68298 - Sainte-Marie-aux-Mines
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| Sainte-Marie-aux-Mines | |
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| Informations | |
| Pays | |
| Région | Alsace |
| Département | Haut-Rhin |
| Canton | Sainte-Marie-aux-Mines |
| Code INSEE | 68298 |
| Code postal | 68160 |
| Population | 5816 hab. (1999) |
| Nom des habitants | Saint-Mariens Saint-Mariennes |
| Superficie | 4500 hectares |
| Densité | 128 hab/km² |
| Point culminant | 1210 m |
| Altitude | 375 m |
| Coordonnées (long/lat) | 07°11'05"E/48°14'51"N |
| Localisation | |
| Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune (vert = commune partagée entre plusieurs cantons) | |
Sommaire |
H
istoire de la commune
Les documents l'appellent en latin S.MARIAE, S.MARIA AD FODINAS.En l'An II de la République Française MONT LIBRE, puis VAL-aux-MINES.
En allemand MARKIRCH ou MARIAKIRCH.
Les origines du nom "Sainte-Marie" est une invocation à la Vierge protectrice des mineurs, et "Mines" souligne l' importance des mines d' argent principalement.
Cette localité est mentionnée dès 1078.
La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, dont le centre principal est Sainte-Marie-aux-Mines, pousse les derniers contreforts de ses versants jusque vers Sélestat. L'entrée en est défendue par la ruine de l'Ortenburg, très belle dans son vêtement de granite : son dernier possesseur fut la célèbre famille de Choiseul. Sur le versant opposé est situé le coquet village de Châtenois, et un peu plus loin, s'ouvre le Val de Villé. Sainte-Marie-aux-Mines est nichée au fond de la principale vallée, à 400 m d'altitude, tandis qu'en aval, trois vallées affluentes se faufilent au cœur de la montagne, les trois vallées de Rombach, celle du Petit Rombach étant couronnée par la ruine du château d'Echery pittoresquement perchée sur son socle de granit témoin d'un passé glorieux et souvent sanglant.
Penchons nous sur ce passé.
A partir du VIIe siècle de notre ère, l'histoire légendaire cède le pas aux textes et ceux-ci, nous livrant leurs sources, permettent de donner quelques précisions.
Parmi les vallées vosgiennes, il en et peu dont l’histoire soit aussi intéressante et cependant aussi peu connue que celle de la vallée de Lièpvre ou de Sainte-Marie-aux-Mines.
Le Val de Sainte-Marie-aux-Mines doit son origine à deux monastères qui ont été, comme en de nombreuses régions montagneuses, les agents de peuplement et de colonisation.
Le premier de ces monastères est mentionné dans une donation de Charlemagne, de 774. Par celle-ci, Charlemagne fit don à l'abbé Fulrade de Saint-Denis, de vastes territoires dans la haute vallée de la Lièpvrette. Ces derniers, composés surtout de forêts et de pâturages furent partagés en 6 «villarés » sur chacun desquels fut élevée une chapelle. Fulrade qui possédait 7 autres monastères, décida d'installer un certain nombre de ses moines sur ses terres alsaciennes. Avec eux s'établirent les serfs sans doute originaires de Saint-Dié et des régions environnantes. Ces moines et leurs paysans constituent le premier embryon de population de Fulrade-Villare, c'est-à-dire de Lièpvre. La preuve de ce premier établissement nous est donnée par la construction d'un chemin reliant l'Alsace à la Lorraine, ancêtre de l'actuelle route du col. Les moines défrichent, déboisent et commencent la mise en Culture. Les paysans se groupent en chaumières.
Un second monastère, le couvent d'Echery, joue également un rôle capital dans le peuplement de la vallée. D'après Richer, archidiacre de Metz, moine de Moyenmoutiers, Blidulphe, cherchant un lieu de retraite, le trouve à l'emplacement de l'actuel Saint-Pierre-sur-l'Hâte, sur les terres du comte d'Alsace Luitfeld. Les fils accordent vers l'an 885 à Achéric, toutes les possessions et tous les serfs de la vallée. Ces possessions s'étendent de Saint-Pierre-sur-l'Hâte à Saint Blaise nommé Saint-Guillaume, à l'époque. Ainsi se constituent les petites communautés religieuses d'Echery et du vieil Echery. Entre ces deux hameaux s'étend la « Mark » inculte, à l'emplacement actuel de Markirch ou Sainte-Marie.
Le territoire de la communauté d'Echery se développe beaucoup plus rapidement que celui de Lièpvre, car en plus de l'élevage et de la forêt, les moines découvrent rapidement des mines d'argent, et c'est ainsi que se constituent les hameaux du Rauental et de la Petite-Lièpvre. Au XIIIe siècle et jusqu'en 1381, la famille d'Eckerich unifie la vallée.
Quant à Sainte-Marie-aux-Mines proprement dit, les renseignements sont assez flous.
