22027 - Le Cambout

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Le Cambout
Blason 22027 Cambout.PNG
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 22 - Blason - Côtes-d Armor.png    Côtes-d'Armor
Arrondissement Blason Saint-Brieuc-22278.png    Saint-Brieuc (Préf.)
Métropole
Canton Canton de Loudéac (Canton 22 09)

Blason La Chèze-22039.png   22-08   La Chèze (Ancien canton)

Code INSEE 22027
Code postal 22210
Population 443 habitants (2015)
Nom des habitants Cambutiades
Superficie 1 802 hectares
Densité 24,58 hab./km²
Altitude Mini: 50 m
Point culminant 137 m
Coordonnées
géographiques
48.059444° / -2.609166° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
22027 - Le Cambout carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Histoire administrative

  • Département - 1866-1990 : Côtes-du-Nord, 1990-2019 : Côtes-d'Armor
  • Arrondissement - 1866-1926 : Loudéac, 1926-2019 : Saint-Brieux (Saint-Brieuc)
  • Canton - 1866-2015 : Lachèze (La Chèze) --> 2015- : Loudéac
  • Commune - 1866-2019 : Le Cambout

Résumé chronologique :

  • 1866-.... :
  • Le Cambout a été créée en 1866 à partir de la commune de Plumieux.

Héraldique

  • De gueules aux trois fasces échiquetées d'argent et d'azur de deux tires.

Armes de la famille de Cambout.

Contexte historique

Du Ier siècle avant J.-C. au Ve siècle après J.-C.

Certains chercheurs de la préhistoire n'hésitent pas a affirmer que en Armorique (are morica : abords de la mer, c'est ainsi que s'appelait la Bretagne actuelle) l'homme serait apparut entre 300 000 et 400 000 ans avant J.C. D'autres (découverte en 1987 à Damgan) datent cette même présence de l'homme entre 600 000 et 900 000 ans avant J.C. Il a été trouvé des pierres taillées en silex ou quartzite, des outils qui sont preuve de l'existence d'êtres intelligents. Mais c'est surtout depuis 2 000 ans environ que notre coin commence a participer à l'histoire.

En ce temps là, l'Armorique était peuplée, sur les cotés de la mer, de tribus gauloises (qui était une branche de la grande famille celte) : Les Namnètes (Loire-Atlantique), les Vénètes (Morbihan), les Ossismii (Finistère), les Curiosolites (Côtes-d'Armor) et les Rhédons (Ille-et-Vilaine).

L'Armorique centrale n'était que landes et forêts. Forêts qu'on appellera plus tard "Brocéliande" et dont il ne reste plus que des parcelles (forêt de Paimpont, de Lanouée d'environ 3 000 ha).
Jules César ayant envahit la Gaule vers 120 avant J.-C., il fit prisonnier Vercingétorix et il occupa le pays. Une partie de ses soldats campaient chez les "Andes" (Maine-et-Loire). L'officier qui les commandait s'appelait Brutus. Il fallait bien du ravitaillement pour nourrir tous ces militaires. L'officier pensa à l'Armorique et envoya une délégation de soldats demander des provisions aux Vénètes et aux Curiosolites qui ne se laissèrent pas faire. Mais les romains non plus. Puisqu'ils ne voulaient pas leur en vendre de bon cœur, ils allaient le prendre de force. Vers 57 avant J.-C., César confia trois légions de soldats à l'un de ses officiers avec mission de marcher contre les Curiosolites. Lui-même commença la campagne contre les Vénètes, qui, excellents marins, résistèrent dans le golfe du Morbihan. Ils attaquèrent les galères romaines avec 220 bateaux à voile. Poussés par le vent, leurs bateaux foncèrent sur les galères romaines à rames, mais le vent vint à tomber et alors ce furent les romains qui se lancèrent à l'assaut des Armoricains. Les courageux Vénètes subirent la loi du plus fort. César condamna les sénateurs Vénètes à mort et la population fut vendue à l'encan.

Pour avoir l'œil sur les Armoricains, il lui fallait sans doute des légionnaires, mais aussi des moyens de communication. Rappelons-nous que tout le milieu de l'Armorique n'était que forêts impénétrables, sauf pour les animaux sauvages. Ils fit construire les fameuses voies romaines qui reliaient les centres importants d'Armorique. L'une d'elles nous concerne spécialement. Celle qui allait de Corseul à Vannes. Elle passait à Torquilly (Coëtlogon), à la Ville Juhel et au Chef-du-Bos (Plumieux) et au Pas-aux-Biches (les Forges). On en voit encore les traces sur la lande du Cranouët (Le Cambout) entre le ruisseau (qui sépare les Cotes-d'Armor du Morbihan) et la forêt de Lanouée.
L'occupation romaine dura plusieurs siècles, mais elle eut du bon. Par ces voies de communication, elle désenclavait le pays et apportait une civilisation qui se développa surtout du Ier au IIIe siècle et l'apparition du christianisme. Tel ne fut pas le cas pour d'autre envahisseurs, qui eux, ravagèrent l'Armorique. Vers l'an 200, il y eut les Alamans, les Germains. Vers 400, ce fut le tour des Goths et des Wisigoths. En 486, il y eut les Francs qui venaient de Belgique et battirent les gallo-romains à Soissons et poussèrent jusqu'en Armorique. Vers 480, les visites intéressées continuèrent encore. Mais à vrai dire, les envahisseurs étaient plutôt des réfugiés. Les Bretons de Grande Bretagne avaient été, eux aussi envahis par les Pictes, les Scots et les Saxons. Beaucoup d'entre eux s'enfuirent en barque, traversèrent la Manche et abordèrent sur les côtes d'Armorique. Parmi ces émigrants du Pays de Galles et d'Irlande, il y avaient des moines : Brieuc, Cado, Gildas, Méen ..., qui fondèrent des monastères, ouvrirent des écoles et évangélisèrent leur nouvelle patrie.

