16207 - Marcillac-Lanville

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Marcillac-Lanville
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 16 - Blason - Charente.png    Charente
Métropole
Canton

Blason Rouillac-16286.png   16-23   Rouillac (Ancien canton)

Code INSEE 16207
Code postal 16140
Population 565 habitants (1999)
Nom des habitants
Superficie 1.837 hectares
Densité 30,75 hab./km²
Altitude Mini: 47 m
Point culminant 136 m
Coordonnées
géographiques
45.8472° / 0.0208° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
16207.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

La commune de Marcillac-Lanville, fut constituée, comme la majorité des communes de France, lors de la Révolution française en application de la loi 14 décembre 1789. Elle correspond administrativement à l'étendue territoriale des anciennes paroisses de Marcillac et de Lanville qui avaient été réunie dès le milieu du XVIIe siècle.

La commune de Marcillac-Lanville, est située dans le Canton de Rouillac, qui dépend de l'Arrondissement d'Angoulême, dans le Département de la Charente.

L'origine de Marcillac

L'origine du bourg de Marcillac remonte à la période gallo-romaine et à l'implantation d'un domaine agricole qui lui a donné son nom: Martiliacum, "domaine de Martilius", gentilhomme gallo-romain.

Il est a noter que de nombreux fragments de tuiles à rebords gallo-romaines, sont apparues à la surface des sols dans plusieurs terrains proches du lieu dit le Palan, suite à la disparition des haies (ou palisses en parler charentais) lors des importants travaux effectués pour le remembrement du parcellaire au début des années soixante du vingtième siècle.

Marcillac dépendait au Bas-Empire Romain de la Civitas Ecolismensis, qui était un territoire administré de manière indépendante à partir de l'actuelle ville d'Angoulême. Cette agglomération gallo-romaine était alors appelée Icuslima, tel que le poète latin Ausone l'a transcrit dans son épitre XV, composé au cours du dernier quart du IVe siècle. Les limites du territoire administratif de la cité Angoumoisine ont coïncidé à la fin de l'époque Gallo-romaine et au début du Haut Moyen-âge avec les limites du Pagus Engolismensis, qui constituait le territoire de l'ancien diocèse d'Angoulême et englobait la contrée de Marcillac et de Lanville.

La formation des noms en finale -ac est due à la période du Haut Moyen-âge, lorsque cette partie de l'ancienne province d'Angoumois appartenait encore au domaine des dialectes de langue d'Oc. L'écriture du nom de l'ancien propriétaire qui caractérisait le domaine rural gallo-romain évoluât alors vers une graphie populaire. Le toponyme Marcillac était orthographié Marciliaco en 1274.

L'origine de Lanville

L'origine de l'important village de Lanville remonte vraisemblablement au début du Haut Moyen-âge, période riche en implantation de domaines aux propriétaires d'origine franque ou Wisigothe. Ce nom vient de Aulaevilla, "domaine d'Alla" (nom germanique), et a évolué vers "prior Allevillae" vers 1140, suite à l'implantation en ce lieu d'un prieuré de chanoines.

La viguerie de Marcillac

Marcillac fut, à partir du Xe siècle, le chef-lieu de l'une des six circonscriptions juridiques de l'Angoumois, appelée viguerie (vicaria). Le "Cartulaire de l'église d'Angoulême", qui est un document d'origine médiévale, mentionne "In vicaria Martiliacensi, in Vicaria Martiliaco".

Les vigueries formaient sous l'ancien régime les juridictions inférieures qui se trouvaient sous la conduite d'un viguier (vicarius) ; celui de Marcillac administrait la justice sur une grande circonscription qui se confondait en partie avec le territoire de la seigneurie du même nom. Les vigueries ont disparu en grande majorité en 1749 suite à un édit supprimant les petites juridictions.

La Haute Justice de Marcillac rendait jugements pour les fiefs d’Aigre, Barbezières, Ebréon, Fouqueure, Marcillac, Oradour, Villejésus, Verdille et Ranville. La contrée couverte administrativement par cette Haute Justice de Marcillac correspondait sous l'Ancien Régime au centre de la principauté.

