Famille Le Blanc de Ventabren

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Armes : Ecartelé : au I et IV d’azur à deux palmes d’or en sautoir soutenant un croissant d’argent surmonté d’une massue d’or mise en pal ; au II et III de sinople à une bande d’argent. Devise : In candore virtus pura.

Cette famille prétendait être d’origine piémontaise et s’être installée en Provence au début du 17e siècle. Elle semble toutefois être originaire de Saint-Zacharie.


I/ Melchior Blanc (vers 1550 + 16 septembre 1623, Saint-Zacharie), qui teste à Saint-Zacharie le 29 août 1623, (quid de « Julien Bianco, noble piémontais » ??) D’où : 1/ Pierre Blanc, qui suit ; 2/ Anne

II/ Pierre Blanc (+ 20 mai 1623), avocat au siège. (Fils ou frère de Melchior ?? Quid de Jacques Bianco ??) D’où : 1/ André Blanc (né vers 1590), naturalisé en 1607 (??), contrôleur (??), épousa vers 1620 une Moricaud de Soleihas et eut deux fils : a/ Louis Blanc (1622 + 1699), seigneur de Mondespin, lieutenant criminel (1647), lieutenant-général civil en la sénéchaussée d’Aix (1655 et 65), marié à Marguerite d’Antelmy, d’où : - André, seigneur de Mondespin, lieutenant criminel (1675), lieutenant-général (1676), anobli par charge de conseiller au Parlement de Provence (1681), marié en 1675 à Marguerite Anne de Noble du Revest, d’où Jean André, seigneur de Mondespin, conseiller au Parlement de Provence (1714), SA, avec lequel s’éteint la branche de Mondespin, et Louis (+ 1756), prieur et seigneur de la Celle et Candumy ; - Charles Blanc de Mondespin, lieutenant des gardes, puis aide de camp de Mgr le duc de Vendôme ; - Esprit, abbé de Saint-Nicolas, prieur chastral de l’abbaye de Saint-Victor-lès-Marseille ; - Joseph, prieur et seigneur de la Celle, capriscol du chapitre de Saint-Victor ; - Mlle Blanc de Mondespin, mariée à Henry de Cymon, avocat général au Parlement de Provence. b/ Jacques Blanc (né vers 1625), appelé le « général Blanc », seigneur de Castillon, Valfere et Boisverd, auditeur en la chambre des comptes (1662), puis trésorier-général des Etats de Provence, puis de France (1673), brièvement conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France près la cour des comptes, aydes et finances de Provence (10 juillet 1683, office acheté le 24 mars 1683 à Joseph Gassendy, mais revendu dès le 10 juillet 1683 à son cousin Esprit Blanc, pour 17.500 £), marié à Anne d’Hugoleny, d’où : - Esprit Blanc (+ juillet 1690), seigneur de Boisverd, capitaine de dragons, tué à la bataille de la Boyne (Irlande) ; - Jacques, seigneur de Castillon, lieutenant de vaisseau, tué au siège de Barcelone ; - François Hyacinthe, seigneur de Boisverd, lieutenant-colonel au régiment de Clarke, SA ; - Jean-Baptiste Prosper Blanc, seigneur de Castillon, assesseur d’Aix et procureur du pays (1711 et 1742), syndic de la noblesse pendant dix-huit ans, marié à Elisabeth Michaëlis, d’où Jean François André Blanc, seigneur de Castillon, avocat général au Parlement de Provence (1741), puis procureur général au Parlement de Provence (1775), marié à Françoise de Brémond, de Marseille (DP, François, procureur général en 1787, branche de Castillon, éteinte au 19e siècle). 2/ Charles, qui suit ;


III/ Charles (Le) BLANC (né vers 1590 + avant 1653), naturalisé en 1609 (??), marié vers 1625, à Aix (Prêcheurs), à Louise Augier (+ 20 août 1675, Aix, Prêcheurs, chapelle du St Sacrement), sœur d’Antoine Augier (+ 1675). Mme Blanc fait son testament le 16 janvier 1666 à Aix (Me Jean Daubiès ou Darbès, notaire), d’où : 1/ André Le Blanc (vers 1625 + en ou avant 1662), avocat en la cour des comptes d’Aix (1654), puis lieutenant-criminel et juge royal de la ville et généralité d’Aix, marié vers 1660 à Suzanne Dedons, fille de Pierre, marquis de Pierrefeu, conseiller au Parlement de Provence, et de Madeleine de Lovet de Nogaret-Calvisson, d’où : a/ Pierre André Le Blanc (né vers 1661 ou 62), capitaine de dragons dans le régiment de Glizi, mort sans alliance ; 2/ Esprit, qui suit ; 3/ Anne, mariée à Esprit Meur, avocat en la cour, fils de Grégoire, secrétaire du Roi.


