21260 - Fain-lès-Moutiers

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Fain-lès-Moutiers
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 21 - Blason - Côte-d'Or.png    Côte-d'Or
Arrondissement 21425 - Blason - Montbard.png    Montbard (S-Préf.)
Métropole
Canton 21425 - Blason - Montbard.png   21-19   Montbard

21425 - Blason - Montbard.png   21-21   Montbard (Ancien canton)

Code INSEE 21260
Code postal 21500
Population 157 habitants (2016)
Nom des habitants Finois, Finoises
Superficie 975 hectares
Densité 16,1 hab./km²
Altitude Mini : 220 m
Point culminant 356 m
Coordonnées
géographiques
47.5836° / 4.2119° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
21260 - Fain-lès-Moutiers carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

La légende veut que le village de Fain-lès-Moutiers et son hameau Saint-Just faisaient partie de la charte de fondation attribuée à Clovis à Saint-Jean-de-Réome soit un terrain mesurant 2 kilomètres de rayon (Moutiers-Saint-Jean, Thivauche, Athie, Fain-les-Moutiers et Saint-Just).

Certaines bornes marquent d'ailleurs l'appartenance à l'abbaye de Moutiers comme sur le mur d'enceinte de la ferme dite de l'hôpital de Saint-Just.

Au temps de Charles VI et Charles VII, en 1438 les compagnies des "écorcheurs", bandes armées qui se livrèrent à des atrocités sur tout le peuple, se trouvaient au mois d'août de cette même année dans les villages de l'Auxois. Ils ont sévi très certainement aussi à Fain et Saint-Just, comme en témoigne la considérable diminution des feux en 1442.

Au XVIe siècle, les religieux du monastère de Moutiers-Saint-Jean exerçaient des pouvoirs féodaux (justice, perception des dîmes, ...) ou spirituels sur 18 localités dont Fain-les-Moutiers et Saint-Just. Les habitants de ces 18 localités avaient d'ailleurs le droit d'hospitalisation à l'hôpital Saint-Sauveur de Moutiers et des droits indivisibles sur les anciens bois de l'abbaye : la forêt de Saint-Jean (~ 227 ha) sise entre Étivey, Vassy-sous-Pisy et Aisy-Sur-Armançon c'est ce que l'on appelle le “ Syndicat des 17 communes ”.

Une épidémie de peste frappa la Bourgogne de 1628 à 1638 mais aucun texte précise si la population de Fain-lès-Moutiers fut touchée par ce fléau.


Le monde moderne s'installe à Fain-lès-Moutiers

09/10/1840 : projet de chemin de Fer Paris/Lyon, 50 frs alloués pour étudier la ligne projetée sur l'Armançon.

20/01/1924 : projet d'électrification de Fain, le conseil donne un avis favorable à l'étude de la distribution d'énergie électrique.

1931 : le conseil procède à l'installation de l'électricité dans la maison commune et alloue pour ces travaux la somme de 1 500 francs.

29/11/1901 : le conseil refuse de comprendre la commune de Fain dans le réseau téléphonique départemental à cause des finances de Fain et de la proximité de la poste de Moutiers St Jean.
04/03/1906 : accord du conseil pour l'établissement d'un téléphone à Fain les Moutiers
13/09/1911 : autorisation du conseil pour que le téléphone soit installé à Fain.
Il aura donc fallu 10 ans pour que le conseil évolue en faveur du téléphone.

14/02/1885 : achat boîte aux lettres aux postes, pour Saint Just montant : 22,35 f.

04/07/1918 : la municipalité accorde une subvention de 100 f. qui sera inscrite chaque année concernant un service automobile de transport de voyageurs et de marchandises, cette ligne reliant SEMUR, MONTBARD, BAIGNEUX LES JUIFS.

1935 : réglementation de la vitesse des véhicules lors de la traversée de Fain et de St Just, vitesse maximum autorisée est de 20 km !

Divers

09/02/1902 : vote de 5 francs pour le monument de DAUBENTON

06/10/1851 : Monsieur le sous-préfet de Semur-en-Auxois réclame à la municipalité de Fain et St Just la liste des jurés qui est établie tous les ans. En 1848 : 34 habitants, en 1849 : 30 habitants, en 1850 : 31 personnes, en 1851 : 29 personnes, en 1852 : 36 personnes. Sur ces listes il y avait le nom et le prénom des personnes, plus la date de naissance, la profession et le domicile. Il est à noter qu'il y a sur ces listes exclusivement des habitants masculins.

04/06/1914 : bail à loger au Presbytère de Fain entre le conseil municipal de Fain (maire : Alexandre Fernand BOUTTEFROY) et monsieur le curé Jean Irénée MARLIN. Montant de la location 70 francs par an, payable en deux fois.

04/09/1846 : Monsieur le préfet de la Côte-d'Or, défend de couvrir de paille des bâtiments situés à moins de 300 mètres des autres habitations.

20/09/1905 : le conseil publie le règlement sanitaire municipal prescrit par la santé publique. Obligation de mettre de la chaux sur les murs à l'intérieur des habitations, si il y a construction d'une habitation et que cette dernière n'est pas construite sur une cave, faire sur élevé de 30 cm l'habitation sur de la chaux ou du béton. Le sol en terre battue est interdit. La couverture en paille est proscrite. La cuisine devra être pourvue d'air et de lumière, avec un évier. Les chambres à coucher devront être ventilées bien éclairées et le chauffage devra avoir un tuyau dépassant de 40 cm le faite de la maison. L'habitation la nuit des caves et sous-sol est interdite etc.

Taxes municipales sur les chiens :
Il y avait deux sortes de chiens : les chiens 1re catégorie et 2e catégorie
À Fain en 1886, il n'y avait que des chiens 2e catégorie : chiens de troupeau ou de garde.
Par exemple en [[1891 pour un chien de 2e catégorie cela coûtait 1,50 francs par an.

