50252 - Hudimesnil
De GeneaWiki.
| Hudimesnil | |
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| Informations | |
| Pays | |
| Région (+) | |
| Département | |
| Arrondissement | |
| Canton | |
| Code INSEE | 50252 |
| Code postal | 50510 |
| Population | 861 hab. (2009) |
| Nom des habitants | Les Hudimesnillais |
| Superficie | 1868 hectares |
| Densité | hab/km² |
| Altitude | 28 m |
| Point culminant | 117 m |
| Coordonnées géographiques | -01°29'28"E / 48°51'49"N |
| Localisation | |
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| Arrondissement Canton Commune ? | |
H
istoire de la commune
Toponymie
Formes anciennes : Helduinmaisnil (1162) ; Heudoinmaisnil (1204, Savigny Dom Leber) ; Heduinmesnil (1238, Laborderie, chartes Trinité Fougères, Ass. Bretonne 1851).
Le domaine d’Hildwinus 1. Du bas latin mansionile (ancien français mesnil), domaine rural, qui est précédé du nom de personne germanique Hildwinus qui survit dans le nom de famille Hédouin.
Au Moyen-âge
Hudimesnil fut fondée au XIe siècle, elle reçut le nom de son fondateur, un sieur Heudes. Cette paroisse figure encore sous le nom de « Heudoinmesnil » dans l'acte de partage du comte de Mortain qui se fit après la mort de Philippe, comte de Boulogne en 1235...
Vers 1100 en Hudimesnil 2, Raoul 1er de Fougères (décédé probablement au cours de la décennie 1110) et son épouse Avicie d’Orbec-Bienfait cède à l’abbaye de Marmoutier 3 tout un manse (terre exploitée). Vers 1130, moines et chanoines de Fougères percevaient deux gerbes sur les dîmes. En 1163, la possession des dîmes de la paroisse est confirmée au profit des chanoines de Saint-Pierre de Fougères.
En 1235, Hudimesnil fait partie des fiefs du comte de Mortain, Raoul III de Fougères (1212-1256) céda ses droits à Guy de Mauvoisin après une querelle d’héritage 4.
Les cahiers de doléances
Nombre de feux : 210
Députés : Philippe-Antoine ESTORE, laboureur ; André-Jacques PIMOR, laboureur ; Luc-Pierre ERNOUF, laboureur.
Extraits des cahiers :
...Cette paroisse se trouve beaucoup surchargée d'impôts , tant à cause des biens possédés par des nobles, par des bourgeois de ville et autres propriétaires externes, exempts quant à présent des impositions de tailles personnelles ; comme aussi presque tous les biens-fonds sont considérablement redevables aux seigneurs dont ils relèvent, qui ne font pas même déduction sur leurs rentes des droits royaux, ce qui fait que la plus grande partie du peuple ne sont que comme fermiers des fonds qu'ils possèdent ; pourquoi il serait très à propos que le clergé et la noblesse, qui possèdent tous les plus beaux biens, fussent susceptibles de toutes les impositions à proportion de leur revenu, ce qui pourrait procurer un grand soulagement au peuple...
...Il serait très à propos que les sieurs curés, tous pourvus de bénéfices assez considérables, feraient leurs logements comme ils aviseraient bien, sans y appeler les habitants de leurs paroisses. Il arrive fort souvent qu'au changement de curé il faut un presbytère neuf ou des réparations considérables , et qui ruinent une grande partie du peuple, qui à grande peine peuvent suffire et parvenir à payer les impôts et rentes dont les fonds qu'ils possèdent sont maculés...
au XIXe siècle
Pour répondre aux difficultés matérielles d'une partie de sa population, la municipalité dut mettre en place des secours 6.
Ainsi, en 1879-1880 la liste établie dénombre 240 personnes indigentes dans la commune.
En 1893, la municipalité instaure une assistance médicale et pharmaceutique qui permet l'accès aux soins. Une centaine de personnes sont inscrites sur cette liste.
La commune en 1913
A l’occasion des conférences pédagogiques les instituteurs et institutrices étaient invités à faire porter leur réflexion sur un sujet fixé à l’avance et à mettre en commun leurs contributions remises à l’inspecteur primaire sous forme de mémoires ou de notes. En 1913, ils sont invités à constituer une monographie de géographie locale de la commune où ils exercent.
