42003 - Ambierle

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Ambierle
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région (+) Rhône-Alpes
Département Loire
Canton Saint-Haon-le-Châtel
Code INSEE 42003
Code postal 42820
Population 1728 hab. (1999)
Nom des habitants Les Ambierlois
Superficie 3076 hectares
Densité 56,17 hab/km²
Point culminant 843 m
Altitude 460 m
Coordonnées
géographiques
03°53'47"E/46°06'19"N
Localisation

Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune
(vert = commune partagée entre plusieurs cantons)

Sommaire

H
istoire de la commune

Bref Historique

L'histoire de la commune est liée à la fondation et au développement de l'abbaye Bénédictine rattachée dès le Xe siècle à l'abbaye de Cluny.

De l'époque Gallo-Romaine à la révolution

Ambierle semble avoir été la capitale de la tribu des Ambluaretis à l'époque romaine. Des fouilles réalisées par Alice et Louis TAVERNE en 1935 ont mis en mis en évidence les subtruction d'une "villa". Par ailleurs de nombreux objets gallo-romains ont été découverts lors de la culture des vignes.

Fondée au Haut Moyen-Age par des Bénédictins (moines noirs) entre le VIIe siècle et IXe siècle, l'abbaye d'Ambierle est dédiée à Saint-Martin. Le premier document qui atteste de la prieurale (Ecclésia de Amberta inhonre Sancti Martini consecrata) date de 902par Louis IV (fils de Burgon de Bozon). Saint-Odon, évêque de Cluny se fait remettre en 938 l'abbaye alors qu'elle se trouve dans les mains de deux laïcs. Abaissée au rang de prieuré en 1101 par Saint-Hugues (sixième abbé de Cluny) comme l'abbaye de Charlieu l'avait été.

1119 le roi de France Louis VI place sous sa protections "les maisons de Cluny", décision confirmée par une ordonnance de 1169 de Louis VII.

Même placé sous l'autorité de Cluny les prieurs n'en exercent pas moins un certain nombre de prérogatives, dont la signature d'une charte avec les habitants, en 1383, charte passée par le prieur Étienne TACHON.

A la fin de la guerre de cent ans, vers 1441, un incendie détruit en grande partie le prieuré et l'église (sauf les deux chapelles latérales). Antoine de Balzac d'Entragues entreprend la reconstruction et c'est à lui que l'on doit la partie gothique des bâtiments. Les armes du prieur figurent sur les voutes, vitraux et sur le mobilier. Antoine de Balzac d'Entragues, sera nommé évêque de Die et de Valence en 1474, il sera le prieur d'Ambierle entre 1435 et 1491. Ainsi en 1490 le roi Charles VIII sera reçu à Ambierle pour une rencontre avec Pierre II duc de Bourbon.

Vers 1494 Antoine de Chabannes succède à Antoine de Balzac d'Entragues, en 1514 il devient évêque du Puy et de ce fait il ne réside presque pas à Ambierle. L'établissement est ainsi dirigé, à partir du XVIe siècle, par des prieurs commendataires de moins en moins résidents, et des sous-prieurs ou prieurs claustraux. En 1538 c'est Charles de Boucé qui est nommé prieur. Parmi les prieurs commanditaires du XVIIe siècle figure : Jacques-Nicholas COLBERT (second fils de Jean-Baptiste Colbert contrôleur général des finances) et Paul TALLERANT (Cousin de CHARLES-MAURICE DE TALLEYRAND poète).

Au XVIIe siècle l'église paroissiale Saint-Nizier est en ruine, les offices se déroulent donc dans l'église prieurale, mais la communauté a des différents avec les religieux et lance la reconstruction d'une nouvelle église paroissiale Saint-Nizier. Le clocher (tour carrée massive) sera quand à lui élevé au siècle suivant. Les quatre cloches qu'il abrite furent bénies en 1891 , les anciennes cloches ayant été refondues pendant la révolution.

En 1746 le couvent est détruit par un incendie, mais l'église Saint-Martin échappe au sinistre. En 1753 la décision de reconstruire est prise, mais les nouveaux bâtiments ne seront achevé qu'en 1757.

