Famille de Magneval

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Éléments d'histoire

Famille lyonnaise, originaire de Clermont, près de Lodève, en Languedoc. Clermont était un important centre textile, en relation commerciale avec Lyon ;

La maison de négoce « Rey-Magneval » (1745-1767) Le 16 août 1745, Barthélemy Magneval (1710 + 1767), Antoine Rey (1720 + 1765), Louis Van Loo (de la famille des peintres) et Antoine Berger fondent une société de négoce international. Antoine Rey (« Rey de Rochefort ») et Barthélemy Magneval, gendres du banquier Régnel, ont une participation majoritaire, puis exclusive, dans cette entreprise, bientôt connue sous le nom de « maison Rey-Magneval ». Les deux beaux-frères et amis, basés à Lyon, développent la société et en font rapidement l’une des plus importantes de leur époque, active non seulement dans toute l’Europe, de l’Espagne à la Russie, mais également dans l’ensemble de l’Empire Ottoman et des Amériques. La maison Rey-Magneval est fondée sur :
- l’exportation de produits manufacturés français, anglais et allemands, principalement textiles (tissus, soieries lyonnaises et autres, passementeries, rubans, toiles languedociennes, toiles de Silésie - destinées à Cadix -…), vers l’Espagne, l’Amérique latine et, dans une moindre mesure, la Russie,
- l’importation en Europe de matières premières de ces dernières régions (café, coton et cacao des Amériques, huiles et vins espagnols, bois de Campèche, fourrures russes…).
Rey et Magneval dirigent les approvisionnements en marchandises et le transport international de ces produits. La société charge et assure les vaisseaux à destination des Amériques, en particulier des ports de Lima, Buenos-Aires, Vera Cruz, La Havane et Saint Pierre de la Martinique. En 1748 la maison s’associe au négociant Joannès (+ 1753) pour le commerce de café, coton et cacao. Le trafic secondaire de la société, vers l’Est de l’Europe évite la Hollande. Pour ses activités en Méditerranée, la maison Rey-Magneval est en relations d’affaires avec la maison provençale Salavy (voir Note Salavy, cousins des Magneval).
A ce commerce de marchandises s’ajoute celui des monnaies :
- exportation de Louis et écus français,
- importation de piastres espagnoles (et métaux précieux). La maison Rey et Magneval est étroitement associée pour cette activité à la banque genevoise et parisienne Thelusson-Necker. La guerre de sept ans (1756-1763) ne semble pas avoir entravé les affaires de la société, mais la mort rapprochée des deux beaux-frères associés – Rey dès février 1765, à Madrid, puis Magneval le 20 janvier (ou novembre ?) 1767 - porte un coup fatal à leur entreprise, qui tombe en faillite.
La société est mise en liquidation en 1767. Son actif se monte alors à 950.000 £.
Les syndics de liquidation étaient M.M. Daudé, Delhorme (cousin) et Pachot.
La liquidation de la maison Rey-Magneval dura de 1767 à 1784.
La maison Rey-Magneval, créée en 1745, disparaît définitivement en 1785.
« Gazeta de Madrid » mardi 14 juin 1785.
Les bilans de la maison Rey-Magneval de 1752 à 1767 ont été conservés.
Les correspondances qui subsistent indiquent que la maison Rey-Magneval avait des correspondants en France (Paris – banque Thélusson-Necker, 1763, Marseille, Bayonne), en Angleterre (Londres – Cazenove, 1763-1765), aux Pays-Bas (Bruges, Bruxelles, Gand, Amsterdam – Cazenove, 1762, La Haye), en Suisse (Arau, Berne, Genève), en Allemagne et Autriche (Hirchberg, Leipzig, Ratisbonne, Stuttgart, Vienne, Francfort, Gotha, Hambourg), en Italie (Gênes, Livourne, Mantoue, Naples, Pianesse, Turin, Venise), en Espagne (Alcala, Alicante, Barcelone, Cadix - Rey. G. 1765 -, Madrid, Murcie, Pampelune, Saragosse, St Ildephonso, St Sebastien, Seville, Talavera, Valence), au Portugal (Lisbonne), aux Amériques (St Pierre - Martinique, Basse terre - Guadeloupe, Vera Cruz, La Havane, Lima, Buenos-Aires). La maison Rey-Magneval avait une succursale en Espagne, à Cadix, ville dans laquelle une maison de commerce « Rey-Brandebourg-Kabatskoy » est également citée en 1766.