Le plan proposé est précis et détaillé sous la forme d’un cahier-type. Le rédacteur doit en renseigner les rubriques. Il s’agit donc d’une source extrêmement riche qui permet de dresser un véritable tableau de la commune à la veille de la Grande Guerre.
Histoire administrative
Sous l'Ancien Régime 5, la paroisse dépendait de la sergenterie de Pierres, de l'élection de Coutances, de la généralité de Caen.
La paroisse dépendait du bailliage de Coutances, du grand bailliage de Cotentin.
La paroisse dépendait de la châtellenie de Hambye.
Les fiefs
Celui de Savigny appartenait aux religieux de Savigny. Il contenait 21 hectares et comprenait l'église, le presbytère et les fermes de la Chaire et de l'Aumône. Ce fief restera la propriété des moines jusqu'à la révolution.
Celui de Fougères appartenait aux religieux de Fougères. Il était situé dans la partie ouest de la paroisse et comprenait les terres de Boislandelles, de la Boscherie et Le Herissey et s'étendait ensuite sur Coudeville du coté de la Brohinière. En 1680, le sénéchal était François BROHON.
Celui de la grande seigneurie, fief important d'environ 200 hectares appartenait en 1327 à Foulque PAYNEL seigneur de Chanteloup et se situait dans la partie nord de la paroisse. Au cours des siècles suivants, la grande seigneurie passa dans la famille d'ESTOUTEVILLE, puis dans celle des MATIGNON, contes de Torigny.
Celui de Corbigny au nord-est avait été réuni à celui de Chanteloup.
D'autres fiefs de moindre importance existaient sur la paroisse celui du prieuré d'Hocquigny, de l'abbaye de la Lucerne et de l'abbaye d'Hambye.
Le moulin de Parquet d'un revenu de 100 livres appartint d'abord à Jacques PAYEN, écuyer sieur de la Garanderie.
Éléments d'histoire
Patrimoine
L'église
L'église est dédiée à Notre Dame. La présentation à la cure appartenait à l'abbé de Savigny. Chœur et clocher à parapets défensifs du XVe siècle, nef reconstruite en 1837.
Cette paroisse dépendait, sous l'ancien régime, de l’archidiaconé de Coutances ou de la chrétienté et du doyenné de Saint-Pair.
Le 20 avril 1932, trois nouvelles cloches furent bénies par l'évêque de Coutances. Monseigneur Louvard fut escorté jusqu'à l'église par quinze cavaliers (voir photo) et de la fanfare de Lingreville.
La mairie
La construction d'une mairie fut décidée en 1828. Elle le sera en bas du cimetière. L'essentiel des travaux furent pris en charge par le maire de l'époque : Jean Tapin. Elle sera détruite en 1960 (voir sa photo dans la galerie).
La mairie actuelle a été inaugurée le 31 août 1958. La décision de sa construction avait été prise le 18 juillet 1955.
L'activité économique
Les carrières
Deux sites servirent de carrières à la vallée Estorre et à Parquet. On y extrayait du grès qui servit pour la construction des habitations et pour l'encaissement des chemins. Leur existence est attestée au début du XIXe mais leur exploitation remonte bien au delà. La dernière carrière celle de Parquet fermera en 1960.
Démographie
| Année Nombre |
1794 1 715 |
1800 1 869 |
1806 1 740 |
1820 1 730 |
1831 1 612 |
1836 1 560 |
1841 1 543 |
1846 1 542 |
1851 1 482 |
1856 1 394 |
| Année Nombre |
1861 1 348 |
1866 1 301 |
1872 1 223 |
1876 1 205 |
1881 1 151 |
1886 1 212 |
1891 1 146 |
1896 1 071 |
1901 1 009 |
1906 1 005 |
| Année Nombre |
1911 984 |
1921 812 |
1926 813 |
1931 802 |
1936 763 |
1946 784 |
1954 815 |
1962 685 |
1968 647 |
1975 581 |
| Année Nombre |
1982 510 |
1990 614 |
1999 716 |
2009 861 |
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Sources : Cassini
Repères géographiques
- Localisation sur ViaMichelin
Les communes limitrophes d'Hudimesnil sont : Coudeville-sur-Mer, Chanteloup, Cérences, Le Loreur, Saint-Sauveur-la-Pommeraye, Saint-Jean-des-Champs.
