22116 - Lanrodec

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Lanrodec
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 22 - Blason - Côtes-d Armor.png    Côtes-d'Armor
Arrondissement Blason Guingamp-22070.png    Guingamp (S-Préf.)
Métropole -
Canton Canton de Plélo (22-15)

Blason Plouagat-22206.png   22-35   Plouagat (Ancien canton)

Code INSEE 22116
Code postal 22170
Population 1 220 habitants (2012)
Nom des habitants Lanrodéciens, Lanrodéciennes
Superficie 3 192 hectares
Densité 38 hab./km²
Altitude Mini : 132 m
Point culminant 280 m
Coordonnées
géographiques
48.516944° / -3.029722° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
22116 - Lanrodec carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

L'origine du nom Lanrodec est incertaine : le préfixe lan (terre consacrée, ermitage, monastère) remonterait à l'immigration bretonne, mais il peut être très facilement confondu avec lann (lande, terre inculte). Rodec est-il le nom d'un moine inconnu (ermitage de Rodec ?), ou faut-il penser au vieux breton rod (cercle / roue) qui justifierait l'interprétation de Benjamin JOLLIVET pour qui Lanrodec signifie « lande qui tourne tout autour ». Il est vrai que vers 1850 un tiers du territoire était encore occupé par des landes, et qu’avant la révolution les terres incultes dépassaient en superficie celles travaillées par l’homme.

On trouve l'appellation Lanrodec dès 1543. Lanrodec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouagat, et devient commune en 1790.

Lanrodec dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et du ressort de Saint-Brieuc. Elle est érigée en paroisse le 22 thermidor an XII. Par ordonnance du 2 mars 1837, Lanrodec cède les villages du Carpon et de Crec'h-Métern, à Saint-Fiacre.

La chouannerie : Ce mouvement idéaliste au départ, et qui a sombré dans le banditisme par la suite, a beaucoup plus affecté le Pays Gallo que le Pays bretonnant. À la fin d'avril 1796, une colonne de 150 chouans a stationné à Lanrodec, occupant le château de Goudemail. "Le 25 avril, alertés par le tocsin, les paysans des communes du Merzer et de Saint-Agathon se mettent en branle et, quoique seulement armés de fourches et autres instruments agricoles, ils viennent apporter leur aide à une colonne mobile chargée de combattre les chouans. Connaissant parfaitement les lieux, ils guident les soldats jusqu'à la forêt de Malaunay où se produit le combat : les chouans sont alors dispersés. Cet événement atteste que, contrairement à bien des préjugés, les paysans n'étaient pas, loin s'en faut, acquis au parti de la chouannerie." Le 16 janvier 1800 les Chouans occupèrent de nouveau Lanrodec, d’où ils furent délogés par les Gardes Nationaux de Châtelaudren.

Le télégraphe optique : Du fait de son altitude, Lanrodec était un relais stratégique pour les communications par télégraphe optique, inventé par Claude CHAPPE pendant la Révolution française. Le lieu choisi était le lieu-dit Rumiquel, à 240 m d'altitude. Le système était au haut d'une tour ronde et avait comme correspondants Plerneuf et Bourbriac-Coatforme (Koat Forn). Le relais était identifié poste 55 sur la ligne Paris-Brest, mise en place par la Marine pour des impératifs militaires, et a été opérationnel entre 1798 et 1853.

La Résistance : Durant la Seconde Guerre mondiale Lanrodec a été aussi le cadre de faits encore présents dans les mémoires de nombreux Lanrodéciens : le 3 juillet 1944 des Allemands furent attaqués par des maquisards près de la ferme de Duren, qui fut brûlée le lendemain. Quelques jours plus tard, le 26 juillet 1944, un convoi allemand fut attaqué en Lanrodec par 30 hommes du maquis de Plésidy, et deux camions furent détruits.

