08381 - Saint-Germainmont

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Saint-Germainmont
Blason de Saint-Germainmont
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 08 - Blason - Ardennes.png    Ardennes
Métropole
Canton Blason de Asfeld   08-01   Asfeld
Code INSEE 08381
Code postal 08190
Population 868 habitants (1999)
Nom des habitants
Superficie 1 586 hectares
Densité 54.73 hab./km²
Altitude Mini:
Point culminant
Coordonnées
géographiques
-° / -° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
[[ |250px]]
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

Le site est visiblement fréquenté depuis longtemps, puisque des objets celtiques (épées, fourreaux d’épées, poteries) appartenant à un dépôt funéraire d’un chef militaire et datant de plusieurs siècles avant JC ont été découverts, au hasard d’un labour, au lieu dit Le Poteau. Mais la cité a été fondée bien plus tard, probablement vers le VIe siècle. Elle est située sur le revers d’une colline, au pied de laquelle coule le Ruisseau des Barres, qui se jette dans l’Aisne.

Ce village, jadis siège d’un doyenneté rural était environné d’un marais qui a été desséché et transformé en prairie. Il a été enceint de fossés. Le chœur et les transepts de l’église actuelle datent du XIIe siècle

Le village est dévasté et pillé plusieurs fois, en particulier en 1652, pendant les guerres de la Fronde, alors que les troupes de l’archiduc Léopold campaient dans la prairie de Gomont.


Influence rémoise

Le rémois THIERION en est le seigneur et haut justicier au moment de la Révolution. Il occupe une ancienne maison forte (sur l‘emplacement de la maison de retraite actuelle) qui lui vient des ROGIER .

Plusieurs maisons bourgeoises se construisent au XVIIIème dans ce bourg rural. C’est le cas du château SUTAINE, famille de marchands et négociants en vins de Reims, liée aux familles rémoises THIERION, MAILLEFER, RUINART, CLICQUOT, COQUEBERT. François SUTAINE achète cette grande maison pendant la Révolution. Après sa mort, son épouse et ses enfants continuent à y résider jusqu’à son petit-fils Henri. Le château est détruit pendant la première guerre mondiale.

C’est encore le cas de la maison GILLOTIN devenue maison LABORDE et encore connue sous ce nom bien que rachetée par la commune en 1947 et devenue la mairie. Charles Antoine Claude GILLOTIN est qualifié avant la Révolution, au moment où il construit cette belle habitation, d’ "officier chez le Roi ". Sa famille est alliée aux familles VIELLART et MALFILLÂTRE, de la haute bourgeoisie rémoise. Pendant la Révolution et l’Empire, il exerce plusieurs fonctions électives dont celle de Président de l’Assemblée Cantonale d’Asfeld et, en 1809, celle de maire de Saint-Germainmont. Ses héritiers, Raymond et Louis, vendent en 1891 la maison et ses dépendances à l’industriel Désiré LINARD. Puis c’est la fille de Prosper LABORDE qui achète ce domaine.


L’activité industrielle

Mais surtout une activité industrielle va marquer l’histoire du village, avec le moulin puis la sucrerie. La sucrerie de Saint-Germainmont est créée en 1864 par les frères Jules et Désiré LINARD originaires de Fromelennes. Désiré, devenu maire du village de Saint-Germainmont et sénateur des Ardennes, a créée avec son frère de nombreuses installations de transformation de la betterave. Il décède à Rethel en avril 1898. En 1907, la sucrerie connaît un nouvel essor avec la liaison de chemin de fer.


La première guerre mondiale et les reconstructions

Le village est occupé pendant 4 ans et n'est libéré qu'après de très violents combats.

La Première Guerre mondiale a rendu inexploitable le moulin et la sucrerie.

Le propriétaire du moulin fait reconstruire à la place une minoterie entre 1923 et 1925.

La sucrerie devenue la Société Sucrière de Saint-Germainmont, est reconstruite en 1922, La production redémarre l'année suivante.


La seconde guerre mondiale

Drôle de guerre 1939 : des soldats français sont hébergés dans le village.

Le 10 mai 1940, les troupes allemandes attaquent dans la Vallée de la Meuse, et le village est bombardé le jour même.

La cheminée de 52 mètres de haut de la sucrerie est abattue par l'armée française .

Le 15 mai, la préfecture ordonne l'évacuation et déclenche l'exode sur les routes..

Le 18 mai, les allemands arrivent par la rue de Banogne. Le village est une nouvelle fois occupé.

La production de la sucrerie ne reprend qu'en mars 1941. Avec l'instauration du STO, des mouvements s'organisent. La résistance est très active procédant à l'hébergement des évadés et des réfractaires au travail en Allemagne


L'après-guerre

En 1947, le moulin, arrêté, est remis en activité. Il emploie en 1965 11 personnes et se consacre à une production d’aliments pour animaux sous la marque commerciale Provende ardennaise. Il s’arrête définitivement en 1981.

L'activité de la sucrerie se développe également pendant les 30 glorieuses, de 1950 à 1980. De 7000 tonnes de sucre en 1929, la production passe à 15 000 en 1959 puis 40 000 tonnes en 1962 et 60 000 en 1981. En 1958-59, l'usine emploie 300 ouvriers en pleine saison betteravière.

L'usine connaît un essor complémentaire dans les années 1960 notamment avec la construction d'une unité de déshydratation en 1967 pour la luzerne et la pulpe. En 1987, les sucreries de Saint-Germainmont, Guignicourt et Montcornet fusionnent sous le nom Sucreries du Nord Est et en 1998, le nouveau groupe Saint Louis Sucre décide de ne plus traiter les betteraves mais les sirops venant des quatre unités du groupe. L'activité sucrière est définitivement arrêtée en 1999 mais une production agro-alimentaire s’y poursuit pendant quelques années sous le nom Ardennes Chicorées. L'usine est mise en sommeil à partir de 2007 et l'outil de production ainsi que certains bâtiments (silos, cheminée d'usine) sont démantelés en 2008.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population - - - - - - - - - -
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population - - - - - - - - - -
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population - - - - - - - - - -
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population - - - 795 786 853 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

[ INSEE] & [ Cassini ]

(cfr ici pour INSEE & ici pour Cassini )

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Repère géographique.png Repères géographiques

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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- - -  
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- - -  
- - -  
- 2001-2008 -  
- 2008-(2014) - [ Photo]  
- - -  

Cfr [ Mairesgenweb]


Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - ? - ? - ? - ? - ? - ? - ?
Après-midi - ? - ? - ? - ? - ? - ? - ?
Commune.png

Mairie
Adresse : - 08190 SAINT-GERMAINMONT

Tél : - Fax :

Courriel :

Site internet :

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()

Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Les fourreaux d'Epiais-Rhus (Val-d'Oise) et de Saint-Germainmont (Ardennes) et l'art celtique du IVe siècle av. J.-C - Venceslas Kruta , Bernard Lambot , Jean-Marie Lardy , André Rapin – Revue Gallia - 1984

Géographie illustrée des Ardennes - Albert MEYRAC 1965.

Saint-Germainmont de la Belle Epoque à l’an 2000 – Fabrice DELAÎTRE – 1999

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