12253 - Salles-Curan

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Salles-Curan
Blason Salles-Curan-12253.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 12 - Blason - Aveyron.png    Aveyron
Métropole
Canton Blason en attente.png   12-15   Raspes et Lévezou

Blason Salles-Curan-12253.png   12-37   Salles-Curan (Ancien canton)

Code INSEE 12253
Code postal 12410
Population 1088 habitants (1999)
Nom des habitants Les Salles-Curanais, Salles-Curanaises
Superficie 9390 hectares
Densité 11,58 hab./km²
Altitude Mini: 547 m
Point culminant 1084 m
Coordonnées
géographiques
44.183333° / 2.787778° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
12253 - Salles-Curan carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
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HHistoire.pngistoire de la commune

Absorbe en 1834, Calmejeanne / Les Canabières / Curan, cède en 1952, Curan.


SAN JOAN LO FRECH

Par Monsieur Robert Aussibal

Explications données le samedi 15 septembre 1990 à l'occasion de la réunion annuelle du Cercle Généalogique du Sud-Aveyron.

Il ne reste plus que quelques vestiges des deux localités portant encore ce nom en 1868. Ici, une ferme isolée proche du lieu-dit originel, que Jehan d'Arvieux décrit comme étant des "rochers bénis au bout d'une route landeuse" (1). Le "Dictionnaire des lieux habités" y attribuait 9 habitants (contre 5 seulement à son homonyme du Vallon).

Il s'agit donc de la survivance matérielle d'un long passé rural et religieux. Ce "témoignage des pierres" est surtout celui d'une vie quotidienne dure et rude, au cœur d'une contrée en constant dépeuplement.

Ce dépeuplement, nettement perceptible aux XVIème et XVIIème siècles, s'est manifesté partout sur tous les hauts plateaux rouergats, de la Viadène et l'Aubrac au Larzac, en passant par le Lévezou.

La cellule paroissiale regroupait trois autres hameaux, le Puech (4 maisons), le Verdier (2 maisons), le Vialaret (1 maison), à l'écart de Saint-Jean, où se trouvaient église, cimetière, et où résida un temps le desservant.

Nous sommes à un des points culminants du plateau, puisque les deux sites identifiés se superposent approximativement à 985 mètres d'altitude et sont à peu près à égale distance linéaire entre Salles-Curan et Villefranche-de-Panat, à 6 km.

Les fouilles entreprises de 1964 à 1969, puis de 1976 à 1979, par une équipe franco-polonaise, furent très fructueuses et permirent une étude approfondie de cette occupation humaine, de sa vie, au cours d'un millénaire.

Ces recherches, menées avec précision et minutie, exhumèrent peu à peu des vestiges immobiliers, habitats et bâtiments divers qui livrèrent un petit matériel domestique ou artisanal, quelques pièces de monnaie, ustensiles et autres.

Les fouilleurs rencontrèrent une suite verticale de couches archéologiques, non pas en strates régulières, mais en superposition d'épaisseurs variables selon les lieux. La présence de chapelle et églises successives, de fortifications, d'un puits, d'un four à pain et d'un four métallurgique, près du prieuré, etc ... fut mise en évidence jusqu'au socle originel.

Les nombreuses sépultures mises au jour permirent, outre une recension typologique des tombes, une étude anthropomorphique des squelettes et des datations précises.

Ainsi l'occupation humaine est attestée avec de grandes variations d'amplitude démographique et mouvements migratoires, du IX{e au XIXe siècle, soit pendant un millénaire.

ASPECT TERRIEN

Quand on s'attache à vouloir évoquer la présence humaine dans ce secteur, il convient d'en préciser la géomorphologie et de noter l'influence déterminante des conditions climatiques et hydrologiques qu'elle implique, sans omettre les géologie et pédologie des sols (2).

Entre les rivières Aveyron et Tarn drainées par le bassin du Viaur, les croupes ondoyantes du Lévezou portent à une altitude variant entre 600 et 1.200 mètres, des roches primaires, cristallines ou métamorphiques à schistes nettement dominants, imperméables, que la mer du secondaire a baigné au sud.

Les terrains peu profonds, rocheux, acides, sont restés longtemps impropres aux labours profonds et à la culture.

Les terres arables gagnées sur la forêt ne le pouvait être qu'au dépens des landes, avant la découverte des amendements (3).

