02218 - Coucy-lès-Eppes

De Geneawiki
Aller à : navigation, rechercher

Retour

Coucy-lès-Eppes
Blason Coucy-lès-Eppes-02218.png
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1914-1918
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 02 - Blason - Aisne.png    Aisne
Arrondissement Blason de Laon    Laon (Préf.)
Métropole
Canton Blason Guignicourt-02360.png   02-06   Guignicourt

Blason Sissonne-02720.png   02-30   Sissonne (Ancien canton)

Code INSEE 02218
Code postal 02840
Population 581 hab. (1990)
Nom des habitants Les Couçois(es)
Superficie 603 hectares
Densité 96 hab./km²
Altitude 78 m / 142 m
Point culminant 142 m
Coordonnées
géographiques
Longitude : 3°46'15"
Latitude : 49°33'11"
Localisation (avant 2015)
02218 - Coucy-lès-Eppes carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

HHistoire.pngistoire de la commune

Village de l'ancien Laonnois, bâti sur une butte isolée dans une vaste plaine, à 12 km à l'est de Laon, autrefois généralité de Soissons, des bailliages, élection et diocèse de Laon, aujourd'hui du canton de Sissonne, arrondissement de Laon, diocèse de Soissons.

Le village avait une charte communale en 1280 ; il est parlé "du mayeur et des échevins de Coucy" dans une transaction Passée entre les seigneurs d'Eppes et de Marchais. Le nom de Coucy-les-Eppes ne semble pas avoir beaucoup changé : Cociacum (clairière dans les bois) Apia (apes, abeilles), Cociacus en 1178, Cociacus juxta Apiam en 1193. Les terres de Coucy étaient une agglomération d’Eppes, ce qui a donné le nom actuel. Ce domaine ne deviendra une seigneurie à part entière que vers 1451.

La commune a reçu la Croix de Guerre après la première guerre mondiale.

Source : Monographie de Constant Basset, instituteur - 1884.

Patrimoine.png Patrimoine

Église Saint-Germain: Paroisse succursale, bâtie au XIe siècle. Le saint patron (Saint Germain) était évêque de Paris. Elle mesure 25 m de long sur 12,50 m de large. Ses bas cotés y ont été établis vers 1864 par le marquis de Saint-Vallier, elle fut dotée en 1865 d'un chemin de croix et de riches tableaux dus à la munificence de Napoléon III et de M. De Saint-Vallier. Le style de l'église est très difficile à définir, le cœur et les vitraux seuls sont formés d'ogives plus ou moins régulières.

Le Château: Appelé « Montaigu », il offre une façade de 80 m avec deux ailes, l'une servait autrefois de chapelle et l'autre de bâtiment rural.

Source : Monographie de Constant Basset, instituteur - 1884.

Repère géographique.png Repères géographiques

Village de L'ancien Laonnois, situé sur un sol irrégulier, au nord d'une colline élevée, il est d'apparence assez modeste. Vers Eppes, le terrain est argileux avec un sous-sol calcaire. Vers la forêt de Samoussy, Marchais et la route de Laon à Sissonne, le sol est formé de sables mouvants, parsemé de grès qui étaient utilisés autrefois pour le pavage des rues. L'étendue superficielle de la commune est de 5 hectares et 28 ares, son territoire comprend 603 hectares. Il est borné par Samoussy et Marchais au nord, par Mauregny-en-Haye au sud, Par Eppes à l'ouest et par Montaigu à l'est. Un petit cours d'eau, La Haye, passe à proximité du village le long de la forêt de Samoussy. Il prends sa source au Fleurichet, dans les marais de Mauregny-en-Haye, se dirige du sud au nord, va se perdre dans les sables de la forêt de Samoussy et arrive dans les fossés du parc du château de Marchais après un certain cours souterrain. Son parcours est d'environ 10 km.

Il Comprends 3 écarts : La Tuilerie-Plongeron, la station de chemin de fer et La Rouillée.

Source : Monographie de Constant Basset, instituteur - 1884.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 359 365 373 440 467 520 496 521 510 485
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 520 435 485 472 489 479 434 500 516 506
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 431 401 405 437 433 417 458 557 555 515
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - - - -
Population 642 581 612 577 - - - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

cfrINSEE 2006, 2011 & 2013 & Cassini

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Économie

En 1884

A cette époque, on pratiquait au village, l’assolement triennal et les terrains en jachère étaient entretenus. On utilisait le fumier et des engrais chimiques pour la culture de la betterave. Les principaux instruments aratoires étaient : la charrue, le brabant, l’extirpateur, la herse et le rouleau.

