Famille de Najac
Un article de GeneaWiki.
Armes : « De gueules à un faisceau d’armes d’or soutenu par deux levrettes affrontées d’argent, et posé sur une terrasse de sinople mouvante de la pointe de l’écu, et un chef coupé d’azur chargé de trois étoiles d’or. » (1781)
« Coupé : au I, d’azur à trois étoiles d’or rangées en fasce, au II de gueules à un faisceau d’armes d’or soutenu par deux levrettes affrontées d’argent, accolées du même, soutenues d’une terrasse de sinople ; au franc quartier des comtes conseillers d’Etat, c'est-à-dire échiqueté d’or et d’azur. » (1808)
Cette famille de Najac, originaire du Languedoc toulousain, s’est établie à Paris, Lunéville puis Versailles sous Louis XV. Elle donné quatre chevaliers de Saint Louis et a été anoblie en 1781. Il ne faut confondre cette famille ni avec la maison féodale du même nom installée en Rouergue, ni avec la famille de Najac habitant le Py et Poulan au diocèse d’Albi. Elle pourrait en revanche être parente d’une famille de Najac vivant à Sorèze (Tarn) aux XVIIe et XVIIIe siècles. En effet, Jean Pierre (de) Najac est dit né vers 1696 à Villefranche, en Languedoc (la Chesnaye-Desbois), et, en 1754 son frère cadet Jean (de) Najac est dit originaire de Sorèze. Cf. fiche d’embarquement de Jean de Najac à Bordeaux en mai 1754 : « Age : 42 ans (= né vers 1712), profession : major, commandant à Jacmel (= île de Saint Domingue), religion : ancien catholique, commune d’origine : Sorèze (= Tarn), date de départ : 29 mai 1754, destination : Leogane, navire : « Le Philippe ». »
I/ Jean Najac Marié à Anne Donnadieu D’où :
1/ Jean (Pierre) (de) Najac, qui suit ;
2/ Jean (de) Najac (né vers 1712 à Sorèze + vers 1760 à Saint Domingue), entré au service en 1738, capitaine dès 1742, envoyé à Saint Domingue en 1750, major, commandant à Jacmel vers 1754, chevalier de Saint Louis (15 décembre 1756). SP Fiche d’embarquement de Jean de Najac à Bordeaux en mai 1754 : Age : 42 ans (= né vers 1712), profession : major, commandant à Jacmel (= île de Saint Domingue), religion : ancien catholique, commune d’origine : Sorèze (= Tarn), date de départ : 29 mai 1754, destination : Leogane, navire : « Le Philippe »,
3/ Jean Baptiste (de) Najac (né vers 1720 + 1796), écuyer à l’académie de Lunéville (1749), DP
II/ Jean Pierre (de) Najac (1696, Villefranche, Languedoc + 22 avril 1782, Versailles), cuisinier de M. de Maniban, président au Parlement de Toulouse (1723), maître d’hôtel de M. de Mailly du Breuil, receveur général de la Touraine (1731), contrôleur ordinaire de la Maison de la Reine de Pologne (1732), puis contrôleur ordinaire de la Maison de la Reine de France (1747), anobli en 1781 (par L.P.)
Marié le 17 septembre 1733, à Paris, à Marie Thérèse Macalla de Dampierre (4 octobre 1714 à Paris, paroisse Saint Côme Saint Damien, baptisée le 5 + peu après le 26 mai 1794, Versailles).
Famille de Marie Thérèse Macalla de Dampierre (1714 + 1794), Madame Jean de Najac (1733) : Fille de Claude Macalla de Dampierre, clerc et bourgeois de Paris, et de Françoise Hélène Le Menant. Petite-fille de : - Macalla, procureur fiscal à Charlieude, près de Roanne. - Le Menant, lieutenant en la Maréchaussée de France (= lieutenant de gendarmerie).