Landes et tourbières extériorisaient les effets conjugués de l'eau superficielle, du climat surtout venteux, froid et humide.

Amendements, drainage, machinisme sont venus avec le remembrement bouleverser les conditions d'exploitation, les rendements et donc la rentabilité d'un terroir voué à l'élevage, ovin et bovin.

Les retenues, par des lacs artificiels ainsi créés, contribuent à faire du Lévezou un immense château d'eau, devenu un pôle touristique très attractif, "la mer à la montagne" (4).

De tous temps cependant, on s'aperçoit que le peuplement est faible, dilué, diffus, regroupé en petits hameaux ou grosses fermes dispersés et quelques petits villages, agrandis depuis de commerces et artisanats à vocation rurale, sans qu'il y ait eu d'éclosion urbaine ou citadine ouvrière. Un mouvement "centrifuge" a porté l'essentiel de la population d'abord à la périphérie méridionale surtout, puis vers la vallée.

La densité moyenne actuelle n'est toujours que de 17 habitants au km2 environ, contre 32 pour le département.

Le nombre de propriétés n'excède par 2 à 3 par km2, groupant 70 à 80 % de la population, dont 20 à 25 % de salariés.

Ce faible peuplement a cependant une histoire et une longue antériorité, cause indirecte de la bonne santé économique actuelle.


ASPECT HISTORIQUE

Si les mégalithes sont rares, sauf sur la bordure calcaire et gréseuse méridionale, on a découvert des statues-menhirs à Durenque et Comberoumal, prouvant une présence humaine et une civilisation pastorale 2.500 ans avant Jésus-Christ environ, de type aquitano-méditerranéen (5).
Les sites gallo-romains paraissent aussi rares, malgré la grande traversée de la voie Segodunum-Condatomag et les "oppida" de bordure : Montmerlhe, la Fajolle, Courny ou l'ensemble cultuel de Comberoumal. Ici et là quelques "fana" dédiés à Jupiter, marquent certains sommets.

C'est peut-être la christianisation d'un culte de la source, dédiée par la suite à Saint-Jean-le-Baptiste, patron des Templiers et Hospitaliers, comme des bergers d'ailleurs, qui amena la construction du premier lieu cultuel. Si l'on en croit de Barrau, le lieu fut occupé par les Templiers, la chapelle du XVIIème siècle se trouvant sur un de leurs anciens bâtiments. Par la suite, Saint-Jean fut une dépendance des Canabières, commanderie des Hospitaliers au même titre que Bouloc, ou la Clau pour Sainte-Eulalie du Larzac.

Jean d'Arvieu dit même : "A Saint-Jean le Froid qui en dépend, le seigneur du lieu p... au bénitier".

D'après certains, ce toponyme serait en fait "Saint-Jean-de-la-Source-Froide".

Mis à part quelques tombes de tradition visigothique, on ne possède que peu de témoignages matériels couvrant la période proto-historique et haut-moyennageuse. Il faut aller à Salmiech, à la limite N-O, pour rencontrer un château antérieur à l'an Mille.

Plus tard, au Xe siècle, les bénédictins à Montjaux, Saint-Léons, les Templiers puis Hospitaliers, les Grandmontains à Comberoumal, sans omettre la présence bénédictine de Moissac à Saint-Jean le Froid, l'abbesse du monastère Saint-Sernin au Viala du Tarn, l'évêque de Rodez à Salles-Curan, etc... se partagèrent le territoire.

Les principales seigneuries étaient aux mains des Vezins, Lévezou, Landorre, Panat, etc... (6). Situé à la croisée des chemins Rodez-Millau et Salles Curan-Lestrade, le village connait une certaine prospérité, due sans doue à la mise en culture de nouvelles parcelles et à un fort mouvement transhumant.

C'est Bernard de Lévezou, en 1053, qui céda notre village à l'abbé de Moissac en échange des prieurés de Toulonjac et de Camboulazet. L'intérêt de cet emplacement à un carrefour important n'avait pas échappé aux moines, leur permettant de réaliser avec leurs possessions aquitaines une complémentarité d'exploitation "plaine-montagne", et de contrôler un itinéraire vers Saint-Jacques-de-Compostelle et son mouvement périgrinatoire.

L'élevage et la pâture d'animaux en estive va faire l'essentiel des ressources de cette zone de peuplement.