Les cultures de céréales se répartissaient ainsi :

Froment : 15 ha
Seigle : 115 ha
Orge : 1 ha
Sarazin : 2 ha
Avoine : 120 ha

L’étendue des prairies naturelles était d’environ 50 ha et celle des prairies artificielles, 80 ha. Il n’y avait pas d’étang. Suite à l’hiver de 1879 et 1880, beaucoup d’arbres fruitiers avaient dû être abattus, cependant, il existait encore un certain nombre de pommiers, de poiriers, de pruniers et de cerisiers autour du village.

On cultivait la betterave annuellement sur une superficie de 75 ha pour une production moyenne de 25 tonnes par hectare.

Les autres plantes étaient les pommes de terre (35 ha), les navets (25 ha) et les carottes (5 ha).

Une partie des biens communaux (14 ha) se trouvaient sur le territoire de Marchais. Il s’agissait de marais qui produisaient une herbe de bien peu de valeur. L’autre partie se situait sur le terroir de Coucy, au lieu-dit « La Tourneroy » (5,5 ha). Elle comprenait des terres et des prés, partagées en 105 coupons qui étaient loués pour 9 ans et donnaient un revenu annuel de 1100 francs.

Les animaux domestiques étaient :

Chevaux : 91
Mulets : 11
Ânes : 8
Bœufs et taureaux : 2
Vaches et génisses : 150
Veaux : 20
Moutons : 150
Chèvres : 11
Porcs : 172

La production totale de la laine en 1883 était de 400 kg.

Abeilles : le nombre de ruches était d’environ 30 pour une récolte moyenne de 5 kg de miel et 1 kg de cire.

Les animaux et oiseaux nuisibles étaient le sanglier, le renard, le putois, la fouine, le lapin, la crécerelle et l’épervier.

Il n’y avait pas de sociétés agricoles, d’agences, de comices, de foire, de marchés francs ou d’abattoirs.

Entre 1758 et 1870, une cendrière fut exploitée sur les territoires de Coucy et de Festieux, mais comme les agriculteurs préféraient désormais les engrais chimiques à la cendre, cette exploitation fut complètement abandonnée.

Voici quelques détails concernant l’extraction des cendres noires sur le village :
En 1758, la société d’agriculture de Laon pressentit de quelle importance pouvait être la découverte récemment faite, dans les environs de Coucy, de dépôts de terres pyritoligneuses plus connues sous le nom de cendres noires. Ces dépôts se trouvaient au dessus de la craie et étaient formés de débris végétaux et de sulfure de fer. On les exploitait soit à ciel ouvert, soit par des puits et galeries seulement. C’est ce dernier mode qui fut employé à Coucy.

Une galerie de 1200 m de long recoupée de galeries secondaires qui s’étendaient en tout sens sous la montagne. Pour prévenir les éboulements, il avait été établi dans chaque galerie trois rangées de pieux espacés d’environ 1,50 m et supportant des solives transversales puis on avait disposé des fascines entre ces dernières et le plafond de la galerie, puis il en avait été de même entre les parois et les pieux. La galerie s’en était trouvée divisée en 2 allées ; la première servait à l’écoulement des eaux et la seconde, dédiée à la voie de roulage. Celle-ci était pourvue de rails sur lesquels circulaient les wagons poussés par les ouvriers. Une fois la couche épuisée, les mineurs opéraient autant qu’ils le pouvaient le déboisement de la galerie. La cendre était exposée à l’air sur des talus pendant quelque temps. En cet état, elle s’échauffait, au point de prendre feu si l’on y veillait, et elle se couvrait de d’efflorescences pyriteuses. Elle était tour à tour retournée, remuée et changé de place jusqu'à ce qu’on la juge assez refroidie, puis on la jetait à la pelle au travers de claies de différentes grosseurs. Quand elle était suffisamment pulvérisée, on la livrait aux cultivateurs qui la semaient au printemps comme stimulant sur les blés levés, les menus grains, les prairies naturelles et artificielles. Son effet sur les récoltes était similaire à celui du plâtre.

Source : Monographie de Constant Basset, instituteur - 1884.