16/05/1854 : concernant les divagations des chiens, le conseil fit un arrêté avec obligation pour les chiens de ne pas errer, d'être tenus en laisse et pour les races dangereuses d'avoir une muselière. Ceci pour la prévention de « l'hydrophobie » (terme utilisé à l'époque pour évoquer la rage).


26/03/1843 : arrêté du conseil concernant les débits de boisson.

- Ouverture du 1er avril au 30 septembre : fermeture à 22 heures
- Ouverture du 1er octobre au 31 mars : fermeture à 21 heures
- Ils ne pourront ouvrir avant le jour.
- Les jeux de hasard sont défendus.
- Fermeture obligatoire le dimanche et fêtes reconnues par les lois de l'État pendant les Offices Divin.
- En cas de manquement procès-verbal sera dressé.


13/03/1866 : François THEVENIN est autorisé à ouvrir un café.
22/02/1868 : demande d'Alfred LIGERET de réouverture de son café suite fermeture par arrêté en date du 27/01/1866.
23/08/1867 : autorisation d'ouverture d'un café pour M. CLERC
27/05/1908 : reprise du café par Angèle GRUET qui était tenu avant par Mme LIGERET
11/04/1905 : ouverture d'un débit de boissons par Antoinette BEURDELEY née à Moutiers St Jean le 07/01/1832, veuve de Nicolas ROBERT. Cet établissement sera tenu par Augustine ROBERT grande rue face à la fontaine publique.
01/04/1899 : ouverture d'un café, rue de la Place à gauche en descendant face de la maison RAPPENOT par Mme Marie Césarine CAILLOT, veuve THEUREAU née le 01/09/1849 à Fain.
20/03/1873 : Jean GOURIER-GELIN demande la réouverture de son débit de boissons fermés pour cause de maladie le 02/10/1872.
23/04/1870 : ouverture à St Just d'un café par M. François LABBE.


En 1998, il ne reste plus que le café « Chez Paulette » appartenant à Mlle Paulette BOUTTEFROY, qui était auparavant le café de sa mère Angèle GRUER épouse BOUTTEFROY qui elle-même avait eu ce débit de boissons de la femme LIGERET. Du fait de l'âge de Paulette BOUTTEFROY, cet établissement n'ouvre plus que de temps en temps. Aux heures de gloire ce café faisait restaurant, quelques chambres de passage, et même bal en fin de semaine (Quelques pugilats mémorables éclataient de temps en temps entre jeunes des différents villages à cette occasion). On y servait souvent du blanc ou rouge limé (avec limonade) servi à la "Topette" (demi litre) ce qui échauffait rapidement les esprits.

L'apothéose fut certainement la venue de Johnny HALLIDAY en 1968 qui donna un concert sous un chapiteau, véritable pari de Paulette BOUTTEFROY, quelle animation !

Conseil de fabrique

Place de l'Église

La fabrique groupe de clercs et de laïcs qui veillent à l'administration des biens de l'église.

Les marguilliers sont les membres du conseil de la fabrique.
À Fain-lès-Moutiers, lorsqu'une personne est citée avec le terme marguillier, il s'agit du responsable de la fabrique, aussi appelé procureur fabricien.

Le chantre est celui qui chante au lutrin.

Maître BARBIER, notaire à Moutiers Saint Jean en date du 03/10/1742 acte notarié suite quittance au profit de Monsieur COLLET, notaire royal demeurant à Vermenton sur la fabrique et les fabriciens de Fain-lès-Moutiers.

  • MARGUILLIER
  • Martin GOURIER, en 1668
  • Edme DOUDIN, en 1715
  • Joseph BERTRAND, en 1742
  • Edme AMAND, en 1815 (né le 25/02/1776 à Fain)
  • Edme AMAND, en 1848


Délibérations du Conseil municipal :
10/05/1829 : demande de 500 francs de la fabrique au conseil.

15/05/1835 : demande de M. le Desservant et du conseil de la fabrique la réfection mur du cimetière.

Achat de livres de chants pour l'église, 100 frs accordés.

10/02/1840 : 180 francs pour la fabrique.

10/05/1840 : le conseil municipal alloue 60 francs au chantre de l'église (Le chantre était l'instituteur).

Justice

Nous présentons quelques affaires suite à des soit transmis entre le parquet de SEMUR en AUXOIS et la mairie de Fain-lès-Moutiers.

Séances du conseil municipal extraordinaire le 28/02/1885.

Demande de réhabilitation concernant le sieur COLOMBET Antoine Alexandre cultivateur à Fain-lès-Moutiers, condamné par le Tribunal correctionnel de Semur le 14/01/1879 à 1 mois d'emprisonnement pour outrage public à la pudeur.

Le conseil déclare que depuis le 16/10/1873 au 01/02/1879 il a occupé les fonctions d'instituteur. Que depuis sa condamnation il n'y a rien a dire sur sa conduite. Qu'il mène une existence laborieuse aidant son beau-père agriculteur, que son travail suffit à nourrir sa femme et ses deux enfants.
Ces éléments sont fournis au sous-préfet suite à la demande de réhabilitation du Sieur COLOMBET.
Tous les membres du conseil ont signé sauf : Victor ROBERT, Tanron BOUTTEFROY, Louis DUCLOS, Alexandre BOUTTEFROY qui refusent de signer la délibération attendu qu'ils ne veulent pas engager leurs signatures complaisamment dans de pareilles conditions et ont signé.


Au XIXe siècle, lorsqu'une personne du village avait commis une infraction à la loi pénale Monsieur le maire devait notifier à la famille l'avis de condamnation et le motif, et faire retour de cet avis. Ces extraits de jugement comportaient l'identité du condamné, la sentence et le signalement.

Nous imaginons les vexations, les rancœurs, qui devaient suivre de telles notifications ...

