12268 - Sénergues

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Sénergues
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 12 - Blason - Aveyron.png    Aveyron
Métropole
Canton Blason en attente.png   12-07   Lot et Dourdou

Blason conques aveyron.png   12-08   Conques (Ancien canton)

Code INSEE 12268
Code postal 12320
Population 421 habitants (2015)
Nom des habitants Les Sénerguois
Superficie 4490 hectares
Densité 9,37 hab./km²
Altitude 188 m
Point culminant 664 m
Coordonnées
géographiques
44.606667° / 2.485556° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
12268 - Sénergues carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Première citation de Sénergues le 4 avril 819 dans une donation de l’église de Sénergues par Louis le Débonnaire, troisième fils de Charlemagne, à l’abbé Médraldus de Conques.Nouvelle mention de la paroisse au Xe siècle comme étant sur la route du Puy du pèlerinage de Compostelle.

La commune de Sénergues est issue de la fusion, en 1791 des paroisses : celle de Sénergues, de Notre Dame d'Aynès-Montarnal-Lagarde et de Saint Sulpice-Pomiès.

Histoire administrative

  • Département - 1801-2018 : Aveyron
  • Arrondissement - 1801-.... : ....
  • Canton - 1801-.... : ....
  • Commune - 1801-.... : ....

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Patrimoine.png Patrimoine

Château de Montarnal

Tour du château fort - Photo J-P GALICHON
Demeure seigneuriale - Photo J-P GALICHON

Le château de Montarnal avait titre de baronnie.
Le premier personnage formellement connu de la famille de Montarnal fut Gauzfred qui vivait au XIe siècle, noble parti en pèlerinage en terre sainte dont le nom apparaît dans une donation faite à l'abbaye de Conques entre 1060 et 1087.
.
L'appareillage des murs justifie son appartenance à une époque romane primitive, qui ferait remonter son existence avant le XIe siècle.
La famille de MONTARNAL à possédé la propriété jusqu'au XIVe siècle.
La propriété changea plusieurs fois de propriétaire. Les MORET allaient posséder la seigneurie sur douze générations. Le dernier de la lignée fut Jean-Henry de MORET (1737-1812) , maréchal de camp. Pour assurer son train de vie, il vendit Montarnal en 1766 à François FIGEAGOL.
A la révolution c'est François FIGEAGOL de la GRANGE, trésorier de France à Montauban et baron de Montarnal qui est le propriétaire.
Le château fut divisé en plusieurs parties après la révolution et il a fallu 30 ans de transaction au propriétaire actuel pour réunifier l'ensemble.
L'intérieur de l'enceinte a été un moment transformé en potager, la salle seigneuriale servait de bâtiment agricole pour les deux tiers et le dernier tiers a été utilisé comme école de garçons de la fin du XIXe jusqu'en 1909.
La salle seigneuriale est ornée de fenêtres géminées à colonnettes et chapiteau de granit, et possède une souche de cheminée cylindrique.
Les travaux de restauration entrepris ont reçu le 16 septembre 2006 le prix départemental des vieilles maisons de France "Patrimoine et Racines".
Sources [1]

Propriété privée.

Le château est classé aux monuments historiques depuis 1997 [2]

Château de Sénergues


La tour de granit datant de 1385 a été construite par Aymeric de Sénergues. A l'origine les mâchicoulis étaient recouverts par un toit. L'accès à la tour se faisait par une porte en hauteur et une échelle amovible , protégeant ainsi le seigneur et sa garnison.
Le château était relié à l'église par un passage souterrain offrant ainsi une issue de secoure.
Le corps de logis a été reconstruit au XVe siècle avec des fenêtres à meneaux, un escalier à vis, mais il n'a jamais été achevé.
Le château est une propriété privée ne se visitant pas.

