Modèles de présentation

De GeneaWiki


Tenter d'exposer sur un seul document toutes les composantes filiatives soulève le problème de l'espace à accorder pour cette présentation. Certains chercheurs n'hésitent pas à utiliser des rouleaux de papier à dessin de plusieurs mètres de long pour développer les résultats de leurs travaux. D'autres préfèrent se contenter d'un arbre peint sur un tableau de format réduit où chaque lignée est illustrée par une branche maîtresse ou secondaire.

Il faut bien reconnaître que ces réalisations sont spectaculaires ; il est dommage qu'elles restent peu pratiquées. Sans perdre de vue que l'un des mérites de la généalogie consiste à recenser tous les descendants, ou tous les ascendants - sans exception - d'un personnage, la figuration d'un arbre généalogique doit être limitée à de justes proportions, si l'on veut que sa compréhension en soit facilitée.

La liberté créatrice et l'utilisation de toutes les combinaisons sont permises en fonction de chaque cas concret qui peut se présenter au chercheur. Néanmoins, parmi d'autres, deux conceptions s'imposent : le tableau d'ascendance et l'arbre à feuilles.


Les tableaux

IIs ne recensent que les personnages de votre filiation directe, sans aucun collatéral. Employé depuis le Moyen Age, vous pouvez l'inscrire dans un arbre dessiné. Le de-cujus, ou probant, est alors inscrit sur le tronc, deux branches maîtresses incarnent la filiation parentale, quatre branches secondaires sont affectées aux grands parents, et ainsi de suite.
Ce type de tableau n'est pas un arbre généalogique à proprement parler.

Chaque personnage sera mentionné par :

  • son nom (en lettres majuscules),
  • ses prénoms (le prénom usuel étant souligné),
  • ses jour, mois et année de naissance, de mariage, de décès,
  • ses lieux de naissance, de mariage, de décès,
  • ses titres et/ou professions

L'union entre les époux apparaît souvent entre les deux cases des conjoints.

On trouve quatre types de tableaux différents. Ceux-ci existent en version pré-imprimées, et sont pour la plupart prévus en impression dans les logiciels de généalogie, avec la possibilité d'agrémenter l'aspect visuel (couleurs différentes pour les hommes et les femmes, les mariages, cases carrées pour les hommes et arrondies pour les femmes, etc)

Le tableau vertical

Arbre ascendance.jpg


II s'inspire de l'arbre généalogique : l'ancêtre le plus éloigné trouve sa place dans les racines, en bas du dessin, les parents sont représentés au dessus, etc.


Le tableau horizontal

Tableau ascendance.jpg


Utilisé dès le XVIIe siècle, il est apprécié par certains chercheurs, pour des raisons pratiques de lecture.

Cela, surtout lorsqu'il s'agit d'inclure un tableau d'ascendance dans un cahier, un classeur, un album ou un ouvrage relié.

Chaque personnage figure dans la colonne réservée à sa génération.

C'est un tableau vertical qui a pivoté d'un quart de tour à droite. Ainsi, vous ne lisez plus de bas en haut, mais de gauche à droite, l'ancêtre le plus éloigné étant situé sur votre droite.

La présentation horizontale d'un tableau offre un avantage non négligeable, celui de pouvoir remplir à la main les espaces affectés à chacun de vos ancêtres au fur et à mesure de vos découvertes.

Le tableau circulaire

Imaginez le tronc d'un arbre sectionné. Le nombre de cercles concentriques visibles sur la section permet d'évaluer son âge. Gardant ce principe des cercles, et chacun d'eux étant affecté à une génération, le tableau circulaire met en évidence l'ampleur des recherches effectuées. Vous vous situez au centre du cercle et les générations les plus anciennes en forment la périphérie. Vous voici donc entouré de vos ancêtres. Une règle évidente impose de diviser en deux chaque portion ancestrale de la circonférence suivante : la première moitié est réservée à la branche paternelle, la seconde à la branche maternelle. Parfois, cette méthode est utilisée pour présenter un arbre généalogique aux nombreuses ramifications. L'indéniable esthétique et la poésie qui peuvent se dégager d'un tel tableau n'excluent malheureusement pas les difficultés de lecture ou de compréhension qui lui sont propres. En effet les branches patronymiques de votre ascendance ne sont pas clairement définies et seul un graphisme parfait accompagné d'une coloration judicieuse peut remédier à cet inconvénient.

Le tableau semi-circulaire

Arbre éventail.jpg


II a été parfois préféré parce qu'il offre l'avantage d'être moins encombrant et de pouvoir se lire plus facilement.