Le 4 mars 1842, M. le sous-préfet de SEMUR adresse à M. le maire un extrait de jugement rendu par le 2e conseil de guerre permanent de la 7e division militaire siégeant à Lyon et condamnant :
Jean-Baptiste BOUTTEFOY ° le 26/08/1816 à Fain les Moutiers à six mois de prison et aux frais pour vol envers un particulier. Le dénommé BOUTTEFROY était soldat au 4e escadron du train des parcs d'artillerie.


Nous noterons le signalement du condamné : Fils de feu Jean BOUTTEFROY et de Jeanne BERTRAND, domicilié à Fain les Moutiers département de la Côte-d'Or né le 26/08/1816 à Fain-lès-Moutiers y demeurant avant son entrée au service.

Taille : 1,70 - Cheveux et sourcils : Châtain
Front : haut - Yeux : gris - Nez : moyen
Bouche : petite - Menton : rond - Visage : rond
Teint : coloré.

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Le sous-préfet avise M. le maire de Fain que le tribunal correctionnel de Semur a condamné le 14/06/1881 le nommé Victor Eugène CADOUX, né à Fain les Moutiers le 17/10/1860, à la peine de 3 mois d'emprisonnement pour vol. Cette condamnation entraînant l'incapacité électorale.

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Le parquet de Semur réclame l'âge exact de Claude ROBERT car le 28/01/1832 le jeune Claude ROBERT âgé d'une douzaine d'années a été inculpé de vol d'une montre et acquitté par suite de manque de discernement. Cet enfant est le fils d'un dénommé ROBERT domestique à Moutiers St Jean et qui possède une nombreuse famille.


Voici quelques exemples d'histoires de village : dont la justice se saisissait sur la demande de M. le maire, ou bien sur dénonciation, et qui parfois se terminait devant le notaire.

Le 16/06/1863, le tribunal de Semur enquête au sujet d'une plainte pour détournement de mineure. D'après le tribunal l'individu PHILIPPOT établi depuis peu à Fain les moutiers dans la maison du Sieur LIGERET habiterait avec une jeune fille.

Le tribunal demande au maire de rechercher l'âge de la fille, si elle habite avec le dénommé PHILIPPOT de plein gré, sous menaces ou violences.
Nous n'avons pas retrouvé la réponse du maire de Fain.
Mais la deuxième lettre du Procureur Impérial de Semur indiqua au maire ; qu'il ne peut intervenir devant cette situation crée par Louis PHILIPPOT et Marie GUYON, car la loi ne réprime pas de telles relations.
Le Procureur invite Monsieur le maire à prendre contact avec ce couple pour leur signifier ses observations et que M. le curé apporte ses conseils aux jeunes gens de manière à faire cesser ce scandale dont M. le maire se plaint. Et tenter de donner par ces actions un autre caractère à cette relation, en les unissant par le mariage.

Le 20/08/1894 le parquet du tribunal de Semur demande la situation de famille et de fortune d'Etienne CAILLOT 63 ans, tailleur de pierre, demeurant à Fain-lès-Moutiers qui a succombé le 15 juillet dernier lors d'un accident qui lui est arrivé dans les carrières d'Anstrude.
(Bierry les Belles Fontaines).


Le 27/06/1868, réponse de la préfecture de Police de Paris suite demande des époux BOUTTEFROY sur le sort de leur petite fille Louise FOCARD, âgée de 6 ans 1/2 et emmenée par son père Philippe FOCARD, ouvrier serrurier demeurant à Paris Belleville, square Napoléon N°2. Après enquête de la dite préfecture, les informations recueillies sur la jeune FOCARD sont très satisfaisantes.


Affaire de dispute dans le cabaret tenu par Mme LIGERET et aidée par Mme BOUTTEFROY.

Le 02/01/1866 il y aurait eu des insultes proférées à l'encontre du garde champêtre GOURIER de la part des deux femmes citées ci-dessus.
Le 15/01/1866 la femme CADOUX et sa fille Odile ont été entendues par M. le maire suite demande du Parquet de Semur, à titre de témoin.

Mme CADOUX déclare que l'histoire a commencé depuis les observations faites par le Garde Champêtre GOURIER sur ce qui s'était passé dans la nuit du 1er au 2 janvier dans l'établissement de Mme LIGERET. Mme BOUTTEFROY a nié en appelant le garde de "menteur, cochon et qu'il faisait des remarques parce qu'elle avait empêché que l'on lui donne du blé à crédit". En même temps elle lui a jeté la casserole à la figure. Puis le garde lui a demandé de ne pas le toucher. Puis Mme LIGERET entre dans la chambre prend le garde au collet en criant à l'assassin. Mme CADOUX ne sait si le garde a dit le mot "garce", mais elle a entendu la femme BOUTTEFROY dire : " Les garces, les salopes; les fainéantes sont chez toi, tu les nourris".


Certaines affaires se sont closes devant le notaire :

Résumé de l'incident

Une souscription avait été ouverte au profit des habitants de Fain les Moutiers victimes du désastreux orage de grêle du 28 juin 1850.
Une commission était chargée de répartir les dons et lors de la distribution la veuve CADOUX et les femmes Claude GOURIER et Etienne GOURIER mécontentes de leurs portions ont cherché à porter atteinte à l'honneur de Monsieur Louis DUCLOS, maire de Fain-lès-Moutiers.
La femme d'Etienne GOURIER a même prétendu qu'il avait détourné une partie des dons à son profit et qu'il « avait les mains grasses et qu'on lui dégraisserait ».
Le maire blessé par ces propos fit assigner les dites femmes devant le Juge de Paix de Montbard. Mais les parties s'étant rapprochées le dit acte a été rédigé et les trois femmes ont reconnu calomnieux leurs propos et en dédommagement ont déposé à l'étude de Maître
CRAMPON de Moutiers Saint Jean les sommes qui leur avaient été attribuées, pour être mise à la disposition de Monsieur le maire DUCLOS pour en faire l'emploi qu'il jugera utile.

