Famille Baboin
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Baboin de la Barollière : d'azur, à un lis de jardin d'or, tigé et feuillé d'argent, terrassé de sinople, au chef d'or, chargé de trois roses de gueules.
Devise : Honneur et fidélité
Légendes
Selon la légende, la famille Baboin naquit dans les années 1360 à Chazay d’Azergues, dans le lyonnais.
On cite Théodore de Sautefort, dit « Baboin » (nom aux origines discutables : pour certains cela viendrait du Français « Bat bien », pour d’autres, du provençal, signifiant « celui qui fait la grimace). Orphelin recueilli par une bohémienne du nom d’Azza en 1347, il élevé parmi les bohémiens ; l’un de ses voyages le conduit près de Lyon, dans la petite ville de Chazay. Alors qu’il se produisait avec sa troupe, le feu se déclara dans le château du seigneur de Châtillon. Le Baboin, n’écoutant que son courage, revêtu de sa peau de bête, se jeta dans les flammes et sauva la fille et la femme du seigneur de Châtillon. Ce dernier, en reconnaissance pour cet acte héroïque, fit de Théodore de Sautefort son capitaine qui s’illustra notamment en 1379 lors de la bataille des Culattes où il mit en déroute les anglais. Baboin épousa Hermance, fille du seigneur de Châtillon, et pris le nom de Jehan du Mâs. Sa renommée fut grande dans la petite cité de Chazay où il créa un système de dotes pour les jeunes filles qui n’en avaient pas, la légende disait : « Filles qui n’ont vu le Baboin, oncques mari ne trouvent point »
Les Sautefort portaient pour armes une épée d’argent et deux lys, et pour devise celle qui devint celle de la famille Baboin : Honneur et Fidélité.
Théodore de Sautefort, le Chevalier Jehan du Mâs, conserva finalement son surnom qui allait être le nom de toute sa descendance : Baboin.
Plus tard, Buffon, célèbre naturaliste, qui aura de nombreux démêlés avec ses bailleurs de fonds et en particulier avec la famille Baboin, soyeux à Lyon qui lui intentera un procès pour obtenir le paiement de ses créances. Il s'en vengera dans la rédaction de l'Histoire naturelle, en jouant sur la ressemblance du mot de vieux Français "babine" avec le nom de son adversaire, pour nommer le singe cynocéphale sous le nom de "Babouin" qu'on lui connaît aujourd'hui. Il fait d'ailleurs dans son livre une description abominable de cet animal.
Généalogie
I François BABOIN, né à Albon vers 1615. Epouse Honorade GRENIER, d'où:
- François
- François-Balthazard, qui suit.
II Balthazard BABOIN, né en 1642 à St-Romain d'Albon, marchand drapier, inhumé dans le tombeau de ses prédécesseurs, épouse Catherine NICOLAS, d'où:
- Anne, épouse André BARRET
- Jean, sans postérité
- François, qui suit.
III François BABOIN, marchand drapier, consul du comté d'Albon, né en 1673 à St-Romain d'Albon, mort en 1729, épouse Jeanne BARBORIER, puis Catherine MIGNOT.
Sont issus:
du premier lit:
- Catherine qui épouse François NOYARET
du second lit:
- François, consul à St-Romain d'Albon
- Jean, sans descendance mâle
- Nicolas
- Marie
- Jeanne-Angélique
- Joseph, qui suit
IV Joseph BABOIN,négociant, fabriquant de soierie, né en 1728 et mort en 1786, épouse Claire FORCHERONT, née en 1734, morte en 1805, d'où:
- Joseph-Raymond
- Florent, qui suit
- Romain, baron de la BAROLLIERE, sans descendance mâle.
- Catherine
- Claire, épouse Jean-François ROBERT (dont postérité autrichienne: von Robert).
- Appolonie, épouse Guillaume SAUZET. Ils eurent pour fils Paul SAUZET, président de la Chambre des députés de 1839 à 1848, serviteur zélé de la monarchie et ministre de Charles X.