1950 à nos jours

Le village est situé sur l’axe Laon Reims desservi par la ligne SNCF et à proximité de la RD1044.

  • Agriculture :

L’activité agricole et para agricole ont toujours été fortement présents ; Les exploitations agricoles étaient au nombre de 8 dans les années 60 et de 5 actuellement. Les activités liées à agriculture persistent avec les sociétés telles que la coopérative agricole ainsi que d’autres activités, implantées plus récemment ; Machinistes et réparateurs agricoles (Ets Marechalle) et les sociétés de services techniques, essais et préconisations pour l’agriculture (ITB et CETA).

Dans le domaine de la production liée à l’agriculture, une manufacture de cloisons fabriquées à partir de paille compressée (Bativit) a été présente durant les années 50 et 60, remplacée ensuite par une coopérative de fruits et légumes, aujourd’hui disparue.

  • Commerce :

On comptait dans les années 60, 4 cafés, dont 2 avec restaurant, un avec hôtel et un avec épicerie, une boucherie, une boulangerie et 2 succursales alimentaires. Ne subsistent aujourd’hui qu’un café épicerie et une boulangerie.

Néanmoins, d’autres formes de commerce sont apparus : discothèque, machinisme agricole et textile.

  • Artisanat :

L’artisanat a évolué, lui aussi, après l’implantation de nouvelles activités sur le village, dans des domaines divers : menuiserie, peinture, ferronnerie, pédicure bovine, plomberie chauffage, rénovations de tombes et monuments et travaux publics

  • Les principales activités et leur histoire :

- Ets Marechalle :
Cette entreprise familiale, créée en 1874 à Vieux lès Asfeld (08), s’est installée en 1954 à Asfeld (08). Elle s’implante à Coucy en 1968 avec la concession des tracteurs LH (International Harvester France). En 1987, l’établissement devient concessionnaire de la marque John Deere, leader mondial du machinisme agricole. La société comprend à l’heure actuelle 3 bases de distribution : Asfeld et Junéville dans les Ardennes et Coucy.

- Champagne céréales :
Le silo a été construit près de la gare en 1950, propriété d’une famille de négociants en grains, la famille Baillier. Il est ensuite coopérative agricole de Coucy qui a, 1986, fusionné avec l’ UAA (Union Agricole Ardennaise) qui a elle-même fusionné en 1991 pour devenir Champagne céréales.

Le centre de ravitaillement des essences (CRE) :
Construit en 1953 par les travaux maritimes, il s’étale sur une superficie de 38 ha répartis sur les territoires de Coucy et Mauregny. Il permet le ravitaillement en carburant de l’armée de terre, des gendarmeries et des bases aériennes des départements de l’Aisne, de l’Oise, des Ardennes et du Nord.

- La Singerie discothèque :
Elle s’est implantée sur la commune en 1976 après la cessation d’activité du zoo. Exploitée par la société du château de Coucy, elle a toujours connue les mêmes propriétaires. Pour durer, elle a dû s’adapter, ce mode de loisirs évoluant avec les générations et la demande des consommateurs.

- La scierie :
Elle a débuté ses activités dans les années d’après guerre et a été dirigée pendant plusieurs dizaines d’années par Mr Ravéra, ancien maire de la commune. Après le décès de celui-ci, une liquidation judiciaire fut prononcée et c’est finalement en 1996, et après de nombreuses déconvenues, qu’elle a repris son activité.