IV/ Esprit (Le) Blanc (né vers 1627 + 13 mai 1702, Aix), écuyer, co-seigneur de Ventabren (fief acquis en …), contrôleur provincial des décimes de la généralité de Provence (1er mai 1659, office acheté à Me Meur), anobli par charge de conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France près la cour des comptes, aydes et finances de Provence (10 juillet 1683, office acheté à son cousin le général Blanc, pour 17.500 £), marié le 16 décembre 1653 à Marguerite d’Albert (vers 1630 + avant avril 1686), fille de Marc-Antoine d’Albert, conseiller au Parlement de Provence, et de Gabrielle (Marguerite) de Clapiers-Collongue. C’est Esprit Le Blanc qui fit construire vers 1655 l’hôtel du 18 cours Mirabeau. En 1662 il fait bâtir conjointement avec ses deux cousins-germains, Louis (le lieutenant général) et Jacques (le trésorier général, appelé « le général ») une chapelle dans l’Eglise des pères Récolets d’Aix, comprenant une tombe par branche. Esprit acheta également une partie des droits seigneuriaux du fief de Ventabren, une propriété sur cette seigneurie et y fit construire une bastide connue sous le nom de « château Blanc » ou de « château de Ventabren ». Co-seigneur de Ventabren avec les Gaillard de Lonjumeau. Pièces citées dans l’inventaire de 1778 : - Rez-de-chaussée : un vestibule, deux pièces principales de réception (salons) et trois pièces principales de service (cuisine et offices). - Premier étage : huit pièces principales, dont trois salons et cinq chambres : « appartement de Madame » (salon et chambre), « appartement de Monsieur, dit l’hermitage » (deux salons et quatre chambres). - Second étage : huit chambres. - Chapelle. - Bucher, cave (à vin), gerlerie (huile), grenier. Esprit Le Blanc de Ventabren testa le 30 décembre 1692. Le total de ses biens est estimé à 220.828 £ (biens immobiliers et mobiliers) : offices de contrôleur général des décimes (27.885 £) et de conseiller secrétaire du Roi (22.200 £), - Sa maison d’Aix (sur le Cours), et ses meubles, estimés 29.000 £, - Autres biens à Aix, estimés 10.200 £, - Deux bastides à Ventabren, l’une estimée 17.000 £ et l’autre 3.000 £, - Biens à Arles, estimés 4.743 £. Esprit Le Blanc de Ventabren fait une donation de 113.200 £ à son fils aîné et de 107.628 £ à l’ensemble de ses autres enfants. (Une somme de 18.000 £ à chacun de ses D’où : 1/ Gabrielle Le Blanc (25 septembre 1654, Aix, Sainte-Madeleine), SA 2/ Louise Le Blanc (5 décembre 1655 + 18 octobre 1702), religieuse ursuline à Aix, 3/ Anne Le Blanc (23 mars 1659), religieuse ursuline à Aix (14 février 1677), 4/ Marc-Antoine, qui suit ; 5/ Augustin Le Blanc (25 août 1662), capitaine (en 1692), puis major (= commandant) d’infanterie au régiment de Tirade, chevalier de Saint Louis ; 6/ Esprit Le Blanc (9 mai 1665, Aix, Sainte-Madeleine + 24 janvier 1709, Aix, Précheurs). 7/ Marguerite Le Blanc (1er ou 10 décembre 1666), religieuse ursuline à Salon (12 décembre 1682), 8/ François (Marie) Le Blanc, conseiller au siège d’Aix ; 9/ Louis François Le Blanc, lieutenant-colonel de dragons au régiment de Foix, chevalier de Saint-Louis, DP en Languedoc ; 10/ Louis Le Blanc, lieutenant (en 1692), puis capitaine au régiment de Normandie, chevalier de Saint Louis, second consul d’Aix et procureur du pays (1727) ;


V/ Marc-Antoine Le Blanc (11 ou 12 mai 1660, Aix, Sainte-Madeleine + 14 mars 1709, Aix, Saint-Esprit), co-seigneur de Ventabren (1702), marié le 30 avril 1686 à Aix (contrat, Me Augier, notaire), puis le 25 mai, à Catherine de Tressemanes-Chasteuil,

Famille de Catherine de Tressemanes, Madame Le Blanc de Ventabren (1686)

Fille de Charles de Tressemanes, seigneur de Chasteuil, conseiller au Parlement de Provence, marié à Gabrielle de Maurel (ou Morel).