Le tableau écrit

Moins connu, il sera surtout employé pour présenter votre filiation ancestrale dans vos dossiers. Sur des feuilles de format 21 x 29,7, il présente ligne par ligne, génération après génération, l'ensemble des informations de vos ascendants ou de vos descendants."

Les arbres dessinés

On les appelle aussi arbres à feuilles. Il s'agit tout simplement des arbres généalogiques traditionnels ! C'est ceux que l'on préfère, car ils symbolisent parfaitement l'esprit d'une famille attachée à son nom, comme à son histoire. II convient donc de les représenter entièrement : son tronc, ses branches, ses feuilles, certes, mais également ses racines.

Chaque personnage trouve sa place dans chacune des parties de l'arbre en fonction de la période proche ou éloignée dans laquelle il se situe, ainsi, tout naturellement, vos enfants ou petits enfants se retrouveront au faîte de l'arbre et vos ancêtres au niveau du réseau radiculaire. Le cycle de la vie est respecté : aux jeunes générations les jeunes branches, qui puisent leur sève dans la richesse de la terre des générations passées. Sa lecture est d'une facilité extrême, encore faut-il veiller à ne pas dessiner trop de branches. Vous en arriveriez a ne plus pouvoir contempler qu'un buisson impénétrable.

Si, dans les tableaux d'ascendance, vous représentez l'ensemble de vos ancêtres directs, dans l'arbre à feuilles vous ne pouvez mettre en page que vos ancêtres porteurs d'un même nom, avec toutefois l'avantage de pouvoir y adjoindre les frères et sours de vos ancêtres directs.

C'est donc l'ensemble d'une famille qui est ainsi représenté. Quelques règles s'imposent :

  • Les époux occupent une seule et même case (ou une feuille)
  • Chaque enfant, marié, veuf, célibataire ou mort-né occupe également une case {ou une feuille)
  • Pour une même génération, l'aîné des enfants est placé au milieu. Le cadet, le ou les puînés, le benjamin seront placés respectivement à droite et à gauche de l'aîné, suivant l'ordre chronologique des naissances.
  • Le de-cujus ou primat sera donc situé au ras du sol et le réseau radiculaire sera laissé libre, comme pour conserver la place à ceux de vos ancêtres qui, de la préhistoire a nos Jours, font que votre famille est vieille de plus de 400 000 ans, même si un grand nombre d'entre eux n'ont pas pu vous transmettre de traces écrites nominatives.
  • Les lignes féminines par les soeurs sont les seules à être représentées dans l'arbre généalogique. Dans l'espace qui leur est réservé (case, feuille, etc. ), mention est faite du nom de l'époux, des date et lieu du mariage. Leur descendance n'apparaît pas sur l'arbre du patronyme de jeune fille puisqu'elle figure sur l'arbre généalogique de l'époux.

On trouve de nombreux modèles d'arbres dessinés à remplir dans le commerce, industriels ou faits à la main par de véritables artistes. Bien évidemment, le plus beau sera celui que vous aurez vous-même conçu et réalisé !

Extrait de "Généalogie" par Léo JOUNIAUX, Arthaud, 1991 :

Illustrez votre arbre

"On peut toujours tout illustrer. Un tableau d'ascendance qui, par sa rigueur, ne semble pas laisser de place a l'image, peut néanmoins donner lieu à une illustration thématique. Puisque les générations passées, présentes ou futures sont mises en évidence dans un tel tableau, pourquoi ne pas utiliser les images caractérisant chacune de ces générations pour agrémenter un support qui, au premier abord, pourrait apparaître comme rigide. Par exemple, réservez aux personnages du XXe siècle les clichés des techniques de la communication, de la conquête spatiale ou ceux, plus douloureux, de guerres subies, accordez aux générations du XIXe siècle les cartes postales anciennes décrivant des scènes de rues et villages, et donnez aux générations des XVIIe et XVIIIe siècle les reproductions des estampes, des pastels, des sanguines ou, plus simplement, d'un tableau significatif de leur environnement social, professionnel ou géographique.

Vous n'en distinguerez que mieux le rapport essentiel qui peut exister entre l'histoire de votre famille et la grande Histoire, celle des Arts, celle des Sciences, celle des Techniques, l'histoire politique, l'histoire sociale , l'histoire des hommes.