Entre les bans du vieil Echery et de Saint-Blaise, sur une distance de 3 à 4 kilomètres s'éparpillaient quelques maisons, les unes près de la Lièpvrette, les autres sur les flancs de la montagne, ainsi qu’une Sancte Merien Kirche ou Sanct Meryen Kirch, ou bien une Capella Mariae dédiée à la Vierge, et qui aurait existé à l'emplacement de l'ancienne gare.
Au début du XVe siècle, nous retrouvons la vallée partagée entre les Ducs de Lorraine qui possèdent la « Welsche Sitt », et la dynastie des Ribeaupierre, qui sont les maîtres de la « Ditschi Sitt ». La lièpvrette marque la frontière. La rive gauche est lorraine et administrée par un « officier de Saint-Dié ». La rive droite est allemande et appartient aux Ribeaupierre vassaux de la Maison de Habsbourg d'Autriche. Sur la rive droite domine l'industrie minière avec afflux de population germanique, saxonne et palatine. Sur la rive gauche, l'agriculture et l'élevage restent prépondérants avec quelques industries artisanales : tisserands, passementiers, boutonniers, tanneurs et couteliers, utilisant la force vive et la pureté des torrents.
Les XVe et XVIe siècles sont, par excellence, la grande époque de l'exploitation minière sur laquelle il vaut la peine de s'étendre. En fait, l'exploitation, sans la faire remonter à l'époque romaine, semble avoir été très ancienne, à en juger par la manière dont certaines galeries ont été taillées. Mais ce n'est que du XIe siècle que datent les documents qui nous fournissent l'histoire. Les premiers solitaires d'Echery découvrirent près du Rauental des mines d'argent, qu'ils ouvrirent, firent valoir et dont ils retirèrent un grand profil. II semble que pour des raisons d'ailleurs inconnues, l'exploitation cessa au XIIIe siècle, pour ne reprendre que dans la deuxième moitié du XVe.
Au faîte des montagnes qui entourent Sainte-Marie se trouve du granite, du porphyre et de la serpentine, plus bas, des couches de Gneiss d'Urbeis entrecoupées de calcaires et des gneiss granitifères à grains plus ou moins gros. Trois grandes failles, une à chaque zone de contact entre le gneiss et le granite, la troisième séparant le granite amphibolique du granite porphyroïde prouvent la violence des mouvements tectoniques et l'intensité de la minéralisation. C’est au milieu des gneiss que se rencontraient les filons métalliques d'argent, de cuivre jaune et azuré, de plomb, de cobalt, de blende et d'arsenic, situation comparable à d'autres vieilles montagnes hercyniennes de l'Europe moyenne, en Saxe par exemple. D'après le minéralogiste Montet : « Si l'on excepte l'or et l'étain, il n'y a point d'espèce de métal, mines et minéraux, que les filons de Sainte-Marie n'aient produits ». Et il fait un éloge plus complet encore : « Ceux qui ont quelque connaissance de l'histoire de l'exploitation des mines, reconnaîtront celle de Sainte-Marie-aux-Mines comme une des plus anciennes et des plus considérables exploitations du monde, et qui les surpasse peut-être toutes par la variété et la quantité prodigieuse de mines et minéraux qu'elle a fournie. Presque les plus beaux morceaux de toutes les espèces qui composent les collections minéralogiques des princes sortent de cette exploitation. Il y a en Allemagne des mines productrices d'argent, mais il n'y a peut-être jusqu'ici que celles de Sainte-Marie qui aient donné ce métal sous tant de qualités différentes ».
Pendant que prospéraient puis périclitaient les mines, Sainte-Marie fixa définitivement son statut. Au traité de Westphalie en 1648, Sainte-Marie-Alsace devenait française et construisait l'église Saint-Louis grâce à une donation de Louis XIV, le Roi-Soleil, lors d'une visite en 1674. Par contre Sainte-Marie-Lorraine restait partie intégrante du duché de Lorraine et cela jusqu'à la mort de son duc Stanislas Leczinski, en 1766. La Révolution
française devait achever l’unification en créant une seule communauté par la jonction en janvier 1790 des deux paroisses jusqu'alors distinctes, de Sainte-Madeleine et de Saint-Louis. De nos jours, le visiteur se fait difficilement une idée de l'état florissant de la ville et de ses environs pendant les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Outre les fameuses mines d'argent, les draperies, coutelleries, tanneries, bonneteries, fabriques de cobalt, galons d'or et d'argent faisaient le renom de la cité. Mais au XVIIIe siècle devait se développer une autre industrie : le textile. Elle fut introduite par le Mulhousien J.G. Reber, en 1755, et Sainte-Marie était devenue, comme chacun le sait une des places maîtresses dans la fabrication des tissus de haute qualité, mais cela à travers bien des vicissitudes.
