06004 - Antibes Juan-les-Pins

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Antibes
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région Provence-Côte-d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Canton Vallauris-Antibes-Ouest
Antibes-Biot
Antibes-Centre
Code INSEE 06004
Code postal 06160
Population 72412 hab. (1999)
Nom des habitants Antibois

Antiboises

Superficie 2648 hectares
Densité 2734 hab/km²
Point culminant 163 m
Altitude 9 m
Coordonnées (long/lat) 07°07'26"E/43°34'51"N
Localisation

Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune
(vert = commune partagée entre plusieurs cantons)

Sommaire

H
istoire de la commune

Bref historique

L’histoire d’Antibes Juan-les-Pins remonte à environs 2400 ans.

Antibes aurait été fondée au Ve siècle av. J.-C. par des Phocéens .Mais c'est vers 148 avant J.-C. qu'on trouve la mention Antipolis. Ce nom pourrait se traduire par « ville d'en face » ou « contre-ville » (sous entendu de Nice), affirmation que la géographie de la côte rend sujette à caution et affirmation complètement erronée dans la mesure où Nikaia a été fondée après Antipolis. Antipolis pourrait signifier « ville d'en face » (sous entendu de la Corse), les Grecs ayant emprunté la voie maritime passant par la Corse .

Antibes fut durant plusieurs siècles une des colonies dont les phocéens couvrirent la méditerranée. Pour se protéger contre les Oxybiens et les Décéates établis dans l'Estérel , Antibes du demander la protection de Rome. Antibes devient "Antiboul" avec l'arrivée des romains, la ville fut un des lieux privilégiés de commerce et de passage du Bassin Méditerranéen.

Après l'Empire, Antibes connaîtra les invasions des Wisigoths , Burgondes ,Ostrogoths et enfin les Francs. Antibes connu ainsi des siècles de guerre. La cité fut saccagée par les lombards à la fin du VIe siècle.

C'est Pépin , roi des Francs qui après la guerre de 755 contre les Lombards donna la seigneurie d'Antibes à Nicholas Gimaldi pour l'aide que dernier lui avait apporté. Les Gimaldi (nobles de Gênes) restèrent seigneurs d'Antibes jusqu'en 966 , date à laquelle la cité fut érigée en baronnie au bénéfice des évêques de cette ville.

Devenue cité féodale, Antibes voit au XIe siècle de lourds navires s'élancer de son port vers la terre sainte avec dans leurs voiles le pavillon bleu à croix blanche qui est à l'origine des armes de la ville.

Antibes fut siège d'un évêché depuis le IVe siècle jusqu'en 1244, date à laquelle le siège épiscopal fut transféré à Grasse.

La ville d'Antibes fut remise en 1383 par le pape d'Avignon (Grand Schisme) aux Grimaldi de Cagnes. Famille génoise alliée des Angevins et qui était de ce fait massivement présente en Provence orientale. Parmi ceux-ci, Luc et Marc Grimaldi, fils d'Antoine, avait avancé des fonds au Pape d'Avignon qui ne put ensuite rembourser sa dette. Par conséquent, les frères Grimaldi reçurent le fief d'Antibes - le plus beau port de la région - et y firent souche en 1384.

La guerre de cent ans amorce le début de la vocation militaire de la cité. La tour Saint-Laurent, bastionnée sous Henri III, deviendra le Fort Carré. Durant les rivalités entre Francois Ier et Charles Quint, les efforts de fortifications prirent de l'ampleur et furent poursuivis jusqu'à la fin du règne d'Henri IV. Ce dernier avait racheté la ville en 1608 aux Grimaldi d'Antibes, qui s'installèrent alors au château de Cagnes jusqu'à la Révolution française. Cette branche est aujourd'hui éteinte, cependant un rameau collatéral, les Grimaldi de Puget, leur survit. La place forte sera inachevée jusqu'en 1710 où Vauban termine les remparts et les fortifications emmurant totalement la ville ainsi que le Fort dominant l'anse Saint-Roch.

En 1707, pendant la guerre de succession d'Espagne, nouvelle invasion de la Provence par le duc de Savoie et le prince Eugène. Mais la cité fut négligée.

