18033 - Bourges

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Bourges
Blason Bourges-18033.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 18 - Blason - Cher.png    Cher
Métropole
Canton Bourges-1 (Canton 18 03)

Bourges-2 (Canton 18 04)
Bourges-3 (Canton 18 05)
Bourges-4 (Canton 18 06)


Anciens cantons :
Blason Bourges-18033.png   18-05   Bourges-1
Blason Bourges-18033.png   18-31   Bourges-2
Blason Bourges-18033.png   18-32   Bourges-3
Blason Bourges-18033.png   18-33   Bourges-4
Blason Bourges-18033.png   18-34   Bourges- 5

Code INSEE 18033
Code postal 18000
Population 66 528 habitants (2014)
Nom des habitants Berruyers, Berruyères
Superficie 6 874 hectares
Densité 967 hab./km²
Altitude Mini : 120 m
Point culminant 169 m
Coordonnées
géographiques
47.084444° / 2.396389° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
250px
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

  • Ancien nom : Avaricum, ancienne capitale des Bituriges
  • 523 : est détruite par Chilpéric
  • 1415 : soutient un siège, sous le règne de Charles VII qui amène au au traité appelé "La Paix de Bourges"
  • 1562 : les protestants s'en emparent
  • 1594 : Henri IV s'en empare

Les habitants d'Asnières-lès-Bourges (quartier Nord de Bourges) se nomment les Hannetons.


Patrimoine.png Patrimoine bâti

La cathédrale Saint-Étienne

La cathédrale de Bourges est inscrite par l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial. Ce monument majeur de la capitale du Berry est aussi l'une des plus belles cathédrales de France avec ses voûtes et les tombeaux de sa crypte.

Cathédrale Saint Etienne de Bourges



Sainte Solange

Sainte Solange, la patronne du Berry. Née à Saint-Martin du Crot aujourd’hui, sainte Solange morte vers 878, la légende veut que refusant les avances de Bernard de Gothie, celui-ci la décapita, mais que sa tête invoqua trois fois le nom de Jésus. Le corps la ramassa et la porta jusqu’à Villemont, son lieu de naissance où on la retrouva.

Sainte Solange


Les vitraux de corporation

Lors de la construction des cathédrales les diverses corporations faisaient des dons et pour remercier ces généreux donateurs les vitraux les représentaient dans l’exercice de leur profession. Ici les « Boulangers » qui fabriquent des pains ronds en boule, d’où leur nom.

Repère géographique.png Repères géographiques


Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 15 964 16 330 17 552 18 910 19 730 25 324 22 826 24 799 25 037 26 799
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 28 064 30 119 31 312 35 785 40 217 42 829 45 342 43 587 46 551 44 133
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 45 735 45 942 44 245 45 067 49 263 51 040 53 879 60 632 70 814 77 300
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 76 432 75 609 72 480 70 828 66 602 65 555 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2014

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Alfred STANKE dit "Le Franciscain de Bourges"

Note biographique succincte.

Alfred STANKE, dit Le Franciscain de Bourges, frère tertiaire franciscain, de son vrai nom Aloïs Joseph STANKE, né le 25 octobre 1904 à Dantzig, et décédé à Metz (Moselle) le 23 septembre 1975, était un soldat allemand, qui fut aumonier à la prison de Bourges, infirmier et humaniste.

Il était le fils de Leonhard STANIOZEWSKI, serrurier, décédé en 1901, qui demeurant à Ohra, district de Dantzig (aujourd'hui Gdansk), Pologne, et de Marie PRIZIBIELSKI. Leonhard, qui souhaitait devenir conducteur de locomotives, demanda la nationalité allemande, mais fut obligé en 1905 de germaniser son nom en STANKE, car la Régie des chemins de fer prussiens refusait d'employer des cheminots portant des noms polonais.

Alfred STANKE, après la guerre, séjournait régulièrement à Sélestat (Bas-Rhin), et c'est là que se noua son destin. Au couvent des Franciscains de cette ville, il fut grièvement brûlé dans un incendie qui ravagea sa chambre dans la nuit du 18 au 19 septembre 1975, provoqué peut-être par une cigarette. Transféré d'urgence à l'hôpital de Metz, chez les grands brûlés, il y meurt le 23 des suites de ses brûlures. Ses obsèques eurent lieu dans la cathédrale de Bourges le 26 septembre, et il fut inhumé au cimetière de Saint-Doulchard près de cette ville.

Il acquit une célébrité en 1967 grâce au film de Claure Autant-Lara, Le Franciscain de Bourges, dont le rôle était tenu par l'acteur Hardy Krüger qui d'ailleurs ne demanda aucun cachet pour son interprétation.

Des cuisines du Pape Pie XI à la Gestapo

Très jeune, il entre chez les tertiaires de Saint-François et à 20 ans il est cuisinier du Pape Pie XI au Vatican. En 1940, sa vie bascule. Enrôle dans la Wehrmacht, il suit des cours d'infirmier à Paris et devient frère hospitalier. En 1942 il est caporal infirmier et muté à la prison du Bordiot de Bourges comme gardien-infirmier. Là, il s'émeut de voir les détenus des cachots qui rentraient épuisés par les tortures et les interrogatoires musclés. Durant la nuit il les réconforte et les soigne.