Héraldique

Histoire administrative

  • Département - 1801-.... :
  • Arrondissement - 1801-.... :
  • Canton - 1801-.... :

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :
  • Fain-lès-Moutiers absorbe, entre 1790 et 1794, l'ancienne commune Saint-Just.
  • Noms de la commune donnés pendant la période révolutionnaire : Bellevue-sur-Réome et Fain-lès-Réome.

Patrimoine.png Patrimoine

Église

Les cloches

Cloche Marie

En 1754, il est fait mention dans le cahier paroissial de Fain de la bénédiction d'une cloche :

(sic)
 « La grosse cloche de cette paroisse a été bénie par
 moy curé sousne le dis juillet 1754
 hugue joseph BAUDENET agé de 10 ans
 Anne BERTRAND agée de 10 ans
 ont demandé que la cloche fut benite
 au nom de Marie ce qui a été accordé à leur
 desir.
 Cette cloche a été fondue par Nicolas DESNONTAULT »

Le secrétaire de mairie A. PRUDON a fait un petit historique des cloches de Fain-lès-Moutiers (classement S.1.2), dont nous reprenons l'ensemble de ses écrits du 01/10/1899 :

Cloche Gabrielle

Le plus ancienne cloche ; celle qui est du côté du sud ; la cloche Gabrielle a été fondue à Dijon en 1777 par un sieur DURAND fondeur. D'un poids de 600 kilos. Elle a coûté 2 000 livres. Elle a un mètre de diamètre à l'ouverture et 95 centimètres de profondeur.

Sur le pourtour du haut on lit :

 « + 1777. Le Vénérable Dom Gabriel Martial Bavay prieur
 de l'abbaye de Moutiers Saint Jean parrain et la marraine
 Madame Anne Arthaud épouse de Messire Jean Coeur de Roy
 de Merce conseiller honoraire au parlement de DIJON. M
 GAUDELET, curé de Fain m'a bénite. DURAND à DIJON »

Cloche Philippine

La plus jeune cloche celle du nord, la cloche Philippine a été fondue à Anstrude Yonne en 1824 par un fondeur ambulant du nom de Molloy. Elle pèse 450 kg, elle a été payée 1800 f. Elle a 90 centimètres de diamètre et 85 cm de profondeur. Elle est assez mal montée.

Sur le pourtour du haut on lit :

 « + L'an de J.S.C. 1824 j'ai été bénite. Mon parrain est
 Mr Philippe de Bretagne chef de bataillon au 5 ème régiment
 de la garde royale demeurant à Corsaint et ma marraine
 Mme Alexandrine de Coeur De Roy son épouse. Mr Nicolas
 Robert maire. Molloy me fecit »

CES DEUX CLOCHES SONT EN AIRAIN

Fin de la première partie de la notice sur les cloches du secrétaire A. PRUDON.


Délibération du conseil municipal de Fain-lès-Moutiers
25/01/1824
Achat d'une cloche de 325 kg placée à la place de l'ancienne du clocher de Fain, enlevée par les ordres du gouvernement révolutionnaire.
12/05/1824
Achat d'une cloche pour St Just 56 kg à la place de l'ancienne ôtée par le gouvernement révolutionnaire.
21/11/1824
Pose de la cloche à Fain les Moutiers (677 livres ou 338 kg à 4 francs le kilo). À M. MOLLOY, marchand fondeur de cette cloche.
Témoins : Paul RAVERAT, Edme AMAND, M. VARET, Edme LEVEQUE, Nicolas BERTRAND, Joseph LE BLANC.
01/05/1825
Facture des deux cloches.


Deuxième partie de la notice de M. A. PRUDON secrétaire de mairie :
Refonte de la cloche désignée sous le nom de GABRIELLE
Par la suite d'une cause inconnue attribuée par les uns aux
effets désastreux de la gelée, par les autres aux coups de marteau
donnés pour annoncer une fête carillonnée, la cloche GABRIELLE
présentait une grande fêlure empêchant complètement la sonorité.
Cette cloche n'était donc plus usagée. La population souffrait de cet
état de choses et si pour une fête religieuse on avait à se servir
des deux cloches il en résultait une dissonance désagréable en même
temps qu'un grand danger car la cloche n'était plus guère solide.
C'est alors qu'au mois de mai 1899 Mr CHARLES Louis Maire eut l'idée
de faire refondre la cloche ; il en parla au conseil qui lui promit
son appui moral et matériel et pour couvrir la dépense, il organisa
une souscription publique qui produisit (en chiffres ronds) 400 F
le reste de la dépense a été pris sur les fonds communaux.
La cloche fêlée fut donc envoyée à la fonderie A.FARNIER (Rue de
Jouvence à DIJON) Elle pesait exactement 446 kg au lieu de 600 ;
son poids fut augmenté par l'addition d'un nouvel alliage et portée à
515 kg. Elle a 0 mètre, 932 de diamètre et donne le Sol.
La cloche reposée au clocher a coûté en tout 712,70 f.
La cérémonie du baptême eut lieu le 27/09/1899
Le parrain était Mr Louis CHARLES Capitaine d'artillerie breveté
La marraine Madame CHALLAN-BELVAL de Moutiers.
Du reste sur le pourtour de la cloche on lit :

 « L'an 1899 j'ai été refondue et augmentée sous l'administration
 de Mr CHARLES Louis Maire de Fain les Moutiers. M. Ambroise
 GAUTHIER étant curé. J'ai eu pour parrain CHARLES Louis Capitaine
 d'artillerie breveté de l'Etat-Major né à Fain les Moutiers et pour
 marraine Marie Augustine Gabrielle Alice CHALLAN-BELVAL née CRAMPON-
 LAUBIN propriétaire à Moutiers St Jean, qui m'ont nommée :

                     MARIE ALICE CATHERINE LOUISE »

À l'issue de la cérémonie religieuse, un banquet très bien ordonné eut lieu chez M. CHARLES Maire. Il fut servi par le célèbre Vatel montbardois Emile LEFOL.

Fain les Moutiers le 01/10/1899
Le secrétaire de la mairie A. PRUDON

Les colombiers

Un colombier est une tour ronde ou carré, abritant des pigeons.

