Belgique - Bruxelles (Brussel)
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| Bruxelles (Brussel) | |
|---|---|
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| Informations | |
| Pays | |
| Région | Bruxelles-Capitale |
| Province | Bruxelles-Capitale |
| Code postal | 1000 |
| Population | 143.346 hab. (2005) |
| Densité | 4.394 hab/km² |
| Nom des habitants | Bruxellois |
| Superficie | 32,6 km² |
| Point culminant | |
| Altitude | |
| Coordonnées (long/lat) | 4°21' E / 50°50' N |
| Localisation | |
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Sommaire |
H
istoire de la commune
Armoiries de la ville : De gueules au saint Michel d'or terrassant le démon de sable.
Bruxelles est un patronyme qui prête à confusion, car il est utilisé simultanément pour désigner l’ensemble de la Région bruxelloise, composée de 19 communes, et la Ville de Bruxelles, capitale de la Belgique. Cette confusion s’amplifie encore quand les médias commentent les «décisions de Bruxelles» plutôt que les décisions de la Commission européenne, siégeant à Bruxelles !
Et n’oublions pas de parler de … Bruxelles-National pour l’aéroport de Zaventem, situé en Flandre, ou de Bruxelles-Sud, pour son challenger de Charleroi.
En fait, c’est au Xème que l'on voit apparaître pour la première fois le nom de Bruxelles. Charles de Basse-Lotharingie, un descendant de Charlemagne, aurait fait bâtir une place forte sur l’île Saint-Géry située au milieu de la Senne (*). Le lieu fut nommé Bruocsela (en langue germanique « bruoc » (**) désigne le marais et « sala » la salle ou la maison). Un siècle plus tard, l'île Saint-Géry sera délaissée au profit du flanc sud de la vallée de la Senne, le lieu-dit du Coudenberg (emplacement de l'actuelle Place Royale). C'est à cet endroit que seront ensuite construits les châteaux qui accueilleront tour à tour les ducs de Brabant, puis les ducs de Bourgogne, et ainsi de suite... jusqu'à la monarchie actuelle. Le premier noyau urbain de Bruxelles s'est développé sur un territoire triangulaire délimité par les îles de la Senne, le Treurenberg et son église dédiée à Saint Michel et le nouveau château construit au XIème siècle sur le Coudenberg. Vers 1100, cette petite agglomération s'entoura d'une enceinte. Des églises et des hôpitaux s'édifièrent. L'industrie drapière prit rapidement une place prépondérante dans l'économie. En 1229, la Ville était suffisamment importante et indépendante pour obtenir du duc de Brabant sa première charte lui garantissant un certain degré d'autonomie. Au XIVème siècle, les échevins s'installaient dans une maison sur la place du marché, la future Grand-Place. Bruxelles tendait à devenir la capitale du duché de Brabant. Un bref épisode de conquête par le comte de Flandre en 1356, permit à Everard't Serclaes de s'immortaliser en délivrant la Ville. La fin du XIVème siècle amenait déjà le début d'un déclin économique qui ne fit que croître au siècle suivant. L'Hôtel de Ville s'édifiait cependant, chef d'œuvre à la gloire de l'autonomie communale, tandis que les ducs de Bourgogne, héritiers des ducs de Brabant construisaient au Coudenberg un palais à l'image de leur puissance. Le début du XVIème siècle voyait l'instauration du premier service des postes : la poste impériale des Tour et Taxis. Bruxelles était, plus que jamais la capitale des Pays-Bas, les institutions centrales de gouvernement s'y fixant de manière définitive. L'ouverture du Canal de Willebroeck en 1561 fut le dernier événement heureux avant les troubles des guerres de religion. A la fin du siècle, l'arrivée de l'Archiduchesse Isabelle et de l'Archiduc Albert rétablit une ère de prospérité. La destruction de la Grand-Place en 1695 marqua la fin d'une époque, mais elle permit la mise à exécution d'une splendide entreprise d'urbanisme qui allait faire de la Grand-Place le chef- d'œuvre d'architecture baroque que nous connaissons. L'histoire de Bruxelles aux XVIIIème et XIXème siècles fut avant tout celle de la capitale du pays. Une brève occupation par les armées du roi de France Louis XIV mise à part, la Ville fut la résidence paisible du gouverneur Charles de Lorraine. Des ensembles architecturaux d'un élégant classicisme vinrent l'embellir : la place Saint-Michel, future place des Martyrs, la place Royale et le quartier du parc de Bruxelles. En1789, Bruxelles jouera un rôle déterminant dans la Révolution brabançonne. Reconquise par les Autrichiens, elle ne tarda pas à être annexée à la France révolutionnaire. Bruxelles devint simple chef-lieu de département et perdit son autorité sur les communes avoisinantes. En 1800, la Ville ne comptait pas encore 70 000 habitants. La physionomie de la Ville se transformait : les boulevards extérieurs vinrent remplacer les remparts du XIVème siècle ; un éclairage public au gaz fit son apparition.