Il va utiliser sa position pour venir en aide aux prisonniers qui y sont incarcérés, résistants, mais aussi pilotes anglais. Il les soigne et les soulage quand ils ont été torturés, les réconforte comme il peut, leur fournit un complément de nourriture. Il leur permet de communiquer entre eux pour préparer leurs interrogatoires, il facilite leurs échanges avec l'extérieur, familles et résistants.

Il entrera en contact avec un autre soldat, alsacien, qui le fait embaucher à la Kommandantur et à la Gestapo pour pouvoir renseigner la Résistance dont il anime un groupe à la barbe de ses chefs, jouant ainsi un double jeu. Il porte son uniforme de sous-officier de la Wehrmacht comme un manteau de Saint-Martin. Grâce à lui, un grand nombre de résistants, d'israélites et de réfractaires ne partiront pas en déportation. Beaucoup de condamnés affronteront avec son aide et son réconfort le peloton d'exécution avec courage.

Plus tard, fait prisonnier par les FFI de Vesoul en 1944, il connaîtra lui aussi les prisons et les barbelés. Les résistants de Bourges voulurent l'en faire sortir en 1946, et des officiers français vinrent le voir pour lui dire : Frère Alfred, on vous naturalise et vous devenez un officier français, mais il répondit : Moi, je suis un franciscain, un infirmier, pas un soldat.

Libéré en juin 1946, il retourne en Allemagne et s'y retire avec sa sœur dans une petite localité. Il s'y occupe de la réconciliation des anciens combattants français et allemands, animant un grand nombre de maisons et de mouvements de jeunes.

Son action à Bourges

Avec l'aide des résistants locaux, il organisa le courrier clandestin de la prison du Bordiot. Ce courrier faisait communiquer avec leurs familles les prisonniers internés par la Gestapo, et fonctionna de décembre 1942 à juillet 1944. Ce courrier clandestin était souvent la seule voie permettant de faire suivre les dernières lettres des condamnés.

Des vêtements, des vivres et des médicaments étaient également transmis par ce moyen. Dans quelques cas même, des prises de contact personnelles ont pu être réalisées. En dehors des transmissions personnelles, l'existence de cette organisation était aussi la coordination de la défense lors des interrogatoires, la mise au courant des réseaux et les avis précieux quand il s'agissait d'arrestations que les allemands voulaient tenir secrètes.

Était-il un résistant ? Faisait-il partie de la Résistance ?

La meilleure réponse nous est donnée par Monseigneur André Girard dans une homélie qui lui fut consacrée en septembre 1993 à Saint-Doulchard :

[...] Ce Cher Frère n'était qu'un modeste caporal-infirmier, au milieu de nombreux soldats allemands, ses compatriotes, envoûtés ou jugulés par le nazisme que lui, Alfred, détestait de tout son cœur de chrétien et de franciscain.

Il n'arriva jamais à s'exprimer correctement en français. Mais il avait la richesse suprême, celle du cœur, la seule qui compte devant Dieu. Et cette richesse-là il la distribua courageusement, au péril de sa vie, à ceux qui souffraient autour de lui dans les geôles du Bordiot, de quelque nationalité qu'ils fussent, et cela sans entraver en rien l'amour qu'il portant à sa patrie, car il avait la liberté d'aller en ville et d'entrer dans les cellules de la prison dont il avait les clés. Pendant 17 mois, il assista le moral des prisonniers, renseigna les familles, soigna les blessés, servit les résistants, et fit échapper beaucoup de gens à la mort.

Il resta cependant jusqu'au bout un allemand fidèle à sa patrie, et ne demanda jamais que de suivre le sort de ses compatriotes à la fin de la guerre. Mais, résistant, il le fut à sa manière, dans son action, mais aussi par sa résistance spirituelle à l'idéologie. Il n'avait pour armes que sa foi chrétienne et son cœur qui l'opposaient au nazisme et qui lui inspira l'amour qu'il portait à Dieu et à tous ses frères les hommes. Le frère Albert n'a jamais combattu les armes à la main, ni avec, ni contre les Allemands, ni avec, ni contre les Français.

En bref, un homme de bien !