Du Ve au XIIe siècle

Ces moines s'installèrent tout naturellement sur les côtes du pays, où la population avait accepté l'influence romaine : Lunaire sur la Rance, Brieuc sur le Gouêt, Gildas dans la presqu'île de Rhuys etc. Quelques uns pénétrèrent ensuite à l'intérieur du pays: Méen, par exemple, à Paimpont ... Leurs monastères devinrent des centres de culture au propre comme au figuré.
Notre contrée, qui n'était que forêt et qui s'appelait Poutre-Coët (devenu Porhoët), allait elle aussi s'éveiller. Bien sûr, il passait beaucoup de gens sur la voie romaine Corseul-Vannes, mais il en fallait qui restent… Vers l'année 540, un moine pionnier du nom de Mioc (disciple de Méen de Grande Bretagne), venu en Armorique avec un groupe de Bretons se dirigeait vers la forêt centrale pour y trouver un lieu pour s'établir. Notre coin du sans doute leur convenir, car ils décidèrent d'y fonder un "plou" (une paroisse en breton), à laquelle ils donnèrent le nom de "PLOU-MIOC" qui se transforma au cours des temps en PLUMIEUX. Une paroisse qui allait devenir le centre de toute la région et comprenait les territoires de Plumieux, La Chèze, Saint-Étienne, les futurs Cambout, Coëtlogon, la Trinité-Porhoët et une partie de Mohon. Les premiers arrivés se mirent au travail. Il fallait déboiser, construire des maisons, cultiver la terre libre, semer, élever des bêtes ... La manne ne leur tombait pas du ciel. Mioc, lui, assurait la nourriture spirituelle et l'évangélisation. Le travail était dur, mais au moins, après les jours difficiles qu'ils avaient vécus, ils avaient la sécurité. Malheureusement, c'était trop beau pour durer. Quarante ans ne s'étaient pas écoulés que les Francs de Clovis envahissaient la Gaule, peuplée de gallo-romains et battaient ceux-ci à Soissons en 486. Vers 845, ce sont les Normands qui envahissent l'Armorique. Ils reviendront plusieurs fois pillant et massacrant tout sur leur passage. Devant pareille calamité, les pauvres habitants s'enfuirent et allèrent chercher refuge chez les Francs. Cet exile qui commença vers 919, dura vingt ans. À leur retour au pays, les exilés avaient changés de mentalité à cause des événements qu'ils avaient vécus et qu'ils allaient encore vivre.
Une première constatation, les bretons qui avaient fondé Plou-Mioc parlaient leur langue bretonne importée de Grande Bretagne. Il en reste encore des traces dans certains noms de village, comme Penhoët. Chez les Francs, ils se mirent à parler comme eux. À leur retour, ils continuèrent à parler une sorte de gallo-romain (qui serait probablement devenu notre patois).
Une deuxième constatation, sous la pression des événements de l'époque, le pays se transforme et la féodalité apparaît en Armorique, comme chez les Francs. L'Armorique se divise en plusieurs comtés, dont celui de Rennes. Ce comté comprenait le centre du pays de Rennes à Rostronen, sur une longueur de 20 à 30 lieues sur 10 à 12 lieues de largeur. Au XIe siècle, le comte de Rennes, à cause des difficultés de l'administration de son comté, procéda à un remembrement de son territoire et y tailla trois seigneuries (Gaël, Lohéac et Malestroit). Il se réserva un beau domaine, dont le chef lieu était Ploërmel, quant à l'autre portion qui était à défricher, à déboiser et peupler, il la confia au 1er vicomte du Porhoët. Ce vicomte avait pour nom : Juthuel, mais celui qui semble avoir marqué le plus fut Guéthénoc qui résidait à Château-Thro (en Guillier). C'est lui qui commença la construction du château de Josselin (1008). Il mourut en 1040 et fut inhumé à Redon.
Il laissait trois fils, Josselin, Maingui, Tugdual. L'aîné, Josselin hérita du titre et fut vicomte du Porhoët de 1040 à 1074. Il acheva la construction du château de Josselin et fit de cette ville la capitale du Porhoët.
Ses successeurs furent, son fils Eudon (1074-1092), Josselin II (1092-1116), Geoffroy (1116-1142). Ce dernier, vers 1120, fit un nouveau remembrement. Lui-même se réserva la partie à l'est de l'Oust, la partie ouest échue à son frère Alain qui devint le 1er vicomte de Rohan. En 1603, un 3e remembrement réduisit de moitié le comté de Geoffroy, à partir d'une ligne Ville-Jegu (en Plumieux), la Trinité-Porhoët, Laurenan, Langourla. Le grand Plou-Mioc se retrouva réduit à son seul territoire actuel et à ses secteurs de Coëtlogon et Cambout.