Il fallait par usage au XVIIIe siècle que le roturier possède 50 arpents de terres labourables (17 à 22 ha), pour pouvoir détenir un colombier.
Les murs intérieurs devaient être blanchis à la chaux, sur terrain sec, à l'abri des vents dominants. Les ouvertures sont exposées au levant et au midi. Les murs extérieurs étaient enduits au mortier de chaux. Un bandeau circulaire en pierre en pierre de taille faisait saillie à mi-hauteur de la construction pour empêcher rats et fouines de grimper jusqu'aux ouvertures. Ces bandeaux étaient parfois doublés d'un autre en tôle de 0,50 m de largeur pour augmenter la sécurité des pigeons.

L'intérieur des murs est garni d'alvéoles rondes ou rectangulaires d'environ 0,15 m² et de 0,20 m de profondeur – confectionnées avec des briques plates ou des laves ( nichoirs pour les couples de pigeons appelés «  boulins ».)
Quelques colombiers ronds possèdent encore une échelle tournante fixée à un arbre pivotant dans un coussinet scellé au centre du dallage et à la charpente ; ce qui permettait de visiter les boulins. Pour les tours carrés on appuyait au mur une échelle ordinaire.
Il était courant de trouver des colombiers avec 1800 à 2000 boulins. Nombreuses récoltes souffraient des ravages de ces granivores.
La période révolutionnaire a failli sonner l'heure de la fin de ces vestiges féodaux mais l'assemblée nationale occupée à des affaires plus précieuses n'examina jamais le projet de destruction de ces bâtisses. Ce qui nous permet d'admirer l'architecture des colombiers de l'Auxois dont Fain les Moutiers possède quelques exemples.
Sainte Catherine Labouré née à Fain les Moutiers est d'ailleurs la patronne des Colombophiles.

Les colombiers de Fain-lès-Moutiers :

- Ferme de l'hôpital à St Just (Rond)
- Celui de la salle des fêtes (Carré)
- Celui de la ferme appartenant à la famille Tatara (Carré)
- Celui de la cour du café « chez Paulette Bouttefroy » (Carré)
- Ferme de Sainte Catherine Labouré qui possède une belle échelle tournante (Carré)


Divers

Pendant la période transitoire entre les registres paroissiaux et l'état civil, nous notons sur le registre des délibérations du conseil municipal en date du 18/02/1790, 2 naissances et 1 décès. L'état civil ne sera officialisé par les instances révolutionnaires qu'en 1792.

Margueritte BELIN femme de Nicolas ROBERT est accouchée le 09/02 à 18 h.
Madeleine BOUTTEFROY femme de François Claude BERTRAND est accouchée le 23/02 d'un enfant femelle. Parain François BERTAND.
Fille de Jean GOUTTEY décédée à St Just âgée de 23 mois.
La mère Agatte MARCOUP de Rougemont décédée le 5 mars à 10 heures du soir.

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Depuis l'édit de 1556 (Henri II), il était fait obligation aux mères enceintes hors du mariage de déclarer leur état. Souvent les déclarantes donnaient le nom du père présumé.

À la fin de l'Ancien Régime, ces déclarations tombèrent en désuétude. Cet édit fut aboli à la Révolution en 1792.

Cependant certains maires heureux d'écouter les confidences enregistrent des déclarations de grossesses jusque sous la Restauration (vers 1823).

Voici relevé dans l'état civil de Fain-lès-Moutiers un acte de naissance en date du 6 nivôse an IV (27/12/1795) digne d'une telle déclaration.
Cette situation fut très certainement très infamante par la suite pour la jeune mère ... (sic)

L'an IV de la République Française une et indivisible le six nivose pardevant moy Edme Nicolas VARET agent municipal de la commune de Fain et de Saint Just soussigné a comparu Margueritte DAVOISE laquelle ma déclaré qu'il étoit né hier à neuf heure du soir une fille provenant de la grossesse de Reine DAVOISE sa sœur fille non mariée laquelle nous a dit provenir des œuvres de Pierre LANGREAU chanoine domicilié à MONTREAL, auxquels enfant il a été donné le prénom de Margueritte, fait en la maison commune en présence de Claude DAVOISE et Margueritte DAVOISE tous deux domiciliés en cet commune ayant l'âge requis par la loy qui ont tous deux déclaré ne savoir signé.(sic)

                          Signature : VARET Agent municipal

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Nombreux étaient les habitants de Fain-lès-Moutiers et de Saint Just à porter le même nom patronymique, voir un prénom identique, pour cela l'utilisation d'un sobriquet était très courant. Cette coutume tend à disparaître, mais certains sobriquets subsistent . Pour certains ils se transmettaient de père en fils.

« Le Guche » : abréviation d'Auguste, grand-père de BOUTTEFROY Bernard.
« Taupin » : A cause des cheveux très noirs du grand-père de ROBERT Alexandre. (Certains courriers sont encore marqués M. TAUPIN, le facteur en questionnant les personnes du village trouva à qui était destiné la lettre M. ROBERT Alexandre)
« La pape » : Son frère avait soi-disant servi comme Garde Suisse au Vatican, sa maison était d'ailleurs nommée la Papauté (Maison appartenant à la Famille AMAND-GELPI)
« Pousse-loup » : Grand-père de Jeannette BOUTTEFROY (Car il chassait les loups !)
« Cadet » : Père du Pousse-Loup
« Père Loup » : Beau-Père d'Alphonse POULET ( Car il avait le verbe haut)
« Caffou » : ROBERT Jean qui possédait un battoir qui cafouillait.
« JIVAIS » : Père de Gabrielle BOUTTEFROY car il avait effectué son service militaire dans cette ville des Ardennes et en parlait souvent.
« Six boeufs » : De Santigny, frère d'Henri BOUTTEFROY, Jules BOUTTEFROY.
« Tétard » : Père de Yvonne CHANUT.
« 4 POUET » : Père de Jeannine CHEVILLARD.
« Caporal » : Oncle de Jules Pousse-Loup
« Canne » : Louise ROBERT, dite Louise canne
« Poupoul » : Edouard Couturier
« Maigrot » : Grand père BOUTTEFROY d'Eliane Daviot
« Parnage » : Père de Jean Jacob
« Le Beureau » : Gourier Paul
« Motot » : Grand-Père Remoussenard.