En 1746 et 1747 pendant la guerre de succession d'Autriche, les Anglais et les Austro-Sardes assiégèrent Antibes. Une brèche fut ouverte dans les remparts pour permettre l'arrivée du Maréchal de Belle-Isle, lequel força l'ennemi se à retirer.

En 1894, la ville se développe de l’intérieur des terres et commence le démantèlement de ses remparts. La station balnéaire de Juan-les-Pins est créée en 1882.

La ville ne cesse de croître après la première guerre mondiale. Très appréciée d’artistes comme Prévert, Audiberti, Greene, Picasso ou Monet.

Héraldique

« D'azur, à une croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lis d'or, au lambel à trois pendants de gueules, brochant sur la croix, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

La bannière "Fidei Servandae Exemplum 1815" donné par Louis XVIII en 1817 à la ville pour avoir refusé le débarquement sur ses plages de Napoléon à son retour de l'ile d'Elbe en mars 1815.

Patrimoine

Chapelle Notre-Dame de la Garoupe

La colline de la Garoupe s’élève à 68 mètres au dessus de la mer.

L’édifice est constitué de deux chapelles . La petite nef (celle de gauche) est datée de 1003 à 1015 et celle de droite (La grande nef) est consacrée en 1560. Adossé à la chapelle la plus ancienne , il y a un oratoire dédié à « Sainte Hélène ».

La nef la plus ancienne est dédiée à « Notre Dame du Bon Port » tandis que l’autre est dédiée à « Notre Dame de la Garde ». Cet édifice religieux présente donc l’originalité de vénérer Marie sous deux vocables.

La nef bâtie en 1560 l’a été grâce à René de Savoie , Comte de Tende qui fit don des fonds aux Cordeliers (Pénitents blancs) installés sur le plateau depuis 1520.

1582, les Cordeliers quittent le sanctuaire pour la ville.

1644, suite à des secousses sismiques la chapelle est restaurée .

1672, pose d’une grille sur la porte de la chapelle « Notre Dame du Bon Port »

1794, la chapelle devient une annexe du service de santé , mais l’absence d’eau fait qu’elle ne sera jamais utilisée ainsi.

1851, la chapelle retrouve sa destination originale : le culte.

1930, une souscription permet l’installation de l’électricité dans la chapelle.

La chapelle est de style Roman. Les murs sont épais (2 mètres au maximum). Le porche (abris de pèlerins) est situé entre les deux entrées sans donner accès à la chapelle. Sur la façade une échauguette est visible . Celle ci permettait de voir les visiteurs sans être vu.

Il semble que le plateau de la Garoupe ait été un Oppidum ligure (fortification sur un lieu élevé).

Le plateau fut un lieu d’adoration de divers divinités dont Isis Pélagique et Cybèle Séléné au IIIe siècle.

Chapelle inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1926, célèbre pour ses nombreux ex-voto.

Chapelle du Calvaire

1652, construction de la chapelle du Calvaire sur le plateau de la Garoupe par les sœurs Bernardines pour conjurer la peste , celle ci est aujourd’hui désaffectée.

Le Fort Carré

Photo Jean-Pierre GALICHON
Photo Jean-Pierre GALICHON
Photo Jean-Pierre GALICHON
Photo Jean-Pierre GALICHON


Il fut construit au milieu du XVIe siècle sous Henri II et développé fin XVIIe siècle sous Louis XIV par Vauban. Classé au titre des monuments historiques.

Chapelle Saint Bernardin

La construction de la chapelle Saint Bernardin débuta en 1513. La façade est dans le style Gothique du XVIe siècle.
La porte latérale (dans la petite rue St Bernardin) qui débouche sur la rue de la république, date de 1581 (photo).
Vestiges de peintures murales du XVIe siècle.
Église inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 13 mars 1995.
Intérieur de la chapelle restaurée en 2008.

Chapelle du Saint-Esprit

Photo Jean-Pierre GALICHON
Photo Jean-Pierre GALICHON





La chapelle fut édifiée en partie sur l'ancien cloitre de la cathédrale en 1385.
La chapelle abrita la confrérie des pénitents blancs du saint-esprit à partir de leur fondation en 1591.
Devient bien national à la révolution.
Servit de prison de l'avant garde de Napoléon avant son débarquement de mars 1815 à Golfe-Juan.
Depuis 1987 elle est salle du Conseil municipal.