Généalogie

Cette généalogie débute avec Fulcran Manieval.

I/ Fulcran Manieval (vers 1606 + 17 mars 1698, Clermont, à 92 ans), tisseran de drap à Clermont-Lodève, marié vers 1640 à Guillaumette Pelletan. D’où 7 enfants, dont :

II/ Louis Manieval (juillet 1647, Clermont, baptisé le 14 + 24 avril 1732, Clermont, à 84 ans), mestre cordonnier à Clermont, marié le 8 novembre 1670 à Clermont à Louise Joly (29 mai 1651 + 31 décembre 1722), fille de N… Joly et de Catherine Palot (te) (1628 + 1698) D’où :

1/ Catherine Manieval (1671 + 1741) 2/ Marie-Anne (1673 + 1677) 3/ Gabrielle (1675 +) 4/ Louise (1677 + 1677) 5/ Louis (1678 + 1679) 6/ Anthoine Manieval (1681 + 1700) 7/ Gabriel Magneval, qui suit ;

8/ Louis Manieval (vers 1684 + mars 1755), marchand droguiste (= apothicaire ?), marié en 1721 à Catherine Suquet (+ après 1765), DP à Clermont et Lyon : a/ Louis Magneval (1722 + 1…), médecin à Lyon, marié en 1751 à Lyon à Ne… Rivière, fille d’un bourgeois de Montpellier, marchand chapellier DP (4 filles : Marie Louise 1752, Anne Catherine 1753, Estiennette, 1755, Jeanne Marguerite 1757-1790) b/ Fulcran Magneval (1723 + après ou en 1770), marié vers 1760 DP (Louis 1760, Philippe Marc Louis 1764, Jean 1766 et deux filles) c/ Catherine Magneval (1726 + 1730) d/ Gabriel Louis Magneval (1729 + après ou en 1770), marié vers 1765 DP (Antoine 1770 et quatre filles) e/ Suzanne Magneval (1734 + ?), mariée f/ Marie Magneval (1738 + 1764)

9/ Louise Manieval (1686 + 1703) 10/ Anthoine Manieval (1687 + 1700)


III/ Gabriel Magneval (Clermont 1682 + Lyon 1754), maître écrivain à Clermont (1708), puis sans doute marchand, s’établit à Pézénas (où ses enfants naissent et meurent de 1713 à 1727) puis émigra à Lyon, ville dont il devint bourgeois en fin de vie, marié à Clermont (26 juin 1708), à Marie-Anne Salavy (Clermont, 11 août 1682 + 17..), fille de Barthélémy Salavy (1651 + 1725), marchand à Clermont, marié à Pézenas en 1677 à Anne de Malibrand (16.. + 1741). Marie-Anne sœur de Guillaume Salavy (Clermont 1696 + Rennes 1756), inspecteur général des consignations à Vannes et bourgeois de Rennes. (voir généalogie Salavy). D’où :

1/ Marie-Anne Magneval (1709, Clermont + 1758, Pézénas) 2/ (Gabriel) Barthélemy Magneval, qui suit ; 3/ Jean-Baptiste Gabriel Magneval (1712, Clermont +) 4/ Anne Elisabeth Magneval (1713, Pézénas + 1719, Pézénas) 5/ Louis Magneval (1715 +) 6/ Joseph Magneval (1716 + 1718) 7/ Anne Magneval (1718 + 1719) 8/ Marguerite Magneval (1719 +) 9/ Marie-Magdeleine Magneval (1720 + 1721) 10/ Jean-Baptiste Magneval (27 juin 1727, Pézénas + 15 juillet 1788, Baulon), prêtre, curé de Baulon (Ille et Vilaine). C’est probablement son oncle Guillaume Salavy (1696 + 1756), inspecteur général des consignations, établi à Rennes, qui le fit venir en Bretagne.