De 1755 â 1825, siamoises, mouchoirs et cravates étaient les articles essentiels.
En 1825 une véritable révolution se produisit : le Guin-Gham, un tissu fantaisie supplante la siamoise. D’origine hindoue, plus exactement bengalaise, c’était un tissu de coton haut en couleurs et luisant. Son renom fut immense et fit du même coup la réputation de Sainte-Marie, sur le marché mondial. Le textile francisa Sainte-Marie plus que ne l'avait fait le traité de Westphalie. Les grandes maisons parisiennes envoyèrent des représentants qui associèrent étroitement nos fabriques au marché parisien. début d'une solide collaboration entre la haute couture et nos fabricants qui ont assuré à l'article de Sainte-Marie sa place sur le marché textile international et cela, malgré les aléas du grand commerce. De 1825 à 1840, avec des hauts et des bas, le guinguamp se maintint. La population atteignit son plafond de 12.500 habitants et Sainte-Marie-aux-Mines était alors la troisième ville du Haut-Rhin.
A partir de 1840 une troisième période s'ouvrit : tout en n'abandonnant pas complètement l'article en coton, les industriels habiles se mirent à fabriquer le casimir écossais, les valencias et les mérinos écossais. A côté des articles tout-coton la fabrique faisait des robes de laine, des écossais et des cravates mi-soie. Peu à peu, la laine détrôna le coton, de sorte que l'industrie cessa d'être une industrie cotonnière, pour se consacrer presque uniquement à la fabrication des tissus de laine, comme par le passé, cette fabrication resta originale par l'objet qui est la « haute-nouveauté », spécialement écossais et lainages légers pour les vêtements féminins. En plus des tissages, l'industrie sainte-marienne possède, de longue date également, de grands établissements d'apprêt, de teinture et de blanchisserie, en un mot, de finissage des tissus. L'importance qu'ont acquise ces entreprises la qualité de leur travail sont telles, qu'elles furent alimentées non seulement par l'industrie de la vallée mais également par des tissages originaires des centres français les plus éloignes.
A plusieurs reprises, il a fallu aux fabricants beaucoup d'audace, d'initiative, de finesse pour orienter vers de nouvelles bases de travail le textile et conserver à Sainte-Marie-aux-Mines sa réputation mondiale de « ville du beau tissu ».
A la suite de la crise textile, de nombreux établissements ont été fermés et les responsables locaux ont dû s'orienter vers l'implantation de nouvelles industries, mais malgré ces fermetures, Sainte-Marie-aux-Mines produit encore actuellement plus de deux millions de mètres de tissus haute-nouveauté et a conservé son titre.
Mais revenons en arrière pour les principaux faits historiques. De l'année 1635 à 1648 il n'y eut pas d'événements remarquables à citer ; la vallée avait été tellement appauvrie par les exactions des soldats suédois et la peste, qu'il fallut un certain nombre d'années de tranquillité pour donner de nouveau quelque activité à la ville de Sainte-Marie-aux-Mines.
La réunion de l'Alsace à la France, en 1648, n'influa pas d'une manière notable sur la position de la vallée de Lièpvre, car, outre que le côté lorrain resta toujours au duc de Lorraine, le côté alsacien resta sous l'administration des seigneurs de Ribeaupierre et puis sous celle des ducs de Deux-Ponts, leurs successeurs, et tous les actes continuèrent à se faire en leur nom, et la justice se rendait comme auparavant par le « Landrichter », nommé par le seigneur de Ribeaupierre. Le roi de France entrait seulement en lieu et place de l'empereur d'Allemagne comme suzerain.
Déjà en 1653 l'église réformée allemande s'était constituée à Sainte-Marie-aux-Mines, par l'arrivée successive d'un assez grand nombre d'ouvriers allemands, originaires des cantons de Berne et de Zurich, mais ce ne fut qu'en 1666 que leur fut accordé un pasteur en la personne de Jean Bischoff.
L'an 1668 Charles IV, duc de Lorraine, établit les marchés et les foires du côté lorrain de Sainte-Marie. La douane (Kaufhaus), où se trouvait le dépôt des marchandises, était sur le même côté à l'angle formé par la rue principale et la rue d'Echery.
Au mois d'août 1673, Louis XIV passa par Sainte-Marie, accompagné de Melle de Montpensier. Il fut reçu par une députation et une garde d'honneur qu'avait envoyées à sa rencontre, le seigneur de Ribeaupierre. La tradition veut qu'il se soit arrêté et qu'il ait logé à Echery, dans l'ancienne maison du conseil des mines, mais rien n'autorise cette tradition populaire, et il est tout aussi probable qu'il ait logé à Sainte-Marie. Ce qui est certain, c'est qu'il arriva par la route du Bonhomme, pour se rendre à Ribeauvillé, traversant ainsi la partie de la vallée qui était sous l'administration des seigneurs de Ribeaupierre.
