Belgique - Oudenaarde (Audenarde)
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| Oudenaarde (Audenarde) | |
|---|---|
| Informations | |
| Pays | |
| Région | Flandre |
| Province | Flandre orientale |
| Code postal | |
| Population | 6.369 hab. (1895) |
| Densité | hab/km² |
| Nom des habitants | |
| Superficie | 222 ha 39 a |
| Point culminant | |
| Altitude | |
| Coordonnées (long/lat) | |
| Localisation | |
Sommaire |
Histoire de la commune
Les armoiries de la ville sont : Fascées de gueules et d’or, à un lion de sable lampassé de gueules brochant sur le tout, l’écu ayant pour timbre une couronne d’or sommée d’une paire de lunettes de même et pour tenants deux hommes sauvages au naturel avec leur massue.
La ville d’Audenarde (Oudenaarde en néerlandais), traversée par l’Escaut, avait à l’origine deux noyaux urbains, Pamele sur la rive droite de l’Escaut et Audenarde sur la rive gauche, lieux qui se sont surtout développés à partir du 12ème siècle. Mais vers l’an mil, la région était une zone de conflits. En effet, non loin de ces deux lieux, existait depuis au moins le 11ème siècle, sur la rive droite également, un lieu d’établissement et de commerce qui se développait autour d’un « castrum » établi pour la défense du Saint-Empire Romain Germanique (les deux autres lieux fortifiés établis sur la rive droite de l’Escaut étaient Anvers et Valenciennes). Ce lieu, nommé Ename, situé à trois kilomètres d’Audenarde, et qui comprenait un « portus », fut dévasté en 1033 par le comte de Flandre Baudouin IV. Le comte Baudouin V s’en empara définitivement et il y fonda l’abbaye Saint-Sauveur en 1063. Quoiqu’il en soit, Audenarde reçut dès 1190 du comte de Flandre Philippe d’Alsace, une charte de franchise. De nombreuses institutions religieuses seront fondées à Audenarde au cours des siècles suivants tels le cloître de Sion, le couvent des Frères mineurs, l’abbaye de Maagdendale – ou "abbaye du Val-des-Vierges" – un béguinage, etc. Des rôles de bourgeoisie et des livres de bourgeoisie apparaissent déjà au 13ème siècle. La tapisserie sera fort longtemps une activité primordiale pour la ville, et l’on connaît déjà d’importants tapissiers au 14ème siècle, une époque qui vit aussi l’essor de l’industrie du drap à Audenarde. C'est dans le dernier quart du 15ème siècle qu’Arent de Keysere (Arnaud, Arnold ou Arnould de Keysere ou encore Arnoldus Caesarisa) introduisit l’imprimerie dans la ville. Le célèbre poète flamand Matthys (de) Casteleyn (1485-1549) y vécut. En 1521, l'Empereur Charles-Quint résida quelque temps à Audenarde, alors que son armée mettait le siège devant Tournai. La légende - mais est-ce une légende ? – veut que les lunettes qui apparaissent dans les armoiries de la ville ont été mises dans celles-ci après que Charles-Quint soit arrivé en ville sans que le guetteur de la ville ne l’ait remarqué, lui et sa cour… Charles-Quint y rencontra Jeanne van der Gheynst, fille d’un modeste tapissier du village voisin de Nukerke, dont il eut une fille, nommée Marguerite d’Autriche, née à Audenarde en 1522 et que son père légitimera. Celle-ci est mieux connue sous le nom de Marguerite de Parme, suite à son mariage avec Octave Farnèse, duc de Parme. Elle sera gouvernante générale des Pays-Bas (la Belgique, les Pays-Bas et le Grand-duché de Luxembourg actuels, plus la Flandre française et l'Artois) et la mère d’Alexandre Farnèse. Le magnifique hôtel de ville d’Audenarde sera bâti entre 1526 et 1536. Durant les troubles religieux du 16ème siècle, Audenarde souffrira de la furie iconoclaste de 1566, et en 1572, sera même gouvernée par les « Gueuxs des bois ». En 1593, Audenarde et Pamele sont réunis juridiquement : les livres de bourgeoisie de Pamele s’arrêtent dès lors à cette date. Adriaen Brouwer, un peintre célèbre, y naquit vers 1606. Les Français prirent la ville en 1658, en 1667 et en 1684, et c'est ainsi que la ville fut rattachée quelque temps à la France. La bataille d'Audenarde, le 11 juillet 1708, qui vit la défaite des Français face aux armées alliées (Autrichiens, Anglais et Hollandais), se déroula essentiellement sur le territoire du village d’Eine (aujourd’hui englobé dans Audenarde). Cette bataille, un épisode de la guerre de succession d’Espagne, fit s’affronter les troupes du duc de Marlborough et du prince Eugène de Savoie opposées à celles du duc de Vendôme et du petit-fils de Louis XIV, le duc de Bourgogne. Les Français reprirent encore la ville en juillet 1745 et la rendirent après l’avoir démantelée. La tapisserie, industrie qui fut si importante pour la ville d’Audenarde et en fit sa gloire, était telle que Louis XIII chargea des tapissiers d’Audenarde d’établir à Paris la manufacture des Gobelins et de réorganiser les ateliers de Beauvais. La décadence de la tapisserie entraîna la fermeture du dernier atelier de tapisserie en 1772. En 1857, le chemin de fer fait son apparition à Audenarde par la ligne Audenarde-Gand. En 1965, Audenarde absorbe les villages avoisinants de Leupegem, Bevere, Ename, Eine, Edelare, Volkegem et Nederename. En 1971, Audenarde absorbe les villages de Mater, Welden, Melden et Heurne. En 1977, Mullem est encore fusionnée avec la ville. Aujourd'hui, Audenarde est une ville d'art au dynamisme économique certain.