Lieux-dits, noms de villages
Le Pont Cagnon, la Patinière, les Longs champs, Vive terre, le Pressou, la Hamelinière, Rouilly, la Mare es Champs, le Castillon, le Vieux Castillon, la ferme Piton, la Grande et la petite Tapinière, les Janets, le village Courtoise, Brifesnil, la Rabotière, les Enaudières, la Bafardière, les Bils, Village Gagneur, Rincy, la Fèvrerie, la Crocquerie, la Halboterie, la Jamarderie, la Lièvrerie, le village Piel, le Buhot, la Huperie, la Banserie, la Marche, la Bidellière, le Vaumesnil, la Croix Aubert, la Troche, l'Etorrerie, les Chasses Dontot, le Chemin neuf, les Penses, la vallée estorre, les Hulées, la Petite Fontenelle, Parquet, village Ynoué, le Mesnilgé, la Bretonnière, la Grande Fontenelle, Village Lenfant, la Tourouderie, la Gagnerie, les Tourelles, la vallée au Tourneur, la Métaiserie, le MOulin à huile, la Petite Vallée, la Moulin du Pont, le village Ernouf, les Terres Allix, le Dinot, la Barbinière, la Maison Rouge, Bois Landelles, la Boscherie, Héricé, la Patinière, la Faverie, la Haute Terre, la Naveterie, les Terres Dontot, le Bas et le Haut Dontot, les Hauts vents.
En photos
Familles notables
Personnalités
Louis BOUREY (1685 - 1757)
Né vers 1685 à la Hamelinière à Hudimesnil de Nicolas BOUREY et Caroline COSTARD 6. Il reçut la tonsure le 10 avril 1710 et les ordres mineurs trois jours plus tard en même temps que François LEMONNYER également d'Hudimesnil puis partit à Paris. Le 16 août 1710, il est reçu maître des arts. Le 9 juin 1713, bachelier en théologie. En 1716, il obtient sa licence. L'année suivante, il soutient sa sorbonnique (thèse). Ce janséniste fameux excellait surtout dans la dispute.
Il fut relégué à Hudimesnil par lettre de cachet signé de Louis XV et y mourut en 1757
Les de MARY de Hudimesnil
Le fondateur de cette branche fut le second frère de Melchior, Jean de MARY qui épousa Barbe de REVIERS...
Les ESCOULANT de Hudimesnil
Famille noble reconnue par Chamillart en 1666. On y trouve Jean Marié à Jeanne Des Touches en 1595 ; François marié à Marguerite de Mortaing, sieur de la Fontenelle ; Odet sieur de la Bidelière né vers 1630. Dans les registres paroissiaux on trouve de nombreux Escoulant.
Les ADVENETTE
AVENETTE 8. 1598, 8 décembre. DE MESMES : André Avenette, sieur de la Vallée, lieutenant du Bailly de Saint-Sauveur-Lendelin, anobli par charte de juillet 1593, vérifiée aux Comptes, le dernier janvier 1594, et aux Aydes le 3 mars au dit an, à la charge de 6 livres tournois de rent à la paroisse de Heudemesnil.
1634, D’ALIGRE : Vu les titres présentés par Pancrace Avenette et André son fils, écuyers, de la paroisse de Heudemesnil, fils André, anobli par lettres du mois de juillet 1593, vérifiées aux Comptes le dernier janvier 1594, et en la cour des Aydes le 3 mars au dit an, à la charge de payer 200 livres envers la dite paroisse ; jouira à la charge de la dite indemnité.
En 1691, on trouve Jacques et Jean Advenette à Hudimesnil (témoins dans un acte du 12 janvier, 5 E 6306)
AVENETTE 8. 1667, 23 février. CHAMILLART : Condamnation pour usurpation de noblesse, à cent livres d’amende, contre Jean Avenette, des Cherits, EL. De Mortain. Son bisaïeul était sergent-hérédital de Pierres, sans prendre la qualité noble, laquelle il a usurpé à la faveur des lettres de Noblesse obtenues par André Avenette, Lieutenant du Bailly de Saint-Sauveur-Lendelin, auquel lieu il était aussi Lieutenant du Vicomte. Les titres produits sur les deux premiers degrés ont été altérés.
