est due. Au delà l’adhérent est considéré comme démissionnaire.


Permanence de l'Association : tous les mercredis ouvrés : 9H00 – 12H00 (qqf Prendre RdV)

Secrétariat Mairie) Tel : 04 74 58 73 31

Mairie, place du 11 novembre - 38440 ARTAS

Archives notariales

Remarques

Crédits :

Mise en page

Consultants

Photothèque

Ressources Mémoire et Patrimoine.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

ARTAS, Village du Bas Dauphiné, Joseph Morel - Pascal Chauvin.

Notice de St-Agnin, Jean Baptiste Lambert

Regest Dauphinois, Chevalier (Chanoine Ulysse...).

Archives d'Artas, Fond Mémoire et Patrimoine d'Artas.

Pierres à cupules, Hugues Chatain.

Glânes d'ici et là, Franck Tempesta.

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