La seigneurie et la principauté de Marcillac

Marcillac a été, du IXe siècle au XVIIIe siècle, le siège d'une importante seigneurie, devenue principauté au début du XVIe siècle.

  • Un fief de fondation carolingienne

Le fief de Marcillac doit sa fondation au comte Vulgrin Ier, qui fit construire vers 867 le château fort de Marcillac, afin de résister aux incursions des Normands, dont les raids successifs avaient eu pour conséquences d'entrainer d'importants ravages dans la vallée de la Charente. Vulgrin confia la garde de ce nouveau château à son gendre et adjoint, le vicomte Ramnoul.
Vers la fin du IXe siècle les fondations de nouveaux établissements d'origine séculière ou ecclésiastique furent nombreuses autour de Marcillac...

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  • Une dépendance du comté de l'Angoumois

Bien qu'ils aient eu la possibilité de faire valoir leurs prérogatives dans l'ensemble du comté d'Angoumois, les successeurs de Ramnoul, dont les fonctions avaient prioritairement pour objet la défense des territoires soumis à l'autorité des comtes d'Angoulême, ont exercé principalement leur pouvoir dans les environs immédiats de Marcillac.

La fonction de vicomte devait finalement être abrogée par les comtes d'Angoulême, ces derniers ayant quelque réticence à donner leur confiance à ces turbulents vassaux. L'histoire des héritiers de Ramnoul n'est certainement pas étrangère au sentiment de méfiance qu'ai pu développer les comtes Taillefer à l'égard des possesseurs de la seigneurie de Marcillac...

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Le premier château de Marcillac était, comme la plupart des fortifications construites au IXe siècle et au Xe siècle, vraisemblablement formé d'une motte castrale, constituée de terre et de pierrailles, sur laquelle était édifiée une tour en bois. Cette motte était associée à une basse-cour clôturée par un talus surmonté d'une palissade, le tout entouré d'un fossé...

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La vallée de la Charente bénéficiât au milieu du XIIe siècle de l'essor des salines des côtes saintongeaises. Un important commerce salin était réalisé vers l'intérieur des terres et transitait par la province d'Angoumois.
La seigneurie de Marcillac, situé sur la rive droite de la Charente au point où le chemin franchissait le fleuve, est attestée en 1050 comme un lieu d'acquittement des droits de péage sur le sel...

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A la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle, le château de Marcillac, fut reconstruit en matériaux solides (pierres de taille et moellons). Mais, au XIVe siècle, cette solide bâtisse sortie malheureusement ruinée par les violents combats qui opposèrent pendant la guerre de Cent Ans les hommes d'armes fidèles au roi de France et ceux qui défendaient les intérêts des Plantagenets.

Le château de Marcillac fut à nouveau rebâti par Jean de la Rochefoucauld (1435 - 1471), époux de Marguerite, dame de Verteuil. Mais ce nouvel édifice, reconstruit dans l'essor qui avait suivit la fin des hostilités de la Guerre de Cents ans, fut également victime des assauts du temps.
Il ne reste plus aujourd'hui du château de Marcillac qu'un monticule couvert d'arbustes et de broussailles qui rappelle encore la forme du tertre castral d'origine...

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  • Seigneurie et principauté, caractère de la noblesse d'Angoumois

La seigneurie de Marcillac continua de dépendre du domaine des comtes d'Angoulême jusqu'à la fin du XIe siècle, c'est à cette époque qu'elle fut incluse dans les possessions de la maison de Rancon.
Elle passa ensuite dans le domaine de la famille de Saint-Maur (ou Sainte-Maure).

Suite à son mariage avec Amauri de Craon, Isabeau de Saint-Maur apporta en dot la seigneurie de Marcillac parmi les possessions de son époux. La famille de Craon resta maîtresse de la seigneurie de Marcillac jusqu'en l'année 1389.
Les terres de Marcillac entrèrent enfin dans le domaine de la puissante famille de La Rochefoucauld, suite au mariage de Guy VIII de La Rochefoucauld et de Marguerite de Craon...

Le fief de Marcillac était autrefois très étendu et allait même au delà des limites de l'actuel département de Charente....

La famille de La Rochefoucauld devait conserver la suzeraineté sur la terre de Marcillac jusqu'à la Révolution...