Le vocable de Saint Géraud pour l'église de Salles-Curan, semble bien avoir été choisi comme protecteur de cette grande migration saisonnière. N'oublions pas que sa fête, la Saint Giraud ou Saint Guiral, le 15 octobre, détermine le départ, la "davalado", la descente à la fin de l'estive, et celle de Saint Urbain (autre auvergnat, berger devenu pape), le 25 mai, celle de la "mountado", la montée, partout dans le massif central.

Le bornage encore en place prouve l'importance que l'on attachait à ces pâturages naturels, comme à la forêt, sources directes ou indirectes de quelques revenus : "Les troupeaux du Bas-Languedoc par large "draye" herbue, transhumant sur le Lévezou laissaient, outre un droit de passage, du fumier sur la glèbe pauvre".

Avec la fumure du sol et l'acquittement parfois de droits tels que dépaissance, on trouve des baux payables en nature : en 1493 par exemple, la fourniture de 3 livres de fromage par les paroissiens tenant bergerie pour des animaux étrangers.

Ces derniers termes prouvent bien les mouvements, depuis la plaine méridionale ou le Languedoc, vers le Lévezou, d'importants troupeaux d'ovino-capridés.

Les moutons élevés pour la laine (et autres productions annexes), permettaient l'artisanat de filature, comme le prouvent les nombreuses fusaïoles découvertes, et peut-être aussi, comme pour le chanvre, le tissage domestique.

Cette transhumance a pu fournir un travail saisonnier, lié à la présence d'un nombreux cheptel et peut-être, comme plus tard dans l'exploitation des terres, à celle de paysans non résidents et sédentaires, mais paroissiens temporaires de Saint-Jean.

Des pièces de monnaie, mises au jour sur l'emplacement de l'église, confirment les relations avec le Bas-Languedoc : Montpellier, Mauguio, etc..., et des échanges commerciaux qui ont bien eu lieu sur place, puisqu'il est fait référence aux mesures de Saint-Jean le Froid.

La vie rurale est liée aussi à l'exploitation de terres mises en valeur après déboisement et usclades : ces défrichements près des points de fixation, à proximité d'un pont d'eau, fournissant bois d'œuvre et de chauffage. Exploitait-on fougères et genêts en dehors des litières et toitures ? Aucun document ne nous le précise.

Les cultures fourragères "artificielles" étant inconnues alors, pâturages, devèzes et autres landes tenaient une place importante dans l'alimentation du cheptel.

Après les causses, dont le Larzac, mais peut-être avant le Mont Lozère, la Margeride et l'Aubrac, le Lévezou, géographiquement proche des régions intéressées par la transhumance et les échanges agricoles, fut un lieu privilégié de séjour climatique et de plein air.

A ce sujet, il faudrait évoquer ceux de l'abbé de Saint-Michel de Grammont près de Lodève à Comberoumal, comme ceux du cheptel fermier venu du midi.

Au fur et à mesure du dépouillement d'archives, nous apprenons à peu près tout sur l'exploitation parcellaire du terroir, les contenances, la répartition de l'habitat et sa composition, comme sur la démographie familiale (7).

Par exemple, Antoine Delore et Catherine Berthomive possèdent un ayral avec deux maisons de deux étages, une grange, un casal, une basse-cour, deux étables, un autre casal, un four en ruines et des terres.

Nous savons que la peste toucha le village en 1524, après avoir été introduite à Marseille en 1520, et par la Provence et Avignon, le Midi, parvenue en Sud-Rouergue. Or, nous pensons que le principal vecteur de l'épidémie furent, voyageurs, marchands et forains, sans oublier les transhumants.

Après le déclin du XVème siècle, et malgré un semblant de reprise au XVIIème siècle, Saint-Jean le Froid ne se remit jamais totalement de cette terrible période.

Au XVIIe siècle, une faible population y est semble-t-il fixée. Nous rencontrons de nouveaux noms de familles paysannes, venant parfois des environs exploiter ou travailler des terrains sur le territoire de Saint-Jean (7).

Au XVIIIe siècle, les compte-rendus de visites pastorales, faites à la requête de curés ou paroissiens par des commissaires épiscopaux, parlent de chapelle, églises et cimetières, bien que la paroisse fut rattachée à Fijaguet. On voit le curé de cette dernière chargé d'assurer le service accoutumé et ancien, puisque rendu au XIIIème siècle déjà par l'archiprêtre de Montjaux, prieur du lieu, après de départ des moines, sur délégation de l'évêque.