De la révolution à nos jours

A la fondation des cantons (1790) Ambierle est nommé Chef lieu du canton regroupant les communes de : Noailly ; Saint-Bonnet-des-Quarts ; Saint-Forgeux-Lespinasse et Saint-Germain-Lespinasse dans le département de Lyonnais-Forez-Beaujolais, bientôt appelé Rhône-et-Loire. Les arrêtés des 15 et 27 brumaire an X (1801) modifièrent les districts et les cantons ne devinrent que des divisions policières et judiciaires des justices de paix.A ce moment le canton d’Ambierle fut supprimé et réuni, en grande partie, à celui de Saint-Haon-le-Châtel.

A la liquidation des biens du prieuré ; la commune conserve l'église et la maison prieurale en se heurtant à l'hostilité du dernier prieur commendataire Jean-Baptiste François de la ROCHEFOUCAULD de MAGNAC (prieur à partir de 1753). Cette résistance aux changements de la révolution lui vaudra d'être arrêté le 21 Juillet 1793 et déporté en Guyane. Quand au dernier prieur claustral (Jean-Gabriel d'ALMARIC) il sera emprisonné à Roanne.

Le prieuré d'Ambierle aura ainsi dépendu de l'abbaye de Cluny durant plus de 850 ans.

Depuis 1909 la commune était desservie par le "tacot", chemin de fer à voie étroite, avec locomotives à vapeur (ligne Pouilly - Ambierle). Le 15 mai 1933, l’autobus d’Ambierle remplaça le tacot de Renaison pour le transport des voyageurs. Le train continua pour le transport des marchandises jusqu'en novembre 1938, où il disparut définitivement.

Les habitants d’Ambierle partagent le surnom d’Anes.

Toponymie

Ambierle se nommait Amberta mais aussi Ambirliacus (Amberta : attesté en 949 ; proviendrait de ambe « cours d’eau » et rita « gué »).

Héraldique

Parti : au premier de gueules au trois merlettes d'argent, au franc quartier d'hermine, au second d'azur à l'écusson cousu de gueules à la croix d'argent, accosté et soutenu de trois flanchis de même, au chef d'or chargé de trois flanchis de sinople.

Patrimoine

Aujourd'hui subsiste de cet ensemble monastique la chapelle prieurale (XIe-XVe siècles), devenue église paroissiale au début du XIXe siècle, les tours (XIVe-XVe siècles) du prieuré ainsi que le corps principal des logis et la façade est, où se trouvent la mairie ainsi que des logements. Ensemble classé aux MH.

De l'église Saint-Nizier, il ne reste que le clocher et quelques piliers en calcaire jaune.

Voir l'article sur le retable d'Ambierle.

Démographie

Année
Nombre
1793
2 100
1800
2 255
1806
1 980
1821
1 697
1831
1 781
1836
1 734
1841
2 032
1846
2 032
1851
1 982
1856
1 992
Année
Nombre
1861
1 995
1866
1 997
1872
1 992
1876
2 267
1881
2 340
1886
2 483
1891
2 563
1896
2 577
1901
2 370
1906
2 278
Année
Nombre
1911
2 059
1921
1 764
1926
1 729
1931
1 656
1936
1 649
1946
1 556
1954
1 523
1962
1 486
1968
1 455
1975
1 422
Année
Nombre
1982
1 592
1990
1 763
1999
1 728
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-

Source Cassini

Repères géographiques

Illustrations, photos anciennes

Familles notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
- -  
- -  
- -  
Jean-Marc BAILLY 1995 - 2001  
Michel MAGOT-DUSSOT 2001 - 2008  
Philippe DUVERGER 2008 -  
- -  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

A savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin de 9h00 à 12h00 de 9h00 à 12h00 de 9h00 à 12h00 de 9h00 à 12h00 de 9h00 à 12h00 de 9h00 à 12h00 -
Après-m. de 13h30 à 17h00 de 13h30 à 17h00 de 13h30 à 17h00 - de 13h30 à 17h00 - -


  • Vous pouvez contacter la mairie par Téléphone : 04 77 65 60 67 ou Fax : 04 77 65 66 99

Dépouillements des registres paroissiaux

Le dépouillement des registres paroissiaux et d'état-civil a été réalisé par l'association généalogique Ceux du Roannais.

Archives notariales

Remarques

Bibliographie

  • Ambierle : Édition du Syndicat d'initiative.
  • Saint-Haon-le-Châtel : dictionnaire géographique ancien et moderne du canton par Frédéric Noëlas.

Voir aussi (sur GeneaWiki)

Liens utiles (externes)


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