Les repas autrefois

La manière de manger dans l'Auxois avait des airs moyenâgeux qui se pratiquait encore dans quelques fermes des environs de Vitteaux à la fin du XIXe siècle.

Le repas regroupait autour de la table commune la famille et le personnel agricole, chacun avait sa cuillère et sa fourchette mais le verre à boire était commun et les assiettes absentes. Chacun piochait dans un plat commun. Le pichet de vin était sous la garde du chef de maison qui commençait par se désaltérer le premier puis servait à tour de rôle chaque convive. Entre les repas un seau d'eau permettait de se désaltérer librement à l'aide d'un bol en cuivre jaune.

Très longtemps la coutume du tue-cochon se perpétua à Fain les Moutiers. Au mois de novembre les familles se regroupaient pour tuer le ou les cochons et préparer saucisses, jambons, lard, pâtés pour les longs mois d'hiver. Et c'était l'occasion de belles agapes.

Repère géographique.png Repères géographiques


Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 413 432 396 387 387 373 397 401 370 352
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 336 355 325 326 301 302 270 276 304 302
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 260 208 208 212 209 177 226 230 212 179
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 159 141 147 204 155 157 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011, 2016

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Claude GAUDELET 12/02/1790 - 19/09/1790 Curé.  
François RAISSON 1793 - 1794  
Jacques LABOURE 1800 - En 1800  
Edme Nicolas VARET 1801 - 1801  
Nicolas LABOURE 1802 - 1811  
Pierre LABOURE 1812 - 1815  
Nicolas REMOND 1816 - 1816  
François THEVENIN 1817 - 1818  
Nicolas DOUDIN 1819 - 1820  
Jean QUIGNARD 1821 - 1829  
Nicolas François LABOURE 1829 - 1829  
DUCLOS-VARET 1830 - 1839  
Ambroise DUCLOS 1840 - 1842  
Claude DOUDIN 1843 - 1845  
Jean THEUREAU 1846 - 1847  
Louis DUCLOS 1848 - 1852  
Claude Nicolas ROBERT 1853 - 1868  
Pierre BOUTEFROI 1869 - 1874 Légion d'honneur, ex gendarme.  
Jean-Baptiste ROBERT 1875 - 1876  
Louis Antoine VARET 8 octobre 1876 - ?  
Louis Claude DUCLOS 24 août 1878 - 1882  
ROBERT 1883 - 1884  
Étienne LAVALLÉE 18 mai 1884 - 1888  
Louis Claude DUCLOS 20 mai 1888 - 1892  
Louis Jean Baptiste CHARLES 15 mai 1892 - 1900  
Alexandre COLOMBET 20 mai 1900 - 1904  
Jules BOUTTEFROY 15 mai 1904 - 1907  
Gustave BOUTTEFROY 1908 - 1911  
Alexandre BOUTTEFROY 1912 - 1912  
Alexandre BOUTTEFROY-MONIN 1913 - 1929  
Jules BOUTTEFROY-DUCLOS 1930 - 1935  
Berger ROBERT 1936 - 1937  
Étienne ROBERT 1938 - 1944  
Charles PICOCHE 1945 - 1947  
Pierre CANAT 1948 - 1959  
Lucien QUIGNARD 1959 - 1971  
Arlette LADOUCETTE 1971 - 2001  
Reine DUMORTIER 2001 - 2008  
Jérôme PETIDENT 03/2008 - (2020) Né le 11/06/1964.  

Cf. : MairesGenWeb

Formation du premier conseil municipal

Le 12 février 1790 procès verbal de la formation de la municipalité.
Monsieur Claude GAUDELET, curé de Fain-lès-Moutiers 39 suffrages, fonction de Président
Monsieur Claude THEVENIN 19 suffrages, secrétaire.

Le 23 juin 1790, nomination du Sergent de la municipalité et fonction de garde champêtre
Edme GOURIE, tissier à Fain les Moutiers, 43 ans.

Le premier maire de Fain-lès-Moutiers fut donc le curé GAUDELET de la dite paroisse.
Mais ce dernier démissionna le 19/09/1790.

Dans le registre du conseil municipal il est fait mention que le 18/09/1830 Pierre Philippe DUCLOS est nommé maire provisoirement en remplacement de M. LABOURE suspendu de ses fonctions, suite à la décision du préfet de la Côte-d'Or. De même Claude DOUDIN est nommé adjoint à la place de Jacque LABOURE suspendu lui aussi de ses fonctions par décision du préfet de la Côte-d'Or en date du 07/09/1830. Le motif n'est pas mentionné mais très certainement à cause de la révolution de 1830 sous Charles X.


Les attributs de la République

Le préfet de la Côte-d'Or, autorise en date du 23/09/1880, le conseil municipal de Fain d'effectuer un emprunt de 5 000 francs avec un intérêt n'excédant pas 5 %, remboursable sur trois ans, et pour payer cet emprunt elle utilisera le produit de la vente des coupons de réserve, et imposera extraordinairement en 1881, 1882, 1883, 7 centimes additionnels au principal des quatre contributions directes devant produire au total 795,62 francs. Cet emprunt accordé à pour but la construction d'une mairie et l'agrandissement de la maison d'école.

La session du conseil du 30/05/1875 décidera l'achat d'un buste de la république en plâtre, qui sera placé dans la salle des délibérations. Vote de 10 francs pour cet achat.

Le 14/09/1828 dans un compte-rendu du registre des délibérations il est fait mention pour la première fois du Tambour « a fait battre la caisse ».