IV/ (Gabriel) Barthélémy Magneval (Clermont, Hérault, 30 octobre 1710 + Lyon, p. Saint Pierre, 21 novembre 1767), docteur en médecine de l'université de Lyon, négociant, en 1766 il séjourne à Clermont de Lodève (cf. sa correspondance), marié le 13 avril 1750 à Lyon (Feuillants) à Louise Hélène Régnel (25 mars 1728, Lyon, St Nizier + 8 décembre 1768, Lyon, St Pierre et Saturnin), fille de Philippe Régnel (Lyon, p. St Michel, 12 décembre 1695 + après 1762), banquier à Lyon et Paris, marié le 21 novembre 1722 à Lyon (Saint Nizier) à Hélène Curiat (1703 + Lyon, p. St Pierre et Saturnin, 6 janvier 1780, à 77 ans).

Famille de Louise Hélène Régnel (1728 + 1768), madame Barthélemy Magneval (1750) : Petite-fille de : - Antoine Régnel (vers 1665 + avant novembre 1722), "maître tireur d'or" (= banquier) à Lyon, marié le 18 février 1692 à Lyon (Saint Nizier) à Marie Anne Laforest (1676 + après novembre 1722). - Guillaume Curiat, chirurgien à Lyon, marié le 30 janvier 1691 à Lyon (Saint Michel) à Elisabeth Benoît (+ avant novembre 1722) Sœur cadette de : - Claude Régnel (10 décembre 1723, Lyon Saint Nizier) - Madeleine Régnel (13 avril 1725, Lyon, St Nizier + après 1792), mariée le 1er juin 1741 à Lyon (Saint Nizier) à Antoine Régis Rey de Rochefort (1720 + 1765). - Marguerite Régnel (16 août 1726, Lyon, St Nizier + 10 février 1787, Lyon, St Pierre et Saturnin, à 60 ans), mariée le 20 juillet 1748 à Lyon (Saint Pierre et Saturnin) à Pierre Maindestre (1718, Lyon + 9 octobre 1761, Lyon), écuyer, fils de noble Etienne Maindestre, d’où Hélène Maindestre, mariée le 20 décembre 1774 à Lyon (Saint Pierre et Saturnin) à Claude Fructus (DP). Sœur aînée de : - Jacques dit Jacob Régnel (16 août 1729, Lyon, St Nizier + ?) - Barthélemy Régnel (11 décembre 1730, Lyon, St Nizier + ?) Nièce de : Fleurie Curiat, mariée le 6 octobre 1726 à Lyon (Ainay) à Joseph Marie Delhorme, DP. Petite-nièce de : Philippe Régnel (1658 + ?), « marchand de draps de soye », marié le 1er juin 1688 à Lyon (Saint Pierre Saint Saturnin) à Marie Brocco (1672 + ?). [frère cadet de son grand-père Antoine Régnel] Arrière petite-fille de : Philippe Régnel (+ avant 1688), « marchand tireur d’or » à Lyon, marié à Françoise Perrin (+ après 1688).