Le vertige de l'illustration peut surprendre le généalogiste s'il souhaite agrémenter ce que nous appelons l'arbre à feuilles. Pour ne citer que quelques options, mentionnons les possibilités suivantes :

Le village d'origine dessiné ou peint sur la ligne d'horizon de chaque côté du tronc (le clocher reste toujours le symbole du terroir) Les fruits et les oiseaux peuvent contribuer à faire vivre l'ensemble (ne sont-ils pas les thèmes favoris des peintres pour exprimer les joies de la nature) L'élément aérien n'est certes pas a dédaigner, mais restez prudent, si vous voulez utiliser les nuages ou les astres pour combler quelques vides inévitables Le domaine végétal vous offre des choix multiples pour placer votre famille dans un décor agreste. Restez vigilant ne choisissez pas un peuplier pour supporter des familles trop nombreuses, de même qu'un palmier superbement décoré de régimes de dattes ne conviendra pas pour illustrer une famille originaire d'Alsace. Le chêne, le hêtre, à la rigueur le bouleau gris et argenté demeurent les supports traditionnels des familles européennes. Les sapins et toutes autres sortes d'épineux sont, bien évidemment, à exclure de vos palettes. Toutes ces prouesses graphiques et picturales sont permises sur un grand nombre de supports autres que le papier. Pour mémoire, le parchemin, le tissu, le bois, le cuir, le métal vous offrent des possibilités d'exprimer votre sensibilité et vos talents. Les techniques telles que la broderie, la peinture sur soie, la tapisserie, le fer forgé, la sculpture sur bois sont également à même de satisfaire votre imagination. Une seule règle prévaut : la prudence reste l'apanage du bon goût. La richesse de votre patrimoine culturel, l'ensemble des valeurs fondamentales qui se sont transmises de père en fils dans votre famille et surtout la qualité de vos travaux méritent une réalisation simple et équilibrée c'est par elle que votre arbre généalogique obtiendra ses lettres de noblesse."

Représentations graphiques en réseaux

Exemple d'arbre généalogique représenté sous forme de graphe. Chaque couleur correspond à un patronyme différent. (réalisé avec Gephi 0.8.1 beta)

Dans cette approche, la base de données généalogiques est considérée dans sa globalité (individus, paramètres d'état civil, paramètres géographiques, métier,...). Elle est assimilée à une structure en réseau formé de nœuds (nodes) isolés ou non et de liens (links) orientés ou non. Les types de nœuds correspondent à un individu, un lieu, un événement ( une date de mariage, ….), un métier, etc... Les liens reliant des nœuds entre eux, définissent un lien de parenté parent-enfant, un lien d'un individu à un événement, un lien d'un individu à un lieu, un lien entre deux lieux, etc...


En utilisant un logiciel de manipulation et de visualisation graphique, tous les éléments (nœuds, liens) de la base de données sont regroupés en un seul graphique. Les nœuds sont représentés par des cercles. Leur diamètre et leur couleur sont fixés par l'opérateur en fonction du type et de l'importance accordée au nœud. Les liens sont représentés par des flèches orientées ou des traits de couleur et d'épaisseur selon le du type de liaison considéré. L'application d'un algorithme de spatialisation graphique permet d'ordonner automatiquement dans le graphique les nœuds et les liaisons de l'ensemble de la base de données. A l'écran, par déplacement du curseur de la souris et agrandissement, il est ensuite possible d'analyser la structure globale du réseau, de caractériser des groupes et de naviguer à l'intérieur de la base de données en dépliant ou repliant les arborescences.


Gephi et Freeplane sont deux logiciels disponibles en licence libre qui permettent de réaliser cette approche graphique. Ils permettent de travailler sur des bases de données de plusieurs milliers d'éléments. Si ces programmes ne nécessitent pas de connaissances informatiques particulières, un temps minimum d'apprentissage de leurs différentes fonctions est cependant nécessaire. Les logiciels et leurs manuels sont téléchargeables gratuitement sur internet.


Ce mode de représentation, encore peu développé en généalogie, trouve tout son intérêt dans l'analyse des données relationnelles entre les individus et des paramètres annexes par exemple patronymiques, géographiques, professionnels ou historiques. Une procédure de réalisation de ces cartes graphiques, accompagnée d'exemples, est décrite sur le site [[1]]

Les listes

Liste d'ascendance

Ascendance complète.jpg


C'est un document synthétique et en général très complet qui fournit toutes les indications que l'on désire connaître sur une lignée d'individus. Son rôle est double :

• C'est un instrument d'échange : Comme la liste éclair, elle sert notamment au généalogiste qui recherche des cousinages.
Par exemple, le cousin Tartempion qui lira dans le bulletin que M. Duschmoll a dans son ascendance le couple : 4912 POPHILLAT Charles/ 4913 MASSON Anne x 1631 Moulon, 45 saura immédiatement que le déposant de cette liste lui est lointainement apparenté. Par la grâce des numéros sosa il pourra immédiatement s'atteler à la confection d'un tableau de cousinage, ce que la liste éclair ne permet pas, même si on peut souvent deviner où se trouve le point de jonction entre les branches.