A savoir pour vos recherches généalogiques
Les archives de la ville d’Audenarde sont consultables à Audenarde, dans l’ancienne abbaye de Maagdendale : Maagdendale 13, 9700 Oudenaarde (tel. (+32) 055/30.07.06), du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30. On y consultera notamment les registres paroissiaux, mais aussi les « états de biens » (« staten van goed » en néerlandais) qui sont des actes de dévolution successorale et de tutelle, dressés en Flandre sous l’Ancien Régime, et donnant de très importants renseignements généalogiques (filiation du "de cujus", descendance parfois sur plusieurs générations, biens délaissés par le défunt, etc.). Ces états de biens ont été dépouillés des origines jusqu'en 1600 (voir ci-après).
Les sources généalogiques de base (état civil et registres paroissiaux) sont consultables aux Archives de l’Etat à Renaix, rue Van Hove 45, 9600 Renaix ; téléphone et télécopieur : (+32) 055/21.19.83, courriel : Rijksarchief.Ronse@arch.be Toutefois, la collection de microfilms des registres paroissiaux d’Audenarde n’est cependant pas complète à Renaix.
Ces registres paroissiaux débutent en
- Sainte Walburge : pour les baptêmes en 1582 , pour les mariages en 1621, pour les inhumations en 1624 (avec, pour les inhumations, une lacune de 1775 à 1779)
- Notre-Dame de Pamele : pour les baptêmes en 1589, pour les mariages en 1589, pour les inhumations en 1617 (avec, pour les inhumations, une lacune de 1638 à 1682).
Ces registres ont fait l’objet d’une indexation au 19ème siècle (en écriture moderne très lisible).
Le professeur Paul van Butsele a dépouillé et transcrit de nombreuses sources généalogiques de la ville d’Audenarde :
- les « états de biens » d’Audenarde ont été transcrits et ont été publiés par les Archives de la ville d’Audenarde de 1987 à 1995 en 35 volumes. Ces transcriptions couvrent les années 1378 à 1600. Toutes les données généalogiques ont été analysées dans un but pratique pour le généalogiste. Ces registres ne couvrent pas seulement la ville d'Audenarde au sens strict, mais également des successions ouvertes dans de nombreux villages des alentours.
- les états de biens de Pamele de 1352 à 1593 publiés de 1979 à 1983 par les Archives de la ville d’Audenarde en 6 volumes.
- le grand livre de bourgeoisie d’Audenarde de 1288 à 1550 (Groot poortersboek a°1288-1550).
- le coemannenboek (Het Coemannenbouc of het Bouc van der Coemannen Gulde van Oudenaarde, 1343 –1498 -18e eeuw) publié en 1977 (qui reprend généralement des filiations sur plusieurs générations).
- les livres de bourgeoisie commençant en 1550, dont la transcription fut publiée en 1966 (Poorterboeken van Oudenaarde, Struucboek (begonnen in 1550).
- le livre de bourgeoisie de Pamele de 1319 à 1590, transcrit et publié en 1972 (Poorter- & struuckboek van Pamele – Oudenaarde, 1319-1590, hernieuwd 1529).
- un autre livre de bourgeoisie de Pamele, publié en 1993 (Poortersboek van Oudenaarde-Pamele, a° 1319-1593).
- les bourgeois résidant à Audenarde de 1550 à 1795 (Poorters van verzitten van Oudenaarde).
- l’analyse des contrats de mariage, de séparation, etc., pour Audenarde de 1440 à 1658 et pour Pamele de 1407 à 1588, parue en 1993 (Genealogische analyse op huwelijkskontrakten, scheidingen en defloraties).
Les sceaux des bourgmestres, échevins, receveurs et membres de la chambre pupillaire d'Audenarde ont été publiés en 1977 par Henri Bockstal ("De zegels van de burgemeesters, schepenen, ontvangers en oppervoogden van de stad Oudenaarde", 193 pages).
Pour une carte de la région vers 1775 : Comte de Ferraris, « Carte de cabinet des Pays-Bas autrichiens », vers 1775, rééditée en 1965, (Carte d’ « Audenaerde »).
Adresse de l'administration communale
Liens utiles
- Site des Archives de l'Etat : http://arch.arch.be
- Site de la ville : http://www.oudenaarde.be