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Les anciennes paroisses de Marcillac et de Lanville

Marcillac-Lanville était à l'origine séparé en deux paroisses distinctes : celle de Marcillac et celle de Lanville.
Le village de Lanville pouvait s'enorgueillir de posséder, sous l'Ancien Régime, deux cures et une aumônerie.

L'église de Marcillac avait pour origine la fondation, vers la fin du IXe siècle, d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint Cybard d'Angoulême. Cet édifice se trouvait dans le faubourg de Saint-Michel, dominant la vallée de la Charente. L'implantation de ce prieuré, avait été visiblement décidée en complément de l'édification de la motte féodale de Marcillac par le comte Vulgrin Ier d'Angoulême, à une époque ou la noblesse d'Angoumois avait entrepris de s'opposer avec détermination aux incursions normandes dans la haute vallée de la Charente.
La donation faite par les sieurs Hugues et Géraud Arnaud, au mois de juin 879, de leur métairie située dans le faubourg de Pontroux, au chapitre cathédral d'Angoulême, venait compléter ce dispositif qui étalait en un secteur prépondérant pour la défense du territoire la complémentarité du comté, de l'évêché et de la plus grande abbaye de l'Angoumois.

L'église de Marcillac fut, dans le courant du XIVe siècle, malheureusement victime des combats de la guerre de Cent Ans. La paroisse de Marcillac, n'ayant plus de sanctuaire, fut logiquement supprimée. Mais, grâce à la volonté des fidèles, les restes de l'ancienne église furent utilisés comme fondement pour un nouvel édifice. Ce dernier, vraisemblablement rapidement construit et mal entretenu, ne résista pas plus aux outrages des ans que le précédent n'avait résisté aux dommages de la guerre. L'écroulement de cette seconde église entraina finalement la suppression de la paroisse de Marcillac qui fut, vers 1650, réunie à celle de Lanville.

Le prieuré de Saint-Michel de Marcillac, ainsi que celui de Lanville, découlaient au XVIIe siècle de l’archiprêtré d’Ambérac.

Les anciennes paroisses de Lanville et de Marcillac dépendait en 1775 de la généralité de La Rochelle.

La prieurale de Lanville

Prieure lanville.jpg
L'ancienne église prieurale de Lanville, dédiée à Notre-Dame, a été vraisemblablement fondée avec le prieuré attenant au début du XIIe siècle sur l'initiative de Girard II, évêque d'Angoulême, dans un vallon arrosé par une source abondante. Ce prieuré fut soumis à partir de 1120 à la règle des chanoines réguliers de Saint-Augustin et resta conventuel jusqu’à sa suppression en 1791.

L'intérieur de l'église prieurale romane est dominé par la croisée du transept, recouverte d'une imposante coupole sur pendentifs, l'une des plus grandes de l'ancienne province d'Angoumois. Les arcs romans sur lesquelles repose la base de cette coupole, de forme légèrement brisée comme ceux des coupoles de la cathédrale d'Angoulême, retombent sur des piliers surmontés de chapiteaux très ouvragés, décorés d'acanthes finement ciselées.

L'aspect sobre des bras Nord et Sud de ce transept, riche l'un et l'autre d'une absidiole placée de part et d'autre du chœur du sanctuaire, fait mieux ressortir la majesté de l'abside centrale surmontée d'une grande voute appuyée sur un cul-de-four demi-sphérique. La disposition du décor des d'arcades romanes, dans lequel ont été intégrés des personnes et des animaux mythiques issus du bestiaire roman, vient en renforcer la majesté. Des stalles formées de boiseries de couleur sombre, aménagées au XVIIe siècle pour y accueillir le chapitre des chanoines Augustins, décorent harmonieusement le pourtour de l'abside.

La voute de la nef de l'église ainsi que sa façade primitive et la première travée d'origine ont malheureusement disparues, suite à un écroulement en 1904. Elles furent victimes du manque d'entretien et de la grande humidité qui en avait affaibli les fondations au XIXe siècle. La façade actuelle de l'église prieurale de Lanville est le résultat d'une sobre reconstruction effectuée dans les années 1910-1912 sans soucie de restitution du décor d'origine.