- Benjamin, banquier manufacturier, né en 1772, mort au château de Barral en 1853. Il épouse à Lyon en 1801, Caroline JACOB, née en 1781, morte en 1819, fille de Gabrielle SAHUC de PLANHOL Claude-Joseph, conseiller aux Sénéchaussées et Présidial de Lyon.
Histoire des trois frères Baboin: Florent, Romain et Benjamin
Florent Baboin succède à son père et déplace le centre de ses activités professionelles sur Lyon, (101 rue des Feuillants), sur Saint- Vallier, et à Paris, 17 rue Gaillon.
En 1793, Benjamin, le plus jeune des frères, s'engage dans les troupes royalistes lyonnaises pendant le siège de Lyon. Il sera fait prisonnier, alors qu'il n'a que 21 ans, mais échappera à la mort en s'échappant grâce à la connivence des soldats qui le conduisaient sur le lieu de l'exécution.
Benjamin et Romain fuient en Suisse, puis en Bavière où ils s'établirent à Augsbourg, puis se fixent à Vienne pour y exercer des activités financières lucratives, ils devinrent de riches banquiers. Pendant leur exil, Benjamin et Romain soutinrent les Bourbon, notamment Romain qui, en remerciement d'une forte somme mise à la disposition de Louis XVIII alors en exil en Pologne,reçu une lettre signée en date du 10 octobre 1805.
"Je ne puis vous exprimer, Monsieur, combien je suis sensible à vos offres, à vos projets. J'ai bien des fois connu la détresse depuis le commencement des malheurs de la France, mais de toutes les ressources que la Providence m'a envoyé, aucune ne m'a plus touché que les douze cents frédérics que vous venez de me faire passer, parce que c'est le cœur qui a agi en vous. Aussi, le mien, reconnaît-il sa dette et en restera toujours chargé, même lorsque des temps plus heureux m'auront mis à même de m'acquitter pécuniairement avec vous.
Soyez persuadés, Monsieur, de tous mes sentiments pour vous.
Louis "
A la même époque, l'aîné des frères BABOIN, Florent, fit jouer ses relations pour faire revenir ses frères en France, notamment auprès du Cardinal FESCH, oncle de l'Empereur, de monsieur de SAINT VALLIER, sénateur, de monsieur FRANCAIS, conseiller d'état et monsieur de CHAMPAGNY, un temps ministre de l'Empereur. Il reçut finalement l'aval de l'empereur pour faire rentrer ses France, à la condition qu'ils y rapatrient également leur biens. Ils le firent dans l'illégalité, mais furent dénoncé par un domestique, et quelques 8 quintaux de ducats et de souverains d'or, soit environ 4 millions d'euro, furent confisqués par les autorités autrichiennes. Ils s'installèrent au château de Barral près de Châteauneuf de Galaure.
Après le retour des BOURBON, par lettre patente du 20 juin 1814, Romain BABOIN fut anobli au titre de Baron de la BAROLLIERE ( château de la Barollière, situé à Limonest, acquit par Romain BABOIN quelques années auparavant, aujourd'hui la propriété des NERYRAND, ses descendants). Il fut également fait Receveur Général des finances et décoré du Lys d'Argent. Par la suite, il devint membre du Conseil Général du Rhône, administrateur des prisons de Lyon et de l'Hôpital de l'Antiquaille et du Dispensaire et fonda aussi la maison de la Solitude.
Romain BABOIN, baron de la BAROLLIERE, né en 1765 et mort en 1837, épouse Marguerite SAUZET, tante de Paul SAUZET, d'où:
- Adèle, épouse Sébastien GAILLARD
- Claire-Jospéhine, épouse Auguste RAVEL de MALEVAL
- Romain-Jospeh, épouse Françoise BOUTAUD de la VILLEON, sans postérité.
V Florent BABOIN, né à St-Romain d'Albon en 1763 et mort à Saint-Vallier en 1847. Il épouse le 20 floréal an VII Pétronille MIEGE, fille de Jean-Joseph, et de Catherine ROUX de POLLARDIERE (famille qui possédait le château de Petit-Mont dans l'Isère), d'où:
- Elise, épouse Jules PANAYE
- Joséphine, épouse Augustin DUSSOURD
- Jules
- Emma, épouse Paul SAUZET.