Pendant son séjour à Sainte-Marie. Louis XIV autorisa la construction d'une église catholique sur la partie alsacienne de Sainte-Marie, y contribua pour une somme de 5 500 F et fit présent à cette nouvelle église, qui porte le nom de Saint-Louis d'un calice d'argent. En 1686, M. Thouvenet fut installé comme premier curé de cette nouvelle église catholique, et dans la même année, les catholiques furent mis en possession du chœur de l'église de Saint-Pierre-sur-l'Hâte, que leur accorda le roi Louis XIV et que les réformés avaient possédé pendant 120 ans ; néanmoins, ces derniers gardèrent la nef de l'église, où ils célèbrent encore aujourd'hui leur culte.
Nous ignorons quelle était la population de Sainte-Marie-Alsace en 1696 ; quant à la partie lorraine, il paraît qu'elle était alors très importante, car selon un document, il y avait alors dans cette ville 18 maîtrises qui payaient chacune une certaine somme au gouvernement. En voyant la nombreuse population du côté lorrain, il est permis de croire que le côté alsacien de cette ville avait également augmenté en population.
Le 31 août 1696 fut établie, par un édit du duc Léopold, la prévôté à Sainte-Marie-Lorraine.
L'église réformée, qui avait été réunie depuis 1666, se sépara en 1698, en deux paroisses : l'une française, l'autre allemande ; mais comme le temple était la propriété de l'ancienne paroisse française, qui l'avait fait construire en 1634, la paroisse allemande paya aux Français une somme de 40 florins par an, comme location pour la célébration de son culte.
En 1737, le roi de Pologne, Stanislas Leczinski prit possession du duché de Lorraine qui lui avait été concédé par Louis XV, le duc Français ayant épousé Marie-Thérèse d'Autriche.
L'année 1754 fut une année néfaste pour la paroisse luthérienne. Le dimanche, 6 octobre 1754, à l'issue du service divin, la belle et ancienne église des mineurs sur le Pré, construite en 1542, fut détruite par le feu. Elle contenait une quantité de tombes des hauts fonctionnaires des mines.
En 1756 eut lieu la construction de la nouvelle route de Sainte-Marie à Saint-Dié, environ dix siècles après la première, qui fut faite sous Pépin le Bref.
L'année suivante, en 1757 a été construite l'église de Sainte-Marie-Madeleine, sur le côté lorrain de Sainte-Marie. L'ancienne église se trouvait sur l'emplacement du cimetière et de la petite chapelle qui existe encore aujourd'hui et qui formait le chœur de l'ancienne église, pendant que la place qu'occupe la nouvelle église, faisait partie du jardin de l'ancien châtelet des ducs de Lorraine, abandonné à la ville par adjudication du conseil des finances du roi Stanislas du 7 septembre 1754 sous un cens annuel de 195 livres.
Le roi de Pologne Stanislas Leczinski, duc de Lorraine, étant mort à Lunéville en 1766, le duché de Lorraine devint alors définitivement province française.
Le 24 août 1794 (7 Fructidor de l'an II) la Convention nationale déclare que le gouvernement ne payera plus les frais d'aucun culte ni les salaires de leurs ministres, et qu'aucun local ne sera alloué aux différentes sectes pour y célébrer leurs pratiques religieuses. Les églises, devenues propriétés nationales, furent fermées, et celles de Sainte-Marie durent subir le sort commun. Les portes des temples, fermées au culte, ne se rouvrirent que pour donner entrée aux membres des divers clubs révolutionnaires qui y tinrent longtemps leurs séances. L'église catholique du côté de la Lorraine fut transformée en temple de la Raison, et dans le temple réformé se réunissait le club des Jacobins. Les chaires, privées de leurs curés et de leurs pasteurs, furent occupées par les orateurs des clubs, qui y prononcèrent quelquefois les discours les plus extravagants. Ainsi, un jour, un orateur, dans son enthousiasme pour la nouvelle forme du gouvernement, commença ainsi son discours dans le temple de la Raison : « Citoyens, avant l'origine du monde il y avait des républiques ».
Par un décret du 15 Germinal de l'an X (8 avril 1802) les divers cultes furent rétablis. Dans cette même année, 1802, Michel Paira, originaire de Sainte-Marie et banquier à Paris, fit construire près de la cure luthérienne, un quai qui porte encore aujourd'hui son nom et qui lui coûta 8 000 F.
En 1806, le maréchal Kellermann et la maréchale Lefèbvre étaient de passage à Sainte-Marie-aux-Mines et la municipalité leur offrit un grand dîner suivi d'un bal à l'hôtel de ville.