Petite-fille : Artus de Tressemanes, seigneur de Chasteuil et de Brunet, marié en 1605 à Catherine de Roland - Antoine de Morel, seigneur du Chafaud et de Malemoisson, trésorier général de France, marié à Jeanne de Moricaud

Sœur de : - Joseph de Tressemanes, seigneur de Chasteuil et de Rousset, conseiller au Parlement de Provence, marié à Marianne de Glandevès-Rousset. - André de Tressemanes (+ 10 mai 1718, Grenoble), chevalier de Malte, lieutenant-général des armées du roi, inspecteur général de l’infanterie, commandant en Dauphiné, commandant des troupes de l’île de Malte (1714).

Arrière-petite-fille de : - Raimond de Tressemanes, seigneur de Chasteuil et de Brunet, maître rational à la chambre des comptes (1552), puis conseiller au Parlement (1569), marié en 1556 à Anne Doria, de Marseille. - François de Roland, seigneur de Reauville et de Chatenai, chevalier de l’ordre du Roi. - Morel - Moricaud.

D’où : 1/ Gaspard (24 décembre 1687, Aix, Saint-Esprit + 10 février 1709), SA ; 2/ Esprit II, qui suit ; 3/ Marc-Antoine (3 août 1692, Aix, Saint-Esprit + 17..), seigneur de Saint Rémy, lieutenant-colonel dans le régiment Royal, mestre de camp de dragons et commandant de la place d’Epinal, chevalier de Saint-Louis, marié à Ne…, dame de Vauge ; 4/ (François) Augustin (13 juin 1700, Aix, Saint-Esprit + 17..), prieur de Sault et de Villemus ; 5/ Susanne Dorothée (6 février 1695, Aix, Saint-Esprit), religieuse ursuline à Aix. 6/ Anne Marie (2 décembre 1697, Aix, Saint-Esprit + 16 janvier 1698, Aix, Précheurs)


VI/ Esprit II Le Blanc (6 mai 1689, Aix, Saint-Esprit + 1765, Aix, Saint-Esprit), co-seigneur de Ventabren (1709), officier de dragons (vers 1707-1709), puis conseiller au parlement de Provence (6 avril 1712, office acheté à Marc-Antoine d’Albert, son oncle, pour 70.000 £), mariée le 28 ou 29 novembre 1711 à Marguerite (de) Bec, (+ 29 octobre 1720, Aix, année de la grande peste).

Famille de Marguerite de Bec (+ 1720), Madame Le Blanc de Ventabren (1711)

Fille de Joseph (Marius) de Bec (+ 30 janvier 1718), avocat à la cour, syndic de la noblesse, assesseur d’Aix et procureur du pays, conseiller à la cour des comptes (??), marié vers 1685 à Jeanne Mille (+ avant octobre 1711).

Petite-fille de : - Mathieu Bec, seigneur de Saint-Barthélemy, jurisconsulte, avocat au Parlement de Paris, marié vers 1630 à Marguerite de Bermonde. - M. Mille

Nièce de Pierre Paul de Bec, seigneur du Bourguet et de Bagaris, anobli par charge de visiteur général des gabelles de Provence (11 octobre 1669), marié à Madeleine Grougnard.

Cousine-germaine de Bruno Marius de Bec, visiteur général des gabelles (12 juin 1731), conseiller à la cour des comptes d’Aix (23 mai 1758), puis au Parlement de Provence (1er octobre 1771), marié à Thérèse Félicité Perpétue Bourgerel de Fontienne. (DP)

Armes des Bec : « De gueules à trois bécasses d’or, 2 et 1. » Famille originaire de Belgique, établie en Provence dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

D’où : 1/ Louis, qui suit ; 2/ Charles (Elzéar Joseph) Le Blanc (+ après 1777), chevalier de Ventabren, capitaine puis major d’infanterie au régiment Royal-Vaisseau, chevalier de Saint Louis, demeurant chez son frère aîné.


VII/ Louis Le BLANC, (vers 1715 + 23 août 1777), co-seigneur de Ventabren (1765), conseiller au Parlement de Provence (reçu le 20 mai 1740), marié le 5 août 1750 à Louise Claire Martin « de Germain » (vers 1732 + 6 avril 1819, ou 1820 ?, Aix, Saint-Esprit)


Famille de Claire Martin de Germain, Madame Le Blanc de Ventabren :

Fille de Joseph Martin de Germain (+ 20 ….. 1767, Marseille), trésorier des galères du Roi, puis receveur général des finances de Provence, marié le 25 décembre 1731 (Marseille, Saint-Ferréol) à Claire de Saint-Michel (+ 7 août 1781, Aix-en-Provence, chez sa fille Mme de Ventabren).