Bruxelles fut à la fois le moteur et le théâtre de la révolution belge de 1830 qui fit du pays un état indépendant. L'arrivée du roi Léopold Ier y fut suivie par l'ouverture du canal de Bruxelles-Charleroi, et en 1834 par la création de l'université libre de Bruxelles. La Ville devint un centre politique de brassage d'idées très actif, notamment en raison de séjours d'exilés illustres, tels Victor Hugo, Karl Marx. Dès le milieu du siècle, les grands travaux avaient repris de plus belle et transformaient Bruxelles en une capitale à l'architecture imposante : le voûtement de la Senne et la création des boulevards du centre précédèrent de peu les grands travaux d'édification du palais de justice de Poelaert (***). En même temps, et largement grâce au rôle personnel du bourgmestre Charles Buls, la Ville commençait à prendre conscience de l'importance de son patrimoine architectural ancien. La population de Bruxelles-Ville s'élevait à la fin du siècle à près de 200.000 habitants. L'art nouveau naissait à Bruxelles en ces dernières années du XIXème siècle. Le XXème siècle s'ouvrit sur d'autres grands travaux : la jonction Nord-Midi. Le territoire bruxellois changeait de caractère et de dimensions en 1921, par l'annexion de Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren. Aujourd'hui, Bruxelles est une ville d'une importance internationale. Les institutions européennes, l'OTAN ainsi que plus de 500 ONG y ont leur siège. Elle est le premier centre économique belge et son port est le cinquième de Belgique. C'est également une ville très cosmopolite, avec une immigration majoritairement méditerranéenne.
(*) De nos jours, la Senne, polluée par les égouts de la ville a été engloutie par l'urbanisation et n'est plus visible qu'aux abords de la cité. Elle est toutefois en cours d’épuration (installation de stations d’épuration) dans le cadre des exigences européennes et d’aucuns rêvent déjà de pouvoir lui rendre ici et là un parcours à ciel ouvert.
(**) En Néerlandais contemporain, marais se dit « broek » (prononcez : brouc) et salle se dit "zaal".
(***) La construction, dans le quartier populaire des Marolles, du palais de justice exigea de nombreuses expropriations, ce qui valut à l’architecte Poelaert le surnom de « Schieve Architek » (architecte tordu). Ce surnom devint, depuis cette époque, l’une des insultes bruxelloises des plus répandues pour qualifier quelqu’un d’incompétent.
(texte inspiré du site communal officiel dont référence dans les liens utiles)
Repères géographiques
La Ville de Bruxelles proprement dite couvre 7 quartiers :
- au nord : les anciennes communes de Laeken (code postal 1020), de Haeren (code postal 1130) et de Neder-Over-Heembeek (code postal 1120) (*);
- au centre : le centre historique (appelé le Pentagone), ceinturé par les grands boulevards qui épousent le tracé des anciens remparts, et le quartier Nord;
- vers l’est : le quartier européen;
- vers le sud : le quartier constitué des avenues Louise et Roosevelt qui se termine par le bois de la Cambre.
Elle s’étend sur une superficie de 32 km². C’est la commune bruxelloise la plus peuplée, puisqu’on y dénombrait, au 1/07/2005, 143.346 habitants, soit 14 % de la population de la Région bruxelloise. La Ville de Bruxelles exerce les compétences communales habituelles, mais pas seulement. En effet, en tant que capitale, elle bénéficie d’un statut particulier et supporte certaines charges supplémentaires : l’accueil de chefs d’Etat étrangers à l’Hôtel de Ville, par exemple. Cela explique pourquoi ses infrastructures et son budget sont plus importants que ceux d’autres communes de même dimension.