Du XIIe au XIXe siècle

C'est au XIIe siècle que le nom du Cambout entre dans l'histoire. Connu d'abord sous le nom "QUEMBOT", puis "QUEMBOUT", c'est au XIVe siècle qu'il aura son vrai nom : CAMBOUT.

Pourquoi ce nom ?

Tout simplement parce qu'il y avait ici un château et une famille de ce nom-là. Voici ce qu'écrit R. KERVILLER dans son livre "La bretagne et l'académie" :

Près des confins des départements des Côtes-du-Nord et du Morbihan, sur le territoire de Plumieux (qui relevait jadis de l'Evêché de Saint-Brieuc et du comté du Porhoët), on voit encore au village du Cambout, les restes d'un vieux manoir. Là, dans un vieux château fort, sur l'un des reliefs de ce pays "accidenté", où l'on trouve des traces de l'occupation romaine, vivait au XIIe siècle, le sire Alain du Cambout, chevalier preux de vieille race et l'un des plus féaux serviteurs des ducs de Bretagne.

Son blason se lisait : De gueules (rouge) à trois fasces (bandes horizontales) échiquetées (divisées en carrés d'échiquier) d'argent (blanc) et d'azur (bleu).

Sire Alain possédait cette terre du Cambout, qui relevait des comtes du Porhoët.

Les quatre premiers descendants d'Alain sont mentionnés dans les chartes du XIIIe siècle avec le titre de chevalier ou miles, ce qui à cette époque indiquait une noblesse de race, mais aussi une illustration personnelle, car on ne naissait pas chevalier, on le devenait par ses hauts faits.

Quelques seigneurs qui se sont distingués spécialement :

Alain II, fils de Gilbert et de Marguerite de Matignon, qui servit sous du Guesclin en 1371, fut échanson du duc de Montfort en 1372, écuyer de la duchesse de Bretagne en 1410 et échanson de la cour du duc Jean V en 1415.

Jean du Cambout (frère d'Alain), qui fut tué pendant la guerre de succession à Auray en 1364. Il combattait sous la bannière du vicomte de Rohan qui soutenait la cause de Jeanne de Pintièvre (dite Jeanne la Boiteuse), femme de Charles de Blois, contre le comte de Montfort.

Au retour de cette bataille (note une requète de 1546), les soldats du duc de Montfort, passant dans la région, pillèrent et brûlèrent le manoir des du Cambout, n'y laissant ni meubles ni lettres aucunes.

Étienne du Cambout (fils aîné d'Alain III et de Jeanne de Tournemine), qui naquit au château du Cambout dans la deuxième partie du XIVe siècle. Il fut écuyer et échanson du roi de France Charles VI en 1406, puis échanson du duc de Bretagne en 1423, capitaine de Chatel-Audren en 1425, de la Hunaudaye et de Montcontour en 1429. Il mourut en 1442.

René du Cambout, marié à Françoise Baie (dame de Coislin). Il ajouta à son titre celui de la seigneurie de Coislin, seigneurie qui devint marquisat. Il fut commissaire des guerres en 1552 et capitaine des gentilhommes et de l'évéché de Saint-Brieuc.

À partir de 1537, René et son épouse n'habitèrent plus régulièrement le château du Cambout, il en firent un pied-à-terre. Lorsque le château fut détruit au temps de la ligue, la famille le fit reconstruire et fit planter des arbres au sud de l'habitation, arbres qui ont été abattus.

Henri Charles du Cambout (fils du duc de Coislin du Cambout et de Magdeleine du Halgouët), qui naquit à Paris le 5 septembre 1664. Il fut nommé évèque de Metz en 1697, sacré le 22 décembre 1697 dans l'église des Feuillants (Paris) par le cardinal du Cambout du Coislin, son oncle, évèque d'Orléans.

Premier aumonier du roi en 1700. Élu à l'Académie française en 1710, son parrain commença son discours de réception, en latin par ces mots : O cambutiadum clara gens ... (O famille illustre du Cambout)

Il mourut le 28 novembre 1732, à l'âge de 68 ans et fut inhumé dans la chapelle des pères de Nazareth (rue du temple à Paris). Avec lui s'éteignaient la pairie de Coislin et la branche aînée de la famille.

Le dernier à porter le nom du Cambout fut Pierre Adolphe du Cambout (branche cadette) du coislin. Il est décédé au château de Nogentel(marne) le 2 septembre 1873.

Aux XVIIIe et XIXe siècle, le château et les terres devinrent la propriété des familles de Valori, de Saint-Pern et du Halgouët ... qui ont joué un rôle important dans la fondation de la paroisse de Sainte-Anne-du-Cambout.