Procès de Valleys accusé du viol de Catherine Curiat en 1774

Au cours des années 1740-1760, Antoine Régis Rey de Rochefort et Barthélemy Magneval, gendres du banquier Régnel, développèrent une maison de négoce international, basée à Lyon, qui fut l’une des plus importantes de cette époque. Il est curieux de noter que la famille des peintres Van Loo avait pris une participation minoritaire dans cette lucrative entreprise. La maison Rey-Magneval était active non seulement dans toute l’Europe, de l’Espagne à la Russie, mais également dans l’ensemble de l’Empire Ottoman et des Amériques. Elle était fondée sur l’exportation de produits manufacturés français, principalement textiles (soieries lyonnaises, toiles languedociennes…), vendus de la Russie à l’Amérique latine, et l’importation de matières premières de ces mêmes régions (ex. : fourrures russes). A ce commerce de marchandises s’ajoutait celui des monnaies (ex. piastres espagnoles) et métaux précieux. La maison Rey et Magneval avait ainsi une succursale en Espagne, à Cadix. Elle était étroitement associée pour ses activités, d’une part à la maison provençale Salavy (voir Note Salavy) et, d’autre part, à la banque genevoise et parisienne Thelusson-Necker. La guerre de sept ans (1756-1763) ne semble pas avoir entravé les affaires des Rey-Magneval mais la mort rapprochée des deux beaux-frères associés en 1765 et 1767 porta un coup fatal à leur entreprise qui disparut rapidement. Les correspondances de Barthélemy Magneval citent : Magneval, cousin, Magneval, fils (1756 ; Gabriel ?), Magneval, frère, curé de Baulon (1756-1759), Mlle Magneval, sœur (1756-1757), Cl. Trigit, amie de sa sœur (1758), Regnel, à Paris (1753-1765), Regnel, beau-père (1757), Regnel, belle-mère (1756-1758), Regnel, beau-frère (1753-1758), Antoine Rey, Rey, beau-frère (1752), G. Rey, neveu (1760-1766), Rey de Rochefort, neveu (1753), Rey de la Morande, à Paris (1762), à Saint Pierre de la Martinique (1765), Delhorme, cousin, Louis Dumas, Thélusson et Necker, à Paris (1763), Van Loo, à Paris (1753), Salavy, à Rennes (1763-1765). D’où :

1/ Gabriel (Barthélemy) (de) Magneval, qui suit ; 2/ Philippe Marie Magneval (11 octobre 1753, Lyon, St Pierre et St Saturnin + 18 septembre 1842, Lyon, à 88 ans), marié le 14 janvier 1797 à Vourles (Rhône) à ??. 3/ Louis Magneval (1757 + 1759)


V/ Gabriel Barthélémy de Magneval (24 août 1751, Lyon + 14 novembre 1821, Paris, IIème, ), négociant, franc-maçon, vénérable de la loge de Lyon, lié à Joseph Balsamo (1743 + 1795), "comte de Cagliostro". Balsamo avait fondé un « rite égyptien », basé sur un ésotérisme prétendu pharaonique – mais qui est, en fait, d’allure toute judéo-chrétienne – et sert d’enveloppe, aux divers degrés, à une série de procédés suspects de magie cérémonielle et de spiritisme avant la lettre. (Serge Hutin, « Les Francs-Maçons », Ed. du Seuil, 1960) Cagliostro mêlait le « spirituel » invoqué à de très précises combinaisons financières. Il est certain que le commerce des drogues et philtres aphrodisiaques ou meurtriers entrait pour une part dans l’activité pseudo-maçonnique de Cagliostro. Il fonda une loge à Paris, d’autres à Bordeaux et à Lyon, en 1784. Dans cette dernière, dirigée par Magneval, ses disciples lui bâtirent un temple qui coûta quelques 130.000 £. Les succès de Balsamo furent grands, mais peu durables, contrés par la méfiance des vrais Francs-Maçons puis définitivement interrompus en France par l’Affaire du Collier (1785). Notice consacrée à Cagliostro par l’Encyclopédie Universalis : CAGLIOSTRO Giuseppe BALSAMO dit Alexandre comte de (1743-1795) Se produisant à Londres (1777), à Mitau et à Saint-Petersbourg (1778) puis à Varsovie (1780), Joseph Balsamo, alias comte de Cagliostro, stupéfie l’Europe par ses cures merveilleuses, par ses connaissances alchimiques, par ses évocations d’esprits, par sa magie cérémonielle. On le voit surgir à Strasbourg (1780), un des hauts lieux du mysticisme en cette fin de siècle ; il y trouve des amis fidèles, des protecteurs efficaces : le cardinal de Rohan, Jaco Sarasin, F.R. Salzmann, Raymond de Carbonnières et bien d’autres. Il tente alors (1784) de conquérir le « système rectifié » de Willermoz ; en vain, car celui-ci reste sur ses gardes ; mais Cagliostro provoque par ses prodiges le comble de l’enthousiasme à la Loge de la Sagesse qui devient en cette occasion « La Sagesse Triomphante », la loge mère de son Rite égyptien, grâce à d’anciens vénérables lyonnais tels que Magneval et Saint-Costard.