Familles notables.png Notables

Les seigneurs

1133/1138 : Hugues de Coucy
1168 : Machaire de Coucy
1170 : Louis, Chevalier de Coucy
1225 : Guy le Cat (ou le Chat) ; femme : Élisabeth
ca 1225 : Gobert de Coucy ; femme: Emeline; pas d'enfants
1541 : Jean de Hénin Liétard, dit Cuvillier, seigneur de Coucy-lès-Eppes ; femme : Claude de Condé ; enfants : Jacqueline qui porta cette terre en mariage à Claude de Marle et Jean, Chevalier de Malte
1560 : Claude de Marle
1606 : Louis de Marle, seigneur de Coucy-lès-Eppes, député aux états-généraux de 1614 ; femme : Anne Lecomte de Voisinlieu ; enfants : claude, femme d' Henri de Bézannes (seigneur de Guignicourt) et Marguerite, femme d'Antoine D'Elbarigny
1640 : Claude II de Marle  ; femme: Catherine de Vassan ; enfants : Louis, Antoinette, femme de Thomas de Cauchon (seigneur de Vigneu et Aizelles)
1662 : Louis de Marle, seigneur de Coucy et Sainte-Preuve en partie ; femme : Antoinette de Favigny-Monampteuil ; enfants Pierre et Charles-François, chanoine de Laon
1698 : Pierre, Vicomte de Marle, Veslud et Sainte-Preuve ; femme : Madeleine de Charmolue ; Enfant : Antoinette, femme de Louis-Lionel de Foucault
1714 : Louis-Lionel de Foucault, chevalier, seigneur de Lugny en partie, Parfondru et Coucy, Capitaine au régiment de Picardie ; enfants : Guillaume, Charles, Eustache (mort-jeune), Pierre-Antoine (seigneur d'Orouy), jean (tué au service) et Catherine, femme de Charles-Nicolas le Carlier
1745 : Guillaume de Foucault, seigneur de Coucy ; Marie-Madeleine Vairon de Beaurepaire ; enfants: Louise-Clairmonde et Marie-Charlotte
1765 : Charles-Thomas-François-Exupert de Miremont, Baron de Montaigu, seigneur de Mauregny et Coucy ; femme : Anne-Marie d'Ausbourg de la Bove

Source : "dictionnaire historique généalogique et géographique du département de L'Aisne" par Melleville - 1857.

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
François BRUGUIOT an V - an X  
Simon RIGAUX an X - 1811  
François Marie LONGUET 1811 - 1816  
François ISTE 1816 - 1824  
Florimond LEPAGE 1824 - 1831  
François BERTHE 1831 - 1845  
Marquis de SAINT-VALLIER 1845 - 1884  
- -  
- -  
- -  
Fernand BAILLET -  
- -  
- -  
André RAVERA  ? - 1992 Mandat non terminé pour cause de décès.  
Robert PANNIER 1992 - 2001 Mandat non terminé suite à démission.  
Marcel FONTAINE 2001 - 2008  
Joël CABON 2008 - ...  

Cfr [ Mairesgenweb]


Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
Jean BOUCHE 1651 - 1667  
TRIGAULT 1667 - 1670  
DORRE 1670 - 1748  
DELASEVRE 1748 - 1749  
PINSART 1749 - 1773  
LEFEVRE 1773 - 1800  
DUMAGE 1800 - 1829  
CHALAN 1829 - 1841  
MENU 1841 - 1867  
BRUAUX 1867 - 1874  
MULET 1874 - 1877  
ROSELET 1877 - 1884  
ALLIENNE  ? - 1962  
Jean BECKMEYER 1962 - ...  

Les personnalités liées à Coucy-lès-Eppes


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin Fermé Fermé Fermé Fermé Fermé Fermé Fermé
Après-midi Fermé 14h00 à 20h00 Fermé fermé 14h00 à 20h00 Fermé Fermé

De quatorze heures à vingt heures le lundi et le vendredi

Adresse de la Mairie : 1, Place du Capitaine Hummel - 02840 Coucy-lès-Eppes

Tél : 03 23 23 30 43

Pictos contact.png Courriel  : [mailto: ]

(Source : mairie de Coucy)

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

Babled, Baillet, Barbiot, Berth, Bertholus, Bitot, Boilet, Carère, Carlier, Charlier, Charpentier, Coisne, Coulbeaux, Debled, Debray, Delacourt, Delahaigue, Delozanne, Devlieger, Domis, Dorlée, Duterne, Fauqueux, Gaudion, Girod, Gourdoux, Guillaume, Haren, Hist, Houssart, Huhaziak, Hubert, Hummel, Laplace, Laroche, Laurent, Lebail, Leblanc, Leclaire, Lemaire, Lepage, Leroux, Linéatte, Longuet, Mardigras, Mathieux, Mennesson, Parent, Pertholus, Pétré, Poirier, Ravaux, Retrain, Rigaux, Rousselle, Sagault, Sébastien, Sorbais, Souplet, Thiéffine, Tricotteaux, Viéville, Véron, Watier.

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Référence.png Notes et références



Medaille geneawiki.png
Cet article a été mis en avant pour sa qualité dans la rubrique "Article de la semaine" sur l’encyclopédie Geneawiki.