Histoire de la paroisse

Fondation de la paroisse de Sainte-Anne-du-Cambout

Paroisse de Plémet

Avant 1860 : village de Plumieux

Le bourg actuel du Cambout et les villages faisaient partie de la commune et de la paroisse de Plumieux. Il dépendait donc du maire et du recteur de Plumieux. Pour les baptêmes, les mariages, les enterrements, les certificats de toutes sortes et sans oublier les impôts, il fallait aller là-bas , mais pas pour la messe. Le château avait une chapelle que les seigneurs du château avaient bâtir en 1633, d'après une inscription sculptée sur une pierre de la grande porte d'entrée. La chapelle était dédiée à sainte Anne. Pourquoi à sainte Anne ? On ne sait pas trop pourquoi. Mais on peut penser que c'était par dévotion à sainte Anne, qui était apparue à Nicolazic, quelques années avant 1664, et aussi à Jean du Cambout qui fut tué à la bataille d'Auray en 1634 pendant la guerre de succession au service de Charles de Blois contre Jean de Montfort. Ce n'est donc pas d'aujourd'hui que sainte Anne est la patronne de la paroisse du Cambout.

Érection en paroisse en 1860

C'est le 17 septembre 1860 que Monseigneur Martial, évêque de Saint-Brieuc, érigeait Sainte-Anne-du-Cambout en paroisse.

Nous, évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier, vu notre ordonnance du 16 septembre 1860, qui soustrait à la juridiction de Plumieux et érige en paroisse au spirituel la section de Sainte-Anne du Cambout précédemment dépendante de Plumieux. Considérant qu'il est nécessaire que l'église de Sainte-Anne du Cambout (c'est-à-dire la chapelle Sainte Anne) ait une commission chargée d'administrer les deniers nécessaire à l'entretien du culte paroissial ... Ordonnons ce qui suit :

  • 1. Une commission est instituée à l'effet d'administrer les deniers nécessaire à l'entretien du culte dans l'église de la paroisse nouvellement érigée.
  • 2. Les sieurs Jean-Marie MOREL, Mathurin LE CLINCHE, Pierre LE TEXIER, Mathurin LORENT sont nommés membres de la commission susdite. M. le recteur est membre de droit.
  • 3. La commission ci-dessus nommée se conformera dans la gestion des deniers de l'église aux dispositions du décret 1809 en tout ce qui sera compatible à son état de Fabrique ... »

Le 20 décembre 1862, un décret impérial érigeait la nouvelle paroisse en Succursale. Le traitement du desservant (rémunérée jusque là par la paroisse) fut payé par le ministère des culte à partir du 1er janvier 1863.

La nouvelle paroisse comptait en plus du bourg les 23 villages suivants :

Plan du Cambout
1. Tréhorel
2. Ker-Joseph
3. La Vallée
4. Blaye
5. Launay
6. La Folie
7. Gastry
8. Beau-soleil
9. Belle-étoile
10. Le Fougeray
11. Pingréal
12. La Ville-Océac
13. La Châtaigneraie
14. Kerfeux
15. Les Roches Morel (coté Cambout)
16. La Ville-Jegu
17. Penhouët
18. Les Clôtures
19. Bel-air
20. La Ville-Manguy
21. Le Bourgeoreil
22. Le Valléon
23. La Planchette


Pourquoi la paroisse ne s'appelle pas (comme à Sainte-Anne-d'Auray) Sainte-Anne-du-Cambout ?

L'un des premiers recteur, l'abbé LE CLÉZIO essaya pourtant mais agacé de n'entendre que le seul mot de Cambout pour désigner la paroisse, il fit signer par les paroissiens une pétition demandant qu'on dise "Sainte-Anne-du-Cambout". Il adressa cette pétition à l'évêque de Saint-Brieuc, Monseigneur DAVID avec prière de la présenter au préfet. La réponse de ce dernier fut que "le décret impérial ne portait que section du Cambout" et en conséquence, il ne pouvait donner suite a la pétition. "Ce qui est écrit est écrit" concluait-il comme un certain Pilate. N'ayant pas encore de maire, celui-ci ne pouvait donc rien faire.

Si Sainte-Anne-du-Cambout était paroisse depuis 1860, elle n'était pas encore commune. Le dossier étant incomplet traînait dans les tiroirs de la préfecture.

Le conseil d'arrondissement avait émis un avis favorable et le conseil général avait voté l'acceptation. Le recteur du temps proposa ses services pour compléter le dossier et les pièces manquantes furent envoyées à la préfecture. Le 13 janvier 1866, le décret impérial paraissait érigeant le Cambout en commune.

Étymologie du Cambout

Le Cambout vient, semble-t-il, du breton « combot » (division territoriale). On trouve la forme Quembot en 1275 et Cambout en 1396. Ce nom a connu l'aventure des mutations.C'est ainsi qu'on la trouve orthographiée : Quembot, Kembod, Quembout, avant de se stabiliser en CAMBOUT

Quelle en serait son origine ?

Les spécialistes de la langue bretonne (parlée dans le Porhoët par les émigrants bretons au Ve siècle) la voient dans les mots bretons "KAMM" (courbe) et "BOD" (coat ou coët -bois). Ainsi le Cambout tirerait son nom de la configuration de l'endroit : La courbe du bois.

Le nom du seigneur du lieu également. Sans doute propriétaire d'une partie du bois et séduit par le site valloné, il y construisit son château. C'est ainsi que "Sire Alain y vivait au XIIe siècle" (Sire Alain de la Courbe du Bois ou du Cambout)

Et le nom des habitants ?

