Algérie - La Calle

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La Calle
Algérie - La Calle - Blason.png
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Wilaya {{{Wilaya}}}
Daïra {{{Daïra}}}
Code postal 36100
Population 5000 hab. (1962)
Superficie
Densité hab/km²
Nom des habitants Callois, Calloises
Altitude
Point culminant
Coordonnées (long/lat) 8°26'36"E / 36°53'44"N
Localisation


H
Histoire.pngistoire de la commune

Histoire ancienne

La Calle, près de la frontière tunisienne, n'est pas née de l'expédition française de 1830. En effet, le drapeau du roi de France flottait sur la Berbérie depuis bien des années auparavant.

Son emplacement se situait sur celui de Tuniza, ville mentionnée sur des voies de l'empire romain, dressée au III° siècle.
Tuniza, dans l'antiquité punique et romaine, du berbère "Tounes" ou bivouac, devint Marza El Kharaz "le port aux breloques", puis Mers El Djnoun, port de la baie, et La Calle de massacres, et finalement La Calle ou bastion de France, le plus important de tous les comptoirs de pêcheurs de coraux.

Déjà, vers 1286, où le commerce et la pêche au corail donnait au "port aux breloques" une prospérité importante, La Calle servait de havre aux navires, grâce à sa presqu'Île allongée, parallèle au rivage, qui en faisait un abri naturel, que la providence semblait avoir pour les navigateurs, sur cette côte inhospitalière.
Le sol riche en souvenirs recèle d'innombrables vestiges de civilisations éteintes et nous rappelle, si besoin était, que des pêcheurs de corail, Corses, Méridionaux et Français ont été à partir de 1450, les pionniers de l'installation Française en Algérie.

La « Cie marseillaise des Concessions d'Afrique » s'installe en 1450 sur la cote Barbaresque entre Bône et Tunis et installe le « Bastion de France » à la Calle. Les Français y pêchent le corail et font le commerce du cuir de la laine de la cire, etc....

Présence turque

Algerie (Berbérie) 1515-1830.JPG 1515-1830 Berbérie

Vers 1553, Thomas Lincio (ou Lenci), dit Thomas Lenches, riche négociant, ancien patron de bateaux, d'origine Corse, mais demeurant à Marseille, obtient du Dey l'autorisation d'installer sur le Bastion de France La Calle, une compagnie de pêche, et de cueillir le corail : "La compagnie marseillaise "des concessions d'Afrique"). Il reçut du Roi de France, l'accréditation, pour représenter la France sur la côte barbaresque (du Cap Rosa au Cap Roux)

Plusieurs fois, détruit et relevé (consécutif aux pillages et aux attaques des autochtones et des corsaires) la concession de pêches changea souvent de mains. Ce comptoir sera évacué de 1799 à 1816 sur l'ordre du Bey de Constantine.

Présence française

Algerie1830-1962.JPG 1830-1962 Algérie

En 1836, Berthier de Savigny, à la tête de 40 cavaliers fut accueilli avec enthousiasme par les Arabes qui les attentaient pour recommencer la pêche au corail.

L'Algérie conquise par la France, La Calle se peupla peu à peu.
Revenus nombreux, les corailleurs logeaient dans leurs barques. On releva les ruines de la presqu'île et, sur l'emplacement actuel de la ville, on construisit des baraques en planches.
Plus tard, on traça le plan de la future agglomération et on concéda des lots.

Mgr. DUPUCH fut si heureux de voir s'accroître la petite chrétienté qu'il vint, le 29 avril 1843, consacrer cette petite église qui depuis si longtemps avait servi de chapelle à l'ancien établissement , français de la pêche du corail.

En 1851, l'hôpital commencé en 1843 est inauguré, avec sa chapelle, comme hôpital civil et militaire.

En 1853, deux sœurs de la Doctrine chrétienne font l'école dans un ancien café.

C'est le 16 octobre 1876 qu'eut lieu la pose de la première pierre de l'église de La Calle.

Une usine de fabrication d'ébauches de pipes de bruyère, des Frères GIORDANNO, une usine de taille de bouchons et de traitement du liège, de la famille MIRANDA. Des exploitations agricoles, vinicoles, maraîchères, assuraient, avec la mise en conserve de sardines et de crevettes, le complément d'activité journalière de la population, estimée à environ 5.000 personnes (européens et musulmans).

A noter que la ville de LA CALLE était le siège de la commune mixte, du même nom, dirigée par un Administrateur nommé par le Gouverneur général et son territoire s'étendait jusqu'à la frontière tunisienne.

Le petit port de la Calle faisait corps avec un paysage où le vert des forêts de chênes-lièges s'harmonisaient avec l'azur marin . Il était un coin délicieux et l'on retrouvait, dans ses environs proches, de nombreux vestiges de civilisations éteintes.

(extrait de P.N.H.A Revue du 11/1991)texte de Edmond LEPAGE - Enfant de LA CALLE.

Repères géographiques

Cliquez sur la carte pour l'agrandir

A 86 kilomètres de Bône, sur la route qui menait à Tabarka et Tunis par le bord de mer et Aïn Draham par la montagne, on voyait apparaître du haut de la colline qui dominait la ville d'une centaine de mètres, une mer d'un bleu éblouissant, le Cap Gros qui enserait la rade des Romains toute proche, ainsi que la plage de sable fin et son île maudite.

Carte Michelin La Calle.jpg

Démographie.png Démographie

Année
Nombre
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1848
281
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Illustrations - Photos anciennes.png En photos


Monuments et sites classés

Voir Galerie photos de la Calle sur l'Amicale des Callois

Familles notables.png Notables

Les Maires jusqu'à 1962

Les Notaires

Les Curés

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

A partir de 1962 :

A.P.C (Assemblée Populaire et Communale dirigée par un Président)

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

Les cimetières

El Kala (ex-la Calle)
A -Chrétien -Le cimetière se trouve dans un site merveilleux, dominant la mer. Vu de la colline, le panorama fait rêver. Dès que l'on pénètre dans les lieux, malheureusement le décor change !
Une famille totalement démunie occupe la maison du gardien, transformant l'ensemble en bidonville, avec basse- cour s'éparpillant gaiement sur les sépultures ! Cela serre tout de même le cœur ! Aucune profanation n'est constatée. Le temps fait son œuvre. Toutes les chapelles sont murées, pour éviter l'occupation des lieux par les vagabonds. Ce cimetière peut être sauvé et réhabilité, si les anciens Callois qui ont la chance de posséder encore des lieux corrects le souhaitent. Réagissez anciens habitants de ce beau village, réunissez-vous en Amicale à l'échelon national, et, avec l'ASCA et les services du Consulat Général d'Annaba, rendez à vos ancêtres la dignité qu'ils meritent.
B-Juif- Le cimetière a été saccagé, mais nous n'avons pas constaté de trace de profanations récentes. Les marbres ont été arrachés. Cependant, les sépultures oubliées depuis , ont subi l'assaut du temps et des intempéries. Un grand sentiment d'impuissance nous étreint... L'ASCA pense que ce lieu devrait être recouvert d'un tumulus. Anciens Callois de confession Israélite, regroupez-vous en amicale, consultez-vous ; nous vous aiderons.

Remarques


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