Jeanne HARASSE de Boislandelles
François Des Fontaines, sieur de Lauvrière. Après avoir été reçu licencié en droit à la faculté de Caen, il obtint en 1638, des lettres de lieutenant général de la vicomté de Gavray...
Après le décès de François Des Fontaines, survenu le 3/11/1661... le 23/12/1682, moyennant 11 000 livres pour le compte de Jacques-Antoine Gaultier, lieutenant général en la vicomté de Gavray et de Jeanne Des Fontaines 9, veuve de Pierre Harasse de Boislandelles, sa belle-soeur, la seigneurie du Mesnil-Villeman resta en indivision entre leurs descendants jusqu'en 1779...
Blanche HERPIN épouse MAUPAS
Née le 28 novembre 1883 à Hudimesnil, fille de Sidonie-Marie Herpin (1848-1926). Décédée le 24 septembre 1962 à Avranches. Elle épouse, à Bréhal, le 30 juillet 1907 Théophile Maupas son ancien instituteur. Théophile Maupas est l'un des quatre caporaux qui ont été fusillés à Souain le 17 mars 1915. Institutrice, elle mènera un opiniâtre combat pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple
Les recherches de noblesse
Les capitaines de la paroisse
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| Charles François GIRARD | - 1747 | Sieur de Marmoutier (1682-1747), bourgeois de Granville, marié à Marie-Louise YSET. |
| - | - |
Les maires
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| Pierre BOUREY | 1790 - 1800 | |
| Adrien-Jacques MAHE | 1800 - 1808 | (1758-), cultivateur. En l'an XII, membre du collège électoral de l'arrondissement de Coutances, sa fortune est évaluée à 4000 F de revenu. |
| Guillaume POTIER de la VARDE | 1809 - 1815 | |
| Victor LUCAS | 14/04/1815 - | Nommé par le Préfet. |
| Guillaume BOUREY | 06/06/1815 - | Élu. |
| Guillaume POTIER de la VARDE | - | nommé par arrêté préfectoral. |
| André POTIER de la VARDE | - 1827 | nommé en remplacement de son père démissionnaire. |
| Jean TAPIN | 1827 - 1868 | Dit les Champs. |
| Louis LEHERISSEY | 1868 - 1877 | |
| Alphonse TOUROUDE | 1877 - 1912 | |
| Aimable ROUSSEL | 1912 - 1921 | |
| Amand DUTERTRE | 1921 - 1929 | (1860-1929), cultivateur. |
| Mari COUILLARD | 1929 - 1941 | |
| Camille ADDE | 1941 - 1953 | |
| Louis SAILLARD | 1953 - 1959 | |
| Victor MESNAGE | 1959 - 1983 | |
| Paul MENARD | 1983 - 1993 | |
| Michel MESNAGE | 1993 - | Agriculteur. |
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Morts des guerres 1914-1918/1939-1945
Histoires particulières
Jacqueline-Nicole ADDE
Jacqueline-Nicole ADDE 7, née à Hudimesnil (âgée « d’environ 36 ans » en août 1794), est rempailleuse de chaises à Paris depuis 18 ans. Sa sœur Jeanne, femme de Jacques Mazurier, également rempailleuse, demeure rue Saint-Jacques-la-Boucherie, n° 212 de la section des Arcis.
D’après une pétition de sa sœur, Jacqueline-Nicole Adde a été arrêtée « pour s’être trouvée à boire avec quelqu’un de sa connaissance chez un marchand de vin, rue Saint-antoine, quelques jours avant que ce dernier eut formé une plainte pour vol ». Les six accusés ont été acquittés le 4 prairial an II (23 mai 1794) par le Tribunal criminel du Département de Paris, mais maintenus en prison « jusqu’à ce qu’ils aient prouvé leurs moyens d’existence et l’acquit de leurs devoirs civiques ». Jacqueline-Nicole Adde a été envoyée à La Salpetrière d’où elle n’est sortie que le 10 brumaire an III (31 octobre 1794).