Les deux travées restantes de la nef offrent encore une belle disposition. Elles permettent de s'imaginer les proportions originelles de l'intérieur de l'édifice, avec ses trois travées couvertes de voutes ogivales à nervures, qui avaient remplacées les ancienne coupoles écroulées en 1625.

Le chevet de la prieurale est surmonté par un clocher carré, de forme un peu trapue, qui est décoré sur trois côtés par un triptyque de belles arcatures romanes richement ouvragées. Le côté du clocher dominant le toit de la nef à l'ouest est dépourvu d'ouvertures ouvragées, seul un passage bas à été aménagé pour permettre l'accès aux combles de cette partie de l'église.

L'église et le prieuré ont eu à souffrir des conséquences de la Guerre de Cent Ans, mais l'ensemble monumental sortit dans sa majeure partie relativement indemne des combats, qui entrainèrent la destruction du proche château de Marcillac. Le cloître fut la seule victime apparente des luttes acharnées que se livrèrent les belligérants, il a été reconstruit en style gothique au XVIe siècle. Les restes très endommagés des arcades de ce cloitre et de la salle capitulaire se trouvent sur le côté nord du chevet et de la nef de l'église.

Prieurale de Lanville, bras sud du transept, fortifié au XIVe siècle
Contrairement au siècle précédent qui avait vu la survie du prieuré de Lanville être cruellement mise à l'épreuve, le XVIe siècle est caractérisé par le rétablissement de l'autorité des prieurs et les prérogatives des chanoines sur leurs fiefs. Preuve en est l'arrentement consentis, le 6 mars 1508, par les prieurs et religieux de Lanville, seigneurs d'Oradour, aux habitants de Chillé, des marais de Fiolle: "assavoir tous et chascuns les marais, rouches, ayves et pescheries et rouisseurs..."

Le chevet de la prieurale romane est surmonté d'un haut mur qui s'élève au-dessus de la corniche primitive. Ce mur est percé d'archères rectangulaires régulièrement espacée. Celles-ci sont desservies par un chemin de ronde percé de meurtrières et renforcé par une bretèche qui complète le système défensif à l'est. Le croisillon sud du transept a été puissamment fortifié pour répondre aux attaques des assaillants; deux bretèches accostées de meurtrières dominent sa partie supérieure.

Lors de différents travaux de protection et de restauration, plusieurs clefs de voute portant les armoiries de la Maison de Saint-Gelais et de celle des Taillefer, ainsi qu'un écu aux armes de France décoré de la couronne royale, ont été découverts.

La religion protestante à Marcillac et Aigre

Les fidèles de la religion protestante formèrent à Marcillac, au XVIe siècle, une communauté importante qui englobait également celle du bourg voisin d'Aigre. Cette communauté réformée, organisée en paroisse synodale, avait le soutien du duc François III de La Rochefoucauld, princes de Marcillac qui, ayant adopté la Réforme prêchée par Calvin à Angoulême lors de son séjour dans cette ville et ses environs en 1533 et 1534, était devenu l'un des chefs du parti protestant.

Après la Révocation de l'Édit de Nantes, en octobre 1685, le temple protestant fut fermé sur ordre de l'autorité royale. Mais la résistance des réformés fut tellement importante que l'on décida de retarder l'application de la mesure de fermeture et de permettre aux fidèles de continuer à y pratiquer leur culte encore pendants plusieurs années.

Suite aux pressions effectuées par le pouvoir royal, la communauté réformée de Marcillac finit par se désintéresser du bâtiment, le temple fut finalement abandonné et s'écroula de lui-même, victime de sa décrépitude.

L'éphémère canton de Marcillac

La disparition du duché-pairie de La Rochefoucauld et l'abandon de la suzeraineté sur Marcillac par les ducs de La Rochefoucauld devinrent définitif en 1790 lorsque, suite à la décision de l'Assemblée Nationale Constituante de diviser la France en départements, Marcillac fut désigné comme chef-lieu de canton, dépendant du district de La Rochefoucauld.