Histoire administrative

  • Département - 1801-1990 : Côtes-du-Nord, 1990-2019 : Côtes-d'Armor
  • Arrondissement - 1801-2019 : Guingamp
  • Canton - 1801-2019 : Plouagat

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Héraldique

Patrimoine.png Patrimoine

Château de Perrien

Les ruines du château au début du XXe siècle
Cheminée à cariatides

Au XVe siècle, s'élevait le château fort de Perrien sur un plan carré de 100 m de coté. Il était entouré de douves et ses tours abritaient des casemates d'artillerie. Par la suite un château de la Renaissance est édifié dans l'enceinte du château fort.
Aujourd'hui, ne subsistent que les douves et quelques grosses pierres d'origine.
Des éléments d’une cheminée à cariatides en granit gris, classée monument historique, ont été réemployés à Saint-Quay-Portrieux (villa « l’Epave ») et à Saint-Fiacre (Crech-Métern).

Château de Goudemail

Château de Goudemail

Le château actuel a remplacé un édifice qui servait essentiellement de pavillon de chasse et de résidence d’été vers 1600 à Guillaume COLLIOU. Après plusieurs ventes et héritages, il devient la propriété de Charles de LORGERIL en 1850. La dernière vente date à 2012 et l'accès du domaine est maintenant interdit au public.

L'édifice actuel a été construit autour de 1880. C’est un grand château de type Louis XIII, sur un plan en H, composé d’un corps central à 5 travées et de deux corps latéraux perpendiculaires allongés à pans coupés. C’est une élévation en brique avec encadrements de baies et bandeaux en appareil alterné (brique et pierre).

Le château est précédé d’un jardin à la française et d’un parc paysager de plus de 5 hectares.
Auprès du château subsistent un logis et les communs de l’ancien manoir, qui servaient au XIXe siècle de granges et d’écuries.
L’ensemble constitue un ensemble homogène et authentique de grande qualité, qui s’exclu du paysage rural environnant, mais est représentatif de ce qu’est le château du XIXe siècle.


Château de Coat-an-Doc'h

Château de Coat-an-Doc'h

Jadis, propriété de la famille Coëtando (ou Coëtandoc'h) qui possédait un droit de haute-justice.
Sous la Restauration (après 1820), le château et les terres passent à Françis LE SAULNIER de SAINT-JOUAN.
En 1935, les Salésiens de Don Bosco y créent un institut missionnaire sous le nom actuel de Coat an Doc'h et bâtissent une chapelle (1936).

Cet institut est aujourd'hui fermé, mais les locaux sont occupés par un centre EPIDE (« Etablissement Pour l'Insertion Dans l'Emploi »).

Dîmerie (ancien couvent) XVIIe siècle

Dîmerie ("le couvent")

En 1466, Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, acheta à Jean Eder la seigneurie de Plouagat et au seigneur de Rosmar plusieurs dîmes, pour les donner à l'abbaye de Nazareth qu'elle fonda à Vannes en 1467. Ces tractations seraient à l'origine du couvent de Lanrodec, lieu où les paysans réglaient "la dîme" jusqu'en 1789. L'Assemblée nationale mis alors tous les biens ecclésiastiques en vente, et demanda aux religieuses de retourner prier dans leur abbaye d'origine.
Rappel :" Le paysan était colon, c’est-à-dire propriétaire de la superficie de sa terre, tandis que le fonds appartenait au seigneur du lieu, au couvent ou à l’église. Il devait donc une redevance quelconque pour son convenant, comme on l’appelait alors, et il la payait en nature (quelques gerbes de blé de son champ, une part des fruits, du bétail, des journées de batteurs pour aider le seigneur à faire sa récolte ...). La redevance la plus forte pouvait atteindre le dixième du revenu, d’où le nom de dîme, qui est resté depuis à ce genre de paiement."

