52448 - Saint-Dizier
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| Saint-Dizier | |
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| Informations | |
| Pays | |
| Région (+) | |
| Département | |
| Arrondissement | |
| Canton | |
| Code INSEE | 52448 |
| Code postal | 52100 |
| Population | 26972 hab. (2006) |
| Nom des habitants | Bragards, Bragardes Bragars, Bragares |
| Superficie | 4769 hectares |
| Densité | 704 hab/km² |
| Altitude | 123 m / 205 m |
| Point culminant | 205 m |
| Coordonnées géographiques | |
| Localisation | |
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| Arrondissement Canton Commune ? | |
Sommaire |
H
istoire de la commune
- De la Préhistoire à la fin de l'Antiquité
Si les plus anciennes découvertes dans les environs immédiats de Saint-Dizier datent du paléolithique supérieur (pointes de flèches), les premiers témoignages humains sur le territoire de la commune datent du néolithique final (lames de silex). Les fouilles ont permit ensuite de mettre au jour une épingle à tête en forme de rouelle datant du bronze moyen (de -1500 à –1250).
Les découvertes de 1992, sur le site du Chêne Saint Amand, font apparaître pour la première fois les traces réelles d'habitat. Elles datent du Bronze final (-900) et présentent un ensemble de trous de poteaux avec fosse contenant de la céramique servant de silo.
Les quelques cabanes qui constituaient Saint-Dizier connaissent une continuité tout au long de l'âge du Fer, particulièrement à la Tène. Cette évolution est mise en évidence par les sépultures mise à jour sur le site de la BA 113, les archéologues ayant retrouvé dans des enclos funéraires des parures (torques, bracelets, fibules), de la céramique et de la poterie. On y trouva également de nombreux trous de poteaux.
Les habitants de ses quelques cabanes mènent, en dehors de l'activité agricole, un travail d'artisanat de poterie, aidé par des gisements locaux d'argile. Nécessaire au développement, une activité d'essartage existe également, mise en évidence par la découverte de haches de bûcheronnage.
Les conditions de vie sont facilitées par la nature des sols plutôt riches (le limon du Perthois) donnant de meilleures récoltes qu'en zone calcaire, un bon réseau hydrographique et la forêt.
Géographiquement, le Saint-Dizier celte se situe entre les deux établissements anciens que formaient Le Châtelet de Gourzon et Perthes, rejointes entre-elles par un chemin qui sera encore utilisé ultérieurement : la voie de Langres à Chalons en Champagne par la vallée de la Marne et qui passait sur l'actuelle commune. Elle fait politiquement partie de la tribu des Catalaunes, groupe culturel qui lui est le plus proche dans son mode de vie (rite funéraire, art, armes).
Pendant la période gallo-romaine, le village devient Olonna. Le nom pourrait provenir du celte oln, l'aulne, l'arbre des milieux humides qui ne manque pas dans la région. Le village se développe au Ier siècle après J.-C, connaît ensuite un tassement au début du IIe siècle avant de reprendre au milieu du IIIe siècle. Le village est typique de cette époque : un petit habitat de cabanes à ossature en pan de bois et des villae.
La vie se romanise, tant dans la conception des bâtiments d'habitation que dans l'utilisation de nouveaux ustensiles dans la vie quotidienne. Au site Les Crassés, les recherches archéologiques ont mis à jour un habitat important, une villa, avec thermes privatifs. Elle sera occupée jusqu'au IVe siècle, probablement partiellement détruite durant les grandes migrations et réoccupée pendant la période mérovingienne. Le matériel de fouille donne de la verrerie, de la céramique, parures, bagues, tesselles de mosaïque, urnes funéraires en verre, monnaies et autres outils.
L'économie est basée sur l'agriculture mais c'est de cette époque que l'on retrouve les premières traces de sidérurgie sur le territoire de Saint-Dizier. Les scories mise à jour aux Crassés, datées du Ier siècle, en sont le témoignage.
L'essor d'Olonna commence paradoxalement avec la période troublée des grandes migrations. L'incendie de Langres par les Vandales en 264 puis après la destruction de Perthes, capitale du Pagus Partensis, par les Huns vers 451 précipite les populations vers Olonna. Même si elle n'a aucune valeur historique, la tradition veut que les rescapés de Langres aient apporté avec eux les reliques de leur évêque, Desiderius, Didier. Olonna devint alors lieu de culte sous le nom de Sancti Desiderii Fanum, à l'origine du nom de Saint-Dizier. Olonna donnera son nom à un des faubourgs de la commune : la Noue.
