01021 - Ars-sur-Formans - Maison du Saint Curé

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Le Presbytère en 1859 - Source : Photo C. PIEMINOT "extrait d'un panneau informatif"
Plan → Maison du Saint Curé (4) - Photo C. PIEMINOT

H
Histoire.pngistorique

Le presbytère, ou Maison du Saint Curé, (4 sur plan) est l’habitation traditionnelle des curés du village d’Ars jusqu’à Jean Marie Vianney compris.
Vendu comme bien national lors de la Révolution française, il sera racheté en 1808 par Mademoiselle des Garets, châtelaine d’Ars, puis redonné à la paroisse en 1821.

Jean Marie Vianney y habita durant ses 41 ans de présence à Ars comme curé. A sa mort, il deviendra un lieu de mémoire et de souvenirs.

Patrimoine.png Patrimoine

Presbytère du Curé d’Ars ou Maison du Saint Curé

Entrée principale - Photo C. PIEMINOT


Belle maison du XVIIesiècle, elle possède un étage, une cour et ses annexes ainsi qu’un jardin.


Rez-de-chaussée

  • Cuisine


Elle fut peu utilisée par le Saint Curé d’Ars ; les quelques rares ustensiles présents lui suffisaient car il ne faisait guère de cuisine et, à partir de 1825, il prit le plus souvent ses repas à « La Providence ».

A remarquer :
- à droite : Le premier confessionnal qu’il trouva dans son église et qu’il transforma en armoire.
- dans la cheminée : La marmite où il cuisait des pommes de terre pour la semaine et qu’il laissait ensuite dans un panier.
- accrochée au mur : la poêle à long manche où il cuisait ses « matefaims » (eau + farine).

  • Salle à manger (fermée au public)

Le saint Curé y recevait exceptionnellement, entre autres pour des repas.
Pour lui-même, il se contentait de très peu, mais il savait recevoir, surtout ses confères prêtres.
Cette salle renferme : - un jeu biblique qui permettait d’apprendre les grands évènements de la Bible (en particulier de Moïse), - une cheminée du XVIIe siècle, - une armoire permettant, durant la Révolution, de célébrer la Messe de façon cachée, un autel étant aménagé à l’intérieur.

  • Pièce occupée par Catherine Lassagne

Ce fut la Mère Renard, habitante d’Ars, qui logea d’abord dans cette pièce en s’occupant de l’entretien du presbytère.

Catherine Lassagne s’y installa lorsqu’elle céda la direction de « La Providence » aux sœurs de Saint-Joseph en 1847, et elle y demeura jusqu’à sa mort en 1883.

On accédait au grenier par une échelle (actuel escalier). Un lit se trouvait dans l’alcôve en bas de l’escalier. La cuisine communiquait avec l’étable et la petite cour du presbytère.

Escaliers


Un tableau représente l’Annonciation de la Vierge Marie. Il est placé à cet endroit du temps du saint Curé.
Il le trouva parfois maculé de boue, signature du grappin (1) impuissant devant la pureté de Marie et devant le bien qu’elle opérait dans les âmes par le biais de son fidèle serviteur.

Étage

  • Chambre à coucher

Ce fut la première chambre que le saint Curé occupa en arrivant à Ars, et où il plaça le lit reçu de l’Abbé Balley. Cette pièce étant au dessus de la chambre occupée par la Mère Renard puis par Catherine Lassagne (le passage par le grenier n’existait pas à l’époque du Saint) ; pour plus de discrétion, il s’installera alors dans la chambre de l’évêque.

Accroché au mur, côté droit du lit, se remarque un tableau de Saint Benoît-Joseph Labre. Ce « mendiant de Dieu » fut accueilli à la table des Vianney à Dardilly en 1770 et en garda un beau souvenir.

  • Chambre du Saint Curé

Une des plus belles pièces de la maison, réservée à l’évêque lors de son passage, mais que le saint Curé occupera par la suite.
C’est là qu’il connaîtra une bonne part de ses tentations ou des attaques du grappin (1), et qu’il mourra le 4 août 1859.

Cette chambre a pu être conservée pratiquement telle qu’elle se trouvait à sa mort.

A remarquer :
- le lit dans lequel est mort le saint Curé,
- la bibliothèque comprenant 450 livres en partie hérités de l’Abbé Balley. Le curé d’Ars lisait tous les jours lors de ses repas ou le soir avant son coucher.
- les nombreux portraits des saints accrochés au mur car il vivait sans cesse en leur compagnie,
- les portraits des évêques successifs.


  • Pièce agencée en salle d’exposition

Une multitude d’objets et de vêtements majoritairement religieux ayant appartenu au saint Curé sont exposés dans des vitrines de cette pièce traversante.

Un tableau le représentant, peint par Fernand Preveral, artiste peintre sculpteur lyonnais, est accroché à proximité immédiate de l’une des deux entrées.


  • Remise et Grenier de la partie Maison de Catherine Lassagne

On accédait à cette soupente par une échelle. Le percement et l’escalier furent construits bien plus tard dans le début du XIXe siècle.

A remarquer :
- le lit « brûlé » du saint Curé,
- la clepsydre (horloge à eau) reconstituée pour présenter l’horaire d’une journée du Saint,
- les cercueils (de bois de chêne et de plomb) où le corps du saint Curé a reposé de 1859 à 1904,
- le fusil de Verchère, habitant d’Ars, qui vint garder la cure lors des premières manifestations du grappin (1).

Grenier

(fermé au public)

Le curé d’Ars allait souvent y dormir à même le plancher avec un fagot pour oreiller.
« Ainsi, dira-t-il, il n’en coûte pas tant pour se lever le matin… ».

C’est aussi là qu’eu lieu un des deux miracles du blé, où le blé fut multiplié pour nourrir les orphelines.

Maquette « Le Village d’Ars »

Dans la cour du presbytère, abritée sous un préau, est exposée une maquette accompagnée d’un descriptif transcrit ci-dessous :

« « « Quand Jean Marie Vianney arrive à Ars en 1818, le village ne compte que 320 habitants. Ars est alors le petit village rural de la Dombes, pauvre et besogneux, éloigné des grandes voies de communication et marqué par les conséquences de la Révolution française. Depuis 1802 Ars n’est plus une commune autonome, mais dépend de la paroisse voisine de Mizérieux ; Monsieur Vianney en est donc nommé simple desservant. Ce n’est qu’en 1821 (le diocèse de Belley ne sera rétabli qu’en 1822) qu’Ars devient paroisse, et Monsieur Vianney devient le curé en titre.
La plus ancienne mention de la paroisse (et donc du village) remonte à 980. Rattaché à la France avec la Dombes en 1762, le village connaîtra un réel développement avec l’arrivée de Jean Marie Vianney, surtout à partir de 1830. Après sa mort en 1859, les pèlerins afflueront du monde entier, tout spécialement après sa canonisation en 1925 et sa proclamation comme « patron des curés de l’univers » en 1929.
Le Pape Jean-Paul II est venu ici en pèlerin le 6 octobre 1986.

La maquette représentant le village d’Ars à la mort du saint Curé en 1859, est l’œuvre de P.Prudhon. Elle a été réalisée en 1952. » » »


Visuel sources.png Sources

  • Panneaux muraux informatifs.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Photographies

Cartes postales

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Le Curé d'Ars et son église

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Référence.png Notes et références

(1) Le « grappin » était un surnom attribué au « diable » par Jean Marie Vianney.