Église Notre-Dame

Église Notre-Dame
Intérieur de l'église au début du XXe siècle

L'église actuelle est bâtie dans le bourg, d'après des plans de M. FAURE, architecte à Saint-Brieuc. La première pierre est posée le 10 juillet 1910 et la bénédiction a lieu le 18 février 1912.
Elle est en forme de croix latine dans le style du XVe siècle, avec réemploi de certains éléments de l'église primitive, comme le porche occidental et deux statues anciennes de saint Gilles et de saint Eutrope.
"Cette nouvelle église réalise avec élégance le type de l'église bretonne, que l'on semblait avoir abandonné depuis longtemps pour essayer de faire du grandiose et de l'imposant. Les modestes proportions auxquelles on l'a réduite, ont permis d'ailleurs de lui donner un caractère artistique". Cela a valu à l'architecte des Monuments historiques, M. Faure, les louanges de l'évêque.

Chapelles

Chapelle Sainte-Marguerite
Chapelle Sainte-Anne

Depuis la Révolution on a assisté à la disparition de plusieurs chapelles anciennes restées sans entretien. Heureusement certaines initiatives ont permis la restauration de certains édifices tout en respectant leur intégrité :

Chapelle Sainte-Marguerite
Édifiée au XVIe siècle et remaniée au XVIIIe siècle. Le clocher mur a une seule chambre de cloche.

Chapelle Saint-Méen et Sainte-Anne de Senven (XVIe siècle).
L'autel provient d'une très ancienne chapelle située jadis à Plélo et ayant appartenu aux chevaliers de l'Ordre du Temple (Templiers ou Hospitaliers). La chapelle abrite les statues de sainte Anne, celle de saint Méen et une Vierge à l'Enfant du XVe siècle.


Croix et calvaires

Croix du Grand-Perrien
Croix de la chapelle Saint-Jean

Croix monumentale du Grand-Perrien
Cette croix du XVIIe siècle se trouvait à l'époque à l'extrémité de l'allée qui conduisait au château de Perrien.
Elle est maintenant sur l'aire de l'église de Lanrodec où se trouvait l'ancien cimetière.

Croix de la chapelle Saint-Jean-Baptiste
Croix antérieurement devant l'ex-chapelle Saint-Jean Baptiste qui dépendait de la seigneurie de Perrien.
Elle comporte un écu en bannière sur les deux faces entouré du collier de l'ordre Saint-Michel (ordre de chevalerie fondé par Louis XI).
Elle est maintenant située dans l'allée centrale du nouveau cimetière.

Croix des Maisons
Croix rouge

Croix des Maisons
C'est une croix typique de carrefour, souvent très rustique, que l'on trouve sur de nombreuses routes.
"L'insigne médiocrité artistique de ces monuments n'en valorise que mieux l'émotion, esthétique ou religieuse, qu'apporte la découverte, au hasard d'un chemin, d'une modeste croix ancienne à la crucifixion érodée par les ans.".

Croix rouge
Quelques croix dans la région sont peintes en rouge, probablement en liaison avec la présence ancienne des "frères du Temple", connus en particulier sous le nom de "moines rouges". Ces personnages sont demeurés vivants dans la mémoire collective bien au-delà du Moyen Âge.

Les Templiers possédaient des biens dans près d'une centaine de localités bretonnes dont Guingamp, Boquého et Pont-Melvez (qui appartenait tout entière aux templiers au XIIIe siècle, puis à leur suite aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem). Leur faire un don ou dresser une croix était une œuvre pie que les bienfaiteurs espéraient utile au salut de leur âme et de celles de leurs proches.