Lui aussi est sujet à contestations et souvent victime des imaginations facétieuses. Les habitants philosophes ne s'étonnent plus de se voir et entendre affublés de noms fantaisistes : Camboutins, Camboudins, Cambodgiens, Camboutais, ...

C'est à un du Cambout qu'il faut recourir pour avoir l'appellation la plus vraisemblable et la plus valable. Voici pourquoi.

Henri Charles du Cambout, évèque de Metz, sacré par le cardinal du Cambout du Coislin, son oncle, évèque d'Orléans. Élu à l'Académie française en 1710, son parrain commença son discours de réception, en latin par ces mots :

« O cambutiadum clara gens … » (O famille illustre du Cambout)

Là est la clé de la dénomination authentique des habitants du Cambout. Cambutiadum est le génitif pluriel des mots latins cambutiades, cambutiadis (avec la caution de l'académie). Les habitants du Cambout ont donc droit logiquement au nom de consonance latine de "CAMBUTIADES"

Patrimoine.png Patrimoine

Le château

La date d'implantation de la famille des "du Cambout" et de la construction du premier château reste inconnue. On sait seulement que au XIIe siècle, le sire Alain du Cambout possédait cette terre et y habitait dans un château fort. Le château fort remonte aux origines de la féodalité (IXe siècle). C'était une construction défensive. Il était construit sur une éminence, avait une cour basse, était entouré de remparts de bois ou de terre et de douves. Comment était celui de sire Alain du Cambout ? Aucun documents ne le précise. La famille des "du Cambout" y résida du XIIe au XVIe siècle (1537).

Ce château fort, s'il résista plusieurs siècles aux assauts des conditions atmosphériques, ne put cependant s'opposer à la malignité des hommes. Il en fit la triste expérience, notamment en deux circonstances historiques : lors de la guerre de succession Blois-Montfort, et lors de la guerre de la ligue en Bretagne.

Charles de Blois (époux de Jeanne de Penthièvre, la boiteuse) et Jean de Montfort étaient prétendants au duché de Bretagne. En 1363, des tentatives de conciliation furent ébauchées. Rendez-vous fut même pris à mi-chemin entre Ploërmel et Josselin (où s'était déroulé le combat des Trente en 1351). Mais cette réunion au sommet (qui aurait pu empêcher beaucoup de sang de couler) ne vit jamais le jour. Et la guerre de succession reprit de plus belle. Les troupes de Jean de Montfort assiégeaient Auray. Charles de Blois rassembla ses partisans à Josselin. En étaient : les Rohan, les Porhoët et Jean du Cambout. Et l'on partit au secours d'Auray.

L'affrontement eut lieu le 29 septembre 1364 sur les landes où s'élève actuellement le monument de la Chartreuse d'Auray. Il fut meurtrier. Y trouvèrent la mort, entre autres : Charles de Blois et Jean du Cambout. En subit aussi les funestes conséquences : le château fort des du Cambout. En passant dans la région de Porhoët, les gens de Montfort s'en prirent à lui, ils le pillèrent et le brûlèrent ne laissant ni lettres ni meuble aucun.

  • La guerre de la ligue en Bretagne (1576-1598)

La Bretagne avait été réunie à la France en 1532. Le calvinisme s'était répandu en France sous le règne de François Ier. Pour défendre le catholicisme contre la doctrine de Calvin, le duc Henri de Guise (le balafré) avait fondé la ligue en 1570. La Bretagne était l'une des province les moins touchées par le calvinisme et ne participait guère aux activités de la ligue. La nomination en 1582, par Henri III, du duc de Mercœur comme gouverneur de Bretagne allait réveiller celle-ci. Pour freiner l'extension du calvinisme (et l'arrière pensée de reconquérir l'indépendance de la Bretagne), Mercœur se rallia à la ligue du duc de Guise, entrainant le ralliement des seigneurs de Malestroit, de Josselin (capitale du Porhoët), du Cambout mais pas des Rohan dont le prosélytisme était notoire. À Henri III (assassiné en 1589) succéda Henri IV (Henri de Navarre, chef du parti calvinisme) qui voulu reconquérir son royaume sur les ligueurs. Le nouveau roi, allié des anglais, lança ses troupes contre Mercœur et ses ligueurs, qui avaient l'appui des espagnols. Douze années de guerre civile (1585-1597) allaient ensanglanter la Bretagne. L'abjuration de Henri IV (1593) et l'édit de Nantes (1598) portèrent le coup de grâce à Mercœur et aux ligueurs bretons. En 1599, Henri IV afin d'empêcher le retour de toute guerre civile ordonna la démolition des fortifications des villes et châteaux particuliers de la province... C'est ainsi que fut victime de sa seconde agression le château fort des du Cambout, dont les remparts démantelés et les douves comblées.

Le plan du château d'origine

En forme générale de quadrilatère incomplet, il comprenait trois corps de bâtiments avec une grande cour intérieur pavée et, comme tout château fortifié de l'époque qui se respecte, il était entouré de remparts de bois et de terre et de fossés ou douves.

