37091 - La Croix-en-Touraine

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La Croix-en-Touraine
Blason La Croix-en-Touraine-37091.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 37 - Blason - Indre-et-Loire.png    Indre-et-Loire
Métropole
Canton Blason Bléré-37027.png   37-03   Bléré
Code INSEE 37091
Code postal 37150
Population 1798 habitants (1990)
Nom des habitants Crucifixiens, Crucifixiennes (prononcé `Crucificien')
Superficie 1504 hectares
Densité 120 hab./km²
Altitude Mini:
Point culminant 117 m
Coordonnées
géographiques
-° / -° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
37091 - La Croix-en-Touraine carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Le nom de La Croix en Touraine :

  • Sanctus Quintinus ante Blireium 1035 (ChronComtesAnjou).
  • Crux de Blereio, villa de Cruce de Blereio 1250 (ChartMarmoutier).
  • Sanctus Quintinus de Pratis 1290 (PouilléTours, p. 5).
  • la Croix de Bléré 1348-1389 (CartArchevTours, n° 179).
  • la Croez de Bléré 1370 (aveu de Marie de Maillé : DIL 4, 4-6).
  • la Croiz de Bléré s.d. [XIVe s.] (CartArchevTours, n° 202).
  • La Croix-en-Touraine par décret du 14 février 1938.
  • Nom révolutionnaire : Pont-de-Bléré.

Du latin Cruce « croix ». Le nom actuel, La Croix, n'apparaît dans les textes qu'à partir du XIVème siècle. Ce fut très certainement une croix marquant le carrefour entre deux itinéraires importants : la voie Tours - Bourges (ancienne voie romaine) et le chemin secondaire Bléré - Amboise. Une croix peut avoir été érigée pour marquer la présence de l'église Saint-Quentin, établie à quelque distance du bourg. La plupart des toponymes « Croix » ou « La Croix » maintiennent cette ambiguïté sémantique : les carrefours étant pour la plupart signalés par une croix, il est difficile de distinguer la croix de carrefour du symbole chrétien. Situé à son origine autour de l’église, d’abord simple chapelle de halte sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, le village aurait été fondé lors de la colonisation romaine, par un certain Quintinus qui lui a donné son nom, « Quintini ».

En 1218, Symon Baudry et sa femme Isabelle cèdent aux religieuses de Moncé toutes les dîmes qu'ils possèdent dans la paroisse de Saint-Quentin-des-Prés, aujourd'hui La Croix-en-Touraine . Au XIIème siècle, dans le petit bourg, se dressait une tour à feu que l’on allumait pour signaler aux populations que l’ennemi approchait. Quintini possédait son château fort, mais perdit son prestige au profit de Bléré, aux environs de 1325, après la destruction du château.

Au fil des temps, le village devint Sanctus-Quintini-de-Prato (Saint-Quentin-des-Prés), puis Sain-Quintinus-anté-Blérium (Saint-Quentin-avant-Bléré). La Croix-en-Touraine porte au XIème siècle et jusque vers 1250 le nom de Saint-Quentin-près-Bléré ; l'église paroissiale en garde le vocable avant que n’apparaissent le nom de Crux-de-Bleireio au XIIIème siècle et La Croez-de-Bléré.

Au XIVème siècle, La Croix n'était qu'un simple hébergement. Par la suite, elle devint une châtellenie, puis une baronnie, sans que l'on sache comment ce dernier titre lui est venu. Elle relevait de l'archevêché de Tours, à foi et hommage lige et soixante sols à muance de seigneur.

Le fief de La Croix était passé dans la maison de Maillé. Marie de Maillé, veuve de Péan de Maillé, seigneur de Bléré, et dame de La Croix-de-Bléré, épousa Geoffroy II de la Haye, baron de la Haye, seigneur de Neuilly-le-Noble, Mouzay, etc. De ce mariage naquit une fille unique, Isabelle, femme de Pierre de Marmende, baron de la Haye, seigneur du Faye-la-Vineuse et de la Roche-Clermault.


Héraldique

D'azur à la croix de Malte d'argent, au chef du même chargé de trois merlettes de sable.

Histoire administrative

  • Département - 1801-.... :
  • Arrondissement - 1801-.... :
  • Canton - 1801-.... :

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Patrimoine.png Patrimoine

Église paroissiale Saint-Quentin

Eglise paroissiale constitue un très bel exemple de l'art roman du XIIème siècle. Elle est composée d'une nef simple, couverte d'une charpente lambrissée, d'un transept sur lequel s'ouvrent deux chapelles latérales avec absidioles, et d'un chœur communiquant avec ces chapelles et terminé par une abside semi circulaire. La croisée du transept, dont les quatre grands arcs portés par de fortes colonnes avec chapiteaux à larges feuilles, sont en tiers point, est couverte d'une voûte d'ogives. La chapelle du XVème siècle de l'angle sud-ouest du transept est couverte d'une voûte à nervures prismatiques. Un clocher octogonal surmonte la croisée du transept, l'étage du beffroi percé de baies en plein cintre. La nef est précédée d'un porche de charpente abritant le portail ouest sans ornements.


Le Château de La Herserie



Le Château de La Gaillardière

Cette métairie, faisant partie de ce hameau, appartenait à Jean-François Martineau, avocat au Parlement, juge au siège présidial de Tours et administrateur de l'hôpital de la même ville, décédé à la Gaillardière, le 9 décembre 1784.

La construction actuelle a sans doute été remaniée en 1743. Une demeure noble existait antérieurement. Il en subsiste quelques traces, notamment une tour carrée à usage de colombier, datant vraisemblablement du 16ème siècle, et conservant des boulins circulaires en terre cuite.