Vestiges archéologiques

  • Restes d'enceintes fortifiées du Castel-Valy et Castel-Tanguy situées près du Quinquis.
  • Motte castrale du Grand-Perrien (date du Moyen-Age)
  • Allée couverte de Nabitail Bois-Meur
  • Mégalithe préhistorique du Pelen
  • Menhir néolithique du Restol
  • Pierres druidiques de Kerliviou et de Calvin
  • Cromlech de Guily (détruit au XIXème siècle)


Bois et forêts

Lanrodec comporte de grandes surfaces boisées : Bois de Malaunay au Nord, Bois d'Avaugour et Bois Meur au Sud qui s'étendent aussi sur les communes de Saint-Péver, Saint-Fiacre et Boquého.
Cette forêt départementale représente environ 1 100 hectares de bois, d'étangs, de landes et de champs - des circuits de randonnée à pied, à cheval, ... accessibles aux sportifs, en famille, et aussi aux personnes à mobilité réduite.

Repère géographique.png Repères géographiques

  • Lanrodec est une commune située dans le département des Côtes-d’Armor et la Région Bretagne. Lanrodec est situé en bordure d'une quatre voies (N12) entre deux grands centres, Saint-Brieuc et Guingamp.


Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 100 863 1 244 1 170 1 607 1 586 1 423 1 560 1 580 1 616
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1 618 1 662 1 571 1 639 1 676 1 698 1 680 1 587 1 517 1 505
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 1 414 1 281 1 248 1 178 1 107 1 211 1 165 933 844 724
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 785 801 843 986 1 194 1 314 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini , INSEE 2006, 2011 & 2013

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

Pictos recherche.png Consulter la liste

Familles notables.png Notables

Lanrodec est marqué par quatre familles nobles : Perrien, Coëtando, Le Saulnier de Saint-Jouan et de Lorgeril.

La Maison de Perrien s'est alliée aux plus grandes familles de Bretagne, la Maison de Rohan, celles de Clisson, du Chastel, Cambout,... Elle possédait jadis un droit de haute justice et est restée en possession de la seigneurie jusqu'au XVIIIe siècle. De cette famille sont issus : deux capitaines qui défendent Guingamp en 1420 pour le comte de Penthièvre, une fille d'honneur de Marie-Thérèse d'Autriche, un maréchal de camp et un lieutenant général des Armées du roi sous l'Ancien Régime.

Jean Baptiste Le Roux de Coëtando (1739-1817) : ce comte, dernier représentant de la famille Coëtando, s'est distingué dans les armées du roi et a été influent près de celui-ci pour rétablir, en 1788, le Parlement de Bretagne. Blessé aux combats à deux reprises, il est fait chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il émigre pendant la Révolution en 1791, et débarque à Quiberon en 1795. Après la mort de sa femme Françoise Angélique de Cahideux du Bois de La Motte, en 1820, le domaine de Coëtando devient la propriété de la famille Le Saulnier de Saint-Jouan.

Marguerite Le Saulnier de Saint-Jouan (1879-1944) : elle fit don à l'Institut des Salésiens du château et des terres de Coat-en-Doc'h afin d'y créer un collège. Après quelques années prospères le collège a fermé, mais un "centre Défense 2ème chance" pour jeunes en difficultés est toujours actif.

La famille de Lorgeril était présente à Lanrodec depuis la moitié du XIXe siècle : devenu propriétaire du domaine de Goudemail en 1840, Jean-Louis de Villeféron le transmet à son petit-fils Charles, comte de Lorgeril, né à Plérin-Le Légué le 13 juin 1849, député d’Ille-et-Vilaine et président de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord ( il possédait déjà la Bourbansais en Pleugueneuc, Ille-et-Vilaine ). C’est lui qui fait construire le château actuel, où il meurt le 26 août 1897. Il a été un homme politique légitimiste qui a manifesté férocement son attachement à la royauté et au traditionalisme religieux. La famille de Lorgeril a vendu le domaine en 2012.