La carrière de Cagliostro se poursuit, aussi haute en couleur, aussi incroyable qu’un roman romantique. Revenu à Paris, où il mène une existence fastueuse, il tente bien de s’imposer aux Philalèthes lors du convent de Paris (1785), mais sa faconde ne parvient pas à corriger aux yeux des députés la méfiance que leur inspirent son attitude hautaine et son omniscience de pacotille. Impliqué dans l’Affaire du collier de la reine mais innocenté (1786), il connaît alors sa plus belle heure de gloire. Cagliostro gagne ensuite l’Angleterre où il continue à s’occuper de son rite égyptien, puis se rend à Bâle (1787) où l’attendent Jacob Sarasin et de nombreux fidèles. Mais en 1788, il part pour l’Italie et tombe à Rome, aux mains de l’Inquisition (1789). Après un jugement absurde et cruel, on l’enferme dans un cachot où il meurt misérablement (1795). Son rite égyptien, de même que tous ses projets d’organisation maçonnique, mérite d’intéresser l’historien de la théosophie. Cagliostro ne fut pas seulement un aventurier ; par sa conception de la chimie de l’observation de la nature, il prend place parmi les continuateurs de Paracelse, d’Agrippa et de tant d’autres. Si sa vie mouvementée a fait l’objet de nombreuses biographies et fournit à Dumas père l’un de ses meilleurs cycle romanesques (Joseph Balsamo, 1849), il convient maintenant d’étudier d’une façon précise les données symboliques de son système maçonnique. » Lettre de Kirchberger, baron de Liebistorf à Louis Claude de Saint Martin, dit « le philosophe inconnu », lettre de Morat, datée du 1er juillet 1795 : « (…) Étant en chemin pour les frontières, j’eus une rencontre de laquelle il faut que je vous parle en passant. J’ai trouvé, dans une auberge, un français établi ci-devant à Lyon, nommé Gabriel Magneval. Comme il apprit que j’étais en relation avec un de ses amis intimes de Bâle, qui était présent, il devint très ouvert. Nous parlâmes de Lyon en 1784 et 1785. Il était un des premiers directeurs et contribuants à cette espèce de temple qui leur coûta 130.000 francs. Je ne lui cachait pas mes doutes touchant la solidité de leurs voies ; doutes qui étaient principalement fondés sur l’immoralité et le manque de foi chrétienne de leur maître [Cagliostro]. (…) Il m’opposa que la vérité pouvait comme les dons de la prêtrise dans l’église romaine, passer par des canaux impurs sans rien perdre de sa valeur ; qu’eux étaient de bonne foi et pénétrés de respect pour notre divin Réparateur. Je découvris par son discours, que leur maître, malgré l’abjection de son état moral, avait opéré par la parole et qu’il avait même transmis à ses disciples la connaissance d’opérer de la même façon pendant son absence. » (Recueil des correspondance Kirchberger/ philosophe inconnu, de 1792 à 1797). député ultra de Lyon (1815-1817, réélu 1820-1821), conseiller municipal de Lyon, chevalier du Lys et de la Légion d’Honneur, Mort à la Chambre des députés, M. de Magneval a été inhumé aux frais de l'Etat au cimetière du père Lachaise. Une rue de Lyon porte son nom. marié à Lyon (p. St Pierre, 25 février 1788) à Anne Claudine Rey (Lyon 18 mars 1761 + Marseille 2 mars 1835), fille d’Antoine Régis Rey (de Rochefort) (Vienne, France, 1er décembre 1720 + Madrid 15 février 1765, à 45 ans), négociant associé à son beau frère Barthélémy Magneval, marié à Lyon (p. St Nizier, 1er juin 1741) à Madeleine Régnel (1725 + ap 1792), sœur de Madame MAGNEVAL. Anne Claudine Rey était petite-fille d’un docteur en médecine, membre de l'Académie de Lyon (Guillaume Rey) et d’un banquier à Lyon et Paris (Philippe Régnel). (Voir Note Rey)