Le 15/11/1863 le conseil vote l'achat d'un tambour pour 30 francs.

Achat d'un tambour le 15 février 1878 pour 6 francs.

Il existait deux tambours ou caisses. L'une chez le sieur LAVALLÉE le garde champêtre et appariteur à Fain. L'autre caisse disparu en 1850 a du rester chez le sieur THEUREAU propriétaire et adjoint de l'époque, domicilié au hameau de St Just ou chez Jean Claude REMOND qui était adjoint en 1876, domicilié au même lieu cette caisse égarée sur quelque grenier à St Just servait utilement pour le service de la compagnie de pompiers car elle était meilleure que la caisse qui est chez le garde champêtre.
(Annotation du secrétaire de mairie PRUDON)

En espérant que le dernier tambour qui subsiste dans l'ancienne école ne subisse pas un sort identique.

Monsieur REMOND, maire avait acheté lui-même le 21/09/1815 une écharpe blanche en soie moyennant 10,75 à Semur chez Monsieur Moncelot. Il y avait trois écharpes tricolores en 1843.

Masses à casser les pierres, il y en avait encore une douzaine en 1843.

Arrêté du 1er mai 1883, que l'affichage des lois et autres actes de l'autorité publique, sera exclusivement sur le pignon nord de la maison commune et le côté ouest de la porte de la mairie.


Dans le registre des délibérations du conseil municipal il est fait mention le 03/10/1852 que l'ensemble des conseillers municipaux formant le nouveau conseil : « … prêtent individuellement serment et jurent obéissance à la constitution et au fidélité au Président (Napoléon III) ... », il est fait l'éloge du Prince Président. Le conseil demande même le rétablissement de l'empire.


Le 24 juin 1894, toujours dans le registre des délibérations du conseil municipal de Fain-lès-Moutiers, il est relaté l'assassinat du président Sadi CARNOT dans les moindres détails, avec la copie du procès-verbal officiel de l'autopsie, et mention en marge que l'assassin âgé de 19 ans Santo CASERIO a été condamné par la cour d'assises du Rhône le 03/08/1894 à mort et exécuté 20 jours après.
Le conseil municipal adresse d'ailleurs par écrit au nom des habitants de leur commune une lettre de douloureuse sympathie à Mme CARNOT. La commune donnera d'ailleurs 30 francs pour le monument à élever en la mémoire de M. Sadi CARNOT dans la ville de DIJON.


Monsieur HARNET qui fut instituteur vers 1914 à Fain envoya ce poème à Madame Angèle GRUET :

« Bourgeois et négociants les bons cultivateurs
Ouvriers et rentiers les commis voyageurs
Un jour si vous passez au bon Fain les Moutiers
Toujours au petit coin sachez vous arrêtez
Très bonne est la maison un « Café Restaurant »
Entouré d'amitié par un accueil charmant
Facilement l'on sert des déjeuners copieux
Repas a bon marché les vins capiteux
On y vend l'épicerie toute d'excellent choix
y verrai de l'esprit demandez : BOUTTEFROY »

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
Claude BERARD En 1572 Prêtre vicaire.  
Liger GIRARD En 1577  
Charles THELOT En 1578 Vicaire.  
Chrestien BLAISSEAUX En 1581  
Taulpin Anthoine PRIEUR En 1583  
- -  
- -  
Martin DIGY - Décédé en 09/1685.  
Philibert GUENEAU 1684 - 1696 Décédé le 02/08/1696 à Fain-lès-Moutiers.  
Bon Antoine BERJEVOUT et
J. CAMEAU
1697 Bon Antoine BERJEVOUT († 15/04/1720 à Fain-lès-Moutiers, à l'âge de 80 ans, 8 mois et 22 jours.  
Bon Antoine BERJEVOUT et
Chapelain Henry FOÜASSIER
1698 - 1720 Henry FOÜASSIER († 10/06/1712 à Fain-lès-Moutiers).  
- -  
BAUDENET 1742 - 1774 Décédé en 1778, 80 ans, tombe sous le porche de l'église de Fain-lès-Moutiers.  
GAUDELET et
Balthazard TRIDON
1775  
GAUDELET 1776 - 1792 Jusqu'au 13/09/1792, curé réfractaire.  
Eloy Joseph SAULTY 27/09/1792 - Curé constitutionnel.  
Pierre BOURNOT 9 nivôse 1793 Prêtre chapelain, curé constitutionnel.  
- -  
- -  
- -  
F. SIROT 1841 - 1845  
Charles Antoine JARANT 1846 - Né à Ramevelle (Sombernon), † 11/01/1871, tombe cimetière de Moutiers.  
MALLARD 1849 - 1852  
GAUTHIER 1853 - 1901  
BENOIT 1902 - 1904  
J. F DEGUIN 1905 -  
Arsène GAGNARD 1906 - 1908  
Jean Iréné MARLIN 1909 - 1926 Décédé le 08/12/1926 à Fain-lès-Moutiers, inhumé le 11, à l'âge de 75 ans.  
Henri DUPAQUIER 1927 - 1939  
Jean Louis BUCHY 1940 - 1946 Missionnaire.  
Henri DUPAQUIER 1947 - 1948  
Marcel ROCHET 1949 - 1992 Décédé le 10/04/1992 à Semur-en-Auxois, inhumé à Fain-lès-Moutiers même emplacement que le curé MARLIN. - Mlle Arlette LADOUCETTE était la bonne du curé Marcel ROCHET.  
- 1992 Marquera la fin de la présence à demeure d'un curé à Fain-lès-Moutiers.  
Les curés de Fain-lès-Moutiers pendant la Révolution de 1789

Le registre paroissial de Fain-lès-Moutiers mentionne en 1789 :

« Les états généraux ont été assemblés en 1789, il s'est exercé des cruautés inouïes une infinité de châteaux ont été brûlés et d'autres pillés. » (sic)

Le 12/02/1790, procès-verbal de la formation de la municipalité. Le curé M. Claude GAUDELET fut élu à la fonction de président avec 39 suffrages.