Marie Thérèse Macalla de Dampierre, femme de Chambre de la Reine, Maria Leczinska (1752), puis Marie Antoinette (jusqu’en 1781), pensionnaire du Roi à partir de juillet 1782 (après la mort de son mari), pension accordée en considération des services de son mari. (Maison du Roi, pensions sur le Trésor, carton O/1/684) En 1755 Madame de Najac était femme de chambre surnuméraire de la Reine et en 1759 femme de chambre en titre. La rémunération ordinaire de Jean de Najac (« gages et nourriture ») s’élevait à la somme de 4390 £. Celle de Madame de Najac à 1215 £. A ces sommes s’ajoutaient des gratifications et pensions, mais surtout, de 1758 à 1762, un appartement de fonction de quatre pièces principales, situé dans le grand commun du château de Versailles. A partir de 1762, les Najac trouvant ce logement trop petit pour leur famille, ils choisirent d’y renoncer pour louer un appartement en ville. Ils obtinrent alors une indemnité de logement annuelle de 800 £. A cette époque, le revenu ordinaire des Najac était donc de 6.405 £. (Cf. William R. Newton, « La petite cour », Fayard, 2006) Jean de Najac favorisa la carrière militaire de ses deux frères cadets (un chevalier de Saint Louis en 1756) et de quatre de ses fils (dont trois devinrent chevaliers de Saint Louis, en 1777, 1778 et 1814). Un cinquième fils devint chanoine. D’où :
Jean Claude de Najac, sieur de Saint-Sauveur (1734 + avant 1792), cadet (1750), enseigne (1753), lieutenant (1754), capitaine au régiment de Quercy (1762), puis de Rohan-Soubise (1771), chevalier de Saint Louis (1777), lieutenant-colonel d’infanterie (1779), commandant le bataillon de Rohan-Soubise, retraité lieutenant du Roi à Narbonne (1786), marié en 1774 à Catherine Victoire de Ruppierre (1742 + 1…), sœur d’Olivier, comte de Ruppierre, maître de camp du régiment de Rohan-Soubise (1776).
III/ Benoît Georges de NAJAC (Versailles 22 novembre 1748, baptisé le 23 + Paris 26 novembre 1826), écuyer (1781), comte de l’Empire (L.P. du 26 avril 1808), comte de Najac, Commissaire de la marine royale : Aspirant élève commissaire à Brest (1767), commissaire de la marine (1774), commissaire ordonnateur à Lorient (1786-1788), commissaire des ports et arsenaux à Lorient (1789), Réformiste : Franc-maçon (loge de la « Parfaite Union », Lorient), président du comité permanent de Lorient (30 août 1789-1er janvier 1790), administrateur du département du Morbihan (25 mai 1790), fondateur du Club de Lorient (septembre 1790), président de l’Assemblée chargée d’élire l’évêque constitutionnel (mars 1791), 1er député suppléant du Morbihan (4 septembre 1791), employé au ministère de la Marine, à Paris (1792-1793 ; An II), emprisonné en 1793 et 1794. Haut fonctionnaire bonapartiste : Ordonnateur à Toulon, organisateur de la logistique de la campagne d'Egypte, loge Bonaparte à son domicile avant son départ ; ordonnateur à Brest (An VIII) ; intendant général de la marine, conseiller d'Etat (1800), préfet du Rhône puis du département de Marengo (An XIII), administrateur général des finances et ordonnateur du pays vénitien (1806), chargé de l’organisation de la Toscane (1810, intendant général des provinces illyriennes (1811-1812), donataire en Illyrie (r. 4000) par décret impérial (1er janvier 1812), chevalier (An XII) puis commandeur de la Légion d'honneur (1804), chevalier de Saint Louis (1814). Rallié à l’Empereur (signe la délibération du Conseil d’Etat du 25 mars 1815), destitué du Conseil d’Etat (juillet 1815), réintégré en 1817. En 1812 il figure à la 26e place des contribuables les plus imposés du Morbihan, avec des revenus (fonciers ?) estimés à 5.000 Francs. Il avait acheté des « biens nationaux ». La famille Najac possédait (par les Le Conte ?) de vastes propriétés dans le sud du Finistère, notamment l’île Chevalier près de Pont-Labbé. Epouse le 7 octobre 1788, à Lorient, Henriette Marie Laurence Le Conte (1770, Pondichéry, Indes + 1794, Lorient)
Famille de Laurence Le Conte (1770 + 1794), Madame de Najac (1788) :
Fille d’Arnould Le Conte (9 mai 1731, Joinville, Haute Marne + 9 décembre 1798, Auray, Morbihan), écuyer, lieutenant général civil et juge du tribunal chaudrie (juridiction indienne ?), commandant à Karikal, puis conseiller au conseil supérieur de Pondichéry (provision du 20 février 1769), cour souveraine des établissements français en Inde, marié le 15 novembre 1768 à Pondichéry à Laurence Catherine Desjardins (1749, Pondichéry + 1810, Auray, Morbihan).
