22186 - Pléneuf-Val-André

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Pléneuf-Val-André
Blason Pléneuf-Val-André-22186.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 22 - Blason - Côtes-d Armor.png    Côtes-d'Armor
Métropole
Canton

Blason Pléneuf-Val-André-22186.png   22-32   Pléneuf-Val-André (Ancien canton)

Code INSEE 22186
Code postal 22370
Population 3 949 habitants (2008)
Nom des habitants Pléneuviens, Pléneuviennes
Superficie 1 707 hectares
Densité 231 hab./km²
Altitude Mini: 0 m
Point culminant 117 m
Coordonnées
géographiques
48.590833° / -2.548055° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
22186 - Carte administrative - Pléneuf-Val-André.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

À propos du nom : autrefois Pluenot puis Plenneuc, Pléneuf devient Pléneuf-Val-André en 1965.

Bref historique

L'histoire de Pléneuf-Val-André se perd dans la nuit des temps.

Des traces d'occupation préhistorique ont été mises à jour sur tout le territoire de la commune. L'éboulis de Piégu a été fouillé en 1987 et a permis d'exhumer les restes humains les plus anciens de Bretagne - 200 000 ans ainsi que divers outils en os de cerf, haches de pierre, bronze. L'occupation au néolithique se traduit par le cairn de la Ville Pichard, du sousterrain de Quinrouët (âge du fer). Ce cairn, classé monument historique en 1965 est constitué de trois enceintes dont l'une, circulaire est pavée d'un dallage en grès rose d'Erquy bordé par des pierres dressées. Une importante peuplade Celte a ensuite élu domicile sur le territoire de la commune.

Près des hameaux de la Ville Brexelet et de Bel-Orient ont été découverts les restes de camps romains.

Au VIIIe siècle, ayant déjà quelques animosités avec les Angles et les Saxons, des Celtes de Grande Bretagne débarquent sur la grève qui allait devenir plus tard le Val-André. Trouvant refuge près des points d'eau de Lesquen, des Villes Cado et du Vieux Val, ils baptisent leur implantation de peuple nouveau Plou Nevez. Une confrérie de moines s'est établie sur Château Tanguy à la même époque.

L'époque féodale a été marquée par la construction du château du Guémadeuc et de la Motte seigneuriale du XIe siècle. Le château était construit à l'emplacement de l'actuelle salle polyvalente dont elle a pris le nom. Ce château a été détruit le 23 avril 1590 par les canons des Ligueurs. Le château a ensuite été démantelé et rasé en 1835. Les pierres ont été réutilisées pour la construction du château du Cloître et pour la réparation de l'ancienne église. Témoin de cette construction, la pierre enchâssée dans le mur du presbytère représentant un fragment du gisant de Jacques II de Guémadeuc.

La motte féodale est toujours visible et a été coiffée d'un oratoire en 1893.

D'autres vieilles bâtisses sont toujours visibles de nos jours, le manoir de la Ville Nihon (ferme fortifiée du XVIe siècle), le château du Cloître, le château de Nantois (XVIIe siècle). Afin de contenir l'envahisseur venu d'outre Manche, la surveillance du littoral était confiée à des douaniers dont le sentier a pris le nom et qui est devenu maintenant le grand GR34. Le corps de garde (1746-1795) est le témoin de cette époque.

Le port de Dahouët a toujours offert un abri sûr au fond de la ria constituée par l'estuaire de la Flora. Déjà au XIIe siècle, les Vikings connaissait ce Petit Havre. Le port a connu son essor à partir du XVIe siècle avec la pêche hauturière. Terre-Neuve et l'Islande étaient les destinations de ces trois-mâts effectuant la pêche à la morue.

