Algérie - Relizane

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Relizane
Blason Relizane.jpg
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région {{{Région}}}
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Daïra {{{Daïra}}}
Code postal
Population hab. ()
Superficie
Densité hab/km²
Nom des habitants
Altitude
Point culminant
Coordonnées (long/lat)
Localisation



H
Histoire.pngistoire de la commune

Histoire ancienne

L’histoire de Relizane remonte à L’époque des royaumes des Numides qui se situe entre 203 et 213 avant J.C.
Son ancien nom était Mina qui tire son origine de l’appellation de Oued -Mina sur lequel est située Relizane.
La région de la Mina connait sous la domination romaine qui a duré prés de cinq siècles, son apogée dans le développement agricole et commercial en raison de la fertilité de ses terres et de la richesse de son sol.
L’islam a fait son apparition dans la région de l’Ouest en 681.
en 719-720 les tribus de la Mina étaient toutes reconverties à l’islam avec l’arrivée de Moussa-Ibn-Nassir.


Présence française

Algerie1830-1962.JPG

En juin 1853, La Désirade est le bateau qui relie Marseille à Oran et sur lequel se trouvent les premiers pionniers, arrivant du Gard et spécialement de l’arrondissement du Vigan. Par voie d’affiche on les a encouragés au départ pour faire fructifier des terres et pour apporter une civilisation après l’effondrement de la Régence Turque d'Alger.

Ils débarquent à Oran avec bagages, outils, chariots et même mulets.
Bien vite, ils se dirigent vers ce centre de colonisation nouvellement créé, et occupé seulement par les soldats.

En 1844, le Génie français avait réparée l’ancien barrage

Le lieutenant Boniface accueille les Français, les installe sommairement.
Pour eux on a pu dire comme Pierre Dumas : « qu’entre la France et l’Algérie, la Méditerranée n’est pas une barrière, mais une route ». Mais une route… vers l’inconnu, le désert, les fièvres, en somme vers ce pays qu’on appelle déjà « La petite Cayenne ».

La création de Relizane date d'un décret impérial du 24 janvier 1857. Auparavant, Relizane ne consistait que dans sa redoute, le fortin actuel.

Inutile de dire que ses débuts furent extrêmement pénibles ; de par son climat d'alors surtout, Relizane était tellement déshérité qu'il méritait bien vite et pour longtemps le peu favorable surnom de "Cayenne de l'Algérie". Une plaine aride, parsemée de marais pestilentiels, quelques touffes de tamarins et de lauriers-roses aux abords de la Mina ; des jujubiers touffus sur l'emplacement actuel de la ville tel était le décor général et particulier de ce que l'on avait choisi pour l'installation d'un centre dont aujourd'hui l'avenir est certain et dont la prospérité économique atteint actuellement un degré envié.

Point n'est besoin de dire que nous devons un tel succès aux premiers colons qui vinrent planter dans un tel milieu les jalons de la civilisation et les germes du progrès par le travail, la persévérance, le courage à toute épreuve.

Recherche d'eau

Honneur à ces braves, honneur à leur mémoire. A cette époque, comme aujourd'hui la question de l'eau était la plus angoissante ; il fallait aller chercher l'eau d'alimentation à Zemmorah, distant de vingt kilomètres et quand le convoi arrivait, chacun recevait une très minime part, et le soleil était terrible.

Plus tard on eut recours à un puits creusé en aval du barrage et dont les eaux étaient filtrées uniquement par le sable des berges.

En 1859, on répare le barrage de la Mina et les anciens canaux turcs. La zone irrigable est augmentée, la culture du coton trouve d'ardents promoteurs chez M. d'Armagnac et le colonel Faure.

A cette date remonte la création du premier syndicat administratif des eaux de la Mina et la construction du premier filtre qui donne de l'eau à peu près potable à proximité de la ville (emplacement actuel de l'usine à gaz).
Des pistes sont tracées sur Mascara, Mostaganem,Tiaret.

Sur la place de l'Horloge (actuellement marché aux légumes), on édifie une halle aux grains et crée les jardins qui entourent le Nord de la ville ; grâce à la prospérité des cultures cotonnières, en deux ans, une notable aisance apparaît à Relizane.

Puis survient un arrêt fort compromettant dans l'essor de la ville :
1864 est douloureusement marqué de deux graves épreuves : une invasion de sauterelles et l'insurrection des Flittas qui éclate le 11 mars.
Tous les habitants, doivent en hâte, se réfugier au Fortin et les colons de la plaine sont avisés de les rejoindre sans perdre une minute, tous n'ont pas le temps d'obéir ; les retardataires sont massacrés sans exception.
Un seul, de mémorable souvenir, M. Granet, parvient à se sauver avec son jeune fils en résistant avec un courage inouï aux assauts de l'ennemi, dans la ferme Cazalis, appelée depuis ce beau fait d'armes, la ferme de la Résistance. L'arrivée de la colonne Lapasset dégageait enfin Relizane et, dans la même année, l'armée, qui venait de sauver son œuvre, la transmettait à l'autorité civile qui allait en prendre charge.