Sous la chapelle Saint-Esprit ont été mises au jour les restes d'habitat en terre crue.
Partiellement classée au titre des monuments historiques par arrêté du 16 octobre 1945.

Le phare de la Garoupe

Photo Jean-Pierre GALICHON
Photo Jean-Pierre GALICHON





Le phare actuel proche de la chapelle date de 1948, car l’ancien phare commencé en 1836 et inauguré en 1837 a été détruit en Août 1944 par les allemands lors de leur départ.

Démographie

Année
Nombre
1793
4 135
1800
5 270
1806
4 792
1821
5 095
1831
5 565
1836
5 939
1841
5 615
1846
5 976
1851
6 163
1856
6 657
Année
Nombre
1861
6 829
1866
6 064
1872
6 843
1876
6 752
1881
5 923
1886
6 461
1891
7 401
1896
9 329
1901
10 947
1906
11 753
Année
Nombre
1911
12 198
1921
12 768
1926
20 456
1931
26 071
1936
25 014
1946
23 574
1954
27 064
1962
35 439
1968
47 547
1975
55 960
Année
Nombre
1982
62 859
1990
70 005
1999
72 412
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-

Source Cassini

Repères géographiques

  • Antibes faisait partie du département du Var, jusqu'en 1860 ou la ville a été détachée du département du Var pour former avec le comté de Nice (cédé à la France par le roi de Sardaigne au cours de l'unification italienne) le département des Alpes Maritimes : ceci explique pourquoi le département du Var est le seul département français portant le nom d'un cours d'eau qui ne le traverse pas.
  • Antibes est située au bord de la Méditerranée, à 205 km à l'est de Marseille (chef-lieu de région), 23 km au sud-ouest de Nice (chef-lieu de département), 15 km au sud-est de Grasse (chef-lieu d'arrondissement) et environ 10 km à l'est de Cannes.

Illustrations, photos anciennes

Galerie de photographies


Familles notables

Jacques AUDIBERTI écrivain et dramaturge français, né le 25 mars 1899 à Antibes et mort le 10 juillet 1965 à Neuilly-sur-Seine.

Nicolas de STAEL né le 5 janvier 1914 à Saint-Pétersbourg, mort le 16 mars 1955 à Antibes, fut un peintre français originaire de Russie .Il a passé les dix dernières années de sa vie à Antibes.

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Félix REIBAUD 1871 - 1878  
Frédéric Louis GAZAN 1878 - 1878  
Frédéric ISNARD 1878 - 1878  
Edouard OLIVIER 1878 - 1882  
Claude VIDAL 1882 - 1884  
Robert SOLEAU 1884 - 1901  
Gustave CHANCEL 1901 - 1914  
Georges POIRAULT 1914 - 1914  
Baptistin ARDISSON 1914 - 1925  
Charles GUILLAUMONT 1925 - 1929  
Aimé BOURREAU 1929 - 1935  
Jules GREC 1935 - 1944  
Emile OLIVIER 1944 - 1945  
Jean PASTOUR 1945 - 1948  
Charles GUILLAUMONT 1948 - 1950  
Henri RAMBAUD 1950 - 1953  
Marc PUGNAIRE 1953 - 1959  
Pierre DELMAS 1959 - 1971  
Pierre MERLI 1971 - 1995  
Jean LEONETTI 1995 - Réélu en 2001 ; 2008  
- -  

Tous les Maires jusqu'en 1789 sur FranceGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
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- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

A savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin de 08h15 à 12h00 de 08h15 à 12h00 de 08h15 à 12h00 de 08h15 à 12h00 de 08h15 à 12h00 - -
Après-m. de 13h00 à 17h00 de 13h00 à 17h00 de 13h00 à 17h00 de 13h00 à 17h00 de 13h00 à 17h00 - -

Vous pouvez contacter la mairie d'Antibes par téléphone : 04 92 90 50 00 ou par Fax : 04 92 90 50 01

ou Les Archives municipales

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives Départementales en ligne

Archives notariales

Patronymes

Remarques

Bibliographie

  • La France : Histoire et géographie économiques . Tome 1 de Maurice Vitrac (publié vers 1915).
  • Le sanctuaire de la Garoupe : Auteur Robert MAIRE Gismondi éditeur.

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