Les premières habitations s'implantent au Val-André. Un certain Amiral Charner s'y installe en 1865. En 1880, un ingénieur disciple de Ferdinand de LESSEPS, Charles COTARD en villégiature dans la région, se laisse séduire par la grève Saint-Symphorien. Il décide d'en faire une station balnéaire et trace les axes autour desquels les futures villas vont très vite se construire. Cette station va porter le nom de Val-André. Cette époque connaît la construction de nombreux bâtiments qui marqueront le paysage. La chapelle (1896) et la pension du Val-André (1884), l'oratoire de Dahouët (1889), la nouvelle église de Pléneuf (1889) remplaçant la précédente plus modeste trop exigu pour accueillir la population. Les restes de cette église sont encore visibles avec les piliers de part et d'autre de la place de Nantois, le porche ornant le mur du presbytère...

L'histoire de l'oratoire remonte au 16 mai 1864 quand une première Vierge est installée sur le quai de Dahouët. Une année plus tard, elle fût déplacée sur le flan du goulet et couverte par la suite d'une coupole en fonte soutenue par 4 colonnes de granit. Complètement rongée par le sel et décrépite, elle a été remplacée en 1966 par une statue en granit. Autrefois recouvert d'ex-voto, ces derniers ont été déplacés dans les chapelles de la paroisse. Ce monument a donné son originalité à l'entrée du port de Dahouët.

D'autres bâtiments contemporains témoingent de cette belle époque : la maison de Rosmeur (1884) devenue de nos jours la mairie, l'Amirauté (1860), la communauté du Val-André, le Grand-Hôtel (1894).

L'Amirauté, se nomme ainsi car en 1860, l'amiral CHARNER fit construire une vaste maison entre les dunes de la grève Saint-Symphorien. La demeure et le parc sont aujourd'hui propriété de la ville depuis 1954. Le parc accueille des tennis et des concerts de jazz l'été venu.

La Communauté tient son nom de la Congrégation des Sacré Cœurs de Jésus et Marie qui construit entre 1854 et 1886 une pension pour famille modeste. Servant d'hôpital durant la première Guerre mondiale et investie par les Allemands durant la Seconde sa dernière utilisation a été une maison de retraite. Cette vaste bâtisse a été détruite en 2008 pour édifier à sa place un centre de thalassothérapie. La chapelle attenante a seule été conservée.

L'époque contemporaine est marquée par une plus forte densification des habitations. Traduisant les habitudes des résidents, les maisons sont tantôt des résidences principales ou secondaires. Le quartier des Lamballais est le témoin d'une concentration en résidences de fin de semaine pour les plus aisés d'entre eux. Par la suite, le développement des transports a apporté son flot de vacanciers. Rennais, Parisiens et maintenant Européens du Nord, chacun vient y chercher la sérénité dans une station familiale. La station du Val-André déjà dépendance de la commune de Pléneuf a été rattachée au nom de Pléneuf pour former le nom de la commune de Pléneuf-Val-André par décret du 9 janvier 1965.

L'activité économique auparavant tournée vers le secteur primaire (agriculture, pêche) est maintenant beaucoup plus tournée vers le tertiaire et essentiellement le tourisme.

Histoire administrative

  • Département - 1801-1990 : Côtes-du-Nord, 1990-2019 : Côtes-d'Armor
  • Arrondissement - 1801-2019 : Saint-Brieux (Saint-Brieuc)
  • Canton - 1801-1965 : Pleneuf (Pléneuf), 1965-2019 : Pléneuf-Val-André
  • Commune - 1801-1965 : Pleneuf (Pléneuf), 1965-2019 : Pléneuf-Val-André

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Héraldique

Différents blasonnements :

  • Blason Pléneuf-Val-André-22186 Variante.png Parti : au premier de sable au léopard d'argent accompagné de sept coquilles du même ordonnées 4 et 3, au second de gueules fretté de six pièces d'argent. (Source : La Banque du Blason)
  • Coupé, au 1er de sable, au léopard d'argent accompagné de sept coquilles de même, ordonnées 4 et 3, au 2e de gueules fretté d'argent de six pièces. (Source : Wikipédia)
  • 22186 - Pléneuf-Val-André Plaque de rue.jpg Plaque de rue.