En 1544, alors que la ville toute proche de Vitry-le-François avait été détruite par les armées de Charles Quint, Saint-Dizier leur résista pendant six mois. La légende veut que François Ier, parlant plus tard des habitants de Saint-Dizier, les ait qualifiés de " braves gars ". De cette expression dériverait le nom actuel des habitants, les bragards. C'est aussi le lieu de la dernière victoire de Napoléon Ier lors de la campagne de 1814, face aux troupes prussiennes et russes.
En 1952, la première ville nouvelle de France, le quartier du Vert-Bois (à l'origine " Saint-Dizier-le-Neuf ") a été initié par Edgard Pisani, alors préfet de la Haute-Marne. Cette création résulte de l'accroissement de la population dû à l'expansion industrielle et à l'extension d'une base aérienne stratégique. Elle a permis de pratiquement doubler le nombre d'habitants de Saint-Dizier en deux décennies. La ville connaît depuis une décennie, de profonds changements dans la nature même de sa physionomie. La coupure routière entre le Vert-Bois et le reste de la ville est effacée, les infrastructures nouvelles sont créées.
Saint-Dizier n'a d'abord été qu'un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Wassy, puis quand celui-ci fut supprimé en 1926, de celui de Chaumont. En 1940, l'arrondissement fut reconstitué, mais son chef-lieu fut fixé à Saint-Dizier au lieu de Wassy.
- 19/03/1952 : Saint-Dizier et Hallignicourt (52235) se partagent Hoëricourt (52241).
- L'histoire de Saint-Dizier sur le site de sa mairie.
Héraldique
Repères géographiques
- Carte routière d'accès à Saint-Dizier, sur le site ViaMichelin.
Patrimoine
- Lac du Der-Chantecoq ;
- Villa, 45 Clos-Mortier ;
- Viaduc routier de Marnaval ;
- Musée de la brasserie ;
- Musée municipal, il rassemble d'intéressantes collections en paléontologie, ornithologie, archéologie, beaux arts et quelques fontes Guimard ;
- L'ancien château médiéval devenu sous-préfecture en 1959 ;
- L'église Notre Dame commencée en 1202, mais gravement endommagée lors de l'incendie de 1775 ;
- L'église Saint Martin de Gigny au nouveau faubourg de Gigny ;
- Maison Parcollet à pans de bois apparents datant du XVIe siècle ;
- L'hôtel de ville érigé en 1824 ;
- La halle aux blés bâtie en 1860 et transformée en théâtre à l'italienne en 1906 ;
- L'église Saint Martin de la Noue ;
- Le quartier de la Noue et ses pittoresques "voyottes" ;
- L'église Sainte Thérèse du Vert-Bois ;
- La Chambre de commerce et d'industrie construite en 1897 ;
- Le Musée du souvenir français ;
- Le Monument représentant le siège de 1544 dédié à la mémoire des Bragards (1906).
En photos
- Les églises sur le site Clochers de France.
Ville de naissance et de décès de
- Jackson CHANET, fils de Maurice CHANET, champion d'Europe de boxe en 2005, né le 7 février 1978
- Jacques GAILLOT, évêque d'Évreux puis évêque in partibus de Partenia, né le 11 septembre 1935.
- Max LECLERC, écrivain et réalisateur de télévision, né le 20 Octobre 1923.
- Bernard NOËL, acteur né le 5 octobre 1924 et décédé à Chavanges (Aube) le 2 septembre 1970 à l'âge de 46 ans des suites d'un cancer des voies biliaires (Il est inhumé au cimetière de Chavanges). Bernard Noël joua notamment dans « Le feu follet » de Louis Malle, « La Ronde » de Roger Vadim et dans « Une femme mariée » de Jean-Luc Godard mais il fut surtout connu et aimé du grand public pour ses rôles joués à la télévision française, en particulier « Vidocq » feuilleton en 13 épisodes réalisé par Marcel Bluwal et Claude Loursais en 1967. (Claude Brasseur reprit son rôle à sa mort pour la deuxième et troisième série intitulée « Les nouvelles aventures de Vidocq »)
Décès :
- Jean-François LESCUYER, né à Charmont (Marne) le 7 janvier 1820, décédé le 15 septembre 1887, naturaliste et ornithologue.