Ce nouveau canton de Marcillac fournit pendant la Révolution de nombreux volontaires aux armées de la République française.
Le souvenir de certains de ces soldats émérites est resté dans la mémoire des habitants de Marcillac, tel le chef de bataillon Emmery Quillet (né le 5 mai 1769), le fusilier Jacques Bordier (né le 1er mars 1770), tous les deux natifs de Marcillac, ou le sous-lieutenant François Péraud (né le 7 mars 1784) originaire de Fontenille, qui furent titulaires de l'Ordre de la Légion d'Honneur.
Certains militaires ne sont connus que grâce à remise de la Médaille de Sainte Hélène, créée par Napoléon III, récompense attribuée aux soldats encore vivants en 1857 et ayant combattu pendant les guerres de 1792-1815, comme le soldat Pierre Poirier (né le 26 août 1775), ayant appartenu en 1793 et 1797 à la 15e bis qui était une 1/2 brigade d'Infanterie Légère, ou encore François Salley (né le 11 février 1777) et François Testaud (né le 26 février 1778), soldats de la 74e 1/2 brigade de Ligne de mai 1799 au 13 juillet 1799.

Le découpage administratif de la Charente fut révisé sous le Consulat, ceci occasionnât d'importantes modifications dans la répartition des arrondissements, institués en remplacement des districts révolutionnaires, et dans celle des cantons dont le nombre fut également réduit. Le district de La Rochefoucauld fut supprimé, ainsi que plusieurs de ses cantons, entre autre celui de Marcillac qui fut à compter de cette époque, de même que la majorité de ses communes, rattaché au canton de Rouillac.

Les épidémies à Marcillac du XVIIe siècle au début du XXe siècle

En 1632, une épidémie de peste fit en six mois cinquante-cinq victimes à Marcillac.

Au milieu du dix-neuvième siècle une épidémie simultanée de charbon et de variole causa beaucoup de décès parmi la population de Marcillac et de Lanville.

En 1906, une épidémie de suette miliaire, forme de fièvre éruptive qui se traduit par une forte montée de température, conjugué à des sueurs abondantes et une éruption de boutons, décima une partie de la jeunesse de Marcillac. En moins de vingt-quatre heures le malade était atteint et emporté par la maladie. Les adultes âgés montraient plus de résistance.

La Grande Guerre 1914-1918

  • Mobilisation

Le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi, le facteur du télégraphe apporte à la mairie le télégramme annonçant la mobilisation générale. Vers 5 heures de l'après-midi, les gendarmes arrivent en automobile et apportent les papiers relatifs à la mobilisation.
Les paquets cachetés contiennent:
1e Le décret de mobilisation générale
2e Le tableau de concordance (des jours de la période de mobilisation avec les dates du calendrier)
3e Un ordre de réquisition enjoignant aux propriétaires de chevaux, juments, mules et mulets classés (bon pour l’armée) de conduire ces animaux à Rouillac, le 3e jour de la mobilisation.
Le dimanche 2 août 1914, premier jour de la mobilisation, il y a peu de départs; mais une grande animation règne au centre du bourg.
Le lundi 3 août 1914, deuxième jour de la mobilisation, est le jour du grand départ; Le train qui doit emporté les mobilisés partant à 7 heures du matin, ceux-ci commence à arriver dès 6 heures 1/2 place de la mairie. Un long cortège s'achemine vers la gare; pas de cris, pas de larmes; les femmes se montrent stoïques et les hommes vaillants. Pas un seul ne manque à l'appel; chacun comprend que c'est le devoir et il le remplit simplement.
Le mardi 4 août 1914, troisième jour de la mobilisation, les propriétaires d'animaux classés ont dû les conduire à Rouillac (chef-lieu de Canton) pour les présenter devant une Commission de réquisition.
Cette commission a retenu : 45 chevaux qu'elle à payé 40.745 F et une voiture pour une valeur de 495 F (francs de 1914).
Il est à noté que par suite de la mobilisation de quatre conseillers municipaux de la commune de Marcillac-Lanville, l'assemblée municipale s'est trouvée réduite à sept membres, un conseiller étant décédé avant la guerre.