Au sud, un fronton en tympan couronne la partie centrale de pierre de taille, en saillie. Les deux jambages de cette saillie sont taillés en pilastres plats, surmontés de chapiteaux aboutissant aux extrémités du fronton. Une grande terrasse prolonge le niveau des salons et surplombe le parc.


Le Château de Paradis

Le domaine du château de Paradis formait un fief relevant de la seigneurie des Cartes. Le château fut probablement construit à la fin du 15ème siècle ou au début du 16ème siècle. Le château se composait alors d'un corps de bâtiment percé de fenêtres accostées de pilastres et tourelle d'escalier saillant sur la façade sud, ainsi que d'une aile en retour d'équerre vers le nord. De cette aile ne subsiste que le mur ouest.

En 1767, lorsque le château de Paradis fut acquis par le duc de Choiseul celui-ci le fit transformer en reconstruisant l'aile orientale sur un plan plus important, et l'aile en retour, prolongée par deux petits pavillons.

Puis, le nouveau château fut prolongé au nord et au sud dans la même architecture, à la place de ces deux pavillons. Dans une salle du rez-de-chaussée ont été transférées des boiseries et un plafond peint provenant de l'hôtel Joyeuse d'Amboise, et une cheminée de pierre provenant de Chanteloup. Au nord-est subsiste la fuye du XVIème siècle.


La tuilerie de La Croix-en-Touraine

Le premier four est construit en 1846 pour Louis Calmelet-Daën à Tours et était exploitée par Jean Couët, tuilier-fermier, et son fils, puis en 1847, exploité par Marignier-Perrigault.

Différents propriétaires sont les suivants 

  • En 1851 à César Bacot, député à Tours, exploité par François Deschamps et 2 ouvriers.
  • En 1852, à Girault, marinier à Bléré.
  • En 1857, à Claude Jacquelin-Delétang, charcutier à Bléré.
  • En 1869, à Georges Jacquelin-Desnoues, charcutier à Bléré.
  • En 1870, à Pierre Girault fils, tuilier.
  • En 1874, à Pierre Blondeau-Payen, fabricant de tuiles exploité avec son fils et 1 ouvrier. C’est vraisemblablement ce dernier qui fait construire le second four.
  • En 1906, à Auguste Blondeau-Dugué, tulier.
  • En 1885/1886, le salaire de l'ouvrier était de 3 à 3, 50 francs pour une journée de 10 h. L'activité était de 6 mois l'an.

L'activité a cessé sur le site vers 1910/1911 et en 1926 la tuilerie est portée démoli depuis l'année 1920.

On observe 2 fours accolés, en moellons de tufeau bruts et dégrossis avec chaînes d'angle et couronnement en pierre de taille dure et chemisage en brique, un couronnement en débordement de 0,15 m les ceinture. L'embrasure de foyer Sud est une voûte plein cintre et piédroits en brique ; celle du Nord, obstruée, était à voûte en arc segmentaire. L'embrasure de foyer Sud est obstruée par de la maçonnerie. L'embrasure de chargement Nord est rectangulaire. Les parois de la cuve Nord s'effondrent. Le site était desservi par une voie particulière.



Repère géographique.png Repères géographiques


Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population - - - - - - - - - -
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population - - - - - - - - - -
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population - - - - - - - - - -
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - - -
Population 1 668 1 798 1 973 - - - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cfr INSEE & Cassini


Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -  
- - -  
- - -  
- - -  
- - -  
- - -  
Jocelyne COCHIN 2001 - (2014) - [ Photo]  
- - -  

Cfr [ Mairesgenweb]


Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
Edouard Jean JOUTEUX 1877-1834  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés


Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
Commune.png

Mairie
Adresse : - LA CROIX-EN-TOURAINE

Tél : - Fax :

Courriel :

Site internet :

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : ()

Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • L’origine des noms de lieux de l’Indre & Loire - Stéphane Gendron - Edition Hugues de Chivré.
  • Dictionnaire géographique, historique et biographique d’Indre & Loire et de l’ancienne province de Touraine Tome I à VI - J-X Carré de Busserolle - BNF Galicia.
  • Histoire de Touraine depuis la conquête des Gaules par les Romains jusqu’à l’année 1790 - J. L. Chalmel - Edition Fournier - BNF Galicia.
  • Armorial général de France T 1 et 2 - Charles d’Hozier - BNF Galicia.
  • Charte de l'Abbaye de Saint Julien de Tours du XIème au XIVème siècle - BNF Galicia.
  • Dictionnaire Historique et Héraldique de la Noblesse Française - D. de Mailhol - BNF Galicia.
  • Le Val de Loire, Patrimoine Mondiale - Fondation du patrimoine.
  • Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France - P. Anselme - BNF Galicia.
  • Approche chronologique de la maison paysanne dans les pays de la Loire - François Le Bœuf - Revue des Patrimoines.
  • Jacques Thomas, - Fours à chaux, tuileries et briqueteries du Lochois dans le bulletin de la société archéologique de Touraine, t. XLV, Tours, 1998.
  • Jacques Thomas, - Fours à chaux, tuileries, briqueteries en Touraine, s. l., 2005.
  • Société d’Histoire, Lettres Sciences & Arts de La Flèche, Les Annales Fléchoises et la Vallée du Loir, Revue historique, Archéologique Artistique et Littéraire, Janvier-décembre 1912.
  • Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze.
  • L'abbé C. Chevalier, Promenades en Touraine.
  • L’association « Les amis du Cher canalisé ».
  • Inventaire général du patrimoine culturel.
  • Le Canal de Berry (Joachim-de-Bellay).
  • Les manuscrits à peintures en France 1440-1520, François Avril, Nicole Reynaud, Flammarion.
  • Etat de la France - 1752 - Comte de Boulainvilliers par T. Wood & S. Palmer à Londres, Tome 6.


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