Démographie
| Année Nombre |
1793 5 500 |
1800 5 824 |
1806 5 614 |
1821 5 817 |
1831 6 163 |
1836 6 366 |
1846 7 136 |
1851 7 429 |
1856 7 642 |
1861 8 077 |
| Année Nombre |
1866 10 170 |
1872 11 229 |
1876 12 754 |
1881 12 773 |
1886 13 458 |
1891 13 372 |
1896 13 947 |
1901 14 601 |
1906 14 661 |
1911 16 019 |
| Année Nombre |
1921 17 576 |
1926 19 019 |
1931 18 292 |
1936 19 149 |
1946 19 532 |
1954 25 515 |
1962 34 407 |
1968 36 616 |
1975 37 266 |
1982 35 189 |
| Année Nombre |
1990 33 552 |
1999 30 900 |
2006 26 972 |
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Sources :
INSEE et
Cassini
Familles notables
- Maurice CHANET, champion d'Europe de boxe.
- Raoul LAURENT, maire à Saint-Dizier avec ses conseiller municipaux de l'époque.
- Louis ORTIZ, créateur de la marque Miko.
- Robert SÉROT, (1885-1953), homme politique.
- Le chanteur Tété (prénom porté en Casamance qui signifierait « le guide »), est né à Dakar le 25 juillet 1975 d'une mère antillaise et d'un père sénégalais mais, en 1977, il déménage à Bordeaux pour migrer 3 ans plus tard vers Saint-Dizier et y passer une grande partie de sa jeunesse.
Les maires
- Les maires de Saint-Dizier sur le site Maires-GenWeb.
- Galerie de portrait des maires de Saint-Dizier sur le site de la mairie.
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| Joseph GODARD | 1800 - 1804 | |
| Eugène DESCHAMPS | 1804 - 1805 | |
| Joseph VARNIER COURNON | 1805 - 1830 | |
| René MOUGEOT | 1818 - 1926 | |
| Jean Baptiste MARTIN | 1830 - 1847 | |
| Jules BECQUEY | 1847 - 1848 | |
| Narcisse HERAUX | 1847 - 1847 | |
| Edmé Louis GODARD | 1848 - 1848 | |
| Amédée BOURDON | 1848 - 1852 | |
| Aimé Joseph MAHUET | 1852 - 1856 | |
| Pierre Joseph GUILLAUME | 1856 - 1858 | |
| Émile MAHUET | 1858 - 1870 | |
| Louis ROBERT DEHAULT | 1870 - 1881 | |
| Charles Emile GIROS | 1882 - 1894 | |
| Adolphe DRIOUT | 1894 - 1904 | |
| René MOUGEOT | 1904 - 1914 | |
| Léon ROUJAS | 1914 - 1918 | |
| René MOUGEOT | 1918 - 1926 | |
| Henri ROLLIN | 1926 - 1933 | |
| Charles LUCOT | 1933 - 1934 | |
| René ROLLIN | 1934 - 1944 | |
| Raoul Célestin Arthur LAURENT | 1944 - 1971 | |
| Marius CARTIER | 1971 - 1989 | |
| Guy CHANFRAULT | 1989 - 1995 | |
| François CORNUT GENTILLE | 1995 - mars 2001 | |
| François CORNUT GENTILLE | mars 2001 - ... | |
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( N.D.L.R. Voir sur le site Mairesgenweb )
Les notaires
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| Mairie | Adresse : -
Tél : - Fax : Courriel : Site internet : GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail) Commentaire : Source : http://www.annuaire-mairie.fr (mars 2013) |
- Archives municipales de Saint Dizier : Courriel : archives@mairie-saintdizier.fr
Dépouillements des registres paroissiaux
Archives notariales
Patronymes
- Liste des patronymes de Saint-Dizier et de Hoëricourt sur le site GeneaNet.
Remarques
Bibliographie
- Saint-Dizier et ses environs de Marc & Danièle Barbier.
Liens utiles (externes)
- Hoëricourt sur le site Cassini.
- Histoire de Saint-Dizier sur le site Foto45.
- Le patrimoine architectural de Saint-Dizier recensé par les Monuments Historiques dans la base Mérimée du Ministère de la Culture.
- Le patrimoine mobilier de Saint-Dizier recensé par les Monuments Historiques dans la base Palissy du Ministère de la Culture.
- Le patrimoine iconographique de Saint-Dizier recensé dans la base Mémoire du Ministère de la Culture.
- La bibliographie de Saint-Dizier recensée dans la base Archidoc du Ministère de la Culture.
- Cartes postales de Saint-Dizier sur le site 123villages.com.
- Saint-Dizier et Le siège de Saint-Dizier (1544) sur le site Wikipédia.
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