CHRONOLOGIE HISTORIQUE ET SOCIALE

- Rapport Lassaigne, in "Archéologie du village déserté", n° 27 Cahier des Annales - Ecole Pratique des Hautes Etudes et Académie Polonaise des sciences A. Colin - Paris 1970 - J. Fabre de Morlhon "Villefranche-de-Panat" Millau 1986 - Notes personnelles et A.D.A.

• IX & Xe siècles : 15 foyers totalisant 50 personnes environ, connaissent la mal nutrition, d'où une grande précarité de vie. L'âge moyen est de 40 ans. Presque personne ne dépasse 60 ans, en particulier les femmes. La forte mortalité est surtout infantile et si elle est intégrée statistiquement l'âge moyen chute à 30 ans.

Chapelle. Lieu christianisé. Les enfants sont enterrés à part. Tombes dites "en batière".
La famille de Lévezou possède le grand terroir entre Viaur et Tarn.

• XIe siècle : 20 foyers, 100 personnes.

En 1053, don par Bernard du Camp de Lévezou, de Saint-Jean le Froid tenu par les Gac de Peyrebrune à l'abbaye bénédictine de Moissac, L'apport de terre et l'esprit d'entreprise des moines provoque une révolution des techniques agricoles. Artisanat (potiers), Ateliers. Les conditions de vie, comme l'alimentation améliorées, provoquent l'abaissement de la mortalité infantile, l'âge moyen passant de 30 à 50 ans, d'où une démographie en hausse. La transhumance s'instaure. On construit une nouvelle église, prieuré, puits, caniveaux, four ...
Pratiques religieuses, passage de pèlerins. Chapelle Saint-Jacques à l'église. Les tombes sont orientées à l'est, et taillées dans la roche. Quelques hommes mesurent 1,75 m.

• XIIe siècle : Adhémar, évêque, donne Meilhas au prieuré, plus Fijaguet et Gleisenove contre Toulonjac et Camboulazet. L'église mesure 16 mètres de long sur 10 de large, pour 5 à la nef. La nef avec chevet plat, possède deux bas-côtés se terminant en absidioles arrondies. Les murs ont 0,80 mètres d'épaisseur.

Des sépultures intérieures et des tombes "coffres" orientées et au nord de l'église. Près du prieuré, un four métallurgique coule cuivre et bronze, fondant des objets. Comme au siècle précédent, les conditions de vie sont nettement améliorées.

• XIIIème siècle : Fin 1282, départ des moines. Le prieuré est transmis à l'évêque de Rodez. Les conditions de vie se détériorent à cause d'une crise économique engendrée par la guerre de 100 ans et la grande peste ; ce qui amène une baisse démographique et une chute du peuplement. Il ne reste plus que trois à quatre familles. Le départ de 80 % de la population est du au climat d'insécurité, malgré rempart et fossé.

L'espoir de vie est en baisse, les décès de femmes étant en hausse sensible. Les tombes sur dalles ou murets occupent le cimetière au N-E de l'église.

• XIVe siècle : Le renforcement du rempart porte son épaisseur à 1,30 mètres. Il délimite un enclos de 70 x 50 mètres.

L'habitat, en dur, est maçonné en pierres plates liées à la terre.
En dehors d'un puits de 4 mètres de profondeur qui a été dégagé, les fouilles ont délivré un grand nombre d'objets les plus variés : brique, céramique, clous, sonnette en tôle, fers à cheval, couteau, etc... Début d'un lent déclin.

• XVe siècle : En 1450, on ne trouve plus qu'un seul feu, soit 5 personnes. Appauvrissement général. Déclin de l'église paroissiale, c'est le curé de Fijaguet qui assure un service, plutôt "négligé".

Les morts sont ensevelis à même le sol, pas de tombe, mais un simple tertre.

• XVIe siècle : Le village agricole se déplace et son activité augmente alors que l'artisanat est en baisse. Il ne reste plus que quatre maisons en état. La paroisse n'a plus de curé. L'église possède encore deux autels mais pas de sacristie. A noter la fréquentation du lieu par François d'Estaing qui, à pied, à partir de Salles-Curan, vient y prier ou dire la messe. En 1524, au cours d'une visite, il précise des travaux urgents à réaliser.