- Aimé qui suit.
VI Aimé BABOIN, né en 1809 à Saint-Vallier, mort à nice en 1870, épouse Elisa BONHOMME en 1837.
Il va fonder une puissante industrie textile dans toute la région lyonnaise, la Maison Baboin, Aimé Baboin et Compagnie, et introduire en France la fabrication du tulle de soie. Le 4 juin 1850, il achète le château de Loyes au baron DERVIEU de VILLIEUX, vaste propriété XVIIIème située dans l'Ain, qui possède un parc à la française réalisé par André Lenôtre, qui est toujours la propriété de la branche aînée, ainsi que le château de Fétans, son voisin, qui est aujourd'hui la propriété de leurs cousins BABOIN. Il créa la Maison Familiale de Marlieux dans l'Ain: château transformé par ses soins en maison de retraite pour institutrices, entouré de vastes terres et étangs qui assuraient l'indépendance financière de la fondation. Ses descendants sont toujours à la présidence de cette association philanthropique.
Ils eurent:
- Henry qui suit
- Emile
- Auguste, épouse Isabelle, CHARRIN, fille d'Amédée et d'Esther de MORNAY, d'où Eugène BABOIN qui épouse Thérèse BOSSUT, fille d'Emile et de Rosine MASUREL, d'où Guy BABOIN, qui épouse Thérèse SAINT OLIVE et Yves BABOIN, qui épouse Christiane de ROQUETTE-BUISSON, d'où Jean-Jacques BABOIN qui épouse Anne PORTEBOIS, Renaud BABOIN qui épouse Costanza BARBIANO DI BELGIOJOSO et Caroline qui épouse Thierry ROY DE LACHAISE. Les descendants actuels d'Auguste BABOIN possède toujours le château de Fétan dans l'Ain, voisin de celui de Loyes.
- Aimé, zouave pontificale.
VII Henri BABOIN, né à Lyon en 1839, mort au château de Loyes en 1910, épouse en 1841 Léoncie BLANCHET.
Il succéda à son père à la tête de la maison de soierie, avec son frère Aimé. En 1869, devint député de la troisième circonscription de l'Isère (Voiron),fief de sa belle famille, les BLANCHET, en temps que candidat officiel de Napoléon III. Il ne fut cependant pas un inconditionnel de l'empereur, se défendit d'être un "godillot", et s'opposa à l'empereur dans sa volonté qui allait pourtant triompher,celle qui allait être une défaite pour la France, celle de déclarer la guerre à la Prusse. A la mort d'Henri BABOIN, son fils reçu une lettre de l'empereur:
"Mon cher M. Baboin J'ai appris avec beaucoup de peine la mort de votre père. Son fidèle attachement à ma famille et à la cause que je représente n'avait jamais varié. Je tiens à vous assurer ainsi qu'à tous les vôtres qui je le sais, ont hérités de ses sentiments, de toute ma sympathie dans le cruel malheur qui vous a frappé. Croyez-moi, mon cher M. Baboin, votre affectionné,
Napoléon "
Henri Baboin fit bâtir à coté de Saint-Vallier, à Laveyron, le château de la Ronceraye, propriété dont le parc s'achevait sur le Rhône qui fut agrandie par son fils Émile. C'est aujourd'hui la mairie de Laveyron. Il fit également des travaux dans la propriété acquise par son père, en la modernisant et en faisant bâtir des remparts de briques autour de la maison, selon le gout de l'époque. Il dessina également l'Église de Loyes et paya la construction de son clocher de pierre.