  • Tués à l'ennemi - Blessés

Le nom de 35 hommes originaires de la commune de Marcillac-Lanville figurent sur le Monument aux morts de la guerre 1914-1918.
Les Cahiers des instituteurs de la commune de Marcillac-Lanville 1914-1918 ne mentionnent seulement les noms que de 14 soldat tués au combat, 2 morts de maladie à l'hôpital et 4 portés disparus; cette situation s'explique par le fait que la récapitulation établie par l'instituteur et secrétaire de mairie ne couvre que la période 1914-1916, c'est à dire les trois premières années du conflit.
Toutefois, ces cahiers apportent de précieux renseignements sur les soldats blessés qui ne figurent sur aucune autre liste officielle, ils étaient au nombre de 9 pour les années 1914-1916.

  • Citations

Les Cahiers des instituteurs de la commune de Marcillac-Lanville 1914-1918 mentionnent les noms de 7 soldats, sous-officiers ou officiers, originaire de la commune, cités à l'ordre de l'armée.


Sommaire

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 244 1 311 1 402 1 445 1 518 - 1 507 1 516 1 437 1 402
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1 527 1 450 1 405 1 435 1 271 1 137 1 049 1 039 1 014 991
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 890 785 714 728 745 675 678 640 564 576
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 551 534 565 584 594 536 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.


Sources: Cassini & Population 2006 & Population 2011.

Patrimoine.png Patrimoine

Repère géographique.png Repères géographiques

MarsillacLanville Cassini.jpg
La commune de Marcillac-Lanville, dont le sous-sol en partie constitué par les sédiments des jurassiques moyens et supérieurs est formé de moellons, de sables coagulés et de terres alluviales, couvre une superficie de 1 837 hectares.

Elle est limitée au sud-est par la vallée de la Charente, qui se divise en plusieurs bras et méandres. Le sud de la commune appartient à la vallée de l'Auge, alors que la bordure nord de la commune se confond avec celle de l'important plateau qui domine la vallée de l'Aume.

Le plateau, qui constitue la majeure partie de la surface de la commune de Marcillac-Lanville, culmine à 136 mètres d'altitude au lieu dit le Palan. Cet endroit fut longtemps connu pour le "signal" qui y avait été implanté dans le courant du dix-neuvième siècle, celui-ci a été remplacé dans les années soixante du vingtième siècle par un imposant château d'eau visible de toute la contrée environnante.

Les plus importants villages de la commune de Marcillac-Lanville sont ceux d'Aizet, dans la vallée de l'Aume, Germeville, dans la vallée de l'Auge, Chanteranne, près du confluent de l'Auge et de la Charente et Ampanaud. Ces villages étaient encore relativement très peuplés avant 1914, puisqu'une estimation de la population faite par un historien local rapporte respectivement 116 habitants pour Aizet, 97 pour Germeville, 24 pour Chanteranne et 45 pour Ampanaud.
Bien qu'ils soient en grande partie réunis au centre du bourg de Marcillac, nous voulons également mentionner le faubourg de Saint Michel, dominant la vallée de la Charente et qui accueillit jusqu'au XVIIe siècle l'église paroissiale de Marcillac, ainsi que le faubourg de Pontroux, ou se trouve situé l'imposant pont édifié en pierres de tailles charentaises au XIXème siècle et qui enjambe l'un des bras de la Charente à l'emplacement d'un ancien gué.

La chaussée, figurée par un trait de couleur brun-clair qui traverse le fragment de la carte de Cassini de haut en bas et passe entre les villages de Lanville et de "Monfe" (Mons) et paraît traverser le hameau de Germeville, était répertoriée dans l'Atlas de Daniel-Charles Trudaine (intendant des finances et directeur des Ponts et Chaussées), établi pour la généralité de La-Rochelle, publié entre 1745 et 1780. Cet atlas avait pour titre: "Plan de la partie de la grande route de poste de Paris à Bordeaux traversant la généralité de La-Rochelle. 1745. Routes"; cette désignation générale était complétée par la spécification suivante: "Portion de route proche de Marcillac-Lanville ("Lanville"), allant bien au-delà de "Gourville", à hauteur de Les-Cailletières ("La-Cailletière")".