L’un des co-accusés est Jean Augrain, né au Mesnil-Garnier, agé de 38 ans, maçon, demeurant 2 rue de la Tixeranderie. Ecroué à Bicêtre, il a été mis en liberté le 14 brumaire an III (4 novembre 1794). Il s’agit en réalité d’une bande de filous, arrêtée le 29 décembre 1793 pour vol d’une montre en or au marchand de vin Thiébault, six mois auparavant…
À savoir pour vos recherches généalogiques
Horaires d'ouverture de la mairie
Pas de consultation des registres en mairie, consultation aux AD (archives départementales) à Saint-Lô.
| Mairie | Adresse : Le Bourg - 50510 Hudimesnil
Tél : 02 33 61 62 09 - Fax : Courriel : mairie.hudimesnil@wanadoo.fr Site internet : GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail) Commentaire : Source : (4/2011) |
Dépouillements des registres paroissiaux
Collection : de 1737 à aujourd'hui.
Dépouillements du CG50 : 1733-anIX (M)
Dépouillements sur le Net en accès libre : Bases généalogiques de la Manche avec les photos des registres.
Les dispenses de consanguinité
Elles sont disponibles aux archives départementales de la Manche à Saint-Lô ou encore aux archives diocésaines de Coutances (sur rendez-vous).
Archives notariales
Hudimesnil ne possède pas de notariat, ses habitants utilisaient les services des notaires de Cérences ou de Bréhal, de Granville, voire de Montmartin.
Patronymes
Remarques
Bibliographie
- « Hudimesnil » : Chanoine V. DESFEUX, Coutances Imprimerie Notre Dame 1968
- « Hudimesnil, deux siècles d’histoire ». 1998
Voir aussi (sur GeneaWiki)
Liens utiles (externes)
Sources et notes
1. François de BEAUREPAIRE, "Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche", Picard, Paris, 1986 ; René LEPELLEY, "Dictionnaire étymologique des noms de commune en Normandie", éditions Charles Corlet / Presses Universitaires de Caen.
2. Note bas de page 140 : BnF, ms fr. 22325, fol. 232-233 dans Julien Bachelier, "Raoul 1er, seigneur de Fougères et fondateur de l’abbaye de Savigny", Revue de l’Avranchin, tome 89, fasc. 430, mars 2012, p. 17-58.
3. L'abbaye de Marmoutier fut une abbaye bénédictine importante, dont les dépendances s'étendaient dans une bonne partie de la France médiévale. Elle est située au nord de la Loire, face à la vieille ville de Tours. Elle fut fondée sur le lieu où l'évêque de Tours de la fin du IV°siècle, saint Martin de Tours, aimait à se retirer.
Peu à peu l'abbaye se construit, un scriptorium est édifié. Alcuin (730-804), un des principaux amis et conseillers de Charlemagne et artisan important de la Renaissance carolingienne, en fut l'abbé. En 852, l’abbaye est pillée par le chef viking Hasting. C'est le massacre et le pillage : 115 religieux périssent.
L'abbaye ne reprend vie qu'à la fin du X° siècle. L'abbé Mayeul viendra alors de Cluny avec 13 religieux afin de restaurer la vie monastique. Guillaume le Conquérant finance la construction du dortoir et du réfectoire. Urbain II consacre en 1096 l'église abbatiale.
Un des capitaines de la paroisse, Charles François GIRARD, est appelé sieur de Marmoutier tout comme l'était avant lui son ayeul et bisayeul, Jean et Antoine, ce dernier étant décédé en 1634. L'origine de cette sieurie doit avoir un rapport avec la présence des moines dans la paroisse.
4. Julien Bachelier, "Une histoire en marche : Fougères et la Normandie au Moyen-âge (début XI°-milieu XIV° siècle)", Revue de l’Avranchin, tome 88, fasc. 429, déc. 2011, p. 423-529
5. Ch. Fierville, Etude historique sur le marquisat de Marigny, extrait du premier volume des Mémoires de la Société Académique du Cotentin, 1874, Daireaux Imprimeur, Coutances, p.2. référence au recensement que Foucault, intendant de la généralité de Caen, fit faire à la fin du XVII° siècle.
6. "Hudimesnil, deux siècles d'histoire"
7. Michel EUDE, "Glanes d'histoire révolutionnaire", Revue du département de la Manche, janvier 1964, t. 6, fasc. 21
8. Gabriel O’Gilvy, Nobiliaire de Normandie, t. 1, Londres, 1864, p.70
9. Le chartrier de Morel dans Société d’archéologie de la Manche, fasc 58, 1985
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