Henri et Léoncie Baboin eurent:
- Emile, qui suit
- Léonce qui épousa Marguerite MARREL (alliances PHELIP, MORAND de JOUFFREY, du CHEYRON du PAVILLON, DUPONT-DELPORTE, puis MERLIN d'ESTREUX DE BEAUGRENIER, SAINT OLIVE, PAYEN, de MOLERAT du JEU, VANBREMEERSCH)
- Madeleine qui épousa Charles SAINT-OLIVE (alliances d'INFREVILLE, ISAAC, GAUTIER, la BRUNETIERE)
VIII Émile BABOIN, né en 1860, mort en 1930, épouse en 1887 Thérèse JAUBERT, née en 1867, morte en 1947, d'où:
- Aimé, qui suit (A)
- Henri, qui suivra (B)
Il pris en charge la Maison de soierie familiale à la mort de ses père et oncle, et fut également très actif dans la vie économique et intellectuelle lyonnaise. Il siégeait en qualité d'administrateur de la succursale de la Banque de France avec notamment GILLET, PRADEL, AYNARD, et Charles CABAUD. Membre de la chambre de commerce de Lyon, il contribua a fonder l'un des plus beaux musées des Arts décoratifs de France, à Lyon. Avec quelques autres, il acheta le superbe hôtel de Lacroix-Laval en 1919, construit pas Soufflot au XVIIIème siècle, finança sa restauration, et en fit don à la ville. Il convaincu d'autres donateurs, Charles CABAUD, Camille ROCHE DE LA RIGODIERE, Raoul BAGUENAULT de PUCHESSE, Joseph et Paul GILLET, entre autres. Une salle du musée, qui abrite des meubles et objets du XVIIIème léguées par Émile BABOIN porte le nom de son fils, Henry , qui compléta le don de son père. Il était membre du Cercle de l'Union et du Cercle du Divan qui son père et ses oncles transformèrent en cercle mondain et select.
Henri JAUBERT, son beau père, est originaire de Barcelonnette. Son oncle BELLON lui céda sa société Bellon Frères, qui était, avec la maison Aimé Baboin & Co, la plus importante soierie lyonnaise. Henri Jaubert fut un brillant patron dont l'autorité et la morale était incontesté.
Il épousa Claire FLORET et eut deux enfants:
- Joseph, qui épousa Marguerite KLEIN. Ils habitèrent à Cannes où ils fréquentèrent l'aristocratie Russe exilée ainsi que le duc la duchesse de WINDSOR.
- Thérèse qui épousa Émile BABOIN. Thérèse étant dernière représentante de sa famille, ses enfants, Aimé et Henri ajoutèrent à leur nom celui de leur mère pour s'appeler Baboin-Jaubert.
IX A Aimé BABOIN-JAUBERT, né en 1888, mort en 1985, épouse Germaine CABAUD, née en 1895, morte en 1984, d'où:
- Guy, qui suit
- Roger (alliance FOURCADE)
- Raymond, épouse Édith HOPPENOT (alliances NAUDET, DEMOUSTIER, et DEMIANS d'ARCHIMBAUD)
- Marie-Thérèse
- Jacqueline, épouse Roland de CHAMBINES (alliances FAGOT, PELLEPORT-BURETE)
Germaine CABAUD est la fille de Charles CABAUD, descendant de Lupiçin CABAUD, co-fondateur de la société DESCOURS et CABAUD, qui est aujourd'hui l'une des plus importante société de négoce dans son secteur au monde. Charles CABAUD habitait 3 quai d'Occident à Lyon (aujourd'hui quai Joffre) dans le même immeuble qu'Henri BABOIN, grand père de son gendre Aimé BABOIN-JAUBERT.
IX B Henry BABOIN-JAUBERT, épouse Jacqueline de VINCENS de CAUSANS, fille du comte Jacques de VINCENS de CAUSANS et de Marie de FOUCAULD de LARDIMALIE (nièce de Charles de FOUCAULD), d'où:
- Christian, abbé, né en 1929
X Guy BABOIN-JAUBERT, né en 1917, épouse Maie-José VALLENTIN du CHEYLARD, née au château de Villechaize en 1924 (à Saint Julien la Vêtre), fille du comte René VALLENTIN du CHEYLARD et d'Odette GINDRE, d'où:
- Florianne, épouse Michel VARENARD de BILLY
- Bruno, épouse Claire de SABOULIN BOLLENA
- Mireille, épouse Pierre RAVEROT
- Thierry, épouse Anne-Geniès de BONNEVAL
- Ghislain, épouse Hélène ODINET