- Petite-fille de Joseph Le Conte (né vers 1700), écuyer, d’une famille noble de Champagne (Joinville ?), capitaine d’infanterie, marié vers 1730 (à priori à Joinville ?) à Marie Henriette Regnier. - Petite-fille de Mathieu Guillaume Desjardins (vers 1700, St Ploémeur, près Lorient, Morbihan + vers 1751, Pondichéry), capitaine de vaisseau de la compagnie des Indes (1728), puis capitaine du port de Pondichéry, marié le 24 octobre 1730, à Pondichéry, à Laurence Cosson de La Lande (1711 + 1…). - Sœur d’Arnould Le Conte (1773 + ??) et de Rose Marie Le Conte (1777 + ??), mariée en 1797 à Charles Eusèbe Dumaine de La Josserie (DP). - Nièce d’Yves Desjardins (1734 + 1784), lieutenant d’infanterie, puis capitaine des vaisseaux côtiers ; de François Antoine Guillaume Desjardins (1736 + 1822), capitaine de vaisseau de la compagnie des Indes, établi sur l’île Bourbon vers 1762, commandant puis maire et juge conciliateur de Saint Paul, chevalier de Saint Louis (1791), (DP) ; des sœurs Desjardins, Mesdames Very de Saint Romain (mariée en 1751), Goupil (1754), Baleine du Laurens (1757) et de Bury (1759). - Arrière-petite fille de Le Conte, écuyer de Champagne (??) ; - Arrière-petite fille de Regnier ; - Arrière-petite fille de Mathieu Desjardins, marié vers 1700 (à Saint Ploémeur ??) à Françoise Audry ; - Arrière-petite-fille d’Etienne Cosson de La Lande (vers 1680), marié vers 1710 à Nathalie Lobes de Quintual.
D’où :
1/ Amédée de Najac (8 janvier 1790, Lorient + 18), capitaine, tué aux Pays-Bas, sans alliance ;
2/ Laurence, qui suit ;
3/ Hippolyte de Najac (8 avril 1794, Saint Malo + 30 septembre 1854, Paris), 2e comte de Najac (1826), lieutenant de vaisseau (démissionnaire), marié à Mlle Le Déan (vers 1800 + 19 octobre 1875, Versailles), fille de l’ingénieur de la marine Le Déan, député du Morbihan sous Louis-Philippe, neveu de l’ancien constituant de Quimper, baron de l’Empire, d’où : a/ Emile Ferdinand (1828 + 11 avril 1889, Paris), 3e comte de Najac (1854), homme de lettres, auteur de vaudevilles, marié en avril 1855 à Elisabeth Mahérault, d’où : - Raoul Charles Eugène, 4e comte de Najac (1889), homme de lettres, marié en avril 1882 à Marie Jeanne Adèle Marguerite Chaplin, SP. b/ Adrien de Najac, célibataire.
IV/ Laurence de Najac (1791 ou 93 + 17 mars 1875, Montpellier),
Mariée le 13 février 1813, à Paris à Eugène, vicomte de Ginestous (1790 + 1861), baron de la Liquisse, lieutenant-colonel de cavalerie (démissionnaire), chevalier de Saint Ferdinand d’Espagne (1823). Elle lui apporta en dot 160.000 Francs.
On trouve également à Sorèze, donc probablement parente, une famille Najac, manifestement notable ou noble dès la fin du XVIIe siècle :
Pierre de Najac de La Bruyère (+ avant 1736), marié vers 1690/ 1695 à Antoinette de Grimaldi D’où :
1/ Jean Louis de Najac de La Bruyère (né vers 1697 + Sorèze, Tarn, 28 mars 1775, à 78 ans), lieutenant au régiment de Noailles Infanterie, pension du Roi, marié à Sorèze le 24 novembre 1734 (mariage religieux) à Jeanne de Pélissier, D’où : 1. Antoine Pierre Louis de Najac de La Bruyère (Sorèze, Tarn, 24 octobre 1735 + 27 octobre 1738) 2. Jeanne Suzanne (Sorèze 7 avril 1737 + 4 mai 1810), mariée à Durfort, Tarn, le 28 octobre 1773 (mariage religieux) à Jean Grégoire de La Bataille 3. Jeanne Marie Louise (Sorèze 19 avril 1739 + 21 novembre 1740) 4. Marie Antoinette Suzanne (Sorèze 6 septembre 1741 + 20 décembre 1766)
2/ Jean Pierre de Najac de Bournazel (né vers 1700)
3/ Jean Baptiste de Najac (né vers 1700 + avant janvier 1763), ancien capitaine au régiment de Noailles, conseiller du Roy et maire de Sorèze, marié à Jeanne de Roberty D’où : 1. Louis de Najac, né vers 1730, ancien officier au régiment de Bresse, conseiller du Roi, maire de Sorèze en 1763, marié à Sorèze, le 20 janvier 1763 (mariage religieux) à Emilie Magdelaine Gabrielle Daydé
4/ Marie de Najac de Bournazel Mariée le 1er décembre 1708 à Pierre de Saint Maurice, sgr de Saussenac, D’où : Anne Marie de Saint Maurice de Saussenac (Saussenac 1727 + Sorèze 1802).