• C'est un aide-mémoire aisément transportable : Imprimée, reliée, les feuilles qui composent la liste d'ascendance permettent de garder sur soi (en déplacement aux AD, en vacances), la totalité des informations essentielles sur sa lignée.

La liste d'ascendance peut ne comporter que les renseignements figurant dans l'exemple ci-dessus, mais elle se compose le plus souvent des rubriques suivantes : N° SOSA - Nom - Prénoms - date de naissance - lieu de naissance - date de décès - lieu de décès - nom du conjoint - prénoms du conjoint - date de l'union - lieu de l'union - profession.

Liste de descendance

Sur le même principe que la liste d'ascendance, la liste de descendance répertorie toute la descendance d'un couple en particulier.
Liste de descendance complète.jpg


Liste indentée

Liste de descendance indentée.jpg


La liste indentée est utilisée en descendance le plus souvent, bien qu'on puisse aussi l'utiliser en ascendance.
Son avantage est de situer rapidement les générations, contrairement à la liste de descendance traditionnelle.
Des traits verticaux servent à marquer la différence des générations.
On peut accoler aux individus tous les renseignements que l'on désire, en prenant garde toutefois qu'il n'y ait pas de saut de ligne automatique si on la réalise par traitement de texte, page web ou tableur, ce qui "casserait" l'ergonomie visuelle de la liste.


Liste-éclair

La liste-éclair permet de faire figurer de façon simple un minimum d'informations. Elle permet d'attirer l'attention des autres généalogistes qui peuvent supposer, à sa lecture, avoir des patronymes communs, dans un même lieu et une même fourchette de dates. On l'utilisera notamment sur les listes de discussion sur Internet, dans les bulletins de cercles généalogiques ou par échange de mails privés, en guise de premier contact, et en prévision d'échanges de généalogies plus détaillées (fichiers GEDCOM en général). Les listes-éclair sont notamment utilisées sur GeneaNet et sous une forme allégée sur CousinsGenWeb.

Liste éclair.jpg



Principe

La liste-éclair contient plusieurs colonnes :
• Pays (en option, inutile à préciser si c'est évident)
• N° département/Région (en option, inutile à préciser si c'est évident)
• Patronyme (par ordre alphabétique croissant)
• Commune (par ordre alphabétique croissant)
• "N, B, U, D" pour spécifier le nombre d'actes de Naissance, Baptême, Union, Décès correspondants.
• Année début - Année fin : ce sont les dates extrêmes où les événements ont été rencontrés (ou une seule année si un seul événement). Les dates doivent correspondre à un acte qui a été vérifié. Les dates sans lieu ne sont pas intéressantes.

Ces listes sont adaptables au gré de chacun, on peut ainsi présenter la liste par ordre alphabétique des patronymes ou des communes, départements, pays, l'essentiel étant que la lecture de la liste soit claire.

Ainsi, les sites CousinsGenWeb n'utilisent que deux données : le couple "patronyme;lieu".

On peut aussi ajouter à chaque patronyme le n° Sosa de l'ancêtre le plus récent ayant porté ce nom, ce qui permet de détecter avec une quasi certitude des cousinages, et de reconstituer la généalogie entière.

Les listes-éclair sont aujourd'hui générées automatiquement par les logiciels de généalogie. On peut également, si on effectue sa généalogie sans logiciel, les créer sur un tableur type Excel. Les listes-éclair au format texte devront inclure des "séparateurs", terme informatique, représentés en général par des tabulations ou des points-virgules, de façon à ce que la personne qui reçoit votre liste-éclair puisse la copier-coller ou l'importer facilement sur son propre tableur.

Exemple du format GeneaNet :
Nom;Commentaire;DateMin;DateMax;Nbre;°;x;+;Lieu;SousRégion;Région;Pays;Type
ALAGONOTTE,LAGONOTTE;;1628;1809;7;2;6;4;Orsennes,36146;F36;CEN;FRA;L
ALAGONOTTE,LAGONOTTE;;1721;1721;1;0;1;0;Montchevrier,36126;F36;CEN;FRA;L
HENTEN;;1636;1636;1;1;0;0;Wulveringhem, 38025;;WVL;BEL;L
HENTEN;;1656;1656;1;0;1;0;Hondschoote, 59309;F59;NPC;FRA;L

Les fiches

Fiches familiales -- Fiches individuelles

Fiche familiale.jpg
Fiche individuelle.jpg



Medaille geneawiki.png
Cet article a été mis en avant pour sa qualité dans la rubrique "Article de la semaine" sur l’encyclopédie GeneaWiki.