Le château est inscrit aux M.H depuis 1979 [3]

Église Saint-Martin


Le lieu de culte est antérieur au IXe siècle (Charte de l'abbaye de Conques , apprenant que Louis Ier dit le Pieux fait don de l'"aecclesia Cerniangis" à Médralus, abbé de Conques).
Depuis cette date l'édifice a fait l'objet de plusieurs reconstructions, transformations ou restaurations.
Les principales ont eu lieu de 1519 à 1540 ou l'abbé de Conques Antoine ROUSSELET a fait relever et agrandir le bâtiment précédent en mauvais état. Au XIXe siècle, dans les années 1860 et ceci pendant 35 ans les curés DELTOUR, LHIAUBET et SAINT-FLEURET ont entrepris de gros travaux de transformation: cloisons et chapelles qu'elles délimitaient disparurent, le presbytère actuel se substitua à l'ancien qui devint sacristie, escalier du parvis construit, toitures du clocher et de l'église refait.
Le clocher abrite quatre cloches, la plus ancienne qui a échappé aux rafles de la révolution date de 1774, elle est classée au titre des objets aux M.H[4], c'est la plus petite. Deux autres cloches dédiées à la sainte Vierge et à saint Martin datent de 1842. Enfin le 20 août 1922 la famille RUDELLE du Tayrac a offert "Marie Louise" à la mémoire des morts de la paroisse de la première guerre mondiale.
Les vitraux modernes sont l'oeuvre du père Ephrem SOCARD, moine de l'abbaye d'En Calcât à Dourgne. Ces vitraux ont été posés en 1965 et sont constitués de dalles de verres teintées dans la masse, travaillées à la marteline dans l'épaisseur.
Sources [1]

Église Saint-Sulpice

Le chœur - Photo J-P GALICHON

Elle est le siège d'une des trois paroisses qui en 1791 a donné naissance à l'actuelle commune de Sénergues.
L'église possède une relique de Saint Amans, premier évêque de Rodez et évangélisateur du Rouergue.
La paroisse de Saint-Sulpice fut rattachée à celle de Notre-Dame-d'Aynès en 1801. En 1841 l'évêque de Rodez décida de séparer à nouveau les deux paroisses pour couvrir les hameaux de Saint-Sulpice, Loubatières, Pomiès et Goric-Palat.
Le tableau au dessus de l'autel représente Saint Sulpice et Saint Roch.
Le clocher tranche par son architecture avec les clocher de la région. Il abrite une cloche rescapée de la révolution datée de 1548 (Partiellement visible sur la photo).
Le cimetière qui n'a pas été déplacé est le plus ancien de la commune.
A l'intérieur de l'église, une voûte boisée habille et dissimule celle de pierre. Elle a été remise à neuf en 1739. Le chevet est carré.
Un gisement de schiste ardoisier étant à proximité du village, les habitants de Saint Sulpice exerçaient principalement une activité liée à l'exploitation , à la taille et à la pose des ardoises.
Sources [1]

Église Notre-Dame-d'Aynès

Vue arrière - Photo J-P GALICHON


Elle est le siège d'une des trois paroisses qui en 1791 a donné naissance à l'actuelle commune de Sénergues.
Ce lieu de culte et son cimetière sont très isolés des hameaux qu'ils sont cessé de desservir. (Montarnal est à plus de 1 km et Aynès se situe sur la rive opposée du Lot).
Cette église est orientée au Sud-est alors que l'usage veut que l'orientation soit Est.
L'édifice que nous voyons actuellement a été plusieurs fois remanié ou restauré. Le clocher par exemple a été remanié en 1892, l'église elle même en 1924. Le cimetière a été déplacé en 1920 alors qu’auparavant il se trouvait avec sa croix contre le flanc nord-est de l'église.
La croix du cimetière:
La croix du cimetière a été datée de 1560; elle est biface. Sur un côté, elle représente le Christ entouré de la Vierge et de Saint-Jean, accompagné d'un curieux personnage tenant une cloche et juché sur un onagre. Sur l'autre face, un homme robuste porte un enfant, c'est saint Christophe, entouré de saint Martin et Saint Pierre. Cette croix est posée dans l'église pour assurer sa conservation. De ce fait elle n'est plus orientée suivant la coutume à savoir le Christ face à l'Est.