  • Le 1er corps de bâtiment, aux dimensions respectables (murs de 0,80 m à 0,90 m d'épaisseur, grandes fenêtres ...) était destiné à l'habitation seigneuriale. Le rez-de-chaussée se divisait en différentes pièces : cuisine et four à pain, salle à manger, salon, avec entrées dans un couloir situé façade arrière. L'étage était réservé aux chambres à coucher : trois de 4 m sur 5 m, deux de 6 m sur 6 m avec plafond de 4 m de hauteur aux poutres apparentes. Un couloir de un mètre de large (façade avant) permettait d'y accéder.

Le grand escalier de bois, prenant naissance au rez-de-chaussée, s'élevait par pallier jusqu'au grenier, compartimenter en trois.

  • Le 2e corps de bâtiment, perpendiculaire au 1er et relier à celui-ci, était une vaste remise avec grenier aux arcades et piliers en granit sculptés qui donnait du cachet à l'ensemble.
  • Le 3e corps de bâtiment, plus modeste était situé de l'autre coté de la cour et face au premier. Il avait un prolongement perpendiculaire et relié à lui. Il servait d'écurie et de grenier à fourrage.

Son état actuel

  • Le corps principal tient toujours et, malgré les outrages des ans, semble porter allègrement le poids des siècles et des événements. De sa hautes stature et de sa toiture rénovée, il domine.
  • Le rez-de-chaussée du bâtiment principal a subi des transformations et a été adapté à la civilisation du XXe siècle. Ce qui a entraîner la disparition de la partie rez-de-chaussée/étage de l'escalier, mais la partie étage/grenier est sauve.
  • Le bâtiment remise a disparu il y a quelques années ainsi que son grenier et ses belles arcades. Sauf toutefois une partie, comprenant un local au rez-de-chaussée abritant l'échelle (remplaçant la partie de l'escalier) conduisant à une chambre de l'étage.
  • Le bâtiment écurie, lui est toujours debout, et continu sans penser à la retraite a remplir sa mission bénéfique à l'égard de nos frères inférieurs.

Le manoir de la Ville-Jegu

Si on en croit une note du XIIIe siècle, il y avait à la Ville-Jegu, un manoir appartenant à Eudon III, vicomte du Porhoët (1180-1231) et à son épouse Marguerite.
À sa mort, Eudon III laissât trois héritieres : Mathilde, qui épousa le comte de Fougère, Jeanne, femme d'Olivier de Montauban et Aliénor, qui épousa en 1re noce Alain de Rohan et en 2e noce Pierre de Chemillé.
Le partage des biens, meubles et immeubles fut laborieux. Les deux premiers projets furent rejetés. Le troisième eu plus de chance, il fut signé au manoir de la Ville-Jegu. Dame Marguerite avait jouissance, jusqu'à sa mort des terres du Plessis et du manoir de la Ville-Jegu.

Le manoir et la chapelle de Pingréal

Fontaine de Pingréal

Pingréal avait aussi un manoir. Au XVIIe siècle, propriété de la famille LEFÈVRE, il passa aux mains de la famille de NODAY (de la Ville-Davy, en Mauron). Le dernier propriétaire, l'abbé du NODAY (mort en 1840) le vendît à la famille de la Ville-Feron (Saint-Brieuc).
Ce village avait aussi une chapelle située dans le haut du bois, disparu aujourd'hui. Elle était dédiée à Notre Dame de Lorette, elle aussi n'existe plus. Seules subsistent la statue de Notre Dame de Lorette (conservée précieusement chez le fermier actuel) et une fontaine, qui a été restaurée.

À noter également le moulin de Pingréal, désormais à l'abandon suite à divers détournement du ruisseau au cours des remembrements

Ancien moulin de Pingréal


La maison du bas du bourg et le hêtre de Kerfeux

Il parait que, durant la Révolution de 1789, un prêtre venait dire la messe en cachette dans le bas du bourg et baptiser les enfants de Kerfeux. Est-ce vrai ?

Oui, d'après la tradition orale qui repose sur des preuves authentiques, l'abbé Mathurin COCHON, originaire de Goméné et vicaire à la Trinité-Porhoët, qui n'avait pas prêté serment à la Constitution Civile du Clergé (1790) et qui risquait donc d'être arrêté comme réfractaire, continuait quand même à exercé secrètement son ministère sacerdotal dans les paroisses environnantes. Il est venu souvent célébrer la messe dans une maison du bas du bourg actuel. Il a même administrer les sacrements du baptême sous un hêtre au village de Kefeux. L'un des enfants baptisés était le futur abbé PENCOLÉ, qui, après avoir été curé de Plémet, se retira et mourut au village de Trénel, en Plumieux.
Que devint ensuite l'abbé COCHON ? Il fut arrêté au village Launay-Geffray (Plumieux), en septembre 1798 et au cours de son transfert à Saint-Brieuc il fut fusillé à la Tantouille, en Plemy. Dans ce village, sur le bord de la route Loudéac-Moncontour, une croix de granit commémore son martyre.