GERMAIN A. - Les Ravier de la collection de M. Gabriel de Magneval. Edition originale imprimée à 150 ex numérotés sur vergé. H. Lardanchet, Lyon 1915, 23,5x30cm, broché. D’où huit enfants :

1/ Philippe Magdeleine Jean Magneval (1789 + 1789)

2/ Guillaume Philippe Magneval (25 février 1790, Lyon + avant 1821)

3/ Madeleine Marie, dite Emma (de) Magneval (14 avril 1792, Villeurbanne + 26 avril 1870, Marseille, à 78 ans), mariée le 24 avril 1813 à Lyon (mairie uniquement) à Jacques-Henry Salavy (1779 + 1852), fils de Jean Honoré Salavy (Montpellier 1749 + Marseille 1823), négociant et armateur à Marseille (maison Salavy et Martin) vers 1780, négociant (maison Salavy et fils) en 1820, député à l'assemblée des 100 jours (1815), et conseiller général des Bouches du Rhône, conseiller municipal de Marseille (1… -1820), chevalier de la Légion d'honneur, et de Julie Martin (1760 + 1850). (Voir Note Salavy)

4/ (Philippe) Charles Magneval (1794 + 18..), négociant à Marseille

5/ (Jeanne Marie Geneviève) Louise (de) Magneval (1795 + 6 février 1891, Marseille, à 96 ans), célibataire, vivant à Marseille. Son petit-neveu Fernand de Fonscolombe (1841 + 1914), petit-fils de sa sœur Emma, vivait près d’elle à la fin de sa vie (à partir des années 1870).

6/ (Claude Marie) Gabriel (de) Magneval (11 février 1798, Saint-Cyr au Mont d’Or, Rhône + 17 juillet 1864, Lyon 5e), peintre réputé de portraits et natures mortes, élève de Jean-Claude Bonnefont ; séjourne en Italie où il rencontre le peintre Victor Orsel ; rentré en France en 1820 il est nommé vice-président de la Société des Amis des Arts ; conseiller de préfecture (1824-1830, démissionnaire), puis avocat à la cour royale de Lyon, bâtonnier de l’ordre à Lyon (1842 et 1843), marié le 18 mai 1840 à Lyon 2e à Virginie Antoinette Marie Augustine Perraud (1814 + 1889), fille de Jean-Jacques (1755 + 1827), maire de Montmerle (1815-1827), et de Virginie Antoinette Chamarande (1778 + 1866), d’où : a/ (Marie Philippe) Augustin (de) Magneval (25 mai 1841, Lyon + 20 février 1879, Lyon 2e, à 37 ans), avocat (1866), juge suppléant au tribunal civil de Lyon (1870), marié en 1870 à Clémentine Guérineau (1847 + 1934), DP (Gabriel 1870 + 1941, Maurice 1872 + 1939, Suzanne 1873 + 1969, madame Georges Reboul, Geneviève 1874 + 1955 et Gabriel 1879 + 1922) b/ Gabriel (Marie) de Magneval (8 juillet 1844, Lyon + 15 janvier 1935, Lyon 5e), négociant, puis chef de service au Crédit Lyonnais, chevalier de Saint Grégoire-le-grand, marié en 1875 à Jeanne-Claire Servier (1852 + 1928), DP (Emmanuel 1877 + 1962, Gabriel 1878 + 1906, Henri 1879 + 1960, DP, Paul, 1884 + 1974, DP, Marie 1887 + 1929) c/ Jeanne (Marie Philippine Antoinette) de Magneval (1846 + 1930), mariée en 1872 à Alban Durand (1840 + 1904), juge au tribunal civil de Montbrison, DP d/ (Marie) Élisabeth (Jeanne Claudine) de Magneval (1850 + 1935), célibataire

7/ (Anne Marie) Louise Magneval (1800 + 1885), mariée à Auguste Morand (1800 + 1…)

8/ (Michel Guillaume) Camille Magneval (7 avril 1802 + 9 janvier 1888, Puteaux, 92, à 85 ans)

Référence.png Notes et références

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Yves Frey, « Le commerce lyonnais et la guerre au XVIIIe siècle : la maison Rey-Magneval », 1967