La peste touche à nouveau le pays. Sépultures en pleine terre.

• XVIIe siècle : Possession des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem aux Canabières.

Le hameau et la vie connaissent un renouveau. On reconnait dix bâtiments, souvent construits avec des matériaux de récupération, liés au mortier de chaux. Four à pain. Nombreux objets usuels. L'ensemble s'est déplacé vers l'Est, en contrebas, au pied d'une nouvelle église plus petite que l'ancienne. Elle ne mesure que 7,5 x 4 mètres pour la nef, avec une abside de 3,5 x 3,5 mètres, les murs faisant 1 mètre d'épaisseur.
Participe à la "chaîne de secours" des pèlerins.

• XVIIIe siècle : On ne note aucun baptème depuis 1774. La paroisse est succursale de Fijaguet qui regroupe 160 habitants, où vivent le curé et un prêtre desservant qui vient dire la messe. Le vicaire y fait parfois résidence, disposant d'une maison, d'un jardin et d'un pré "considérable". La Saint-Jean est fêtée. L'église est en mauvais état : clocher écroulé, toiture crevée et murs lézardés. L'évêque est prieur. Après 1789, l'église est abandonnée, mais reste debout, couverte d'un toit de genêts (1781 Richeprey) (2).

• XIXème siècle : 1804, abandon de l'église que les "géodésiens" observent comme repère, vendue en 1889 pour du matériel de construction. Près, pacages naturels assurent l'élevage des bœufs et moutons, ces derniers surtout pour la laine.

Plus de transhumance. Culture de seigle et d'avoine. En 1820, encore, la culture du trèfle et de toutes légumineuses en fourrages artificiels sont inconnues (4).

NOTES BIBLIOGRAPHIQUES

(1) Jehan d'Arvieux - Le décor d'un rêve d'artiste

Page 210 - "A Saint-Jean le Froid au milieu des rochers, sur un tertre herbu d'enfouissements, deux pans de mur démantelés bordent une aire de débris. De loin, on croirait un arc de triomphe gothique, silhouetté noir sur le bleu du ciel. A la place d'une bâtisse des Hospitaliers, s'élève cet humble oratoire ou aimait officier d'Estaing "pour y jouir ensuite de la sainte liberté des forêts qui joignaient ce lieu" ... pour y saluer son église cathédrale et l'image de la sainte Vierge qui ... parait ... quoique éloignée de cinq ou six lieues françaises."

"Ses ruines suivent aujourd'hui l'écroulement de leur décor."


(2) JF.H. de Richeprey - Journal des voyages en Haute-Guyenne, Quercy, Rouergue - 1781

Pages 426 à 446 : cinq catégories de terres

1 - Marécages, terrains spongieux, joncs, bœufs de labour, dolvès (herbe mortelle pour les brebis)

2 - Moins gras, pâturages moins abondants, joncs, bruyères épineuses, gros bétail.

3 - Id. à Saint-Jean le Froid et les Canabières : pâturages à brebis, plaines de montagne, bruyères, eaux de sources.

4 - Comme 5, arbustes.

5 - Terres peu profondes, pas de labours, moutons, sain, peu nourrissant, assez éloignés des habitations.

(3) F. Simonin

Quelques repères agronomiques :

1775 - Usage du plâtre en agriculture

- A la Rode (Millau) Despradels d'Allaret : culture de fourrages artificiels, pommes de terre, sainfoin.
- A Saint-Jean du Bruel, le même : trèfle, sainfoin.
- A Vabres-de-Neirac : trèfle, luzerne, esparcet.

1785 Début de ces cultures dans le Ségala 1820 Trèfle et autres, inconnus sur le Lévezou

(4) Lévezou - R. Aussibal

Le massif s'inclue géologiquement à l'Ouest et N-O au Ségala (bien des ouvrages regroupent d'ailleurs les deux terroirs). Ses limites Sud et Est sont assez affirmées, mis à part le causse Rouge et Saint-Beauzély. Par contre, au nord, si le massif des Palanges peut y être intégré, il n'en est pas de même après la vallée du Céor, pour le Lagast et la partie comprise entre Cassagnes Begonhés déjà au Ségala, Salmiech, Durenque, et la limite entre Villefranche-de-Panat / Réquista, qui constituent de véritables "interlands". Drainé par le Viaur, le plateau forme une cuvette avec une dorsale NE-S englobant les points hauts : Vaysse Rodié (1028 mètres), le Puech del Pal (1155 mètres), mont Caume (1041 mètres), puis Mont Seigne (1128 mètres) et les trois croupes voisinant Bouloc (1101, 1056 et 1100 mètres).