L'année 1865 fut spécialement consacrée à réparer les dommages de l'insurrection, c'est à cette date également qu'il faut placer la construction de bâtiments qui, longtemps, servirent de Mairie, justice de Paix et Eglise.
Les travaux d'ouverture de la route nationale et de celle de Tiaret sont poursuivis ; on commence les travaux de la ligne ferrée.

Les années 1868 et 1869 sont marquées de résultats heureux :
le chemin de fer est inauguré, le pont de la Mina ouvert à la circulation enfin, le service des Ponts et Chaussées établit la machine qui, élevant l'eau dans trois grands bassins à filtre, permet d'alimenter les abreuvoirs et les fontaines de la ville.

Le réseau des canaux d'irrigation étant terminé, on commence aussitôt un système de canaux d' assèchement destiné à faire disparaître, avec les marais de la plaine, la malaria, cause de tant de décès.

Le 6 juillet 1869, Bouguirat cesse d'être une annexe de Relizane et devient commune de plein exercice.

En 1870, on construit l'abattoir actuel, et le 15 juin le tronçon Relizane-Orléansville est livré à l'exploitation.

Enfin le 5 janvier 1871, c'est-à-dire quatorze ans après sa création, Relizane naît à la vie municipale. Mr Agard est son premier maire.

L’émigration espagnole, elle, est importante durant la période 1870 - 1880. Ces natifs d’Ibérie sont attirés par ce pays, qui ressemble beaucoup au leur et ceux-ci savent tailler la vigne ; ce sont des défricheurs, arracheurs de bois, charbonniers.
J. J. Jordi a écrit que « le peuplement de la plaine de Relizane s’est fait au moins autant par suite de la poussée des colons d’Oran que par le déplacement des colons de Mostaganem ».
En 1886, les Espagnols de Relizane sont plus nombreux que les Français : 1952 contre 1004.

Des Piémontais, aussi, sont arrivés à Relizane, certes en moins grand nombre que les Espagnols. Comme à d’autres européens, on leur a fait miroiter l’Eldorado brésilien, puis on leur propose le départ vers l’Algérie, toute proche et certains, nommés Mazzia, originaires de Biella, dans la région de Turin, se mettent au service d’entrepreneurs italiens comme les Bellia, déjà installés à Relizane. Comme on le sait, ils sont des champions dans le bâtiment et les travaux publics. Ils créeront des entreprises de constructions, des fabriques de carrelage, qui deviendront très vite florissantes

Ces premières années sont dures, à Relizane, tant pour l’élément européen que pour les autochtones. Cette ville est touchée par la famine en 1866 et le choléra, en 1867, a aggravé la mortalité qui représente six fois plus de décès que de naissances.

En plus des familles qui vont cultiver leur concession, la colonisation capitaliste s’installe, sur la rive droite de la Mina, comme le souhaitait Napoléon III, par le truchement de la Société Générale Algérienne, au désespoir des colons de Relizane.

Ceux-ci se livrent à la culture du blé, de l’orge, du tabac et bientôt du coton, ces deux dernières cultures seront abandonnées au début du XXème siècle.

La vigne avec des périodes fastes et également difficiles fait son apparition, tandis que les agrumes feront la richesse de la région grâce à l’irrigation, bien ordonnée.

Et Relizane a bientôt sa banque locale, exemple rare en Algérie, le Comptoir d’Escompte, qui, en accordant des crédits contribue à la prospérité de la ville et de la région.

Francine Dessaigne, qui nous a laissé de bons livres sur notre Algérie, a écrit dans « Journal d’une mère de famille pied-noir », ce qu’elle a vu à Relizane en 1950 :
«Relizane avait à cette époque un maire conscient de ses devoirs, dont la sollicitude municipale se manifestait dans les moindres circonstances de la vie de ses administrés. C’est ainsi, qu’il avait songé à adoucir les rigueurs de l’été les plus durs qui soient, en mettant des jets d’eau et créant de beaux jardins publics qu’il arrivait à entretenir verts au plus fort de la chaleur. Lorsqu’il fait 45 degrés à l’ombre, voir et entendre l’eau qui coule est presque aussi rafraîchissant que de la boire.

Le marché couvert


Il pensait à leur santé. Il avait fait construire un marché couvert en béton où les étalages de légumes rivalisaient de propreté avec ceux des bouchers. Les petites boutiques pourvues de réfrigérateurs, de vitres et de carreaux de faïence blanche, recevaient tous les européens et tous les indigènes.
D’autres, fidèles à l’habitude, préféraient le marché à la viande qui se tenait près de la Mosquée ».


Repère géographique.png Repères géographiques

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Carte Michelin Relizane.jpg

Plan de la ville

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Relizane plan.jpg

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

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Familles notables.png Notables

Les Maires jusqu'en 1962

  • Agard - premier maire 5 janvier 1871 (14 ans après sa création).
  • Slave Victor - 1872 - 1891 (décès).
  • Carriol.
  • Ahmed BENHAMMOUDA, 1959-1962, négociant, premier maire français musulman, assassiné à Mostaganem le 6 avril 1962. Il fut également adjoint au maire en 1953. Il est le créateur de la Bonneterie Ouvrière de l'Oued Mina (BOOM) qui fonctionne toujours.

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  • Relizane Carrefour de passages priviligiés Revue P.N.H.A n°90 Editions du Grand Sud -34070 Montpellier

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