L'oratoire Sainte-Anne

Oratoire Sainte-Anne


En 1960, la paroisse fêtait son centenaire, sous la présidence de Mgr COUPEL (évêque de Saint-Brieuc) et de Dom E. de MISCQULT (abbé de Timadeuc). En souvenir de l'événement et en reconnaissance de la protection de la paroisse lors du bombardement du 17 juin 1944, fut élevé l'oratoire Sainte-Anne à l'entrée du bourg (route de la Chèze). Le terrain fut offert par la famille Théophile CHEREL (de Tréhorel). Le plan est dû à Maître TIROT d'Avranches. Les pierres de granit en deux couleurs viennent des carrières du Hinglé (Côtes-d'Armor). La statue de sainte Anne est un don de Mme veuve MORIN (de Tréhorel), les travaux de construction furent exécutés par l'entreprise J.B. Jannot de Bréhan-Loudéac.

La vierge couronnée

Vierge couronnée

Elle date de 1975. Le terrain nécessaire pour l'emplacement fut donné par la famille Marcel BINET, de la Châtaigneraie. Le terrassement fut l'œuvre de bénévoles. La maçonnerie fut confiée à l'entreprise E. Michard de Gastry. La statue de la Vierge Couronnée put être scellée à son socle quelques jours avant la Toussaint et fut bénite le 1er novembre 1975, au cours de la procession traditionnelle au cimetière.

Le calvaire de la route de Lanouée

Calvaire de la route de Lanouée
(Photo de Didiertaldu)

Le calvaire, à la sortie du bourg par la route de Lanouée, fut béni le jour de la fête de la Sainte Anne en 1981. À 500 m du bourg, sur la route de Lanouée, il y avait encore, il y a quelques années, un terrain communal (appelé "La Rabine") avec une croix en bois sur socle de pierre et un Christ de bronze. C'est là que traditionnellement se rendait la grande procession de la fête de Sainte Anne aux chants des cantiques de la sainte et parfois l'accompagnement des sonneries de clairons et de roulements de tambours. C'était également là qu'était préparé la "Fouée de Sainte Anne". Juché sur le socle du calvaire, le président de la fête adressait (sans micro) la parole de Dieu à la foule impressionnante de pèlerins et le feu de joie était allumé au chant repris par l'assistance du Magnificat.
Le remembrement de ces dernières années a tout remis en cause. La "Rabine" fut incluse dans la nouvelle distribution des terres et le calvaire a disparut. C'est un peu pour le faire revivre que, en 1981, 400 m plus haut, toujours sur la même route, à la sortie du bourg, un nouveau calvaire est apparu. Le socle impressionnant de blocs de grosses pierres est planté d'une belle croix de bois avec l'ancien crucifix (de la "Rabine"). De chaque coté de la croix se tiennent les statues en granit de la Vierge, de saint Jean, et de sainte Marie-Madeleine du Centurion (1987).

Mgr KERVENNIC (évêque de St-Brieuc), qui présidait la fête de la Sainte Anne cette année là, procéda à la bénédiction avant la grand'messe.

Église Sainte-Anne

L'église date du XIXe siècle.

Vue d'ensemble

Le chemin de Croix

Les vitraux

Calvaire derrière l'église

Repère géographique.png Repères géographiques


Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population ? ? 972 1 017 1 037 1 038 1 077 1 062 1 086 1 130
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 1 131 1 016 933 887 902 837 808 811 718 599
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 548 549 526 544 467 442 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Mathurin MOREL 1866 - 1870  
Yves-Marie LE TEXIER 1870 - 1909  
Jean TALOTÉ 1909 - 1929  
Jean-Baptiste BRAJEUL 1929 - 1963 (° 1902, + 1963) Plaque commémorative  
Édouard MICHARD 1964 - 1977  
Gilles NIZAN 1977 - 1991  
Marcel CONAN 1992 - 1995  
Jean-Noël LAGNEUX 1995 - (2020) Réélu en 2001 et 2008  
- -  

Cf. : MairesGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les prêtres

Prêtres nés dans la section du Cambout

1. L'abbé GUILLARD, né en 1778 à la Ville-Jegu. Décédé recteur de Saint-Hervé.
2. L'abbé HOOLARD, né à Gastry. Décédé en 1845, vicaire à Pordic.
3. L'abbé GEFFRAY, né le 27 juillet 1837 à la Châtaigneraie. Décédé recteur de Saint-Gouéno
4. L'abbé BARON, né en 1823 à Launay. Premier vicaire de sa paroisse natale du 24 janvier 1864 au [[1er avril]] 1874. Décédé le 2 octobre 1877 à l'âge de 54 ans.
5. L'abbé Mathurin MOREL, né à Launay. Missionnaire en Haïti.
6. L'abbé Joseph MOREL, frère du précédent, né à Launay. Aumônier à Montbareil (Saint-Brieuc). Inhumé au pied de la croix du cimetière paroissial.
7. L'abbé Isidore AUBRY, né le 7 juillet 1860 à la Châtaigneraie, prêtre en 1885. Décédé recteur de la Prenessaye.