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Charles LE BELLEGUIC 1798 – 1801  
Jean LE GALL 1801 – 1831 Cultivateur & meunier  
Alain GOREGUES 1832 – 1848  
- -  
Jean-B. LE GALL 1851 – 1855  
Jean-Marie LE BELLEGUIC 1856 – 1881 Cultivateur  
Pierre LE CORVAISIER 1881 - 1910  
Jean RIOU 1910 – 1912 Cultivateur à Kerguinérien, Lanrodec - Parti Républicain de Gauche  
Jean LE BELLEGUIC 1912 – 1919 Parti Républicain de Gauche  
Yves GOUPIL 1919 – 1925 Parti Radical  
Jean-Marie LE GARFF 1925 – 1929 Parti Radical  
Hyacinthe LE CORVAISIER 1929 – 1934 Parti Radical Socialiste  
Jean LE BELLEGUIC 1934 – 1938 Parti Radical Socialiste  
Pierre LE BELLEGUIC 1938 – 1940 Directeur d'école publique à Plélo - Parti Radical Socialiste  
- -  
Jean TANVEZ 1945 – 1946  
François MAHÉ 1946 – 1947 Parti Radical Socialiste  
Albert ELLIEN 1947 – 1953 Parti Communiste  
Louis de LORGERIL 1953 – 1977  
Louis LE TOUZE 1977 – 1989  
Jean-Pierre LE GOUX 1989 - (2020) Réélu depuis 1989  
- -  

Source : MairesGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
Jean LE GOFF 1772 Curé - prête serment puis se rétracte, meurt à Jersey  
Yves CALLEGAN 1788 - oct. 1789 Curé - a prêté serment - Abdicataire  
Henri PERON oct. 1789 - mai 1792 Curé-vicaire, a suivi les bandes de chouans et participé à des assassinats  
Gabriel PERRO 1789 - fin 1792 Prêtre  
Julien Marie LARMOR 25 nivôse an XII - 1805 Recteur - refuse le serment - nommé recteur au Concordat  
Jean Baptiste TANGUY - Vicaire  
Jean LE TALLEC 1807 - 1826 Curé - réfugié à Jersey, fait son retour en 1802  
- -  
FENWARC'H 1908 abbé - présent à Lanrodec pendant les premières années de la guerre 14-18  
Jean Yves HERY -  
Marcel LE PARC - Abbé  
LAMOUR - Père  
- -  

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 9h-12h30 9h-12h30 9h-12h30 9h-12h30 9h-12h30 10h30-11h30 -
Après-midi 13h30-17h - 13h30-17h - 13h30-17h - -
Mairie de Lanrodec.jpg

Mairie
Adresse : Rue des Écoliers - 22170 LANRODEC

Tél : 02 96 32 61 61 - Fax : 02 96 32 61 53

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : 48.516944° / -3.029722° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr (01/2012)


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Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - 10h-12h -
Après-midi 16h-18h - 15h-18h - 16h-18h - -
Bibliotheque de Lanrodec.jpg

Bibliothèque
Adresse : Impasse de la Bibliothèque - 22170 LANRODEC

Tél : 02 96 32 65 07 - Fax :

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

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Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

Patronymes les plus fréquents depuis 1675, selon les déclarations de naissance à Lanrodec (ordre décroissant) :

MAZEVET : Le nom hébreu Mattai au sens de « don de Dieu » est à l’origine de nombreux noms et variantes. Latinisé en Matthaeus, il a donné : Mazéo, Mahé, Macé, et Mazévet avec le suffixe français –et

FLOCHMOEN (LE) : Le nom (Le) Floc’h est un nom très répandu en Bretagne et correspond au gallois ffloch, qui désignait un écuyer (avant d’atteindre sa majorité, le jeune seigneur servait d’écuyer à un autre seigneur, voire à des dames en voyage). Ce nom est à l’origine de nombreux dérivés : Floc’hic, Flochlay (avec le terme lai : fidèle, religieux), Flochmoan et ses variantes Flochmoen et francisée Flochmoine (tous trois formés avec le qualificatif moan : frêle, menu.