Vézins (1025 mètres), Salles-Curan (833 mètres), Pont de Salars (690 mètres), Villefranche-de-Panat et Montjaux (800 mètres), Saint-Beauzély (700 mètres) - les noms soulignés sont ceux des chefs-lieux de canton - sont les points forts administratifs ou économiques. A Laguépie, l'Aveyron quittant le département, reçoit le Viaur, qui a servi de limite avec le Tarn. (Une grande partie de ses eaux, par les installations électriques de ses lacs, se trouve depuis la mise en fonction de la centrale du Pouget, déviée sur la rivière Tarn.)

(5) Jehan d'Arvieux - Le décor d'un rêve d'artiste

Page 202 :

"La croix celtique sur la route landeuse de Salles à Saint-Jean". Faut-il voir dans ce type de monument un menhir christianisé ou de simples croix de schiste ?

A. Evêché / ADA

Pages 336 - 422 - 474 - 484 - 517 - 543 - 547 - 553 - 601 - 623 : actes

R. Aussibal "Lévezou, Terre d'arts et d'artistes" T III UPSR Nove

(6) Jehan d'Arvieux - Le décor d'un rêve d'artiste

Page 182 - Marot - Jean des Mares ou des Marets - poète français XVIème siècle "Lévezou, d'Estaing, Vezins

Hauts barons et mauvoisins

Forts châteaux et beau renom

Sévérac torture et pille

Castelnau sur tous grapille."

(7) A. Evêché / ADA

Relevé de noms de familles habitant Saint-Jean le Froid ou venant y exploiter : XIVème Albert, Plavilar, Faet, Pelliparti (v. Pellaprat), Cadars, Massol, Delaure, Berthomive, Begotte, Marquez.

XVIème Combes, Graulous, Casalade, Gaubert, Anduze, Daures, Grimailh, Cinq, Delaure, Mathieu, Carrier, Fourcadier.

XVIIème Benedicti, Saumade, Lafon, Tornier, Olric, Saquet, Gorgolh, Barta, Salvanh, Terral notaire.

Robert AUSSIBAL

Blason en attente.png Héraldique

De sable à la crosse d'or.

Patrimoine.png Patrimoine

Repère géographique.png Repères géographiques

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 033 1 164 2 416 2 531 2 375 2 367 2 489 2 628 2 768 2 630
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 2 495 2 569 2 602 2 581 2 686 2 728 2 716 2 546 2 503 2 566
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 2 537 2 209 2 285 2 341 2 304 2 316 1 692 1 633 1 538 1 491
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 1 419 1 277 1 088 1 066 1 068 1 050 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2013

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -  
- - -  
- - -  
- - -  
- - -  
Maurice COMBETTES 2001 - 2008 -  
Henri MALAVAL 2008 - -  
Maurice COMBETTES 2014 - (2020) -  
- - -  

Cfr: Mairesgenweb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - ? - ? - ? - ? - ? - ? - ?
Après-midi - ? - ? - ? - ? - ? - ? - ?
Commune.png

Mairie
Adresse : Place de la Mairie - 12410 SALLES-CURAN

Tél : 05 65 46 35 21 - Fax : 05 65 46 02 27

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : Nom_du_site (Septembre 2015)

Dépouillements des registres paroissiaux

Décryptés par le Cercle Généalogique du Sud-Aveyron

Salles-curan : 1607-1822 - les Canabières : 1630-1812 - St-Martin des Faux : 1690-1791 - Calmejane : 1792-1829

tél : 05 65 60 07 79 - Courriel : cgsa2@wanadoo.fr

Site: www.genealogie-aveyron.com

Archives notariales

Décryptées par le Cercle Généalogique du Sud-Aveyron.

Périodes extrêmes : CM et Test.: 1545-1821

Tél : 05 65 60 07 79 - Courriel : cgsa2@wanadoo.fr

Site : http://www.genealogie-aveyron.com

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

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Référence.png Notes et références