M. Martin de Germain testa le 27 mai 1766. Une maison à Marseille, rue Grignan, résidence principale du ménage, Une maison à Auriol, place du Patis d’Amont, habitée par le ménage, Cinq bastides, dites respectivement de Notre Dame (à Auriol, avec vignes et bâtiments), du Pujol (à Auriol, avec vignes, prés, arbres fruitiers, terres labourables et bâtiments), de la Migaude (à Auriol), des Horteaux (avec vignes, prés et terres labourables) et de la Palousse (avec jardin, prés et terres labourables), Une auberge, plusieurs autres maisons et des magasins à Auriol. Un capital mobilier net de 194.354 £ (consistant principalement en divers avoirs, outre 16.078 £ d’argenterie, 7.346 £ de bijoux et argent et 4.659 £ de meubles et effets). La succession du ménage Martin de Germain fut partagée par leurs quatre filles le 11 janvier 1783 à Aix, devant Me d’Astros, notaire. Les propriétés immobilières dépendant de cette succession furent vendues en bloc le 7 mai 1783 à Jérôme Gastaud, de Marseille.


Petite-fille de : - Antoine Martin, marié à Anne Germain, tous deux d’Auriol. - Jean-Baptiste de Saint-Michel, lieutenant des armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, établi à Marseille, où il occupa des charges municipales, marié à Claire de Catelin, de Toulon.

Sœur aînée de : - Ursule Françoise Martin de Germain (+ 1827), mariée à Jacques Joseph Gaspard de Boisson de la Salle (+ avant 1783), conseiller en la cour des comptes d’Aix ; SP Par testament du 7 juillet 1824 (ouvert le 15 mai 1827), Mme Boisson de la Salle laissa l’ensemble de ses biens à Cécile de Ventabren, baronne de Saint-Marc, sa nièce. - Madeleine Cécile Martin de Germain, mariée à Jean-Baptiste Elzeard de Pontevès, marquis de Giens (+ après 1783), capitaine des vaisseaux du Roi ; - Geneviève Martin de Germain, mariée à Louis Théodore Xavier de Cymon de Beauval (+ après 1783), conseiller au Parlement de Provence.

Nièce de : - Joseph de Saint-Michel, lieutenant général en la sénéchaussée de Marseille (à 23 ans), puis 1er président en la cour des comptes de Blois (reçu le 7 septembre 1758), marié à Madeleine de Catelin, DP. - Antoine de Saint-Michel, capitaine au régiment d’Enghien, chevalier de Saint-Louis, - Louis de Saint-Michel, également capitaine au régiment d’Enghien, chevalier de Saint-Louis. - Mlle de Saint-Michel, mariée à Louis Le Blanc de Luveaune, seigneur de Servane, conseiller au Parlement de Provence.

Arrière petite-fille de : - Martin - Germain - Antoine de Saint-Michel, originaire de Bordeaux, officier, chevalier de Saint-Louis, anobli pour services militaires par L.P. enregistrées à Bordeaux vers 1660. - Catelin, de Toulon.

Armes Saint-Michel : « De gueules au chevron accompagné en chef de deux besans et en pointe d’une colombe, le tout d’or ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent. »