Sainte-Marie ayant connu à cette époque une vie culturelle très active, et dès 1805 les amateurs de musique se réunirent pour former une société de musique qui eut la plus heureuse influence tant pour l'agrément du public que pour les secours donnés aux pauvres. Ce fut, en général, une époque très prospère, à laquelle plusieurs maisons, fort riches par la suite, doivent leur origine, car, avec de l'activité et de l'intelligence, chaque ouvrier pouvait devenir fabricant et acquérir une position indépendante. La ville, avec ses annexes, comptait alors 7 389 âmes, et 7 863 en 1807.
L'industrie continua à progresser à Sainte-Marie jusqu'à la fin de 1813, époque désastreuse, où l'invasion des troupes alliées en France mit brusquement fin à cet état prospère qui, pendant les 14 années du Consulat et de l'Empire, avait pris de grands développements. Dès cet époque, les anciennes mœurs et coutumes changèrent complètement, les grands repas qui étaient égayés par des chansons, les concerts et les bals, toutes ces récréations du public de Sainte-Marie disparurent en présence des événements que nous amenèrent les deux invasions. Chaque maison de commerce avait fait de grandes pertes sur la vente des tissus, qui, ayant été fabriqués avec des matières achetées fort cher sous le régime prohibitif de l'Empire, furent vendus très bas prix lors de l'introduction des marchandises anglaises en France.
Après une période florissante, qui a duré plus de 3 siècles, de 1500 à 1813 et qui a été remarquable par la multiplicité et surtout par la variété des industries, se termine la deuxième période de l'histoire de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines.
Dans une troisième période, qui commence en 1814 et finit en 1870, nous assistons au déclin des diverses industries qui florissaient autrefois et qui ont dû céder le pas à l'industrie de plus en plus envahissante du tissage des étoffes en coton teint et, plus tard, de ces mêmes étoffes mélangées de laine et de soie. Les drapiers, les tanneurs. les fabricants de bas au métier, disparaissent peu à peu, et à la place de cette quantité de petits industriels, nous verrons s'élever des grandes usines, et, plus tard, des tissages mécaniques pour les étoffes en coton teint : nous verrons surtout Sainte-Marie rivaliser avec les autres villes industrielles de France, par ses relations avec Paris qui ne commencèrent qu'en 1824.
L'année 1814 fut surtout marquée par le passage, dans la vallée, des troupes alliées qui franchissaient les Vosges pour s'avancer vers l'intérieur de la France, et Sainte-Marie ne fut pas épargnée de logements militaires pendant cette malheureuse campagne de 1814. II paraît même que la route passant par notre vallée était une des principales communications entre l'Alsace et la Lorraine à en juger par les personnages de distinction et les nombreux généraux qui passèrent par Sainte-Marie.
A la Suite de la seconde Restauration la vallée de Lièpvre eut une garnison qui séjourna pendant trois ans, de 1815 à 1818.
Après le départ des troupes alliées en 1818, la vie reprit peu à peu à Sainte-Marie et il se fit un mouvement industriel très prononcé. En effet, la paix que l'on voyait bien établie donnait du courage pour les grandes entreprises industrielles. C'est dans les années de 1827 à 1828 que l'article « guingans » fut à son apogée, et la vogue de cet article augmenta tellement que la plupart des maisons de Sainte-Marie se mirent à fabriquer des « guingans » qui furent enlevés par les maisons de nouveautés de Paris. La mode se fixa tellement sur cet article, que les Mulhousiens, qui faisaient en impression les articles les plus riches en dessins, se virent obligés de copier les dessins fort simples de Sainte-Marie, des rayures et des carreaux, afin de pouvoir écouler leurs marchandises.
A mesure que les relations se multiplièrent avec Paris les mœurs et les coutumes commencèrent à se franciser parmi les fabricants qui faisaient la nouveauté. Les affaires nécessitèrent de fréquents voyages à Paris, et de leur côté, les acheteurs parisiens vinrent souvent eux-mêmes faire leurs achats à Sainte-Marie. La langue et les mœurs allemandes furent peu à peu abandonnées et la langue française devint la langue usitée par une certaine partie de la société.
En 1828 se forma, au mois de septembre, la première Compagnie de sapeurs-pompiers, forte de 150 hommes et divisée en 5 pelotons commandés chacun par un lieutenant.
L'issue de la Révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830 ne fut connue à Sainte-Marie que le 1er août suivant, la diligence apportant le courrier n'arrivant que trois fois par semaine. Cette dernière arriva donc le 1er août surmontée d'un drapeau tricolore, et le postillon paré d'une cocarde et de rubans aux trois Couleurs. Ce drapeau tricolore fut salué par les cris de « Vive la France ».
Le premier soin de l'administration, à la tête de laquelle était M. Lesslin père nouvellement nommé maire de la ville, fut d'organiser une garde nationale. L'ardeur martiale que la révolution de juillet avait inspirée, se manifesta d'abord à Sainte-Marie par l'appropriation d'une place pour servir aux exercices et aux manœuvres de cette garde nationale.
