Église Notre-Dame-en-son-Assomption de Châteauvillain

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H
Histoire.pngistorique

De l'église primitive, dont on sait qu’elle existait déjà en 1350, il ne reste que l’imposant clocher.
Trop vétuste pour être restaurée et sa nef menaçant de s’écrouler, l’église primitive a été partiellement détruite.
Une nouvelle église plus grande, et de style néoclassique, a été construite au même endroit.
Cette construction, financée par le Duc de PENTHIÈVRE, seigneur de Châteauvillain, a débuté en 1770. Elle a été confiée dans un premier temps à l’architecte MASSOL, habitant de Châteauvillain. Celui-ci fut remercié car, pendant les travaux, le chœur, mal étayé, s’est écroulé.
C’est François Nicolas LANCRET, un architecte de Troyes qui lui succéda. Il est également l’architecte de l’Hôtel de Ville de Chaumont mais aussi de celui de Châteauvillain qui sera construit en face de l’église en 1784. L’entrepreneur Antoine BRIGONNET le seconda.

Elle a été classée M.H. le 22/09/1972 [1] .

Patrimoine.png Patrimoine

Extérieur


La façade a été dessinée par l’architecte Germain SOUFFLOT à qui l’on doit l’Église Sainte Geneviève à Paris, plus connue aujourd’hui sous le nom de Panthéon.
Cette façade est de style néo-classique tout comme celle de l’hôtel de ville qui lui fait face. Elle comporte trois portails surplombés par une balustrade avec une série de pots à feu.
Les deux portails latéraux sont surmontés de guirlandes.

Le fronton à la forme d’un triangle de tête jadis appelé Delta par les bâtisseurs de cathédrales, à l’image de la 4e lettre de l’alphabet grecque qui en majuscule est représentée par un triangle. L’angle au sommet du fronton est de 108° un nombre qui souvent représente symboliquement l’homme. Ce fronton est orné d'un bas-relief, représentant un pot à feu où on peut lire IHS « Iesus Hominum Salvator » (Jésus, Sauveur des hommes). Un delta bien différent figure lui sur le tympan de la porte centrale. C’est un triangle équilatéral qui symbolise la sainte Trinité. De nombreux rayons émanent de lui. Ces rayons montrent que ce symbole est actif et qu’il dispense ses bienfaits dans toutes les directions. Au cœur de ce triangle se trouve symbolisé le Tétragramme Sacré. Le Delta est aussi le symbole de la porte et du passage d’un état à un autre, entre deux mondes, entre le connu et l'inconnu, la lumière et les ténèbres. La porte s'ouvre sur le mystère. Elle indique un passage, qu’elle invite à franchir. C'est l'invitation au voyage vers un "au-delà".

Intérieur

  • Cette église, à l’image des basiliques, comprend une nef, flanquée de deux collatéraux et un chœur.

Nef, Collatéraux et Chaire

Chœur et Chapelles

Arcades et Vitraux

Ils étaient blancs jusqu’en 1863.
Les vitraux actuels ont été exécutés par les ateliers Champigneulles de Bar-le-Duc (55) dirigés par Louis-Charles-Marie CHAMPIGNEULLE.
Ils ont été financés par des dons de diverses confréries de la ville.

Peintures

Les murs et la voûte sont entièrement peints. Ces peintures sont dues à Jean-Pierre JOURD’HEUIL, un peintre de Varennes-sur-Amance (52) qui se faisait appelé « Télémaque ».
Ce très important travail a été financé par une loterie organisée par Antoine Chaudron alors curé de Châteauvillain de 1862 à 1907.

La voûte de la nef, de la porte au chœur, nous relate de caisson en caisson tous les épisodes de la vie de Marie, cette église étant dédiée à Notre-Dame-en-son-Assomption :
Sainte Anne et sa fille - La Présentation de Marie au temple - L’Annonciation - Le mariage,
La Visitation - Noël - La purification - La Sainte Famille à Nazareth,
La fuite en Égypte - Le séjour en Égypte - Jésus au milieu des docteurs - L’atelier de Nazareth,
Les adieux de Jésus à sa mère - Marie au pied de la croix - La mort de Marie - Son couronnement au ciel.

La voûte du chœur représente le Saint-Esprit : à droite Marthe et Marie, à gauche la Samaritaine.

Orgue


Deux orgues furent installés dans l’édifice dès 1786 : un orgue de chœur, disparu à la Révolution et un orgue de tribune réalisé par le facteur d’orgues haut-marnais Jean RICHARD.
Le buffet dont il ne reste aujourd’hui que la façade, est l’œuvre de DÉVIOT, un sculpteur chaumontais.

En 1877, après 91 ans d’exercice, cet orgue est hors d’état de service.
Avec les deniers de la commune et, entre autres, l’aide d’une loterie, on en reconstruit un neuf. Pour cela il est fait appel à Aristide CAVAILLÉ-COLL qui décide de conserver la façade sculptée par DÉVIOT.

L’instrument est classé M.H. le 02/08/1979 [3].

Quelques statues

Fonts baptismaux

Plaques commémoratives

Pictos recherche.png Article détaillé : Consulter la liste ...


Familles notables.png Notables

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
Nicolas Joseph ROYER .../1836 - 1862 Né à Joinville (52) le 4 Ventôse An 4 (23/02/1796) - Fils de Nicolas et de Elisabeth MASSON - Recensements 1836, 1841, 1851, 1856, 1861 - Décédé le 26/01/1862 à Châteauvillain  
Antoine CHAUDRON
Abbé Chaudron Antoine.jpg
1862 - 1907 Curé-Doyen de Châteauvillain pendant 45 ans.
Né le 09.03.1827 à Doulaincourt (52) et décédé dans la dite commune le 14/02/1911. Fils de Pierre et de Marie DRIOUX.  
Hyacinthe Nicolas AGNUS 1907 - 1926/1931 Né le 01/03/1850 à 52399 - Pont-la-Ville - Fils de Jean Baptiste Germain, instituteur, et de Jeanne Marceline REMY - Recensements Châteauvillain 1911 1921 1926  
Jean Baptiste Edmond MÂCHERET 1926/1931 - 1936 Dit Edmond Jean Baptiste MACHERET - Né le 05/08/1871 à Saulles (52) - Fils de Maurice Mathieu et de Marie Ursule BIQUET - Recensements 1931 1936  
- -  

Les organistes

Prénom(s) NOM Période Observations
Pierrette BROUSSEY 1836 Née vers 1800 - Recensement 1836  

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  Notes et documents pour servir à l'histoire de Chateauvillain
  Châteauvillain - Petite cité de caractère

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  • Dépliant touristique,
  • Certains sites parmi liens ci-dessous.

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