Vue d'ensemble sur l'intérieur - Photo J-P GALICHON

Les vitraux:
Les vitraux datent du XIXe siècle, mais des familles généreuses ont fait regrouper au centre des vitraux des fragments datant du XVe siècle ou XVIe siècle.
Le vitrail de saint Laurent a été financé par un groupe d'habitants du hameau d'Aynès (Voir inscription sur le vitrail). La lancette mesure 2 m par 0.8 m de largeur, elle incorpore un morceau du XVIe de 0.35 par 0,26 m représentant Saint Laurent revêtu d'une dalmatique bleue, muni du gril et présentant un livre ouvert.
Le vitrail de la Piéta a été financé par la famille COUPIAC (Voir inscription sur le vitrail). La lancette mesure 2 m par 0.8 m de largeur, elle incorpore un morceau du XVIe de 0.35 par 0,26 m représentant la Vierge drapée de bleu sombre, assise au pied de la croix, tenant sur ses genoux le corps du Christ.
Le vitrail de Sainte Catherine est inséré dans une lancette mesurant 2 m par 0.8 m de largeur, elle incorpore un morceau du XVIe de 0.95 par 0,35 m représentant Sainte Catherine en pieds amputé de sa portion médiane. Le réemploi daterait du XVe siècle (vers 1470). La partie inférieure représente le bas de la tunique rouge et des pans du manteau blanc de la sainte.

Les cloches :
Durant la révolutions deux des trois cloches qui équipaient le clocher ont été enlevées. Seule la plus petite est restée. Les cloches qui complètent le clocher datent de 1850, 1853 et 1859.

Sources [1]

Chapelle Saint-Roch

Vue de face - Photo J-P GALICHON
Vue de l'intérieur - Photo J-P GALICHON


Chapelle castrale, qui faisait partie de l'ensemble du lieu avec le château et le logis seigneurial.
La chapelle a longtemps été dédiée à Saint-Jacques car située sur une variante du chemin de Compostelle arrivant d'Aurillac et Montsalvy situés sur l'autre rive du Lot. Les pèlerins traversaient en bac ou par un gué afin de rejoindre Conques. Depuis le XVIIe siècle, elle est vouée à Saint-Roch pour la protection des épidémies.
L'extérieur a fait l'objet d'un ravalement en 2005, à cette occasion, le clocher à peigne détruit en 1928 a été rétabli. Il abrite une cloche du XIIIe siècle ou XIVe siècle qui figure parmi les plus anciennes du Rouergue. Elle est classée aux monuments historiques au titre des objets depuis 1943[5]
L'intérieur lui aussi restauré renferme des grilles en fer forgé datées du XIIe siècle, semblables à celles de Conques, de Pampelune ou de la mosquée d'Omar à Jérusalem. Elles ont été restaurées en 2015 a l'initiative de la commune et de l'Association Notre Dame Aynès. Ces grilles en fer forgé sont assemblées par des bagues sans soudure. La grille fait l'objet d'un classement aux monuments historiques au titre des objets depuis 1942[6].
La chapelle, à l'origine, à plafond plat en plancher a été modifiée en 1928 pour lui donner son aspect actuel en arc brisé.

Grille de séparation entre la nef et chœur - Photo J-P GALICHON

Sources [1]


Chapelle Saint-Pierre

Chapelle située au hameau de Pomies au Nord Ouest du village de Sénergues. Cette chapelle construite en petit appareillage de schiste possède une une voûte préromane avec un arc triomphal en plein cintre.

Four Sécadou

Vue extérieur - Photo J-P GALICHON
Vue extérieur - Photo J-P GALICHON


Ce four à l'origine propriété de la famille MAURY, du village d'Aynès (hameau situé de l'autre côté du Lot donc dans le cantal), a été donné pour l'usage exclusif des prêtres. La construction du four-sécadou daterait de la fin XVIIIe, début du XIXe siècle. Les matériaux utilisés, la volige chevillée en bois, permettent de dater la construction.
Le sécadou est un séchoir pour les châtaignes. Les fruits étaient entreposées sur la charpente et la fumée du four qui passait dans les claires-voies permettait le séchage et la conservation de celles ci. Le séchage durait 3 à 5/6 semaines. Tous les jours, le feu est entretenu et les châtaignes retournées. Les châtaignes après séchage étaient réduites en farine lorsque les peaux extérieures étaient enlevées.
La restauration a eu lieu en 2009. Les membres de l'association ont pris en charge la déconstruction du toit, le nettoyage de l'ensemble et la préparation du chantier de reconstruction. La couverture de lauzes a été posée courant octobre lors d’une session de formation, initiation à la couverture de lauzes de 4 jours organisée par le Pays Ruthénois. Les ouvriers communaux ayant achevé le chantier en novembre 2009.
Le four a été utilisé jusqu'en 1930 par le curé.