Prêtres nés dans la paroisse de Sainte-Anne-du-Cambout

1. L'abbé Germain JÉHANNEUF, né à la Ville-Océac et baptisé le 9 juillet 1866, curé de Bouron et Bray-sur-Seine (diocèse de Meaux), aumônier de l'hôpital de Fontainebleau, décédé le 28 février 1937.
2. L'abbé Auguste ROLLAND, né et baptisé le 29 novembre 1870 au bourg et décédé le 28 juillet 1897 à l'âge de 26 ans.
3. L'abbé Joseph LE TEXIER, né le 21 février 1879 au bourg et baptisé le lendemain, curé de Merdrignac, où il est tué le 3 août 1944 par les allemands, à l'âge de 65 ans en accomplissant son ministère pastoral.
4. L'abbé Joseph ROUSSIN, né le 11 novembre 1881 à la Ville-Océac, aumônier des filles de la croix, décédé le 22 août 1936 à Merdrignac
5. L'abbé Germain JÉHANNEUF, né et baptisé le 10 décembre 1893 au Fougeray. Chanoine de la cathédrale de Meaux, décédé le 15 février 1978.
6. L'abbé Désiré GUILLAUME, né le 1er janvier 1903 au bourg et baptisé le lendemain. Prêtre le 8 juillet 1928. Maître d'études à l'I.N.D. de Guingamp. Décédé le 2 octobre 1930.
7. L'abbé Aristide PICHARD, né le 8 avril 1907 et baptisé le 12 avril au bourg. Prêtre le 19 décembre 1931. Décédé recteur de Saint-Glen le 27 novembre 1954.
8. L'abbé Marcel ROUILLARD, né et baptisé le 1er mai 1911 au bourg. Prêtre le 23 décembre 1933. Recteur de La Motte. En retraite au bourg en 1977 ou il y est décédé en ...
9. L'abbé Ferdinand TALOTÉ, né et baptisé le 6 décembre 1908. Prêtre le 8 juillet 1934. Professeur à l'Institution Notre Dame de Guingamp, décédé le 30 mai 1972.
10. L'abbé Olivier CLÉRO, né le 3 septembre 1923 au bourg et baptisé le lendemain. Prêtre le 29 juin 1947, vicaire à Plougenast, décédé le 8 mai 1956 à l'âge de 32 ans.
11. Le révérant-père Henri BIGORGNE, né le 25 janvier 1919 à Gastry et baptisé le lendemain. Prêtre en 1946 des Missions Africaines de Lyon. Décédé le 16 avril 1950 à Sainte-Anne de Gagnoa (Côte d'Ivoire), à l'âge de 31 ans.

Prêtres inhumés dans le cimetière paroissial

1. L'abbé Joseph MOREL, le 15 février 1868 à l'âge de 68 ans
2. L'abbé Jean-François LE CLÉZIO (recteur de la paroisse) le 26 décembre 1894
3. L'abbé Yves-Marie LOUESDON (recteur de la paroisse) le 26 décembre 1894 à l'âge de 62 ans
4. L'abbé Auguste ROLLAND, le 28 juillet 1897 à l'âge de 26 ans
5. L'abbé Joachim GOLVAIS (recteur de la paroisse) le 13 mars 1903 à l'âge de 52 ans
6. L'abbé Joseph ROUSSIN le 16 octobre 1936 à l'âge de 74 ans
7. L'abbé Désiré GUILLAUME le 3 octobre 1930 à l'âge de 27 ans
8. L'abbé Aristide PICHARD le 27 novembre 1954 à l'âge de 47 ans
9. L'abbé Olivier CLÉRO le 11 mai 1956 à l'âge de 32 ans
10. L'abbé Ferdinand TALOTÉ le 1er juin 1972 à l'âge de 63 ans
11. L'abbé Marcel ROUILLARD ...

Le 1er recteur de la nouvelle paroisse fut l'abbé Joseph TAILLARD qui resta 2 ans. Lui ont succédés :

• L'abbé Joseph FOEILLET de 1862 à 1864
• L'abbé ALLAIN de 1864 à 1865
• L'abbé Jean-François LE CLÉZIO de 1865 à 1884
• L'abbé Yves-Marie LOUESDON de 1885 à 1894
• L'abbé Jean-Marie TERLET de 1894 à 1896
• L'abbé A. BERTHELOT de 1896 à 1899
• L'abbé Joseph GOLVAIS de 1899 à 1903
• L'abbé E. ROUXEL de 1903 à 1915
• L'abbé S. GALLAIS de 1915 à 1929
• L'abbé J. GARNIER de 1929 à 1951
• L'abbé F. RIOUAL de 1951 à 1959
• L'abbé Armand PERRIN de 1959 à 1987

Depuis 1987, la crise des vocations sacerdotales se fait douloureusement sentir dans le diocèse. Elle oblige l'évêque et son conseil épiscopal à restructurer les paroisses. Sainte-Anne-du-Cambout avec ses 548 habitants en est victime. Elle garde ses prérogatives paroissiales, mais pas la recteur résident. Elle rentre sous la houlette pastorale du recteur de Plumieux. Le 1er recteur non-résident est : Guy MARCHAND.

Il y eut aussi sept vicaires dans les temps passés :

• L'abbé BARON de 1864 à 1874
• L'abbé LE MOINE de 1874 à 1880
• L'abbé GUEGUEN de 1880 à 1892
• L'abbé JAFFRAIN de 1892 à 1894
• L'abbé LACROIX de 1894 à 1899
• L'abbé FROSTIN de 1899 à 1902
• L'abbé E. PACHEU de 1902 à 1926

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

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Source : http://www.annuaire-mairie.fr (03/2012)

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