La bastide des Le Blanc, à Ventabren, connue sous le nom de « château Blanc » ou de « château de Ventabren » (ex. : inventaire de 1778). Pièces citées dans l’inventaire de 1778 : - Rez-de-chaussée : deux pièces principales de réception (salons) : « vestibule, salon à manger (sic), second salon, cabinet, petit office, cuisine et office attenant ». - Premier étage : huit pièces principales, dont trois salons et cinq chambres : « escalier et corridor », « appartement de Madame » (« salon, chambre à coucher, cabinet, garde robe »), « appartement de Monsieur, dit l’hermitage » (« garde robe sur le petit escalier, petit salon, chambre à coucher, cabinet, salon des fusils, chambre à coucher à gauche, chambre à coucher à droite, chambre à coucher à droite au fond de l’escalier »). Le mobilier du « château de Ventabren » semble convenable mais modeste. Les seuls meubles d’une certaine valeur, en dehors des lits des maîtres, sont une pendule en cuivre en mauvais état (36 £), à la salle à manger, et un sofa à la turque à demi usé (48 £), au salon. La grande table de salle à manger est en marbre et noyer (estimée 27 £). Le lit de Madame de Ventabren, recouvert de drap vert, est estimé 96 £. Celui de Monsieur de Ventabren, « lit à tombeau de pluche rouge », et six chaises de même sont estimés 98 £. Les autres chambres de son « hermitage » comportent respectivement, un « lit de toile peinte » estimé 96 £, un « vieux lit d’indienne » 86 £, un « lit de drap rouge » 75 £, et un « vieux lit de drap vert » 40 £. Dans son « salon des fusils », monsieur de Ventabren conservait quarante deux fusils de munition de réforme, estimés 200 £, deux petits canons de fonte sur leurs affuts, estimés 40 £, des vieux sabres, pistolets et autres vieille armes, estimés 6 £. Outre ces armes de famille de collection, M. de Ventabren avait six bons fusils (estimés 150 £) dans sa garde robe sur le petit escalier Il avait également une bibliothèque de 279 volumes, estimée 228 £. - Second étage : huit chambres (« corridor, première chambre à droite, seconde chambre à gauche, cabinet, troisième chambre, quatrième chambre servant de magasin, cinquième chambre, première chambre à gauche, seconde chambre, troisième chambre »). Ces chambres comportent respectivement « deux lits de domestique » 40 £, un « lit de drap rouge » 75 £, pas de lit, pas de lit (magasin), pas de lit, un « vieux lit de drap » 56 £, un « lit de toile peinte » 56 £, un « lit avec un pavillon de drap » 40 £. - Chapelle. Le calice est estimé 80 £. Cinq vieilles chasubles 72 £. - Bucher, cave (à vin), gerlerie (huile), grenier. En 1776 la co-seigneurie de Ventabren était estimée à 120.427 £ (dont 40.606 de droits seigneuriaux), soit environ 3,6 millions de francs de 1980, et rapportait un revenu annuel de 3.613 £ (dont 1.319 de droits seigneuriaux) soit environ 100.000 francs de 1980. A la mort de Louis Le Blanc de Ventabren, le mobilier de son hôtel du cours Mirabeau est estimé 21.600 £ (vaisselle 11.045 £, meubles 7946 £, livres de sa bibliothèque 1840 £, tableaux 768 £) et le mobilier de la bastide de Ventabren 4264 £. (Inventaire de 1778) Les deux filles de Louis de Ventabren héritent chacune d’un patrimoine de 130.000 £. D’où : 1/ Claire Adélaïde Le Blanc de Ventabren, dame en partie de Ventabren Mariée le 24 septembre ou novembre 1771 à Ventabren, à Emmanuel Boyer de Fonscolombe (1744 + 1810), seigneur de la Môle (1770) et de Fonscolombe (1789), conseiller au Parlement de Provence (1767) ; D’où : Charles Boyer de Fonscolombe (1773 + 1838), marié le 8 janvier 1810 à Emilie de Cotti. DP Voir note Boyer de Fonscolombe

2/ Cécile Magdeleine Polyxène Le Blanc de Ventabren (14 août 1756, Aix, Saint-Esprit + 1827), mariée le 19 mai 1778 à Jules François Bruno de Meyronnet (6 octobre 1741 + 1797), 3e baron de Saint Marc (1790), conseiller au Parlement de Provence (1765), fils de Philippe de Meyronnet, 2e baron de Saint Marc, conseiller au Parlement de Provence (1735), Cécile racheta Saint Marc, qui avait été confisqué et vendu comme bien national (son mari ayant émigré). Les biens de la baronne de Saint-Marc (hors héritage Boisson de la Salle) furent partagés le 5 novembre 1827 à Aix devant Me Beraud, notaire à Aix : - Hôtel particulier du 18 cours Mirabeau, à Aix, estimé 30.000 francs (venant de son père Louis de Ventabren pour moitié et d’un achat du 4 octobre 1820 à Mme de Fonscolombe, sa sœur). - Bastide du Prignon, à Saint-Marc, estimée 8.000 francs. (achetée le 5 septembre 1817 à Aix, devant Me Boyer, notaire, à Jacques Bonfillon, agriculteur). - Une créance de 10.000 francs.

D’où : Philippe Louis de Meyronnet (1780 + 1866), 4e baron de Saint Marc (1797) et baron de l’Empire (1812), avocat général à la Cour d’Aix (1814), procureur général à Besançon, conseiller à la Cour de cassation (1829), commandeur de la légion d’honneur, marié à Eglé Bart, descendante du corsaire Jean Bart. SP Il adopta en 1864 son neveu Philippe de Fonscolombe, qui releva ses noms et armes et recueillit le château de Saint Marc et l’hôtel de Saint Marc du 18 cours Mirabeau. Voir note Meyronnet de Saint-Marc