Pendant les six premiers mois après la révolution, l'industrie était dans un état languissant et les affaires étaient presque nulles. On s'occupait bien plus de l'organisation de la garde nationale que de toute autre chose, et l'uniforme étant chose nouvelle, chacun était fier de le porter ; les grades surtout, qui s'obtenaient par élection, furent recherchés avec empressement dans cette milice citoyenne.
Le 18 juin 1831 la garde nationale se rendit à Colmar pour être passée en revue par le roi Louis-Philippe, lors de son passage par celle ville.
Parmi les constructions faites en 1833 la plus importante fut celle de l'hôtel de ville, sur l'emplacement de l'ancien, démoli pour vétusté. Construit au 16e siècle, ce fut autrefois le châtelet des ducs de Lorraine. Peu de constructions avaient été réalisées au cours des douze années qui suivirent le départ des alliés. Ce ne fut que dans la période de 1830 à 1840 que la ville fut embellie par plusieurs constructions publiques et par un assez grand nombre de maisons particulières. Ce fut encore une époque florissante, et la vie culturelle reprit. En 1844 fut fondé le journal de Sainte-Marie-aux-Mines, par M. A. Jardel, journal qui prit par la suite le titre de « Messager des Vosges ».
En 1845 fut inaugurée la nouvelle église luthérienne, et l'année suivante, en 1846, fut construite la nouvelle église Saint-Louis à la place de l'ancienne, bâtie en 1674.
L'année 1847, qui précéda la Révolution de 1848 fut une année désastreuse. Ou la pourriture des pommes de terre occasionna une grande famine, et par suite, une grande misère parmi la classe indigente à laquelle on vint en aide par la distribution gratuite de soupes et de denrées alimentaires.
Dès que la République eut été proclamée à Paris, une commission Municipale fut établie à Sainte-Marie pour la gestion des affaires de la commune, sous la présidence de M. Ch. Kroeber, maire.
Le 20 juillet 1848 le nouveau conseil municipal entra en fonctions, et le 4 septembre M. Laurent Muhlenbeck fut nommé maire de la ville de Sainte-Marie, Pour être élu député du Haut-Rhin, lors des élections du 13 mai 1849 pour l'Assemblée nationale.
En 1849, Sainte-Marie compte une population de 11 400 habitants.
Au mois de Janvier 1852, la garde nationale est dissoute, pour redevenir la compagnie des sapeurs-pompiers, et le 5 décembre l'Empire est proclamé à Sainte-Marie au son des cloches et d'une salve de 25 coups de canon.
Le dimanche, 7 février 1858 eut lieu, dans la grande Salle de l'hôtel de ville, la distribution des médailles de Sainte-Hélène aux vétérans de l'armée qui avaient fait les campagnes de 1792 à 1815 et quarante anciens militaires du canton ont obtenu à cette occasion cette distinction.
C'est au cours de cette même année de 1858 que fut installé le gaz et que les premiers becs furent allumés le 31 décembre, les habitants ayant été obligés de se munir de lanternes, jusqu'à cette époque pour circuler la nuit.
L'année 1860 fut inaugurée par l'établissement d'un service télégraphique qui commença à fonctionner le 1er janvier.
Après de longues et pénibles démarches en vue de l'obtention d'un embranchement de chemin de fer reliant Sainte-Marie à Sélestat le 29 décembre 1864 marquera dans les annales de la vallée, car jamais la cité n'a connu une fête pareille à celle de l'inauguration de cette nouvelle vole ferrée.
La ville comptait en 1866, 12.352 habitants, et comme on peut le constater, l'histoire de la vallée a été en quelque sorte l'histoire de son industrie.
Après 1870, de nouveaux débouchés durent être cherchés pour écouler les marchandises fabriquées, et la vie reprit peu à peu, l'industrie locale s'adaptant sur les nouvelles bases économiques. Aussi, jusqu'en 1914, cette période fut assez florissante, pour subir un nouveau revers lors des hostilités de la première guerre mondiale.
Les troupes allemandes firent leur apparition dès le vendredi, 31 juillet 1914 à 3 h du matin, s'arrêtèrent environ un quart d'heure pour monter vers le Col de Ste-Marie. Ce même jour, l'état de siège fut affiché à 16 h 30 et proclamé à son de caisse, par l'appariteur à 8 h du soir. Ce fut ensuite la déclaration de guerre le 3 août, suivie de la mobilisation. Suivirent les sombres années de la guerre, au cours de laquelle Sainte-Marie a payé un lourd tribut. Après avoir pansé ses plaies, lors du retour à la France, en 1918, la vie a pris un nouvel essor, plein d'espoir, et ce fut ensuite une période de prospérité et de travail, malgré quelques crises qui ont secoué l'industrie.