Patrimoine.png Patrimoine

Voici une liste exhaustive des éléments du patrimoine remarquables.

  • Chapelles :
    • de Nantois ou Notre-Dame-de-Toutes-Aides du XVIIe siècle
    • Saint Mathurin du XVIIe au XXe siècles


  • Châteaux :
    • du Cloître
    • de Nantois du XVIIe siècle
    • de la Ville-Berneuf


  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du XIXe siècle, à Pléneuf
  • Fontaines du Temple, de Lesquen, de la Boulaie, du Préto, de la Ville-Berneuf
  • Fours à pains du Vauclair, des Rues
  • Lavoirs de Quinrouët, Les Galimènes, du Préto, des Vallées, de Dahouët
  • Manoir de la Ville-Nihon du XVIe siècle
  • Manoir du Vauclair du XVIe siècle
  • Moulins :
    • à eau de Madeuc, sur la Flora
    • à eau de Vauclair, sur la Flora
    • à marrée au Pont Neuf
    • à vent du Tertre-Bée
    • à vent de Vauclair


  • Pigeonnier récemment ruiné du Cloître
  • Tour ruinée de Nantois
  • Nombreuses maisons remarquables sur la promenade de la Digue ou des manoirs rue de la Mer, rue de la Motte Rouge

Chapelle Notre-Dame du Val-André


Chapelle édifiée en 1898, elle appartenait à la « Communauté des Sœurs ».


Oratoire Notre-Dame-de-la-Garde


Oratoire situé à Dahouët et daté de 1864.[1]


Repère géographique.png Repères géographiques

  • Altitude : de 0 à 114 m


Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 246 1 245 1 365 1 654 1 759 1 816 1 781 1 900 2 030 1 990
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 2 146 2 201 2 277 2 230 2 249 2 317 2 422 2 631 2 693 2 813
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 2 862 2 652 2 809 3 042 3 112 3 600 3 434 3 522 3 651 3 654
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 3 591 3 600 3 680 3 965 4 093 4 069 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Source : Cassini avant 2006, INSEE 2006 & 2011

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Le monument aux morts

Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

Pictos recherche.png Consulter la liste

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
- -  
Servan BARBEDIENNE 1850 - 1850  
- -  
Mathieu BUBIN de ROUX - 1854 - Enregistre le décès de Frédéric Henri Le Normand de Lourmel.  
- -  
Augustin PERRICHON 1863 - 1908  
Yves Marie GAREL 1888  
- -  
- -  
Alexandre LEVEQUE 1945 - 1947  
Guillaume de LA GOUBLAIE de NANTOIS 1947 - 1959  
Guillaume GUÉDO 1959 - 2001  
Bernard RAMPILLON 2001 - 2008  
Jean-Yves LEBAS 2008 - (2020)  

Cf. : MairesGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Autres personnalités

  • Pierre-François GONIDEC, juriste, né le 6 mai 1914
  • Joseph Édouard de LA MOTTE-ROUGE, militaire, général de division, député, né en 1804, décédé en 1883 à Lamballe

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 9h-12h -
Après-midi 13h30-17h 13h30-17h 13h30-17h 13h30-17h 13h30-17h - -
Commune.png

Mairie
Adresse : 31, rue de l'Hôtel-de-Ville - BP 6 - 22370 PLÉNEUF-VAL-ANDRÉ

Tél : 02 96 63 13 00 - Fax : 02 96 63 10 48

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire : Permanence le samedi matin pour l'état civil

Source : Mairie (05/2012)

Associations d'histoire locale

  • Association La Glaneuse, histoire du canton de Pléneuf-Val-André, contact Michel GRIMAUD, Tél. 02 96 72 23 89

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Ruines, souvenirs et légendes du pays du Val-André
  Pléneuf-Val-André à travers la carte postale ancienne

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