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
de BAUVOIR de NOINTEAU 1779 - 1789  
VIVIER de BOISRAY 1790 - 1791  
MICHONNET 1791 - 1792  
GAY 1792 - 1793  
BIENVENUAT 1793 - 1794  
Gabriel DUBREUIL 1794 - 1795  
BIENVENUAT 1795 - 1797  
GAMBON 1797 - 1798  
ROUEN 1798 - 1798  
MICHONNET 1798 - 1800  
CALLANDE-CLAMECY 1801 - 1811  
de BONNAULT d'HOUET 1811 - 1815  
DEVAUX 1815 - 1816  
de BONNAULT d'HOUET 1816 - 1818  
GASSOT de FUSSY 1818 - 1824  
Pierre SOUMARD 1824 - 1824  
Armand de BONNEVAL 1824 - 1828  
Pierre SOUMARD 1828 - 1830  
Philibert MAYET GENETRY 1830 - 1848  
PARNAJON 1848 - 1848  
Pierre PLANCHAT 1848 - 1868  
CHENON 1868 - 1870  
Philippe DEVOUCOUX 1870 - 1874  
Edmond RAPIN 1874 - 1878  
Eugène BRISSON 1878 - 1888  
Théophile LAMY 1888 - 1892  
Louis Henri MIRPIER 1892 - 1894  
Alfred VAILLANDET 1894 - 1894  
Joseph LEBRUN 1894 - 1900  
Henri DUCROT 1900 - 1902  
Paul COMMENGE 1902 - 1919  
Henri LAUDIER 1919 - 1943  
Charles COCHET -  
Henri SALLE 1944 - 1948  
André COTHENET 1948 - 1953  
Louis MALLET 1953 - 1959  
Raymond BOISDE 1959 - 1977  
Jacques RIMBAULT 1977 - 1993  
Jean Claude SANDRIER 1993 - 1995  
Serge LEPELTIER 1995 - 2004  
Roland CHAMIOT 2004 - 2014  
Pascal BLANC 2014 - (2020)  

Cf. : Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les titulaires de la Légion d'honneur

Médaille - Légion d'honneur.png
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
- - -  
- - -  
- - -  

Cf. : Voir les 656 notices (en renseignant simplement le lieu de naissance.)

Les médaillés de Sainte-Hélène

La médaille de Sainte Hélène, créée par Napoléon III, récompense les 405 000 soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu aux côtés de Napoléon 1er pendant les guerres de 1792-1815.

Medaille st helene 2.jpg
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
 
 

Cf. : Voir les 11 fiches (en renseignant simplement le lieu de naissance.)

Ville de naissance de.jpg Ville de naissance ou de décès de

Naissances :

  • Sophie BARTAC, actrice née le 24 mars 1957
  • Louis BOURDALOUE, prédicateur né le 20 août 1632, décédé à Paris le 13 mai 1704
  • Jacques COEUR, argentier du roi Charles VII, né vers 1395, décédé à Chio (Grèce) le 25 novembre 1456
  • Vladimir JANKELEVITCH, philosophe né le 31 août 1903, décédé à Paris le 6 juin 1985
  • LOUIS XI, roi de France de 1461 à 1483, né le 3 juillet 1423, décédé à La Riche (Indre-et-Loire) le 30 août 1483
  • Berthe MORISOT, peintre née le 14 janvier 1841, décédée à Paris le 2 mars 1895
  • Jean-Christophe RUFIN, médecin cardiologue écrivain né le 28 juin 1952
  • Geoffroy TORY, fut à la fois littérateur, graveur et typographe. Né à Bourges vers 1480, il mourut à Paris vers 1533. Après avoir professé la littérature et la philosophie, il devint correcteur chez Henri Estienne. Il fut nommé imprimeur du Roi en 1530. Il grava bon nombre de vignettes, de lettres ornées et de caractères d'imprimerie pour Robert Estienne et Simon de Colines. Outre ses éditions et ses traductions d'auteurs anciens, on lui doit un traité de calligraphie et de typographie : Le Champ fleury (1529). Dans ce remarquable ouvrage, Tory étudie la proportion des lettres et leur construction. Il était partisan de leur donner les proportions du visage et du corps humain. (De l'écriture à la typographie, Jérôme Peignot, collection Idées, Gallimard, 1967, p.222.)
  • Robert TESTU, connu comme TETSU, dessinateur humoristique, né le 12 juillet 1913, décédé à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) le 2 février 2008

Décès :

  • Sainte JEANNE de FRANCE (ou de VALOIS), fille de Louis XI, béatifiée en 1742, née à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir) le 23 avril 1464, décédée le 4 février 1505

Émigration

Émigration en Algérie

Pictos recherche.png Article détaillé : Bourges - Émigration en Algérie


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

>> Voir la liste complète sur Geneanet

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h - -
Après-midi 13h30-17h30 13h30-17h30 13h30-17h30 13h30-17h30 13h30-17h30 - -
Commune.png

Mairie
Adresse : 11, rue Jacques Rimbault - CS 50003 - 18020 BOURGES

Tél : 02 48 57 80 00 - Fax : 02 48 65 00 77

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire : Fermeture exceptionnelle à 16h30 les 24 et 31 décembre.

Source : L'annuaire Service Public & Mairie (Novembre 2017)

Associations d'histoire locale

Dépouillements des registres paroissiaux

  • Service d'état civil : 11 rue Jacques Rimbault - Registres jusqu'en 1883.
  • Archives municipales : 8 Place des Quatre Piliers - Ouverture les mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 17h30.
  • Archives départementales : Les Grands Mazières - Ouverture du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30.

Patronymes

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  La mémoire industrielle de Bourges
  Bourges de A à Z
  Bourges Mystérieux, vestiges antiques, grottes, souterrains, carrières, sources
  Bourges d'antan
  Bourges au XVème siècle
  Les maisons en pan de bois de Bourges
  Le vestiaire liturgique de la Cathédrale de Bourges
  Bourges et ses écrivains

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

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Référence.png Notes et références