Au cours de cette période d'entre les deux guerres, un grand rêve a trouvé sa réalisation : la percée des Vosges. Les travaux commencent le 13 mai 1933, et, attaques des deux côtés du versant vosgien, les deux galeries se rencontrent le 12 novembre 1936. Ce bel ouvrage se classe par la longueur 6.8721 m au deuxième rang. La ligne est mise en service le 3 août 1937. En 1976 ce tunnel ferroviaire est transformé en tunnel routier, se plaçant sur le grand axe transversal de la Moyenne Alsace.
Survint la deuxième guerre mondiale avec l'occupation allemande, au cours de laquelle cependant, l'industrie n'eut pas trop à souffrir. Par contre les années d'après-guerre ont vu le déclin du textile ayant pour conséquence une véritable hémorragie de la jeunesse, qui s'est vu obligée de chercher un emploi en-dehors de la vallée. C'est également par une politique de construction de logements sociaux, que les responsables locaux essayent d'attirer la main-d’œuvre. D'autre part, la nouvelle cité scolaire sera un cadre d'enseignement classique et technique, et le développement ou l'implantation d'entreprises dynamiques offrirent un éventail d'emplois variés.
Tel est, brièvement esquissé, l'aperçu historique, social et économique de Sainte-Marie-aux-Mines. Ajoutons que le tourisme prend de jour en jour une importance plus grande. La situation de la ville lui est favorable et offre au touriste les paysages les plus pittoresques pour le véritable ami des Vosges. Aussi, la population, qui pratique le plus cordial accueil, a compris qu'elle peut attirer une clientèle touristique et l'aspect général de la ville devient de plus en plus gai et accueillant.
Les Differentes Paroisses
Côté ALSACE
" Paroisse ST LOUIS, Catholique, création en 1674.
" Paroisse ST GUILLAUME à St Pierre sur l' Hâte ( Echery ), Catholique.
" EGLISE REFORMEE FRANCAISE, Calviniste, à Echery et à Surlatte, création en 1553. De novembre 1635 à novembre 1636, le Pasteur fuit la Guerre qui fait rage à Sainte-Marie.
" EGLISE REFORMEE ALLEMANDE, Calviniste, au sein de l' Eglise Réformée Française, création en 1679.
" Eglise SUR LE PRE, à Fertrupt, Luthériens, installation en 1558, Originaire de Saxe et de la Vallée du Rhin
A cette liste il faut ajouter trois communautés anabaptistes. Elles sont de langues allemandes et en générale originaires de Suisse."
Côté LORRAINE
" Paroisse STE MARIE MADELEINE, Catholique, création avant 1550"
On notera qu' au moins 114 Familles Protestantes quittent Sainte-Marie-aux-Mines pour la Suisse en 1636. "
Anabaptistes à Sainte Marie aux Mines
Deux vagues bien distinctes sont à signaler :
Première vague
Elle prend naissance à l'époque même de la Réforme Radicale et a été retrouvée par les auteurs de la GAMEO qui la décrivent ainsi :
"Sainte-Marie-aux-Mines (German, Markirch), an Alsatian town in the Leber Valley (Department. Haut-Rhin), near the junction of three departments, Haut-Rhin, Bas-Rhin, and Vosges. There were Anabaptists in the Markirch Valley in the early years of the movement, as is indicated in a complaint made by the mining association to Count Egenolph III on 29 May 1561. It is directed against the "Anabaptists, Schwenckfelders, and divisions of these: Bilgerer (from Pilgram Marpeck?), Gabrielites, Sattlerites, and the like." This would indicate that the first Anabaptists here came from Strasbourg. They were quite numerous and lived on remote farms as well as near the town. They were possessed of a strong missionary zeal; the document mentioned above complains that "they creep into the houses everywhere, teach and preach without a calling, surround the common people with their subtleties." It points out the danger to which they expose the country by opposing military service.
But the count was not to be moved to expel them, not even when the chancellery at Ensisheim on 5 July 1562 ordered him in rather rude terms finally to take serious steps to get rid of Anabaptists, Sattlerites, and the like. This period of calm lasted until the Thirty Years' War. In the terror of 1635-1636, the population was nearly wiped out by hostile attacks, hunger, and plagues. The survivors moved to quieter regions, so that the country lay desolate. Traces of these refugees are found in the Münster Valley and in Strasbourg. The records of the church convention of 9 December 1640 mention a Jakob Mangold, an "Anabaptist Schwenckfelder, who has recently come from Markirch, where this sect has long had its synagogue." Does this mean that the Anabaptists in Markirch had built a church? Other records state that they met in a forest between Markirch and Schlettstadt. Tradition confirms this; the spot is still known."
Deuxième vague
Il s'agit d'une immigration suisse postérieure à la Guerre de Trente Ans, dont Sainte Marie aux Mines commence par être la tête de pont, avant de s'effacer, à la suite de l'édit d'expulsion de 1712, devant des implantations moins visibles (fermes vosgiennes, ...) ; pour plus de renseignements, voir Généalogie anabaptiste.
