79253 - Cahier de doléances - Saint-Georges-de-Noisné

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Extrait de Département des Deux-Sèvres: Cahier de doléances des sénéchaussées de Niort et de Saint-Maixent, et des communautés et corporations de Niort et Saint-Maixent pour les États généraux de 1789, Léonce Cathelineau , Imprimerie G.Clouzot - Niort , 1912 , 463p.


SAINT-GEORGES-DE-NOISNÉ

Dép. : Deux-Sèvres. — Arr. : Parthenay. — Cant. : Mazières-en-Gâtine.

Gén. : Poitiers. — Elect. : Saint-Maixent. — Dioc. : Poitiers.

Justice de la Blanchardière, commune de Saivre.

Princip. cult. : blé, bois.

Seigneur en 1750 : N...

Popul. en 1790 : 1,281 habitants.

Taille : 9,854 L 10 s (princip. : 4,819 L 10 s ; access. : 2,269 L ; capital. : 2,766 L).


PROCÈS-VERBAL

Date : 1er mars 1789.

Président : Louis Bordier, syndic.

Population : 250 feux.

Comparants: Allonneau la Bruchelière,Jacques.Garandeau,Jean Peltier, Pierre Brault, François Derré, Jean Coutineau, Pierre Marteau, Pierre Chaigne, autre Pierre Chaigne, Etienne Chaigneau, Jean Brangier, François Charron, Etienne Cail, Pierre Dupuy, Jacques Pérotin, Louis Jorigné.

Députés : Jean Brangier, Louis Jorigné, et Jean Peltier.

Suivent 10 signatures.


CAHIER DE DOLÉANCES

Cahier de la paroisse de Saint-Gcorges-de-Noisné, plaintes et doléances de ladite paroisse.

Pour reconnaître dans toute son étendue le bienfait que le meilleur des Rois vient d'accorder au Tiers état de son Royaume, en conséquence de ces ordres, tous les habitants de la paroisse de Saint-Georges-de-Noisné, ont adressé au ciel d'une voix unanime, leurs voeux les plus sincères pour la prospérité de l'État, la gloire et la santé du prince chéri qui nous gouverne et qui mérite à plus d'un égard le juste titre de modèle des rois.

Nous souhaitons, pour le bien général, qu'il n'y ail que deux sortes d'impôts, l'un sur les possessions et l'autre industriel, et que la répartition en soit faite sur tous les ordres du royaume.

A l'égard de la corvée, nous désirons qu'elle continue d'être faite par entreprise, mais aussi que tous les sujets du Prince y contribuent en raison de leurs propriétés, de leur fortune ou de leur commerce.

Nous désirons qu'il n'y ait à l'avenir dans notre paroisse qu'un seul et même rôle pour toutes les impositions sous quelques dénominations qu'elles soient, et que, pour ne pas exposer les collecteurs à perdre les avances qu'ils sont souvent obligés de faire, que la propriété réponde desdites impositions et non le fermier.

Qu'à l'avenir les collecteurs soient tenus de compter leur recette à un seul receveur établi dans la capitale de sa Province, conséquemment, les autres receveurs des villes particulières supprimés. On pense que le produit résultant de cette suppression verserait des sommes considérables dans les coffres de Sa Majesté.

Comme aussi il est à désirer que les curés de campagne où le casuel est très modique, ainsi que leurs revenus, soient fixés à une pension savoir : tout curé à quinze cents livres, et tout vicaire à six cents livres ; que les bénéfices qui excéderont cette somme soient affermés pour être, le surplus, payé entre les mains des collecteurs, et, par ces derniers, au receveur de la province, et quant à ceux dont le revenu ne joindrait par la fixation ci-dessus, que le surplus leur serait compté pas les collecteurs de sa paroisse.

Qu'il est de la sagesse de la Nation de réduire le haut clergé à des pensions honnêtes, savoir : les archevêques à quinze mille livres ; les évêques à dix mille livres ; les abbés commandataires et les communautés rentées supprimées, les individus qui les composent pensionnés et leur bien mis à bail pour être, les revenus, employés à acquitter les dettes de l'État.

Nous demandons l'agrandissement de l'hôpital de Saint-Maixent ; que les blés destinés pour cette ville et qui passent dans celle de Niort, restent pour cette première ; que les pauvres étant en grand nombre, cette demande est indispensable.

Nous souhaitons également que dans chaque paroisse il soit établi des bureaux de charité pour que les pauvres de chacune soient soulagés par elle et non par d'autres, lesquels bureaux seront administrés par des notables nommés à cet effet par la commune.

Qu'il est à désirer que dans toute l'étendue du Royaume qu'il ne soit connu qu'un même poids et une même mesure.

C'est notre souhait.

A Saint-Georges, ce premier mars 1789.

(Suivent 10 signatures, celles de : Jean Brangier, Louis Jorignet, Jean Peltier, députés ; Bordier, syndic, etc.)