La ville de Bruxelles possède de nombreuses voisines : Evere, Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode, Etterbeek, Ixelles, Watermael-Boitsfort, Uccle, Saint-Gilles, Anderlecht, Molenbeek-Saint-Jean, Jette en Région bruxelloise, puis en région flamande : Wemmel, Grimbergen (Strombeek-Bever), Vilvorde, Machelen et Zaventem.
(*) : Les coordonnées (long/lat) de ces anciennes communes sont :
- pour Laeken : 4°21 E & 50°52' N
- pour Haeren : 4°25' E & 50°53' N
- et pour Neder-over-Hembeek : 4°23' E & 50°54' N
Illustrations, photos anciennes
Paris a sa tour Eiffel, Bruxelles a son Atomium ! Après près de deux ans de travaux commencés en mars 2004, le monument le plus emblématique de la capitale (avec sans doute le Manneken-Pis…) a été réinauguré en février 2006. La fantastique construction moléculaire conçue par l’ingénieur belge André Waterkeyn pour l’Exposition universelle de 1958 a retrouvé tout son lustre d’antan : ses neuf boules inoxydables scintillent de plus belle dans le ciel bruxellois. Un chantier exemplaire qui a coûté la bagatelle de 27,5 millions d’euros. A la fois moderne et respectueux de l’esprit de la fin des années cinquante, l’Atomium ouvrira ses portes au public sur six des ses neuf sphères vouées à des activités culturelles, ludiques ou… gastronomiques.
Familles notables
Les bourgmestres
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| - | - | - |
| Freddy THIELEMANS | 2001 - .... | - |
| François-Xavier de DONNEA | 1995 - 2000 | - |
| Freddy THIELEMANS | 1994 - 1995 | - |
| Michel DEMARET | 1993 - 1994 | - |
| Hervé BROUHON | 1983 - 1993 | - |
| Pierre VAN HALTEREN | 1975 - 1983 | - |
| Lucien COOREMANS | 1956 - 1975 | - |
| Frédéric Joseph VAN de MEULEBROECK | 1939 - 1956 | - |
| Adolphe MAX | 1909 - 1939 | - |
| Emile DEMOT | 1899 - 1909 | - |
| Charles BULS | 1881 - 1899 | - |
| - | - | - |
| Jules ANSPACH | 1863 - 1879 | - |
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A savoir pour vos recherches généalogiques
Pratique des recherches généalogiques à Bruxelles
Les recherches généalogiques pour la ville de Bruxelles s'effectuent :
- aux Archives de la ville de Bruxelles, rue des Tanneurs 65, B-1000 Bruxelles, téléphone : 32 (0)2 279 53 20 - télécopieur : 32 (0)2 279 53 29.
- aux Archives de l'Etat à Anderlecht, Quai Demets 7, B 1070 Anderlecht, Téléphone : 32 (0)2 524.61.15 Télécopieur : 32 (0)2 520.93.21, courriel : Archives.Anderlecht(arobase)arch.be
Tout d'abord, une précision : que trouve-t-on à Anderlecht concernant Bruxelles-(ville) ? Essentiellement les registres d'état civil et les registres paroissiaux de Bruxelles, microfilmés. On choisira donc Anderlecht si les recherches à effectuer ne sont pas limitées au territoire de Bruxelles-(ville) et que ces recherches "bruxelloises" se bornent aux actes "de base" que sont les actes d'état civil de naissance, mariage, décès ou avant 1796, de baptême, mariage et inhumation.
Ainsi, pour l'état civil du 19ème siècle, les microfilms des registres peuvent être consultés tant à Anderlecht qu'aux Archives de la ville proprement dites. Les tables décennales et les actes eux-mêmes sont consultables aux deux endroits. Si l'on désire approfondir les recherches au moyen, par exemple, des registres de la population, une visite au dépôt des Archives de la ville de Bruxelles, à la rue des Tanneurs, s'impose.
Pour les recherches sous l'Ancien Régime (avant 1796 donc) : disons-le immédiatement, les recherches à Bruxelles-(ville) ne sont pas simples. A nouveau, les recherches "de base" peuvent être effectuées tant à Anderlecht qu'au dépôt d'archives de la ville. Cependant, l'extrême difficulté des recherches à Bruxelles est constituée par le nombre de paroisses. Il y a un index par paroisse, établi, en gros, par période de 50 ans, avec des noms classés uniquement d'après la première letttre (quand ce n'est pas d'après le "nom de baptême", c'est à dire le prénom !). En outre, pour ne rien améliorer, ces index ne sont pas toujours d'une grande fiabilité.