BIHAN (LE) : Correspond au qualificatif bihan : petit. Autres formes : Le Bian et Le Bihannic,

ROUX (LE) : C’est l’un des noms les plus répandus en Bretagne, et s’applique à « quelqu’un aux cheveux roux ». Il présente un certain nombre de diminutifs : Le Rouzic, Le Rouzo, Roussel, Rousseau, Rousselot, Rouzeval …

MEHAUTE (LE) : Pourrait représenter la prononciation dialectale [mewtet] du participe passé du verbe maoutañ : s’assommer, s’estourbir.

SOMMIER (LE) : Le nom Le Sommer pourrait se rattacher au verbe sommañ : sommer, et s’appliquer à celui qui menait la bête de somme dite sommier en breton, emprunté par le moyen breton somyer à l’ancien français somier.

CONNAN : Beaucoup de noms présentent en syllabe initiale le terme con- dont le sens en vieux breton était « élevé, éminent ». Il existe de nombreuses variantes en –an, exprimant une intention affectueuse. On relève aussi Conan/Connan comme prénom, et comme éponyme de plusieurs sites et villages (Saint-Connan).

JEGOU : Saint Gwennolé avait deux frères jumeaux, dont Saint Jacut, éponyme de St-Jacut-de-la-Mer. Ce nom évolue en Jagu, et a donné de nombreux dérivés dont Jégou, Jégo, Jégot … avec des suffixes modifiés en fonction des relevés.

CLERC (LE) : Avant d’accéder à la prêtrise, le novice devait suivre des études. Il devenait « clerc » lorsqu’il avait reçu la tonsure.Il appartenait alors au clergé et pouvait jouir des privilèges cléricaux. Dit en breton ce terme devient Kloareg / Cloarec.

ROY (LE) : De nombreux noms bretons découlent du nom Roi dans la hiérarchie civile : Ri, remplacé par Roe, Roué, le Roy …

DANNO : Le nom biblique Daniyy’el , au sens de « Dieu juge »,est à l’origine de nombreuses variantes : Daniel (éponyme de Pleudaniel, Trédaniel, …), Daniélou - et diminutifs : Dano, Danno, …

BEGUEC (LE) : La bouche se dit beg (ou genou).. Le dérivé Le Béguec correspond au breton begeg : benêt..

GOREGUES (LE) : Le Gorrec correspond au breton gorreg : lent, paresseux à marcher. Ce nom présente une forme féminine Gorréguès.

QUERO Issu du vieux breton Kaer / caer, le terme ker s’applique à un groupe de maisons rurales. Le nom Kerric est sa forme diminutive, et le pluriel kéroù est à l’origine des noms Quérou et Quéro.

MORDELET : Ce nom représente la forme bretonnisée du nom de la paroisse de Mordelles (35) ou de Mordelais, du nom de ses habitants.

RICHARD Le nom germanique Richard composé des qualificatifs ric : puissant , et hard : dur, fort, a donné le nom Ricard en breton et Richard dans sa variante française.

BELLEGUIC (LE) : Diminutif du nom breton beleg : prêtre, qui désigne l’homme d’église. Dans le vocabulaire maritime, désigne un ris sans garcettes. Autres formes : Bellégou, Bellégo, Belleguet, Belléguy (variante par amuîssement, surtout dans les Côtes d'Armor). Voir aussi : BELLEC [[1]]

RIOU : Diminutif en –ou du vieux breton ri : roi. Variante trégoroise : Rio

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Deux siècles d'élections (1789-2002) dans les cantons de Châtelaudren et de Plouagat, par François L'HOSTIS - Éditions de la Plomée
  • Les prêtres trégorois au cœur de la tourmente révolutionnaire (1789-1801), par Hervé LE GOFF
  • Chouannerie et République, par Yannick BOTREL
  • Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département, par Benjamin JOLLIVET (1856), Res Universis
  • Dictionnaire des noms de famille bretons, par Albert DESHAYES – Éditions Chasse-Marée

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