Puis le 19/09/1790 le curé GAUDELET démissionne avec comme motif :

« Insultes, menaces de mauvais traitement »

Le dit curé ayant très certainement refusé de prêter serment à la constitution fut déporté comme prêtre réfractaire depuis le 13/09/1792. Il fut remplacé par deux prêtres constitutionnels cités dans la liste.

À Fain-lès-Moutiers, et St-Just, la Révolution de 1789 amènera aussi le pillage des églises, le 11 ventôse an 2 :

Les ferrures et batan de la cloche, 4 chandeliers en cuivre, 2 d'étain,
une lampe d'étain, un grillage de fer et pour St Just 4 chandeliers de
cuivre deux croix une grosse et une petite seront envoyés à SEMUR au
district. Signature : RAISSON---------- Maire

Le 29 thermidor an 2 les effets de culte sont emmenés au district de Semur.
Lors d'une session du conseil municipal le 13/04/1828, il est stipulé :
« un ostensoir dérobé par les autorités dans la Révolution qui étoit en or massif. » (sic)
Fain les Moutiers ne sera pas non plus épargné par la vente des biens nationaux :
La cure de Fain-lès-Moutiers sera vendue le 22 fructidor an 2 pour 60 livres à Eme LEVEQUE.

Les matrones

Les matrones à qui on attribuait le nom de " Sages-femmes".

Elles sont désignées voir élues par une assemblée de femmes du village qui peut-on penser choisissaient celle qui avait de l'expérience et de l'habilité ( comme en 1767 GELIN Brigitte sur le registre paroissial )
Le curé validait ce choix.

Les matrones devaient être de 'bonne vie et mœurs' et savoir ondoyer dans les règles le nouveau-né. Au plus tôt ce jeune être devait recevoir le baptême pour éviter en cas de décès d'errer dans les limbes sans espoir de rejoindre le Paradis.

Suivant la constitution du nouveau-né il recevait les sacrements du baptême le jour même ou le lendemain sur les fonds baptismaux ; ou bien si ce frêle être laissait paraître des signes de faiblesse, à la maison il était baptisé par la matrone, plus exactement le terme employé dans les registres paroissiaux de Fain les Moutiers est : 'Ondoyé suite périls de mort'. Néanmoins nombreux enfants mourraient très jeunes, les conditions sanitaires et les connaissances médicales de la matrone se résumaient très certainement au plus strict nécessaire. Nombreuses mères décédaient comme il est dit dans les registres paroissiaux des 'suites des couches'. Il arrivait que l'enfant et la mère succombaient en même temps ; nous imaginons dans quelles souffrances (cf. décès en 1770 d'ALLOUIS Françoise).
Les jumeaux avaient très peu de chance de survivre ( Faits constatés dans les registres paroissiaux de Fain les Moutiers).

Mais dans ces temps là un enfant comme une épouse se remplaçaient aisément. Il ne restait que les plus solides, c'était la dure loi de la sélection naturelle.


Voici quelques exemples tirés des registres de la dite commune :

Le 23/01/1697 les jumeaux de BOUCHARD Jean le jeune manouvrier à Fain

les Moutiers et de Jeanne GUILLAND furent baptisés par BRUCHEMIN ?
suite péril de mort, sage femme. Décédés le 24/01/1697.
PRIEUR Claude marié à BOUDIER Antoinette LE 14/02/1735 Fain les Moutiers. L'épouse est décédée le 02/03/1735 à la suite de l'accouchement de PRIEUR Edme né le même jour.
On notera la date du mariage et celle de la naissance...Régularisation ?
PRIEUR Claude veuf se remariera le 07/06/1740 à Fain les Moutiers avec TISSIER Claudine .
Le 13/02/1737 BERTRAND Hubert fils de Cassien et de BRUCHEMIN Jeanne Mère décédée le même jour.


En 1770 à Fain les Moutiers ALLOUIS Françoise est décédée à l'âge

d'environ de 42 ans épouse d' Antoine CUNEAU vigneron à St Just étant
mis en couche dont le fruit n'est pas sorti aisément du sein, cependant
a été baptisé le bras du fruit ayant paru j'ai confessé la dite épouse
qui est décédée le même jour. (sic)
Témoin : Claude THEVENIN recteur d'ecolle son cousin (sic)
(qui a signé l'acte)


QUELLES SOUFFRANCES !!!!!!


  • Désignation des matrones de Fain-lès-Moutiers :
(Mention sur les cahiers paroissiaux)

Le 04/12/1761 à la Messe de Ste Barbe en présence du Recteur d'Ecolle,

des femmes, et du Curé Jean BAUDENET de Fain les Moutiers j'ai reçu le
serment suivant la formule, de BERTRAND Françoise épouse de Claude
GOURIER pour remplir les fonctions de matrone dans les paroisses.


Le 08/06/1767 GELIN Brigitte épouse de Edme RAVERA manouvrier à Fain les

Moutiers après avoir fay unanimité hier les femmes de la paroisse de
Fain les Moutiers et de St Just de choisir entre elles une qui pû faire
les fonctions de matrone, elles m'ont dit avoir fait en la personne de
la ditte GELIN dont j'ay recu le serment de la forme rituel de ce
diocèse de la seconde feste de la pentecoste à l'issüe des vesprès
(sic) Le 08/06/1767 le curé BAUDENET

Ville de naissance de.jpg Ville de naissance ou de décès de

Naissances :

  • Sainte Catherine LABOURÉ (fêtée le 25 novembre), née le 2 mai 1806, décédée à Paris le 31 décembre 1876


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Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 9 h - 12 h - - - - - -
Après-midi - - - 14 h - 17 h - - -
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Mairie
Adresse : 2, rue de l'École - 21500 FAIN-LÈS-MOUTIERS

Tél : 03 80 96 74 23 - Fax :

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Source : L'annuaire Service Public (Septembre 2019)

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