Certains ouvrages permettent cependant de s'y retrouver plus aisément :
- le fichier complet de tous les mariages du 18ème siècle de Bruxelles, qui est consultable au cercle de généalogie "Service de Centralisation des Etudes Généalogiques et Démographiques de Belgique" (S.C.G.D.) par tous les membres de l'association.
- l'index "amélioré" de la plupart des paroisses de Bruxelles, qui est consultable au cercle de généalogie "Office Généalogique et Héraldique de Belgique" (O.G.H.B.) par tous les membres de l'association.
- le "fichier Chibert", consultable aux Archives de la ville de Bruxelles, fichier onomastique qui reprend de très nombreux actes des registres paroissiaux (mais sans être exhaustif).
Voici un rapide aperçu des divers registres. Ces registres débutent en :
- Sainte-Gudule : 1565 pour les baptêmes, 1482 pour les mariages et 1633 pour les inhumations
- Sainte-Catherine : 1586 pour les baptêmes, 1571 pour les mariages et 1635 pour les inhumations
- Saint-Géry : 1589 pour les baptêmes, 1603 pour les mariages, et 1668 pour les inhumations
- Saint-Jacques sur Coudenberg : 1618 pour les baptêmes, 1618 pour les mariages, les inhumations dépendent de Sainte-Gudule.
- Notre-Dame de Montserrat (Marolles) : 1689 pour les mariages
- Notre-Dame de la Chapelle : 1565 pour les baptêmes, 1562 pour les mariages, 1635 pour les inhumations
- Notre-Dame du Finistère : 1646 pour les baptêmes, 1646 pour les mariages, 1715 pour les inhumations
- Saint-Nicolas : 1618 pour les baptêmes, 1618 pour les mariages, les inhumations dépendent de Saint-Gudule
- Béguinage : 1597 pour les inhumations
- Carmes déchaux : 1700 à 1774 pour les inhumations
- Hôpital Saint-Jean : 1695 pour les inhumations
- Hôpital Saint-Pierre : 1794 pour les inhumations
- Eglise Genevoise : 1784 à 1789 pour les baptêmes, mariages et inhumations
- Eglise protestante : 1788 à 1793 pour les baptêmes et inhumations, et 1788 à 1792 pour les mariages
- Eglise luthérienne : 1761 pour les baptêmes et les mariages, 1768 pour les inhumations
Un ouvrage à conseiller : "Guide des généalogistes aux Archives de la Ville de Bruxelles", par Michel Vanwelkenhuyzen. L'ouvrage peut également être acquis par correspondance auprès des Archives de la ville de Bruxelles.
Le généalogiste Jan Caluwaerts a publié la liste des personnes admises à la bourgeoisie de Bruxelles : "Poorters van Brussel - Bourgeois de Bruxelles 1350-1795" avec notamment un tome couvrant les années 1695-1795 et un tome couvrant les années 1600-1695. Il s'agit d'un ouvrage à l'intérêt inestimable pour tout généalogiste recherchant des ancêtres bruxellois admis à la "civilité" de la ville.
Adresse de l'administration communale
Grand-Place - 1000 Bruxelles
Coordonnées des Archives de la Ville
Rue des Tanneurs 65 - 1000 Bruxelles tél. 02 279 53 20 - fax 02 279 53 29
Renseignements pratiques Les Archives sont ouvertes du lundi au vendredi de 8h à 16h. Fermé le week-end et jours fériés.
Accueil : tél. 00.32.2 279 53 20 – salle de lecture : tél. 00 32 2 279 53 18 – secrétariat : tél. 00 32 2 279 53 22
Bus 48, 20 / Métro Anneessens / Trams 23, 52, 55, 56, 81 arrêt Anneessens; 91, 92, 93, 94 arrêt Palais de Justice / Trains gares du Midi et Centrale
Liens utiles (externes)
- http://www.brussel.be : Site officiel
- http://arch.arch.be : Site des Archives de l'Etat
- http://www.scgd.net/index.php : Site du S.C.G.D.
- http://www.oghb.org/ : Site de l'O.G.H.B.
- http://www.donnees-genealogiques.eu/ : Site personnel de dépouillements d'anciens registres paroissiaux et d'état-civil.