Sommaire

Illustrations - Photos anciennes.png En photos


Familles notables.png Notables

La famille Plantevigne, ancienne famille locale, compta au dix-neuvième siècle un maire de Marcillac-Lanville parmi les siens. Louis Plantevigne, originaire du bourg de Marcillac, était un polytechnicien, connu comme brillant orateur. Il fut conseiller général de la Charente et, lors de la guerre de 1870-1871, chef de la "Légion régionale" organisée pour la défense du territoire face à la menace prussienne.

La famille Ganachaud compta quant à elle un agrégé de lettres, poète, journaliste et conférencier, parmi ses membres: Léonce Ganachaud. Il avait, en autre, publié "Les Gouttes de Sang", une suite de sonnets, et "L'École de l'Avenir", un poème altruiste, qui obtint un premier prix à l'Exposition Universelle de 1878. Léonce Ganachaud devait trouver la mort au Tonkin, la partie septentrionale du Viêt Nam, alors sous protectorat français.

Du poème de Léonce Ganachaud, publié en 1878, ont été extraites ces quelques strophes qui illustrent le genre de morale laïque en vogue dans la société des agrégés de lettres à la fin du XIXe siècle :

"L'École de l'Avenir"

Donnez surtout pour voir les haines
S'éteindre dans le fond des cœurs,
Pour voir tomber toutes les chaînes
Et chasser tous les oppresseurs!
Pour que l'humanité nouvelles,
Brisant sa cage d'un coup d'aile,
Vers la Concorde Universelle
S'élance avec des cris vainqueurs!

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
- -  
Jacques LAURENT mars 1989 - juin 1995  
Yves JEAN mars 2001- ...  
- -  

Cfr: MairesGenWeb

Les notaires

Les archives notariales, déposés aux Archives Départementales de la Charente à Angoulême, provenant des études de notaires de Marcillac nous permettent de remonter le temps jusqu'en l'année 1580.
Maître Plante est le premier notaire connu ayant, au dernier quart du XVIe siècle, exercé cette profession dans le bourg de Marcillac.

Pour la période d'un peu plus de deux siècles qui couvre les années 1580 à 1810, l'inventaire des notaires de Marcillac nous permet de constater la prolifération des offices notariaux. Cette situation est discernable autant sous l'Ancien Régime, que pendant la Révolution et le Directoire. En total, les noms de soixante six différents notaires ont pu être répertoriés comme ayant eu une étude à Marcillac, du dernier quart du XVIe siècle à la première décennie du XIXe siècle.

Lire la suite - L'Histoire des Notaires de Marcillac-Lanville - Liste des notaires de Marcillac-Lanville


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Du lundi au vendredi, de 8h15 à 12h15.

Contacter la Mairie : Le Bourg - 16140 MARCILLAC-LANVILLE - Tél : 05 45 21 12 72 -

Secrétaire de Mairie : Mme Christine Divernet.

Courriel : marcillac.lanville@wanadoo.fr

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Les Actes issues des Études de Notaires de Marcillac, pour la période 1580 - 1810, ont été déposés aux Archives Départementales de la Charente à Angoulême.

Patronymes

Remarques

Ancien nom : Marsillac (Cassini & Bulletins des lois : 1801).

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Charles Daras, "Les remaniements de l'architecture religieuse en Angoumois au cours de la guerre de Cent Ans", Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente, 1949-1950.
  • Charles Daras, "Églises de Charente", Nouvelles Éditions Latines, Paris
  • André Debord, "La Charente de la Préhistoire à nos jours, Le Moyen-Âge", Editions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 1986.
  • Alexis Favraud, "Les Bornes-Limites de la Principauté de Marcillac (Charente)", Bulletins et mémoires de la société archéologique et historique de la Charente, 1922.
  • Emile Ganachaud, Instituteur honoraire, "Marcillac-Lanville et ses environs", Monographie, 1947.
  • J. Martin-Buchey, "Géographie historique et communale de la Charente", Coquemard, Angoulême, 1914-1917.
  • "Notes historiques sur l'abbaye de Lanville", C.A.Marpen, 1971.
  • Guillon, instituteur et secrétaire de mairie, "Cahiers des instituteurs de la commune de Marcillac-Lanville 1914 - 1918".


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