On notera que le mouvement Amish, fondé par Jacob AMMAN a pris naissance à Sainte Marie aux Mines vers les années 1690. AMMAN s'indigne du fait que certaines personnes soient intermédiaires entre l'anabaptisme et le protestantisme classique, il prône la fermeture et la constitution d'une église anabaptiste totalement séparée.
Voici la problématique, décrite par l'historien Jean SEGUY : "En effet, certains anabaptistes de Sainte-Marie-aux-Mines participaient à la vie civique de l'endroit en acceptant de servir de Heimburg ; d'autres ne refusaient pas de monter la garde pour protéger les récoltes et les biens contre les maraudeurs ; d'autres, ou les mêmes, fréquentaient les églises ou les prêches luthériens sans pour autant abandonner les assemblées anabaptistes ; certains enfin prétendaient qu'un individu pouvait être sauvé même dans une église de multitude. Cette dernière affirmation représentait, selon AMMAN, un mensonge grossier et devait être traité comme tel par l'Assemblée, c'est à dire par l'excommunication."
Démographie
- La commune de Sainte-Marie-aux-Mines a absorbé avant 1806 les anciennes commune de Echery ; Fertru ; Saint-Blaise.
| Année Nombre |
1794 4 559 |
1800 6 158 |
1806 7 494 |
1820 8 089 |
1831 9 961 |
1836 11 542 |
1841 11 429 |
1846 11 548 |
1851 11 613 |
1856 11 660 |
| Année Nombre |
1861 12 332 |
1866 12 425 |
1872 12 322 |
1876 11 661 |
1881 11 524 |
1886 11 407 |
1891 11 870 |
1896 11 584 |
1901 12 373 |
1906 12 363 |
| Année Nombre |
1911 11 778 |
1921 9 623 |
1926 9 469 |
1931 9 011 |
1936 9 061 |
1946 7 930 |
1954 8 078 |
1962 7 897 |
1968 7 417 |
1975 6 703 |
| Année Nombre |
1982 6 358 |
1990 5 767 |
1999 5 816 |
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- - |
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Repères géographiques
Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Les maires
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| - | - | - |
| Franz HILDBRAND | 1942 - 1944 | - |
| Louis KAPPS | 1945 - 1945 | - |
| Robert ZELLER | 1945 - 1953 | - |
| Louis MARCHAL | 1954 - 1965 | - |
| Paul BAUMANN | 1965 - 1977 | - |
| Jean Paul KUHN | 1977 - 1983 | - |
| Paul BAUMANN | 1983 - 1984 | - |
| Roland MERCIER | 1984 - 1995 | - |
| Paul BAUMANN | 1995 - 2001 | - |
| Claude ABEL | 2001 - | - |
| - | - | - |
Source : France Gen Web
A savoir pour vos recherches généalogiques
Horaires d'ouverture de la mairie
Lundi au Jeudi : 8h - 12h 14h - 17h30 vendredi 8h - 12h 14h - 17h
B.P.8 114, Rue de Lattre de Tassigny 68160 Sainte-Marie-aux-Mines
Téléphone : 03 89 58 33 60 - Fax : 03 89 58 33 88
Mail : contact@ville-saintemarieauxmines.fr
Dépouillements des registres paroissiaux
- Table des Mariages : 1792-1907 Site Genealogies.eu
- Registre des baptèmes protestants de Badonvillers 1657-1624 ; contient de nombreuses mentions de familles destinées à s'installer plus tard à Sainte Marie aux Mines (c'est d'ailleurs la mairie de dernière cette ville qui possède l'original du registre, que les réfugiés ont amené avec eux) ;
- Trois provinces de l'Est, Lorraine, Alsace, France Comté ; 1957 ; ouvrage collectif ; contient des listes de protestants immigrés vers Mulhouse et vers la Suisse, certains en provenance de Sainte Marie aux Mines
- Paul HOSTETTLER Taüferwanderung 1580-1750 ; 2002 ; en allemand ; sur l'émigration des anabaptistes-mennonites de Suisse vers, entre autres, Sainte Marie aux Mines ; permet de prolonger ses lignées anabaptistes ; contient des relevés de registres paroissiaux des paroisses suisses de départ, ainsi que de nombreux éléments biographiques ; peut être consulté (référence : CD ROM n° 8) au Cercle généalogique d'Alsace, 5 rue Fischart 67000 Strasbourg.
Archives notariales
Patronymes
Remarques
1871 - 1918 : Administrée par l'Allemagne arrondissement Kreis Ribeauvillé
Bibliographie
Voir aussi (sur GeneaWiki)
Liens utiles (externes)
- Page du village de Sainte-Marie-aux-Mines, par le CDHF de Guebwiller
- GenCom Le site des communes pour et par les généalogistes
- La Mine GABE-GOTTES
- Sainte-Marie-aux-Mines Site Wikipédia
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