Repère géographique.png Repères géographiques

  • Sur la VIA PODIENSIS du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • La rivière "le lot" [7] arrose le territoire communal .

Démographie.png Démographie

Sénergues absorbe avant 1801 les anciennes communes de Montarnal et Saint-Sulpice, absorbe en 1832 avec Conques l'ancienne commune de Saint-Marcel.


Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 935 1 366 1 442 1 363 1 441 1 465 1 599 1 666 1 668 1 630
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1 631 1 571 1 641 1 621 1 671 1 603 1 527 1 478 1 405 1 379
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 1 359 1 158 1 160 1 175 1 160 1 038 918 910 898 815
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - - -
Population 732 608 545 500 459 - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Jean DELAGNES 1792 - 1796  
Jean FOURNIER 1796 - 1797  
Baptiste DELPORT 1797 - 1798  
Antoine RIGAL 1798 - 1802  
Jean Antoine CAMPREDON 1802 - 1813  
Pierre Marc GUIRARD de SENERGUES 1813 - 1825  
Jean Pierre DELPORT 1825 - 1837  
Pierre Jean Félix JOULIA 1837 - 1865  
Antoine RIGAL 1865 - 1876  
Jean FAYEL 1876 - 1878  
Arthémis GUIRARD de SENERGUES 1878 - 1880  
Jean Antoine GROS 1880 - 1881  
Joseph JOULIA 1881 - 1899  
Jean Antoine CALVIGNAC 1899-1902  
Auguste BENAZECH 1902 - 1905 Démission  
Henri JOULIA 1905 - 1910  
Auguste BENAZECH 1910 - 1931 Démission - Conseiller général  
Jacques Justin BONY 1931 - 1932  
Adrien Alfred FRAYSSE 1932-1945  
Augustin MERCADIER 1945-1962 -  
Roger GUÉRAUD 1962 - 1977  
Claude GRANIÉ 1977 - 1995  
Pierre VERNHES 1995 - 2008  
Paul GOUDY 2008 - (2020)  
- -  

Cf. : MairesGenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  

Les curés de Sénergues

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
Jean-Baptiste SEGUI -1789  
- -  

Les curés de Saint Sulpice

Prénom(s) NOM Période Observations
DELAGNE 1841-? Nommé par l'évêque pour réouvrir la paroisse de saint Sulpice  
- -  
SOLIGNAC  ?-1911 Dernier curé de saint Sulpice  

Les curés de Notre-Dame-d'Aynès

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
Jean Baptiste MAURY 1782-1826  
Jean Antoine MAURY 1826-1849 Neveu du précédent  
- -  
MATHIEU -1930  
VIALARET 1930-1955 Dernier prêtre résident  

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts



Pictos recherche.png Article détaillé : Consulter la liste des inscrits sur le Monument aux Morts ...


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin de 09h00 à 12h00 de 09h00 à 12h00 de 09h00 à 12h00 de 09h00 à 12h00 de 09h00 à 12h00 - -
Après-midi - - - - - - -
12268 - Sénergues mairie.jpg

Mairie
Adresse : Le Bourg - 12320 SÉNERGUES

Tél : 05 65 69 85 72 - Fax : 05 65 72 84 04

Courriel : Contact

Site internet :

GPS : 44.60583333° / 2.48472222° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire : Ouverture de la mairie de Sénergue : Du lundi au vendredi de 9h à 12h .

Source : http://www.senergues.fr/dossiers/dossiers.php?id_dossier=155 (01/2010)

Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 Livret fourni pour les Journées du Patrimoines 2018
  2. Base Mérimée
  3. Base Mérimée
  4. Base Palisy
  5. Base Palissy
  6. Base Palissy
  7. Sandre eau